L'exploit n'est pas mince, il mérite quelques lignes.
Hier soir, j'étais à l'Escogriffe, pour le concert d'Avec pas d'casque et Tricot Machine. Arrivé tôt, en compagnie de Croc Blanc, pour qu'on puisse se trouver un petit coin de bar sur lequel déposer nos verres de drinks. La foule s'est empilée jusqu'à dix heures, des tas de corps, debout, cachant les 14 personnes arrivée infiniment plus tôt pour être assises. Des gens n'ont même pas pu entrer dans la caverne de la rue Saint-Denis.
Des tas de gens bruyants, évidemment, criant pour se parler par dessus la musique, beuglant, riant, bref, l'habituelle et normale scène de bar.
Et ben Tricot Machine leur en a mis plein la gueule, aux bruyants. Après 4 accords et 6 notes de la pièce Les Peaux de lièvre, la foule a compris quelque chose. Elle s'est tue, s'est retournée vers la mini-scène, et a écouté. Outre la musique, pas un son, pas même chez les gens du fond, ou alors que les cliquetis de verres derrière le comptoir (eux ils ont le droit).
Le temps arrêté, le temps d'une chanson. Merci, foule, d'avoir su te faire discrète un instant. Merci Tricot Machine du frisson.
vendredi, janvier 26, 2007
Silence, on joue
Publié par
Philippe Papineau
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5:03 p.m.
jeudi, janvier 25, 2007
Ces jours-ci, j'écoute...
... du Hank Williams.
Je le concède, c'est pas très franco. Mais il me hante. J'essaie fort depuis quelques jours d'écouter pleins d'affaires. Le disque de Natasha qui m'était glissé entre les doigts. The Besnard Lakes. Ou les rééditions des deux premiers albums de Green Day reçues la semaine dernière. Nenni. Hanky boy ne sort pas du lecteur CD.
Hank Williams a été un des plus importants personnage de la musique country aux États-Unis. Il est né en 1923, en Alabama et est mort à 29 ans, le premier janvier 1953. Sur la route pour un concert, assis sur la banquette arrière, un cocktail de morphine (il avait depuis l'enfance de graves maux de dos) et d'alcool vient à bout de lui. Une vraie mort rock star!
Bref, sa voix nasillarde, la guitare slide de l'enfer et les textes sombres ont tout pour me plaire. Et tout pour m'enlever de la tête les "pa-pa-pa-pa" de Dumas hier soir. Hank, c'est mon homme ces temps-ci.
Hear the lonesome whiperwill
He sounds too blue to fly
The midnight train is whining low
Im so lonesome I could cry
Ive never seen a night so long
When time goes crawling by
The moon just went behind a cloud
To hide its face and cry
Did you ever see a robin weep
When leaves begin to die
That means hes lost the will to live
Im so lonesome I could cry
The silence of a falling star
Lights up a purple sky
And as I wonder where you are
Im so lonesome I could cry-- Texte de I'm so lonesome I could cry, 1949
Publié par
Philippe Papineau
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12:57 a.m.
vendredi, janvier 19, 2007
Critique - Frank Martel et l'Ouest céleste
Yé-Yi-You-Ya
Frank Martel et l'Ouest céleste
Monsieur Fauteux m'entendez-vous - Dame
Publié par
Philippe Papineau
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9:21 p.m.
dimanche, janvier 14, 2007
Vendredi soir au Va-et-Vient
Le message précédent vous invitait à aller faire un tour au Va-et-Vient pour le lancement de l'album de Mahjor Bidet. Vendredi, le journaliste-pugiliste que je suis n'écouta donc que son courage et, le prenant à deux mains, je dirigeai mes pas du travail vers le très étrange métro Lionel-Groulx. Puis, une fois sorti du sous-terrain, je demandai mon chemin, direction rue Notre-Dame, adresse civique 3706.
Disons en bref que ce fût une soirée correcte, mais tout de fois un peu décevante.
En long maintenant. Avant que Mahjor Bidet n'envahisse les petites planches de la salle, la foule fût réchauffée par la formation Bivouaq. Étant donné la population nombreuse et debout, je voyais très mal la scène et les musiciens, mais ils étaient nombreux sur scène: claviers, guitares, trompette, violon... Si la musique était bien jouée et portée par des idées intéressantes -- j'ai beaucoup aimé la trompette, mais le violon était malheureusement discret, peut-être mal sonorisé --, je dois dire que la voix du chanteur a beaucoup nuit à mon plaisir. Faussement rauque? Sous-Tom Waits? À un certain moment, j'ai entendu Martin Deschamps... À la décharge du groupe, une connaissance dans la foule m'a dit qu'il lui avait fallu plusieurs écoutes pour apprécier Bivouaq. Alors va pour la patience.
Mahjor Bidet s'empara des planches une ou deux pintes plus tard, avec un succès aussi relatif que leur prédécesseur. Si j'ai bien aimé leur album, comme peut en témoigner la critique parue plus bas, leur performance acoustique manquait de punch, de nerfs, de gueule. L'interprétation de la pièce La Mouche en début de concert en est le parfait exemple. Pas de fausses notes, pas d'accrocs, mais le refrain, hyper entraînant sur l'album, n'a pas réussi à nous faire lever. Pourquoi avoir fait le concert sans les guitares électriques, je me le demande. Je n'en perds pas mon enthousiasme pour Mahjor Bidet, mais il faut croire que mon vendredi soir va m'avoir fait travailler ma patience!
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Philippe Papineau
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11:52 a.m.
jeudi, janvier 11, 2007
Critique - Mahjor Bidet
Électro-Pop-Rock

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Philippe Papineau
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10:01 p.m.
dimanche, janvier 07, 2007
Bientôt: Tricot Machine
Le temps des Fêtes passé, je reprends tranquillement du service sur le blogue.
Pour débuter 2007, que je vous souhaite très bonne, je ne publierai pas les photos de mon party de Noël, je me garde une petite gêne.
***
Je suis tombé à CIBL sur un groupe pas mal trippant, qui s'appelle Tricot Machine. Bon, j'aurais aimé tomber sur eux, surtout les croiser, mais je ne suis tombé que sur leur trois titres, ce qui fait moins mal. Le tout m'a incité à faire quelques recherches sur le groupe. Voici ce que j'ai récolté pour vous.
Tricot Machine, c'est donc (me semble) un duo, composé de Catherine Leduc et de Matthieu Beaumont. Deux voix, un piano. Deux belles voix, un beau piano. Ce que j'ai pu entendre sur leurs sites est assez cohérent: des mélodies douces et lentes chantées sur des accords de piano tous simples, sans tape à l'oeil, sans grandes orchestrations, sans électronique. C'est comme un beau chalet en bois rond pis de la grosse neige lourde qui colle.
Leur album sortirait en mars 2007 sur étiquette Grosse Boîte (Le Husky), la petite soeur francophile de Dare to Care Records. Trois extraits sont disponibles sur leur Myspace, dont le futur "hit" Les Peaux de lièvres. Cette chanson se retrouvait d'ailleurs sur la compilation Québec Émergent 2006, où je les ai entendus pour la première fois. Catherine et Matthieu semble aussi des habitués de Petite-Vallée, où ils se sont démarqués en 2005 et 2006 selon leur site Internet.
Mentionnons en terminant qu'ils seront en concert le 25 janvier à l'Escogriffe, où ils feront la première partie d'Avec pas d'casque. Hou! ça va être bon.
***
www.tricotmachine.ca
www.myspace.com/tricotmachine --- Ne manquez pas le vidéo avec les bouts de ficelles.
Publié par
Philippe Papineau
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9:33 p.m.




