Rendons à César ce qui appartient à la salade, celle-ci n'est pas de moi, mais d'une lectrice et mélomane à l'oreille aiguisée.
C'est moi où l'intro du morceau Retrovertigo, de Mr Bungle, ressemble dangereusement à l'intro de la pièce Les deux bonnes soeurs, de La Patère rose? Grâce à mes mains de magiciens (et accessoirement un logiciel de montage), j'ai habilement fondu les deux chansons dans un fichier à écouter ici-bas.
Très fort, lectrice mélomane, très fort.
dimanche, mai 31, 2009
C'est moi où : Mr Bungle vs La Patère rose
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Philippe Papineau
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11:41 a.m.
Libellés : hallucination sonore., la patère rose, mr bungle
mardi, mai 26, 2009
Franco Phil: la baladodiffusion du 22 mai
Allez, mieux vaut tard que jamais. Voici votre balado! On aime Bernard Adamus, on parle Omnikrom, on discute Marie-Pierre Arthur, mais surtout, on écoute de la bonne musique franco. Au menu:
Première heure: Lucien Midnight (Les citadins du soleil), Benoît Paradis (Printemps), Stéphanie Lapointe (Une fleur), Marie-Pierre Arthur (Droit devant), Chiendent (Stupide mélodie), Pawa Up First (Cold on the Trail), Navet Confit (Joyeux anniversaire), Jean Leloup (Les moments parfaits), Bernard Adamus (Brun, la couleur de l'amour), Paul Cargnello (Frédéric), Domlebo (Le Vide), 3 gars su'l sofa (Un verre de lait).
Deuxième heure: Le Roi poisson (Banni), Saveur marmelade (Approximativement seize), Crash ton rock (Rien à perdre), Le Nombre (Vile et fantastique), Saranerape (19-73), Brun citron (Arsenic), 011 (Clark et Park - remix de Mingo l'indien), Omnikrom (Être abstrait 2.0), Numéro# (Méduses), Yann Perreau (Le président danse autrment), La Patère rose (L'éponge), Jeune Chilly Chill (Xavier Constant).
Téléchargez la baldodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
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Philippe Papineau
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8:46 p.m.
Libellés : baladodiffusion, cibl. podcast, Franco Phil
lundi, mai 25, 2009
Même plus besoin de choisir les chansons
Je suis souvent pas mal en retard sur ce genre de nouvelles, pour cause de sources généralement incompatibles. Mais quand même, Star Académie ne cesse de m'horrifier, malgré toutes mes bonnes intentions.
La plus récente technique démagogique: les chansons du prochain disque du gagnant de cette année, Maxime Landry, seront pour la plupart choisies par le public.
Déjà que les gagnants de cette télé-réalité n'ont pas vraiment la chance d'écrire des textes de leur cru, ils ne pourront même pas choisir ce qu'ils vont chanter. Le directeur artistique, Stéphane Laporte, fera quoi? Choisir l'ordre des morceaux de l'album, intitulé Vox Pop? Et dans tout ça, au lieu de prendre des décisions artistiques, on donne aux gens exactement ce qu'ils veulent entendre. Du bon manger mou, même pas besoin de mastiquer.
Ils pourraient mettre un jukebox, ou une roche qui chante, que ça ne changerait plus grand-chose.
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Philippe Papineau
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12:53 p.m.
Libellés : maxime landry, star académie, vox pop
Numéro# - Tout est parfait
D'abord mis en ligne la semaine dernière pendant quelques heures puis retiré de l'Internet presque immédiatement, voici qu'arrive pour de bon le nouveau clip de Numéro#, pour la pièce Tout est parfait.
Réalisé par Jérémie Saindon (qui a aussi réalisé ceci), le clip laisse une étrange impression de dépression. Enfants de banlieue dont on force la main, paysages brumeux, piscine froide, des danseurs drôlements vêtus (dont possiblement l'asiatique vêtue de pellicule qui faisait le poster du FFM il y a de celà quelques années). Pierre Crube et Jérôme Rocipon regardent le tout en contre-jour, avant de s'effondrer.
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Philippe Papineau
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10:40 a.m.
Libellés : Numéro#, sport de combat, tout est parfait, videoclip
Le Nombre: constante et variables
Pour le quintette Le Nombre, qui compte dans ses rangs deux membres des défuntes Secrétaires volantes -- Gourmet Délice et Jean-Philippe «Dynamite» Roy -- les dernières années n'ont pas été un long fleuve tranquille. Entre autres chaos sur la route, le chanteur Ludwig Wax est parti travailler en Afrique pendant de longs mois, alors que deux autres membres ont quitté le groupe. Et même que, pour ce troisième album, enregistré au début de 2008, il a fallu attendre un an avant que les horaires des musiciens ne s'alignent pour en permettre la sortie. Dur pour le moral.
Voici que Vile et fantastique paraît et que le groupe pousse un soupir de soulagement. Peut-être affecté par le temps qui fait son oeuvre, ce disque, on le dirait plus mature. Précisons: pas que Le Nombre se fasse sage et doux. Mais à force de se faire secouer à travers une quinzaine d'années de vie de scène, leur rock légèrement sarcastique inspiré des années 1960 et 1970 s'est poli, tout comme leurs paroles, d'ailleurs.Au bout du fil, le bassiste Gourmet Délice, aussi et surtout un des patrons de la maison de disques et producteur de spectacles Bonsound (Creature, Philippe B, Les Breastfeeders), reconnaît que Le Nombre prend une tangente plus... réaliste. «Avec Les Secrétaires volantes, Jean-Philippe avait écrit la pièce Il est onze heures moins cinq, panique dans la ville, parce que le dépanneur allait fermer. Là, il a écrit Le Feu de l'action», où on peut entendre: «Il y a du pour et du contre / Il y a des jours et des nuits / Crisse que je m'ennuie.» «Il s'est passé 15 ans entre les deux. Ça s'entend, c'est la preuve que la vie avance.»
Un peu d'air
Enregistré en partie en France, à l'invitation de l'étiquette de disques hexagonale Boxon qui y a fait paraître Scénario catastrophe, le troisième disque du Nombre est moins abrasif, même si des titres comme Je suis vide ou Couleur naturelle restent fidèles aux précédents opus.
«C'est volontaire, sans être trop planifié, explique Gourmet Délice. Il y avait un désir de ne pas produire un mur de son du début à la fin. Jean-Philippe et Ludwig tenaient à faire quelque chose de plus dynamique, de plus nuancé. Sur l'album, c'est plus espacé, il y a plus de place à la voix... Pour une fois, on ne se fera pas dire qu'on n'entend rien des paroles!»
On retrouve sur Vile et fantastique quelques choeurs féminins, les claviers d'Alex McMahon -- de passage en France avec Yann Perreau lors de l'enregistrement -- et la touche de Ramachandra Borcar, alias DJ Ram, qui s'est occupé du mixage du disque. «On aime son oreille, il a des goûts très éclectiques, du punk hardcore à la musique indienne, explique Gourmet. Ce qui est intéressant, c'est qu'on ait mis ça dans les mains de quelqu'un d'autre. On a déjà fait le mixage nous-mêmes, mais ça prend quelqu'un de l'extérieur qui écoute la chanson pour ce qu'elle est, et pas pour ce qu'elle représente pour chaque musicien. Lui, il n'en avait rien à foutre de tel ou tel solo, il voulait amener la chanson où elle devrait aller.»
Les musiciens du Nombre, qui ont la réputation d'être de véritables bêtes de scène, monteront sur les planches québécoises du Cercle le 26 mai et sur celles du Divan orange le lendemain à Montréal, avant de faire une escale torontoise à la mi-juin. «Ça fait étrange, c'est quand on a le moins de temps dans notre "carrière" que notre musique devient plus accessible. Mais si ça marche, on va prendre la route et on va faire plus de shows. Pour nous, c'est le meilleur album du Nombre.»
***
Paru dans Le Devoir du vendredi 22 mai 2009

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Philippe Papineau
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9:09 a.m.
Libellés : bonsound, gourmet délice, Le Nombre, vile et fantastique
dimanche, mai 24, 2009
Marie-Pierre Arthur à La Tulipe: Mieux mais mou
Le chaînon manquant, se disait-on aussi, c'était un groupe, de la compagnie pour cette fille de gang qui roule sa bosse depuis dix ans avec les Ariane Moffatt, Kevin Parent et Mara Tremblay de ce monde.
Jeudi, lors de sa rentrée montréalaise, entourée qu'elle était de musiciens, Marie-Pierre Arthur a certes fait mieux. Mieux, mais quand même mou. En début de soirée, ses nouveaux musiciens - pas les tireurs d'élite de l'album - n'étaient pas tout à fait en harmonie avec elle, tout ce beau monde s'ajustait. Les voix se chevauchaient rudement, les regards se cherchaient, le ton était un peu mièvre.
Arthur agaçait même par moment avec ses tortillements, trop souvent assise sur son tabouret. C'est debout, bien ancrée au sol, accrochée à sa basse ou sa guitare, qu'elle était la plus forte.
Plus ça allait, plus les choses semblaient se placer, particulièrement lors de Look Out Cleveland, de The Band, reprise avec une touche Chet Atkins au piano-bar, puis après avec Pourquoi, la meilleure pièce de son court répertoire. On ignore la suite, parti pour écrire ces lignes, mais il faudra à Marie-Pierre Arthur encore un peu plus pour nous couper le souffle.
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Philippe Papineau
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11:41 a.m.
Libellés : critique, La Tulipe, marie-pierre arthur, spectacle
vendredi, mai 22, 2009
Critique: Omnikrom - Comme à la télévision
Hip-hop électro
Comme à la télévision
Omnikrom
Saboteur Records
Deuxième disque du trio hip-hop électro Omnikrom, Comme à la télévision semble avoir été l'occasion attendue par le groupe pour égratigner un peu les préjugés (parfois vérifiés) qu'on s'était fait à leur sujet. Les deux MC Jeanbart et Linso Gabbo et le producteur Figure 8 livrent ici 13 titres à des kilomètres des premières pièces vulgaires et simplettes de leurs premiers EP. Toujours très adolescent dans le ton, oscillant entre Xbox, boîte de Kleenex et casquettes à palette «drette», Omnikrom se révèle à quelques endroits sous un jour nouveau, se mettant à douter -- il y a de l'espoir. Le groupe a bossé avec le duo Megasoid, Tepr (Yelle) et Ghislain Poirier et il révèle ici des pièces moins bubble-gum, plus lourdes, très produites, avec en vedette des claviers sursaturés et de l'auto-tune (misère... ). S'il offre beaucoup de nouveau aux groupies, Comme à la télévision ne sait toutefois pas convaincre les impies. Mention spéciale à Dans tes rêves, excellent duo avec Coeur de pirate.
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Philippe Papineau
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3:19 p.m.
Libellés : comme à la télévision, critique, omnikrom
mardi, mai 19, 2009
Avec pas d'casque: Si on change les équipes...
Question de vous redonner le sourire ce matin (en partant de la prémisse que vous l'aviez perdu), voici un extrait de la Session Bande à part avec Avec pas d'casque, où le trio y joue la joliment nommée Si on change les équipes ce n'est plus une revanche. C'est d'ailleurs une phrase captée par le chanteur Stéphane Lafleur aux abords d'une cour d'école.
Dans ce vidéo: des micros avec des codes-barre, du tape et des tambourines aux couleurs vives,
un Nicolas Moussette à la limite de l'inertie totale ainsi qu'un accord répété très souvent et deux autres qui ont hâte d'avoir leur chance. Ça donne solidement le goût de jouer au ballon chasseur.
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Philippe Papineau
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11:30 a.m.
Libellés : avec pas d'casque, bande à part, sessions, si on change les équipes ce n'est plus une revanche, vidéo
Les Psycho Riders offrent leur album contre ce que vous voulez
Le groupe rock Les Psycho Riders a décidé d'offrir son troisième album, Les derners jours, gratuitement en ligne.
Sur leur site Web, le groupe explique la décision qui n'est pas sans rappeler celle de groupes d'ici (Misteur Valaire) et d'ailleurs (Radiohead). "Les modes de diffusion et de partage de la musique évoluent actuellement à grande vitesse. Le but du band étant beaucoup plus de rendre ses compositions accessibles à un plus grand nombre de personnes possible, et cela où qu’elles se trouvent, que de rendre l’opération rentable."
La copie physique du disque sera disponible en ligne et en spectacle, mais ne semble pas, selon le texte du groupe, être distribuée en magasin. Vous pourrez acheter Les derniers jours dès son lancement officiel, aujourd'hui, au Petit Campus. Le groupe termine son message au public avec un "Tout pour le rock!" bien senti, que ne renierait pas WD-40!
L'album en soi est un mur de son rock, brut, fort, bruyant. À éviter pendant votre séance de yoga.
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Philippe Papineau
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8:00 a.m.
Libellés : Internet, Les derniers jours, Les psycho riders, Misteur Valaire, Radiohead, téléchargement
lundi, mai 18, 2009
Pierre Aznavour, ou Charles Lapointe
Encore une fois, je suis peut-être fou. Il y a de cela plusieurs semaines, je vous faisais remarquer les similitudes entre une pièce de Bashung et une autre de Jérôme Minière. Là, en raison d'une série de hasards et d'un moment de lucidité, c'est Pierre Lapointe et Charles Aznavour que je mets en parallèle.
Bon, pas si étonnante, au premier abord, que la comparaison générale entre les deux chanteurs. Des voix qui s'emportent, des montées, des cordes. Il y a certainement un peu de l'un dans l'autre.
C'est simplement que je suis tombé sur Comme si c'était hier, de Pierre Lapointe, et que j'ai cru que c'était Emmenez-moi, d'Aznavour. Bien que beaucoup plus lente, la progression d'accord de la pièce de Lapointe ressemble pas mal à celle du chanteur d'origine arménienne.
À vous de juger.
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Philippe Papineau
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11:35 p.m.
Libellés : charles aznavour, comme si c'était hier, emmenez-moi, Pierre Lapointe
Franco Phil: la baladodiffusion du 15 mai
Voici votre dose de bonne musique pour la Fête des patriotes, un condensé de découvertes et des bombes du moment sur la scène musicale alternative. Je suis incapable pour l'instant de vous mettre la première heure en ligne malgré mes 132 tentatives. Par contre, la deuxième en disponible. Mieux vaut ça que rien, non? Au menu:
Première heure: Benoît Paradis (Je fume), Lac Estion (Et moi), Émily Loizeau (Ma Maison), Trois gars su'l sofa (À l'ombre), Domlebo (On choke), Tonne de briques (Le Festin), Chocolat (Salive), Bernard Adamus (Avec les doigts de ma main), Alexandre Désilets (L'éphémère), Mara Tremblay (Le printemps des amants), Les violents cachalots (St-Eustache), Monoplace (Coconut et calomnie), Dumas (Mes révolutions).
Deuxième heure: Numéro# (Produit numéro 1), Pat Frazer (Amour marécage), Omnikrom et Coeur de pirate (Dans tes rêves), Jeune Chilly Chill (Xavier Constant), Les Patates impossibles (Hockey), Les Psychoriders (Cette cité), Brun Citron (Vomir dans mes cheveux), Marc-Antoine Larche (F**k You), Archigéant (Autobahnomane anonyme), Chinatown (Bateau de querelle), Paul Cargnello (Zozo Labrique), Band de garage (Quand j't'avec toi chu ben), Le Nombre (Vile et fantastique).
Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
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Philippe Papineau
à
11:12 a.m.
Libellés : baladodiffusion, CIBL, Franco Phil, podcast
Record réussi pour Gonzales
Il a réussi, Gonzales. 27 heures de piano, le plus long concert du monde. C'est con et c'est merveilleux à la fois. On a mal aux mains pour lui ce matin: le pianiste Canadien est resté 27 h 03 m 44 s sur scène.
Un représentant du record Guinness lui a remis son prix après sa performance, un peu avant 4 heures du matin. Une fois le record battu, la foule s'est levée, les confettis sont tombés, et Gonzales a continué quelques minutes juste pour la bravade.
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Philippe Papineau
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9:20 a.m.
Libellés : Gonzales, record guiness
dimanche, mai 17, 2009
Gonzales en marche vers un record Guiness
Il est complètement craqué, Gonzales. Brillant, toutefois. Le Canadien d'origine, qui vit maintenant à Paris et qui travaille avec de gros noms de la musique (Feist, Jane Birkin), est très intelligent, rusé, avec un féroce sens de l'humour. Pas un humour de stand-up, un humour décalé, pince-sans-rire, très anglais dans le ton.
Gonzales, de son vrai nom Jason Beck, tente depuis hier soir de battre le record du concert le plus long. 27 heures. 27 heures sur la scène Ciné 13, à Paris. Le pianiste n'a droit qu'à 5 minutes de pause chaque heure. Selon ce que j'ai pu voir hier, il joue 3 heures et prend 15 minutes de repos. Gonzales alterne entre les chansons de son répertoire et des reprises en tout genre (Summertime, Nutcracker, Phil Collins, Le Flick de Berverly Hills!).
Cliquez ici pour aller voir ça.
J'ai eu la chance de faire une entrevue avec lui pour son plus récent disque, Soft Power. Voici quelques retailles qui amènent un éclairage sur l'événement qui se déroule actuellement.Sur le confort.
"J’aime pas trop le confort, à chaque fois je change pour me mettre dans un état pas confortable, je fonctionne bien sous la pression de résoudre un problème, je choisis des trucs que j’ai pas encore faits, qui peuvent être ratés."
Sur l'humour
Pour moi l’humour c’est quelque chose de lié au danger, à quelque chose de sérieux. Les deux doivent cohabiter pour moi.
Sur l'art et le divertissement
"Je suis quelqu’un qui croit en l’entertainement, je crois que le public a raison. J’essaie de lui faire plaisir, de créer des émotions, tout simplement, sans regard au bon goût ou au mauvais goût. La question, c’est: est-ce qu'on fait créé des émotions. Si c’est le cas, ce n’est plus de l’art, c’est de l’entertainement, et j’approuve. Sinon, ça veut dire que ça n'a fait plaisir qu'aux gens qui l’ont fait. Ça c’est un masturbateur, et moi je suis là pour faire l’amour, tu vois? Je suis là pour communiquer, pour faire plaisir au public, je m’en fous de me faire plaisir à moi-même."
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Philippe Papineau
à
11:58 a.m.
Libellés : 27 heures, Gonzales, record guiness, retailles d'entrevue
vendredi, mai 15, 2009
Géophonik - Guillaume Arsenault
Chanson-slam
Géophonik
Guillaume Arsenault
GSI / Sélect
Il nous fait pas mal penser à Ivy, ce Guillaume Arsenault. Deux carrières qui ont commencé par la chanson, avant de prendre une tangente slam. Cette volonté commune de jouer avec les mots, leurs sons, leurs rimes. Et cet amour du mélange des genres musicaux. Sur Géophonik, le Gaspésien Arsenault a travaillé avec le musicien et réalisateur Érik West-Millette (Thomas Hellman) pour élaborer une musique country-folk qui laisse beaucoup de place aux instruments (guitare acoustique et slide, cuivres, banjo) mais aussi à plein de bruitages organiques et électroniques, façon Martin Léon. Tout se mélange en beauté, y compris la trompette de Charles Imbeau et le sax de Charles Papasoff. Ce qui nous lasse, c'est la propension d'Arsenault à parler de lui en tant que créateur. Le lauréat du Festival en chanson de Petite-Vallée 2001 discute beaucoup de ses mots, de son métier, de son inspiration. C'est quand il sort de ce carcan et de la rime à tout prix (Tour, Mots parleurs) qu'il est le plus puissant, comme sur Bonheur intermittent.
(Paru dans Le Devoir du 15 mai 2009)
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Philippe Papineau
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1:33 p.m.
Libellés : Érik West-Millette, géophonik, guillaume arsenault, Ivy
3 gars su'l sofa - À l'ombre
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Philippe Papineau
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10:18 a.m.
Libellés : 3 gars su'l sofa, à l'ombre, vidéoclip
Omnikrom: Salir l'écran
Généreux, le groupe vous propose une pièce en téléchargement gratuit, Salir l'écran, qui clôt l'album. Téléchargez-là en cliquant ici.
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Philippe Papineau
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12:12 a.m.
Libellés : comme à la télévision, omnikrom, Salir l'écran, téléchargement
jeudi, mai 14, 2009
Mises à pied chez Musique Plus
Il y a longtemps que je n'ai pas écouté Musique Plus, simple question technique. Mais depuis plusieurs mois, tout ce que j'entends comme échos, ce sont de mauvaises nouvelles.
La station "musicale" avait congédié il y a peu de temps son directeur musical et son directeur des communications. Selon le site des lockoutés du Journal de Montréal, Rue Frontenac, Musique Plus s'apprête maintenant à faire d'importantes mises à pied qui affecteront plusieurs de ses départements.
"Certains VJs pourraient faire les frais de ces coupures drastiques, mais il semble que le poste des animateurs-vedettes ne soit pas menacé dans l'immédiat, a confirmé une source bien au fait du dossier."
Encore une autre tuile pour les travailleurs du milieu culturel...
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Philippe Papineau
à
4:33 p.m.
Libellés : mises à pied, Musique plus
Concours: des disques et des billets pour Ariel et béta
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Philippe Papineau
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9:35 a.m.
Libellés : ariel, béta, concours, petit campus
mardi, mai 12, 2009
Arrêt (pas forcé) à Tucumcari
Tucumcari? Qu'est-ce, demanderez-vous. J'ai lu ce nom récemment sur l'album du Français Sammy Decoster -- c'en est le titre et la première chanson.
Auditeurs de Franco Phil, je vous en ai déjà glissé un mot en ondes, Tucumcari c'est une ville du Nouveau-Mexique. Petit bled où il fait chaud, 34 degrés Celsius en moyenne en juillet. Et une ville qui semble avoir inspiré plusieurs chanteurs.
C'est aussi en réécoutant récemment For a Few Dollars More, avec Lee Van Cleef et Clint Eastwood, que j'ai compris encore mieux ce qu'évoque cette ville.
Je connais encore peu Sammy Decoster, qui sera aux FrancoFolies cette année en première partie de Catherine Major. Mais son disque est disponible en magasin, si ça vous chante. Une écoute rapide à CIBL me fait dire que ça promet énormément pour les amateurs de poussière et de folk bien enrobé.
Voici Lee Van Cleef qui débarque du train cavalièrement, suivi de Sammy Decoster qui chante Tucumcari en version solo à la télé française.
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Philippe Papineau
à
1:36 p.m.
Libellés : for a few dollars more, lee van cleef, sammy decoster, tucumcari
Chocolat: Salive et Moitié homme et moitié loup
Le groupe Chocolat, maintenant chez Semprini Records depuis quelques mois, fait paraître sur la toile deux clips, pour les pièces Salive et Moitié homme et moitié loup.
Réalisés par Yan Giroux, ces deux vidéos utilisent des images tournées lors d'un houleux et alcoolisé périple aux Îles-de-la-Madeleine, ce même périple qui avait été le catalyseur de leur départ de chez Grosse Boîte.
En entrevue au Voir à l'automne dernier, Chocolat disait que la production de ces deux clips n'était pas faite "pour régler des comptes ou prouver quoi que ce soit. C'est juste que les images sont intenses et belles."
Vrai que les vidéos sont beaux, avec ces teintes bleutées/orangées un peu vieillottes. Si Salive montre le côté plus tendre de Chocolat (quoique les Madelinots n'aimeront sûrement pas la destruction de leurs fragiles côtes maritimes), Moitié homme et moitié loup fait voir leurs dérapages plus ou moins contrôlés.
moitié homme moitié loup
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Philippe Papineau
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10:57 a.m.
Libellés : Chocolat, grosse boîte, îles-de-la-madeleine, moitié homme et moitié loup, salive, semprini, videoclip, yan giroux
Critique: Pawa Up First - The Outcome
On n'est pas vraiment déstabilisé en écoutant The Outcome, troisième disque des Montréalais de Pawa Up First. Proche de celle de Torngat, la musique du quintette ne se métamorphose pas. Plutôt, elle se précise. Elle s'éparpille moins. Les pièces instrumentales de la bande du multi-instrumentiste Serge Nakauchi Pelletier puisent encore dans le post-rock et ses progressions nébuleuses, dans le rock indé, dans le hip-hop et dans la musique poussiéreuse à la Calexico. Mais toutes ces références ont davantage macéré, The Outcome s'avère un ensemble plus cohérent que le précédent Introducing New Details, qui offrait une palette sonore assez hirsute. La preuve, même les MC Boogat et D-Shade se fondent pratiquement dans ces airs sombres, un peu nostalgiques, à l'image de la pochette en noir et blanc qui rappelle celles de Johnny Cash sur American Recording. On ne ressort donc pas décoiffé de ces 46 minutes, mais certainement grisé par l'altitude.
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Philippe Papineau
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10:23 a.m.
Libellés : critique, Dare to Care, pawa up first, the outcome
lundi, mai 11, 2009
Bang Bang, 3e mouture
Quelques mois après la fin de son époque papier, le Bang Bang prend pour de bon son virage Web, en lançant ces jours-ci sa version 3.0.
Le site se trouve maintenant au bangbangblog.com. Le Bang Bang vous offre maintenant de lancer votre propre blogue sur leur site. Ça se fait en trois clics et vous profiterez de la visibilité et de l'interface du site du Bang Bang.
Côté information, Bang Bang ne semble pas avoir vraiment dérogé de sa ligne directrice, traitant toujours de la musique alternative avec un ton pas trop péteux, ni négligé.
Franco Phil: la baladodiffusion du 8 mai
C'est le grand retour des nouveautés cette semaine, et on vous parle entre autres du dernier concert de Mara Tremblay. Au menu:
Première heure: Trois gars su'l sofa (Verre de lait), Guillaume Arsenault (Mots parleurs), Luciole (Perpendiculaire), Julie Doiron (Je le savais), Monoplace (Coconut et calomnie), Pierre Lapointe (Les sentiments humains), Benoît Paradis (La Patate), Chiendent (Stupide Mélodie), Haas (Lalala lala), Carl-Éric Hudon (Papadapa!), Mara Tremblay (Le Printemps des amants), Jean Leloup (La plus belle fille de la prison), La Patère rose (Les deux bonnes soeurs).
Deuxième heure: Plaza Musique (Fleur de pluie), Ariel (Tu comprends rien), Jeanphilip (Un peu d'espoir), Archigéant (Superhéros - La vie est une balade en bagnole dans le désert de l'Arizona), Le Nombre (Vile et fantastique), Les Prostiputes (Dormir), Brigitte Bordel (Elle disait), Payz Play (L'Agonie du couplet), Les Incendiaires (La menace digitale), Erewhon (L'alchimiste), Numéro# (Tout est parfait), Chinatown (Perdre son temps).
Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
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Philippe Papineau
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11:30 a.m.
Libellés : baladodiffusion, CIBL, Franco Phil, podcast
jeudi, mai 07, 2009
Grande finale de la LIMM ce soir
La ligue d'improvisation musicale de Montréal termine ce soir sa sixième saison avec le match ultime entre l'équipe du Divan orange et celle du Petit Campus. La LIMM a annoncé récemment que cette sixième année aura été la plus populaire, ayant attiré un nombre record de mélomanes.
Ce soir, le match aura lieu un étage plus haut qu'à l'habitude, au "gros" Campus, et non pas au Petit Campus. Jean-Phi Goncalves, Alex McMahon, Mélanie Auclair, Philippe Brault et Jean-Denis Levasseur affronteront Sage Reynolds, Andy King, Éric Thibodeau, Gabriel Lambert et Guido Del Fabro. Une bombe sur le Campus ce soir mettrait en deuil environ 143 chanteurs et formations d'ici.
J'aurai le plaisir de jouer à Benoît Brunet ce soir à la LIMM, remplaçant l'analyste habituel de la ligue, Olivier Robillard-Laveaux. Je tâcherai de finir mes phrases et de ne pas dire "confiance" à tout bout de champ.
L'entrée est 10 $, ouverture des portes à 19h30.
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Philippe Papineau
à
11:33 a.m.
Libellés : café campus, finale, LIMM
Brillante Mara au National
Trois ans après avoir inauguré le National, Mara Tremblay y était de retour hier soir, pour sa rentrée montréalaise, alors qu'elle y défendait son plus récent disque, Tu m'intimides.
Et quelle soirée ce fut. Du presque sans faute pour Mara et ses musiciens, qui ont mené la soirée de main de maître, sans temps morts, alternant les instants de rock rentrent dedans et les moments de douceur et d'émotions.
Côté voix, ses dernières présences à la télé nous avaient inquiétés, même si ce ne sont pas souvent de bonnes conditions. Hier, Mara avait la corde vocale agile, précise, et habile, malgré sa fébrilité avouée. Mais une "magnifique fébrilité", a-t-elle précisé. Elle s'en est bien tirée avec la pièce Tu n'es pas libre, la dernière avant le rappel, qui demande beaucoup de précision dans les aigues. Pas parfait, mais pas de grimace.
Mara est entouré d'un groupe d'élite, et ça paraît. Quand tes guitaristes sont Olivier Langevin (Galaxie 500, Fred Fortin...) et Jocelyn Tellier (Dumas, Dan Thouin, Catherine Durand...), ça s'entend -- oui, mesdames, ça se voit aussi! Dangereusement efficaces, les deux guitaristes donnent à la musique de Mara Tremblay un autre souffle, une autre dimension, une puissance bénéfique. Si Guillaume Chartrain à la basse se fait plus discret, le batteur Pierre Fortin (Les Dales Hawerchuck) a autant d'impact sur scène que sur l'album. Ça frappe, ça claque et ça roule avec le juste dosage.
Tremblay a joué plusieurs pièces de Tu m'intimides, mais a aussi revisité une douzaine de ses classiques (Elvis, Tout nue avec toi, La chinoisse, Les Aurores, Le teint de Linda...), qui prenaient ici une couleur nouvelle avec ce groupe de musicien. Mara ne nous a pas fait niaiser en applaudissant, revenant rapidement nous jouer quelques chansons country, avant de terminer la soirée seule avec Devant l'orage. Ça sent le top 10 des concerts de l'année.
***
En première partie, Marie-Pierre Arthur, dont j'aime beaucoup le premier disque, n'a pas cassé la baraque avec ses trois chansons. Seule à la guitare, elle a eu un problème de cordes désaccordées, mais elle a surtout commis plusieurs erreurs techniques. Ses chansons lui demandent beaucoup de mouvement sur le manche, et souvent les doigts n'étaient pas au bon endroit. Vocalement, Arthur en a mis plus que le client en demandait, faisant de la fioriture inutile, plus agaçante qu'autre chose. Il aurait été plus payant de garder ça simple, parce que ses pièces sont déjà très belles comme ça. Je suis très curieux de la voir avec son groupe le 21 mai à La Tulipe.
Publié par
Philippe Papineau
à
10:35 a.m.
Libellés : guillaume chartrain, jocelyn tellier, mara tremblay, marie-pierre arthur, National, Olivier Langevin, pierre fortin, tu m'intimides
mardi, mai 05, 2009
Bonjour Brumaire magasine une maison de disque
Ils vont penser que je m'acharne, mais les affaires sont les affaires! Après voir perdu deux membres et en avoir retrouvé autant, la formation Bonjour Brumaire change de maison de disque, délaissant Indica, qui avait fait paraître De la nature des foules, le premier effort du groupe.
Le chanteur de la formation, Youri Zaragoza, nous confirmait récemment avoir "rencontré pas mal de monde". "On a surtout été accueilli à bras ouverts par toutes les structures d'ici, petites et grosses. Maintenant, on discute, on regarde, on analyse, et on fait nos choix."
Bonjour Brumaire fera son choix avant de partir en tournée européenne, le 24 mai. "Avoir un contrat de disque sur une structure qui possède soit des filiales, soit déjà des licences en France et en Europe, ça aide une fois là bas pour rencontrer ces mêmes structures", explique Zaragoza.La tournée les emmènera en Suisse, en Belgique et en France. Tous les détails au www.myspace.com/bonjourbrumaire
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Philippe Papineau
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10:19 a.m.
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Chinatown: pop bonbon et fond de chanson
La prouesse est d'autant plus admirable qu'il est facile, en jouant avec les codes de la pop, de basculer dans le mièvre, le coulant ou l'insipide -- suffit d'ouvrir un peu la radio pour entendre. Mais les membres du groupe, Pierre-Alain Faucon, Félix Dyotte, Toby Cayouette, Gabriel Rousseau et Julien Fargo, ont assuré avoir constamment gardé en fonction leur radar du mauvais goût.
Autour de la table du café, les musiciens de Chinatown expliquent leur approche: le fond avant la forme. «La chanson, c'est le fond du projet, assure le guitariste d'origine française Julien Fargo. Si le fond est sérieux, et si, en plus, tu ajoutes à ça une forme qui est belle, ça donne un résultat que tout le monde veut atteindre.»L'aspect chanson du quintette montréalais vient des deux chanteurs du groupe, Pierre-Alain Faucon -- qui a déjà fait paraître un album solo -- et Félix Dyotte, qui roulent leur bosse ensemble depuis une dizaine d'années. Se greffent à eux leurs trois comparses musiciens, qui enrobent le tout avec doigté. «Au niveau des arrangements et de la musique, beaucoup de nos trois identités musicales se trouvent là-dedans et donnent un fond qui est beaucoup plus riche», explique le bassiste Toby Cayouette.
Fargo en rajoute. «On vient tous d'influences indépendantes. Oui, on a écouté des gros groupes pop, mais on est tous fans des Clash, par exemple. Pour chaque chanson, on s'est attachés à plein de références. Des fois on pensait à Blur, des fois à Françoise Hardy, et beaucoup à Gainsbourg. Il est une référence qu'on a tous. Comme les Beatles.»
Plus terre à terre, Pierre-Alain Faucon lance que sa musique préférée est plutôt... celle des génériques de dessins animés, obtenant ainsi l'approbation générale de la tablée. Le titre Perdre son temps, par exemple, évoque un mélange entre Le Petit Castor et Franz Ferdinand. Et dire que l'album s'intitule Cité d'or, une référence à la fois à la série télé et à Montréal.De la pop en toute conscience
La force de Chinatown, c'est son regard décalé sur la pop et le romantisme. La pièce Pénélope en est peut-être l'exemple le plus probant. Le titre se trouvait déjà en 2002 sur le disque solo de Faucon, sur lequel leurs amis du groupe The Stills ont pigé leur succès Retour à Véga. Faucon y chante à sa douce moitié de ne plus s'en faire: «Pour toi Pénélope / je ferai de la pop / et nous deviendrons riches.»
Sur Cité d'or, enregistré à Montréal et à New York avec Gus Van Go et Werner F., ces mots à l'eau de rose, ces «oh mon amour», sont légion, mais trouvent une façon non seulement de ne pas nous agacer, mais aussi de s'incruster dans nos cerveaux.
«Le truc, c'est de ne pas être trop désespéré dans les textes, et il faut un peu d'humour, jouer un peu la comédie. Sinon, ça fait des tounes qui ont toutes l'air d'être subventionnées par Molson ou Labatt, rigole Faucon. Mais Chinatown, ce n'est pas du romantisme à la Goethe, comme dans Les Souffrances du jeune Werther.» Pas de vague de suicides à prévoir, donc, mais plutôt une déferlante de bonne pop.
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Philippe Papineau
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9:49 a.m.
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dimanche, mai 03, 2009
Franco Phil: la baladodiffusion du 1er mai
Un peu soûlé de la nouveauté à tout prix, je vous propose cette semaine une plus grande part de vieillerie que d'habitude. La colonne reste les bombes francophones de l'heure, généreusement enrobées de chansons légèrement vieillies dans des fûts de presswood, i.e. les tablettes de CIBL. Au menu:
Première heure: Jérôme Minière (Poussière d'or), Jane Birkin et Manu Chao (Te Souviens-tu), Émilie Proulx (Demain peut-être), Carl-Éric Hudon (Lanternes chinoises), Brun Citron (Rester couché), Simon Leduc (Parfois c'est dur), Tricot Machine (Beau temps, mauvais temps), Jean Leloup (Comme ils me font peur), Guillaume Arsenault (Pluie), Mara Tremblay (Toutes les chances), Yann Perreau (Beau comme on s'aime), Monsieur Roux (Un été caniculaire), Sammy Decoster (Tucumcari), Immaculate Machine (Numéro de téléphone).
Deuxième heure: Andrej 747 (Encore et encore), Vander (La Belgique en résumé), Gaspard La Nuit (Johnny Depp), Chocolat (Johnny Depp), Numéro# (Arbandot), Radio Radio (Cliché Hot), Plaza Musique (Fleur de Pluie), Ariel (Chargez), Wd-40 (Je reviens de l'est), Chinatown (Apprendre à danser), Le Roi poisson (Le Con), Keith Kouna (Brillantine).
Téléchargez la balado par ici. Bonne écoute!
Publié par
Philippe Papineau
à
11:45 a.m.
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