jeudi, décembre 28, 2006

Malajube en EP

Dans la même enveloppe où se trouvait ma splendide carte de Noël de Dare to Care, se trouvait une agréable surprise: une petite pochette de carton signée Malajube. Le titre: Étienne D'août.

Ah bon? Ah bon!

Dans la pochette cartonnée, et portant immanquablement la marque du poinçon -- réservée aux copies promotionnelles --, un disque, contenant quatre titres:

De 1) Une version radio de la pièce Étienne D'août, qui dure 4m12s, soit plus d'une minute de moins que la version originale trouvée sur Trompe l'oeil. On a coupé dans les répétitions, il me semble, mais la pièce reste essentiellement semblable. Intérêt limité, sauf si on est une radio.

De 2) L'inédite M. Pupille. Les paroles semblent intriguer les fans du forum du groupe qui tentent toujours de déchiffrer la voix de Julien encore et toujours effacée dans une tonne de guitares et de drums. Une pièce en plusieurs temps, doux d'abord, plus rock ensuite, et finale en douceur sur des voix inaudibles semblant provenir d'une espèce de radio.

De 3) Un remix de Fille à plumes que l'on pourrait qualifier d'épileptique. Bruits de fusils électroniques de magasin à une piasse, rythme style beatbox hyper-saccadé, c'est un peu essouflant. C'est une version que les fans finis aimeront entendre, mais bien honnêtement, la version originale, déjà assez entraînante, me plaisait davantage. À écouter sur les pistes de danse sous un éclairage stroboscopique.

De 4) La pièce Elton D'août (remix Maman). Elton, c'est peut-être parce que le piano -- plaqué à la Elton John? -- est plus présent. C'est, et de loin, la meilleur pièce de ce mini-album. Cette version assume totalement son côté tendre, mettant enfin les voix beaucoup plus en avant dans le mixage, mettant les magnifiques arrangements de cordes en évidence. Ils ont même éliminé la batterie pour laisser à la guitare acoustique et au piano le rôle de métronome. Ici, Malajube a mis ses trippes sur la table.

J'ai vu la chose en vente chez Archambault au prix de 6,99 $.

mercredi, décembre 27, 2006

Retailles d'entrevue - Mononc' Serge

Les retailles d'entrevue, c'est une des choses que je préfère avec ce blogue! Un journal, c'est comme un verre d'eau, à un certain moment, ça déborde. Ici, on peut mettre de l'eau tant qu'on veut. Voici quelques gouttes supplémentaires qui auraient fait déborder le vase du Devoir. L'entrevue publiée se retrouve juste un peu plus bas.

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Sur les ventes de son album Serge blanc d'Amérique:
"Je dois être rendu à environ 5000 copies vendues. Je constate un ralentissement par rapport au moment ou j’étais avec Anonymous. (...) Mais c’est dur d’aller chercher du nouveau monde quand on n’a pas de diffusion. Mes clips n'ont pas été diffusés, où à peine, mes chansons ne jouent pas à la radio… Mais je m’attends à ça, je ne suis pas fâché pantoute. Je fais toujours des choses à la limite du bon goût, à la limite de la rectitude politique… Faut pas s’attendre à se faire dérouler le tapis rouge!"

Sur son presque top 10.
"À la sortie de mon album, pendant une semaine, j’étais numéro 11 au palmarès des ventes. N’eut été de la présence du pianiste Alain Lefebvre, j’aurais été dixième! Criss, c’est un album instrumental, qu’est-ce que ça fait dans le francophone?"

Sur la tournée
"Des fois je me dis que j’ai fait le tour en criss du Québec. Et c’est de plus en plus difficile d’avoir des jeunes dans des shows. Il y en a beaucoup qui sont partis en ville, il y en a moins, et les goûts musicaux sont très morcelés, l’offre est très grande."

Sur sa tournée française du 1er au 11 mars
"Je vais faire huit spectacles. Je ne donne pas cher de ma peau pour le huitième! Je vais dire à mon batteur de se préparer un long solo de drums. (...) Je pensais amener des CD pour les vendre là-bas, mais j’ai fait une compilation pour eux. Dans la compilation, je fais un lexique, avec des notes de bas de pages avec les textes des chansons. Genre ce qu'est l’ADISQ, qui est Maman Dion, j'explique les sacres… (...) J’en fais 1000 copies. Ce sont les gens de l’association Guérilla, qui s’occupe du groupe Guérilla poubelle, qui vont la vendre sur le web et qui vont la distribuer chez les disquaires indépendants. (...) Ça m’a donné le goût d’en faire une pour ici, après sept disques, ça vaut peut-être la peine.

Sur André Boisclair
"Boisclair il ne m’a jamais impressionné. Je l’ai vu souvent en entrevue, et je n’ai jamais retenu ce qu’il a dit, j’ai l’impression qu’il joue toujours safe. Ç’a a rien avoir avec la poudre, ça n'a rien à voir avec sa participation à des émissions de variété ou à son homosexualité. Je doute beaucoup de sa capacité à mobiliser les gens derrière la cause de l’indépendance. Je trouve ça triste un peu, j’aimerais ça qu’il en soit capable, mais j’ai des gros doutes.

Sur ses projets futurs
"J’ai un projet de balades. Je ne sais pas si je vais mener ça à terme, mais je fais des balades vraiment quétaines. Je fais ça pour m’amuser, c’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un bout de temps. J’écoute la radio des fois, dans le créneau rock détente, puis je trouve ça… les bras m’en tombe! Ça se peux-tu faire autant de rose bonbon, de figures de style plates!! J’en ai écrites plusieurs, j’en ai enregistrées quelques-unes chez moi en démo… mais le gros problème c’est que je n’ai pas une voix pour chanter ça! J’aimerais faire un disque avec une certaine ambiguïté, dans la mesure ou je veux pas que le disque soit comique en lui-même, mais en même temps je peux pas prétendre que le fais ça sans une intention malicieuse! (...) J’ai un chanson qui s’appelle L’Oiseau de l’amour."

2006 vu par Mononc' Serge

Le chanteur Mononc' Serge profite de la pause entre Noël et le jour de l'An pour faire une série de spectacles à Montréal, Sherbrooke et Québec sous le titre rassembleur «Ent' deux dindes». Comme Mononc' est un des piliers de la scène alternative du Québec -- il a quand même sept albums en poche -- et comme il est aussi un des artistes qui cultive le plus son indépendance, nous avons cru bon avoir son point de vue sur certains événements culturels et politiques qui ont marqué l'année. Une texte de Philippe Papineau

Le Devoir: Dans ta chanson Noël est un jour comme les autres, de ton plus récent disque Serge blanc d'Amérique, tu chantes: «Et si Noël pour nous autres, c'est l'apothéose de notre insignifiance, console-toi en pensant que pour le nèg' en Afrique c'est un autre jour d'indigence.» Pourquoi alors faire des spectacles dans ce temps de l'année?

Mononc' Serge: C'est vrai que c'est une chanson qui a un certain impact, même si l'enrobage est assez... graisseux! Mais je ne fais jamais de spectacles qui ont des connotations des Fêtes, c'est seulement des shows que je fais pendant les Fêtes. Moi je vois ça comme une façon pour les gens de sortir du contexte familial. Après quatre jours de fêtes de famille, ça fait du bien de se retrouver dans un party.

Le Devoir: Tu as appelé ton spectacle «Ent' deux dindes». Est-ce un clin d'oeil aux commentaires de Charlebois sur la relève musicale au Québec?

Mononc' Serge: Non, ce n'est pas une référence à Charlebois. J'avoue que, cette année, je n'ai pas trop suivi toute l'activité autour de la scène locale. J'en fais partie, mais je fais ma petite affaire dans mon coin.

Le Devoir: Mais est-ce que ce tu ne trouves pas ça rassurant de voir réussir un chanteur comme Pierre Lapointe, ou un groupe comme Malajube?

Mononc' Serge: J'ai lu dans le journal que cette année, c'était l'âge d'or de la musique... Dire que l'âge d'or de la musique au Québec, c'est Pierre Lapointe et Ariane Moffatt... bof! Je ne veux rien leur enlever, mais ce ne sont pas des affaires qui me touchent. Y'a aussi plusieurs groupes rock que je trouve très bons, mais qui ne réussissent pas à joindre les deux bouts!

Le Devoir: Et toi dans tout ça?

Mononc' Serge: Je reste un des artistes qui marche le mieux, peut-être pas dans l'ultime peloton de tête, mais pas loin. Mais c'est dur de savoir comment les autres font vraiment. Ils sont très bruyants sur leurs succès, mais très discrets sur leurs insuccès. Y'a des chanteurs qui gagnent des trophées à l'ADISQ et qui vont jouer à Trois-Rivières devant 60 personnes. Y'a beaucoup de poudre aux yeux.

Le Devoir: Parlant de gala, que penses-tu de l'arrivée cette année d'un nouveau gala pour la musique indépendante, le GAMIQ?

Mononc' Serge: Je ne suis pas très enthousiaste à l'idée des galas en général, mais je reconnais que ça peut aider des personnes à avoir de la publicité, et ça peut aider la scène locale dans son ensemble à rayonner. Je suis allé au GAMIQ même si j'avais à peu près pas de chances de gagner, car j'étais en compétition contre les Malajube, Karkwa et compagnie. Mais je me suis dis que si je gagnais, ça serait un peu comme Stéphane Dion qui réussit à se faufiler entre les favoris!

Le Devoir: Toi qui es souverainiste et qui a souvent varlopé les politiciens, que penses-tu du nouveau chef du Parti libéral?

Mononc' Serge: Je ne pense pas que ça soit une bonne nouvelle pour l'accession du Québec à l'indépendance. Stéphane Dion est quelqu'un d'"articulé", de brillant. Et je pense que ça sera un adversaire redoutable pour les souverainistes. C'est toujours quelqu'un qui a des arguments pour appuyer ce qu'il dit, il ne tombe pas dans les attaques personnelles. J'essaie d'imaginer un duel entre lui et André Boisclair, et j'ai beaucoup de difficultés à concevoir Boisclair vainqueur.

Le Devoir

- Mononc' Serge et son Sarge Jazz Band seront le 27 décembre au Café du Palais à Sherbrooke, le 28 décembre au Petit Campus à Montréal et le 30 décembre au Bal du lézard, à Québec.

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Publié dans Le Devoir du 27 décembre 2006

lundi, décembre 25, 2006

25/12/06

Mais qu'est-ce que vous faites devant votre ordinateur aujourd'hui??
Comment ça "pis toé, l'journaliste"?
Il y a plusieurs bonnes raisons (la party de famille est juste ce soir, je suis venu télécharger la dernière toune d'Arcade Fire, j'attends que ma blonde se prépare, je flâne sur youtube...).

Quelque soit la vôtre, j'aimerais vous souhaiter un très joyeux Noël, chers lecteurs de ce blogue: les amis, les musiciens, les fans de musique, les collègues, les lecteurs du Devoir, les auditeurs de CIBL ainsi que tous les autres sans catégories.

Joyeuse dinde!

P.S. Parlant de dinde, allez vous en faire cuire une virtuelle sur www.roastaturkey.com!!

mercredi, décembre 20, 2006

Mon palmarès 2006

Dix CD québécois. Certains ont été exclus, comme ceux de Karkwa et de Dany Placard, parus l'an dernier. D'autres, comme ceux du Husky, de Télémaque, des Trois Accords, des Vulgaires Machins, de WD-40 et de Vincent Vallières, se classent tout juste derrière mes favoris de 2006. Les voici.

1. Le Temps au point mort, Galaxie 500. Le deuxième album de la formation d'Olivier Langevin mérite vraiment la meilleure place du palmarès. En plus de me ravir avec ses pièces rock teintées de blues qui sonnent comme une tonne de brique, Galaxie 500 m'a surpris avec quelques pièces douces, dont la splendide Nuages à boire, que j'écoute en boucle depuis la sortie du disque. Parions que son offensive en France et aux États-Unis sera couronnée de succès.

2. Trompe-l'oeil, Malajube. Quel baume merveilleux fut l'arrivée de ce bijou symphonique en pleine froidure de février! On y trouve des pianos et des claviers pour les fous et les fins, de belles pistes de guitare 12 cordes, des lignes de violon et de violoncelle, de la flûte... Si, après coup, certains choix sur le plan de la réalisation me chicotent un peu, la qualité de cet album est indéniable et a contribué à l'essor de la scène locale au Québec en 2006.

3. Les Matins de grands soirs, Les Breastfeeders. De l'énergie brute, une décharge rock aux racines sixties. Ce deuxième disque contient des pièces qui créent la dépendance, comme En dansant le Yah!, Tout va pour le mieux dans le pire des mondes et Funny Funiculaire. L'arrivée dans le groupe de Fred Fortin aux tambours est peut-être pour quelque chose dans le virage plus «garage», mais chose certaine, le bolide conduit par le chanteur Luc Brien est loin de prendre le champ. À voir sur scène!

4. La Forêt des mal-aimés, Pierre Lapointe. Certainement le meilleur album catégorie chanson de l'année 2006. Après plusieurs écoutes empreintes d'incertitudes, j'ai fini par adopter pleinement les magnifiques pièces de l'auteur-compositeur-interprète. Une oeuvre complète.

5. L'homme qui me ressemble, Damien Robitaille. Damien Robitaille nous a offert cette année un album étonnant. Un album qui m'a fait rire, qui m'a accroché le sourire aux lèvres, un album qui ne veut plus partir de mon cerveau. Satané Porc-épic!

6. Corpo-Trash-Vidange, Band de garage. Les deux très sympathiques membres de Band de garage ont fait mon bonheur cette année en m'offrant mon exutoire, mon album de déconnage, celui que j'ai chanté toute l'année sous la douche et que j'ai sifflé dans le métro. Un «incontournable» trop méconnu.

7. Gisèle, Xavier Caféïne. Avec ce disque, fait pratiquement en solitaire, Xavier Caféïne a bien réussi son retour à la langue de Molière. Le chanteur y a pondu quelques bombes -- dont Montréal (cette ville) et Gisèle --, et aussi livré quelques brûlots (La Fin du monde, Pékin Love).

8. Trois chaudières de sang, Avec pas d'casque. «Un disque en bâtons de popsicle à écouter les dimanches de pluie.» C'est ainsi que je décrivais cet album de chansons presque country plus tôt cette année. Il faut croire que ces jours pluvieux ont été nombreux cette année. Parfait pour les amateurs de «poum tchik tchik poum tchik tchik» un peu bancal.

9. Les tempêtes que l'on avale, Carl-Éric Hudon. Une de mes belles découvertes de 2006. Hudon y livre un mélange de chansons folk parfois soulevées par des bourrasques électriques. Des textes personnels et touchants sont à la base de ses pièces faites sans prétention. Un disque dont on ne se lasse pas.

10. LP1, Navet Confit. Cette drôle de bête a surpris avec son premier long jeu aux textures hétéroclites, qui va du rock à des ambiances planantes en passant par de la chanson plus pop. Sa musique est hyperchargée, et on s'est bien amusé à la déchiffrer.

mardi, décembre 19, 2006

Pas de répit pour Franco Phil















Plus d'excuses, plus de mauvaises raisons. Vos cours sont finis, vous êtes en vacances, c'est les Fêtes, vous avez fini d'acheter vos cadeaux. C'est enfin votre chance de prendre deux heures de votre vie pour écouter de la radio. De la bonne. La mienne. CIBL. Franco Phil. Vendredi, de 10 h à midi. 101,5 FM. www.cibl1015.com en direct sur la job. On va se lâcher lousse. On va faire jouer Dan Foley fredonne Noël et du Frack s'il le faut.

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Vendredi 22 décembre
Franco Phil sera pompette en studio (+ palmarès 2006 en musique).

Vendredi 29 décembre
Franco Phil se reçoit lui-même en entrevue.

Vendredi 5 janvier 2007
Franco Phil sera tenté par l'enfer de la drogue.













En haut: le studio actuel de CIBL, où je sévis. À gauche: Dan Bigras à CIBL. Oui, Dan fut un jour émergent. À droite: la ministre de la Culture Line Beauchamp, ancienne directrice générale de la station, en compagnie de Bertrand Roux, maintenant animateur à Radio-Canada. Je crois reconnaître le mur marbré du Cheval Blanc (hé merde, je sais pas si c'est vraiment une bonne nouvelle que je puisse reconnaître ça...)

lundi, décembre 18, 2006

Le bon grain et l'ivraie

Je travaille fort, je me gratte la tête. J'aligne, j'en monte un, en descend un autre. J'en élimine, je coupe, je retrache. J'en avais oublié un. J'analyse, je fais la part des choses. Mon palmarès de l'année pour la musique québécoise est en branle. Il sera dans Le Devoir et sur ce blogue d'ici quelques jours.

dimanche, décembre 10, 2006

Dan Foley fredonne Noël

Il y a déjà quelques semaines que j'ai reçu dans ma boîte de courrier électronique ce email m'invitant à garder l'oeil bien ouvert pour l'arrivée prochaine dans les bacs d'un disque de Noël plutôt particulier. Celui de Dan Foley qui... fredonne Noël. "?!!?", m'exclamais-je alors avant d'éclater de rire, brisant ainsi le silence relatif de mon coin de travail. Les collègues levèrent le sourcil, mais j'ai cru bon taire la chose pour ne pas les décourager davantage sur mon cas .

Dan Foley fredonne Noël, donc. Hé ben.

«Le but? Être le plus absurde possible! Il ne faut pas se prendre au sérieux», racontait-il récemment au Courrier de Ahuntsic. «Je suis un fredonneur naturel, pour moi, fredonner possède une aura mystique – c’est une thérapie infaillible contre le stress, dont la pratique est la plus démocratique de toutes!», confie aussi Dan Foley, qui prétend selon le journal que rien de tel que son disque n’a été lancé depuis le White Christmas de Bing Crosby…

On vous suggère de vous rincer l'oreille de quelques uns des treize titres de l'album, qui comprend entre autres Il est né le divin enfant, Le petit renne au nez rouge, Petit papa Noël, Mon beau sapin, et Vive le vent. En conclusion d'album, on a droit à une version remix du titre Dan Foley fredonne Noël par JF Magnet, des Jardiniers.

Au delà de la déconne totale, l'album est pour Dan Foley «un appât destiné à mousser l'intérêt pour cette nouvelle maison de disques et de gérance dont vous vous voudrez bientôt tout savoir.» Cette étiquette s'appelle Iconoclaste, que le fredonneur a cofondé avec son ami Jean-Robert Bisaillon, l'ancien French B qui s'implique beaucoup dans la musique québécoise. Bisaillon est actuellement secrétaire de l’exécutif de la SOPREF ainsi que de LOCAL Distribution.

La nouvelle étiquette est la dernière née des structures québécoises intégrant production, gérance, tournée et éditions, affirme le site d'Iconoclaste. Elle assume l'encadrement des carrières de Monsieur Mono, Les Chiens, les Ringos, Camionnette et Antonin de la Gabatine.

Foley et Bisaillon nous promettent de belles choses pour le début de 2007, nous attendons avec impatience les fruits de cette collaboration. D'ici là, nous fredonnerons J'Attendrai!

mercredi, décembre 06, 2006

Prototypes dans une pub de Apple

Pour mousser son nouvel iPod shuffle, Apple vient de lancer sur le web et à la télé une nouvelle publicité, où l'on voit du monde se changer en rafale, et qui n'ont aucune difficulté à enlever et remettre le minuscule bidule blanc sur leurs vêtements. Difficile à décrire, il vous faudra aller voir. Mais ça me fait penser à une annonce de GAP.

L'important ici, c'est la musique. Apple a eu la bonne idée de repiquer une chanson de la formation française Prototypes, Who's Gonna Sing. J'aime l'idée qu'une compagnie américaine choisissent une pièce où on entend clairement le français (et aussi l'anglais, précisons-le). Bon, c'est loin d'être la meilleure de leur album Mutants médiatiques, mais on prend le compliment musical et on n'achète pas de iPod shuffle. Ou alors si, à vous de juger. Je suis pas Bruno Guglielminetti, bondance.


Galaxie 500 change de nom à l'international

Voici un article de ma collègue Frédérique Doyon, qui suit mon entrevue avec Olivier Langevin, du groupe Galaxie 500. Ce dernier nous apprenait alors qu'il songeait changer le nom de son groupe pour le marché hors-Québec, et bien voilà qui sera fait.

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Autre nom, même planète musicale
Galaxie 500 devient, pour le marché international, Galaxie 500...1

Frédérique Doyon

Est-ce la rançon de la gloire? Maintenant que la musique indépendante du Québec cartonne à l'étranger, elle ne tombe décidément plus dans l'oreille d'un sourd. Le groupe rock Galaxie 500 a tellement fait jaser les producteurs qu'il a reçu une mise en demeure de la part des membres d'un défunt groupe-culte américain des années 80 nommé... Galaxie 500. Résultat: Galaxie 500 devient Galaxie 5001 pour le marché hors Québec.

«On a décidé de changer de nom à l'international, explique Pierre Thibault, de l'étiquette montréalaise C4, qui représente la formation. On ne sait pas jusqu'où ils vont aller et on ne veut pas se mettre une épine dans le pied.»

D'autant plus que le groupe québécois, qui a vendu quelque 5000 disques depuis ses débuts en 2002 et vient de sortir son deuxième album, Le Temps au point mort, conquiert d'autres territoires, lentement mais sûrement. Le leader et chanteur Olivier Langevin et ses musiciens Fred Fortin, Pierre Girard, François Lafontaine et Vincent Peake viennent de signer un contrat avec la maison de disques française Ladilafé afin que ses deux opus soient distribués dans l'Hexagone. Une série de spectacles suivra la sortie française en mars. De l'autre côté de la Manche, un gérant influent, Pete Smith, qui oeuvre entre autres avec Roger Water, s'est pris d'affection pour le groupe, qu'il veut voir à la prochaine mégafoire South by Southwest au Texas... Mais le problème de dénomination gêne un peu les producteurs anglo-saxons.

«L'exploitation commerciale que vous faites de la marque [Galaxie 500] a entraîné et continue d'entraîner des dommages sérieux en ce qui a trait aux intérêts économiques de notre client», indique la lettre de la firme d'avocats Baker & Hostetler, qui représente les artistes Dean Wareham, Damon Krukowski et Naomi Yang.

En insistant sur les petits moyens de sa boîte et les bonnes intentions des artistes, M. Thibault répondait lundi à la mise en demeure des membres du défunt groupe en les assurant du changement de nom du groupe pour leurs activités hors de la province. Il réclame toutefois de pouvoir conserver la dénomination en sol québécois.

«Au Québec, on a les droits pour le nom Galaxie 500», précise Pierre Thibault. Le choix de Galaxie 5001 montre combien le band est attaché au nom initial, qui renvoie au modèle de voiture Ford, «type gros char familial qui consommait beaucoup et qui était un peu l'american dream pour le citoyen moyen des années 60-70».

Paru dans Le Devoir du 6 décembre 2006, page B7.

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Si vous voulez mon humble avis sur la question, je vous dirai qu'aussi bonne soient les excuses de la formation québécoise, ils auraient dû jeter un oeil pour savoir si le nom était libre, du moins avant la sortie du premier album. D'autant plus que c'est une marque de voiture, et que c'est aussi le nom d'un groupe de musique! Si une revue américaine de cuisine s'était appellée Galaxie 500, on en aurait pas faite de cas et on aurait compris qu'ils ne le savait pas. Mais un groupe assez connu...

Ceci dit, il ne sert pas à grand chose de dire aujourd'hui "vous auriez dû...". Et c'est un beau problème pour le groupe! Quant au choix de nom, j'aurais personnellement opté pour autre chose. Les gens les appellent souvent "Galaxie" tout simplement, il me semble que c'est un bon nom. Ou alors G500. Mais Galaxie 5001?

Bon, on aime Les Batteux-slaques, Les Georges Leningrad, Navet Confit, Karlof Galovsky et Mahjorbidet, alors on fera pas la fine bouche pour Galaxie 500...1! On leur souhaite la meilleure des chances à l'étranger.