jeudi, octobre 29, 2009

Rentrée montréalaise de Carl-Éric Hudon

Carl-Éric Hudon fera sa rentrée montréalaise demain le 30 octobre à la Sala Rossa, et présentera, on imagine, une bonne part de son dernier disque Contre le tien Ananas Bongo Love.

Cet album lui a valu une nomination à l'ADISQ dans la catégorie Musique Alternative, remportée par Malajube. Une défaite honorable, pourrait-on dire.

Par ailleurs, l'auteur-compositeur-interprète offre encore son EP Quand on s'emmêle des fois dans l'herbe en téléchargement gratuit, si ça vous chante. Cliquez ici pour obtenir ses six titres.

mercredi, octobre 28, 2009

Orange orange à L'Astral

C'était soir de rentrée montréalaise pour le duo Orange orange, composé de l'ex-Gatineau Dom Hamel et de Sabrina Sabotage, qui s'étaient offert la belle salle de l'Astral, rue Saint-Catherine.

Non, ce n'était pas un mauvais show, mais je ne suis pas parvenu à sentir d'étincelle, hier. Et ce n'est pas par mauvaise foi, ou par snobisme de bon aloi que je dis ça. Oui, leur album m'avait déçu, sauf quelques titres. Mais je crois que leur formule peut bien marcher. Sinon, je serai resté dans la douceur de mon logis.

Parlons enrobage pour débuter. Orange orange avait enfin de l'espace pour évoluer, à L'Astral, la scène étant relativement large. Leurs instruments n'étaient pas entassés, et les deux chanteurs pouvaient se mouvoir sans problèmes, ce qu'ils ont fait, sans excès. Je ne les avais alors vus que sur des scènes/tapons-de-fils/on-joue-les-coudes-par-en-dedans. Au sol, un gros coussin orange traînait, une télé montrait des images de l'Expo 67 pendant Montréal à moi, et l'arrière-scène était remplie de torses de mannequin masculins et féminins en plastique disposés en forme de pyramide. Fort bien.

Hamel et Sabotage on réussit à faire lever leur public vers la moitié du concert -- à leur demande --, une vingtaine de personnes s'agglutinant devant la scène. Bien, mais personnellement, si je n'avais pas déjà été debout, je ne me serais pas levé. Parce qu'au-delà de l'enrobage de bon goût, il manque à Orange orange de la drive. Ils ont les mélodies tueuses, mais ne les font pas exploser. Pourquoi n'entend-on jamais la guitare de Dom Hamel? Il a beau gratter, on n'entend qu'un filet de distorsion caché derrière les bruitages préenregistrés. Non! Faites-les exploser, ces chansons, montez le volume. Et pour faire sauter le plafond, mettez un peu de bacon dans vos beats, que ça rebondissent!

mardi, octobre 27, 2009

Quand t'as du budget...

... tu refais deux fois le même clip, un pour la version québécoise, l'autre pour la version française.

Moi, dans les Europes

Non, il n'est pas question ici de mes voyages dans le monde. C'est que depuis récemment, je collabore à une émission sur la musique francophone qui est diffusée sur Euradio Nantes, en ligne et sur le Web. J'y serai de temps à autre pour présenter à nos cousins francophones de l'Europe de la musique québécoise. Pour mon premier passage à l'émission French Kiss -- hé oui... --, j'ai tenté de leur décortiquer Fred Fortin.

Pour écouter, c'est par ici, vers les 31 minutes. Flânez avant et après pour en apprendre sur leur scène locale à eux.

L'Autre Gala de l'ADISQ: à chacun son trophée

Je n'ai pas pu voir la diffusion de l'Autre Gala de l'ADISQ hier, mais tout de même, chacun semble y avoir décroché son prix, dans une très grande variété de sons et de styles. Avant il y avait le Gala de l'industrie, les résultats sont par ici, mais félicitons ceux qui vous intéressent le plus: le FMEAT (événement de l'année), Patrick Watson (Arrangements), Dare to Care (Maison de disque de l'année) et Louis-Jean Cormier (réalisateur de l'année - 12 hommes rapaillés).

Côté musique, à l'Autre Gala, il est difficile de cerner un grand vainqueur. Pascale Picard a bien gagné deux prix -- Interprétation autres langues et Artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec (des trophées pour les concerts et la réputation plus que pour l'album, donc), mais ça ne fait pas une tendance.

Jean Leloup a gagné son 9e Félix en carrière, pour l'album de l’année Rock, Patrick Watson a remporté la statuette pour l'album anglophone de l’année, alors que Malajube a été récompensé pour Labyrinthes dans la catégorie Alternatif.

Dans la talle émergente, soulignons également la victoire de Numéro# dans la catégorie Musique électronique, celle de Karkwa pour le Vidéoclip de l’année, avec La Façade, et le gain de Sir Pathétik pour l'album hip-hop de l’année. Je ne parle pas vraiment de musique trad sur Franco Phil, mais je m'en voudrais de ne pas mentionner le fait que Les Charbonniers de l’enfer et La Nef ont remporté dans la catégorie Album traditionnel de l'année.

La suite dimanche 1er novembre, alors qu'on aura peut-être la chance de voir Marie-Pierre Arthur, Yann Perreau, Mara Tremblay, Coeur de Pirate, Avec pas d'casque, Karkwa, et/ou La Patère rose gagner un Félix en direct dans vos écrans cathodique.

Critique: Les Amis au Pakistan - Cosmétic cosmic

Électro-trash-pop
Cosmétic cosmic
Les Amis au Pakistan
Tir groupé / Sélect
Après avoir fait mouche avec leur disque Espace libidinal en 2006, montant même sur une des scènes extérieures des FrancoFolies, les six fous braques du groupe Les Amis au Pakistan reviennent avec un nouvel assemblage de chansons pleines de bidouillages et d'échantillonnages, aux textes aussi absurdes que scabreux. Sur Cosmétic cosmic, les Lavalois ont quand même fait un bout de chemin musical, le tout étant moins criard et moins détraqué, tout en gardant des allures de Péloquin-Sauvageau. Le début de l'album est plus accessible et franchement bon, surtout La Matin et Le Fleur de ma journée -- un genre de pièce à la Valiquette qui aurait troqué le LSD pour l'acide. Après, ça vire au n'importe quoi, à la folie créatrice, presque à la performance. Dans le style, Les Amis au Pakistan frappent dans le mille, mais il faut franchement aimer le quatrième degré pour tripper sur des chansons nommées Ma robe en papier de toilette et Appelle-moi ta cochonne.

lundi, octobre 26, 2009

Le vinyle n'est pas en crise

C'est quand même fascinant de voir le format vinyle attirer encore autant d'intérêt en plein coeur d'une époque où la dématérialisation est reine. Beaucoup d'artistes émergents du Québec lancent leur disque en version 33 tours -- en quantité limitée pour des raisons financières, mais quand même. Souvenez-vous du disque d'Orange orange, le EP de Plaza Musique, Les Breastfeeders, Malajube, We Are Wolves... La dernière en date à faire paraître une édition vinyle de son "long jeu" est Coeur de pirate -- c'est presque une habitude chez Grosse Boîte, et pas une mauvaise.

J'attire votre attention sur un texte paru ce week-end de mon collègue journaliste Philippe Renaud, de La Presse, qui dresse un portrait de RIP-V, une jeune entreprise de Saint-Lambert, qui est devenue depuis le printemps dernier l'unique fabricante de disques vinyles au pays.

samedi, octobre 24, 2009

Les photos derrière Caméra vidéo

J'ai chippé cette info à L'Oreille du tigre, qui lui l'a reprise du Voir. Ça commence à faire loin, mais je l'ai trouvé éclairante. La chanson Caméra vidéo, des Trois Accords, est inspirée de deux photos du grandissime photographe Henri-Cartier Bresson, Derrière la gare St-Lazare et Café-Terrasse, boulevard Diderot. L'animal, les passants, l'escabeau, la flaque d'eau, tout y est. Fascinant de voir les inspirations concrètes derrières des chansons qui paraissent anodines et absurdes, quoique souvent touchantes au final.

Nathalie Petrowski devrait mettre ça dans sa pipe -- il fallait l'entendre à la très baby boomeresque Bande des six trouver "ridicules" leurs textes, comme si elle cherchait dans les Trois Accords du Rimbaud ou du Prévert.

Comme le dit L'Oreille du tigre, la culture n’est pas toujours là où on pense.

Franco Phil, la baladodiffusion du 23 octobre

On a fait jouer un peu plus de bons vieux souvenirs dans cette édition de Franco Phil, malgré tout bardée de bons tubes du moment. À vos écouteurs, mélomanes francophiles! Au menu:


Première heure: Max Ricard (Hochelaga), Placard Macbeth (Slush), Benoit Paradis (Printemps), Pop The Fish (Le rêve de l'homme), Stereo Total (Illégal), Lac Estion (L'orage), Andrea Lindsay (Lune de papier), -M- (L'elixir), Les Amis au Pakistan (Le Fleur de ma journée), Mad'Moizèle Giraf (Peigner la girafe), Bernard Adamus (Rue Ontario), Avec pas d'casque (Si on change les équipes ce n'est plus une revanche -- live), Joël Martel solo (Dans l'espace).

Deuxième heure: Les Dales Hawerchuk (Crocodile), Arseniq33 (CitéRockSuicide), We Are Wolves (La Rue oblique), Malajube (La Valérie), Orange orange (Je suis le héros), El Motor (Mono Manon), Polipe (Lumière t'exagères), Xavier Caféïne (La Lune), Fred Fortin (D'mande toé-lé), Pravda (Tu es à l'Ouest), Jérôme Minière (Complainte d'un produit de l'imagination).

Cliquez ici pour télécharger la baladodiffusion. Bonne écoute!

mercredi, octobre 21, 2009

Avec pas d'casque à Pop Montréal dans vos oreilles


















Durant Pop Montréal, le 2 octobre, le trio folk Avec pas d'casque est monté sur la scène de la Fédération ukrainienne en première partie de Destroyer. Malgré que ce n'était pas leur public, que la salle était froide (en terme de degrés Celsius), et que le chanteur était nerveux, le concert s'est déroulé rondement. On a évidemment eu droit à de belles diapositives, mais le paysage peint au fond de la scène gâchait un peu les "projections".

Le concert était enregistré par CBC Radio 3, et le chanteur Stéphane Lafleur s'est amusé à traduire le titre de quelques-uns de ses morceaux, entonnant If we change the teams, it's not a revenge anymore et Love goes trough the clothes. Son anglais était anyway meilleur que le français de l'animateur, qui les a présentés en prononçant quelque chose comme "Âwveykpotdcask".

Vous pouvez écouter le spectacle en version audio sur le site de CBC Radio3. Sinon, le blogue Ihearthmusic offre ces morceaux live en mp3 téléchargeables, mais je ne sais pas si c'est tout à fait légal.

Un clip en RGB, l'autre en noir et blanc

Pierre Lapointe a lancé hier le vidéoclip de la pièce Au bar des suicidés, le deuxième clip de son album Sentiments humains, paru plus tôt cette année et qui lui vaut un total de 5 nominations au gala de l'ADISQ (2 lors du gala de l'industrie et 3 lors de la soirée télédiffusée le 1er novembre). Le premier clip avait été réalisé par Éric Morin, tout comme celui-ci d'ailleurs. Du noir et blanc, on passe en mode RGB (red, green, blue) -- notez les couleurs de l'éclairage, entre autres --, et on y retrouve un peu la chorégraphie des danseurs de Mutantès vers la fin. Loin d'être son meilleur, je crois.



Coeur de pirate, elle, a fait le chemin inverse, passant de la couleur au noir et blanc pour son clip Pour un infidèle. Tourné avec Jimmy Hunt -- moi la version avec Julien Doré, je ne suis pas capable -- le vidéo plonge Béatrice Martin et le chanteur de Chocolat dans une époque passée, où l'on tournait en pellicule. On y trouve des pointes de couleurs -- les dauphins! --, mais l'esprit reste vintage.

Coeur de pirate et Jimi Hunt Pour un infidèle from Dare To Care Records on Vimeo.

C'est moi où... Martin Léon est Brian Gionta?

Après observation minutieuse du nez et de la barbe de ces deux individus, je crois fermement que Martin Léon est en fait nul autre que l'attaquant du Canadien Brian Gionta. D'où, évidemment, les "tournées" de l'auteur-compositeur-interprète, camouflage parfait pour voyager avec le Tricolore. Sa chanson L'enfer est sold-out serait donc un évident clin-d'oeil à son ancienne équipe, les Devils du New Jersey.


mardi, octobre 20, 2009

La programmation de la 4e édition de M pour Montréal

La quatrième édition de M pour Montréal se tiendra cette année du 19 au 21 novembre, et invitera 17 artistes de Montréal et d'ailleurs au Canada -- quatre du rest of Canada -- soit moins que l'an passé. Les groupes francophones ont été regroupés ensemble, et joueront étrangement en plein après-midi, ce qui me semble franchement moins intéressant pour eux.


Depuis 2006, l’événement M pour Montréal offre à la scène musicale alternative une formidable vitrine afin de se faire découvrir certes par les mélomanes d’ici, mais surtout par une soixantaine de travailleurs de l’industrie (journalistes, programmateurs de festival, gérants…) venus de partout dans le monde à la recherche de coup de coeur. Objectif : faire rayonner la musique d’ici à l’étranger.

Le jeudi 19 novembre, au Cabaret et au Studio Juste pour rire, vous pourrez voir Think About Life (notre photo), Miracle Fortress, les Vancouvérois de You Say Party! We Say Die!, les torontois de The Rural Alberta Advantage, The Luyas et Final Flash. Le lendemain, au même endroit, ce sera au tour de Silly Kissers, Parlovr, Le Matos, Two Hours Traffic, DD/MM/YYYY, et Silver Starling de tenter d’impressionner la galerie.

Les amateurs de musique francophone ne devront donc pas trop traîner au lit le samedi, puisque les cinq groupes chantant dans la langue de Molière se produiront dès... 15h, cette fois-ci au Café Campus et au Petit Campus. Le trio La Patère rose, gagnant des Francouvertes 2008 y sera, tout comme l’éclatée Géraldine, Marie-Pierre Arthur, le duo Orange Orange et Caracol. Je ne suis pas convaincu que de tous les réunir en ghetto les servira auprès des délégués étrangers.

La vitrine musicale se terminera par le concert M pour Métropolis, qui réunira sur la grande scène de la rue Sainte-Catherine le groupe gagnant du prix Polaris 2009, Fucked Up, ainsi que Champion, Malajube, Melissa Auf der Maur, et Misstress Barbara avec Girls On A Ducati.

Quatre soirs au Verre bouteille pour Émilie Proulx

Coïncidence ou pas, j'ai mis hier dans mes oreilles quelques pièces de La Lenteur alentour, d'Émilie Proulx. Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas écouté ses pièces sombres qui font du bien, et cette voix étrangement grave pour une si petite personne.

Aujourd'hui on apprend que Proulx joue à Antoine Gratton et s'offre une résidence au Verre bouteille -- avec pas d'étoile, on imagine. Le dernier dimanche d'octobre, novembre, janvier et février, l'auteure-compositrice-interprète offrira donc quatre concerts thématiques, avec des invités différents qui l'accompagneront sur scène.

Ce dimanche 25 octobre, la guitariste sera en mode sadcore, alors qu'elle sera en duo avec Salomé Leclerc, finaliste de Granby cette année et dont on entend beaucoup de bien ces temps-ci. Le 29 novembre, elle sera en version post-rock avec Esker Mica, puis en version grunge le 31 janvier avec son bon ami Navet Confit -- et aussi presque son patron à La Confiserie! La résidence se clôturera tout en folk avec la Franco-manitobaine Geneviève Toupin.

Les Trois Accords - Bien dans la peau des autres


















Les amateurs de musique sérieusement absurde ont de quoi sourire cette semaine puisque la formation Les Trois Accords, porte-étendard québécois du genre depuis 2004, revient à la charge avec un troisième disque, Dans mon corps, dont la trame de fond est le jeu identitaire.

Thématique, Dans mon corps? Pas tout à fait, mais l'album contient son lot de textes au «je» dont le protagoniste est une fille, par exemple, en plus de mettre en scène plusieurs personnages déguisés, sexuellement équivoques, ou alors portant des vêtements qui ne sont pas les leurs. L'ambiguïté au service du rire, quoi.

Et le premier morceau du disque, la pièce-titre, donne le ton. Après une introduction du type fanfare d'école secondaire, Simon Proulx, à la voix haut perchée, chante sur une mélodie accrocheuse: «Je me suis rasé les aisselles en pensant à toi / j'étais fatiguée d'être celle que tu ne voyais pas / [...] Dans mon corps de jeune fille, il y a des changements». Ailleurs, sur La Lune: «Je porte parfois tes vêtements / Quand je cherche un peu de réconfort / Je me sens bien quand ta camisole me pète sur le corps.»

Rencontrés dans leur local de répétition, assis dans de gros sofas moelleux, Proulx, Alexandre Parr, Pierre-Luc Boisvert et Charles Dubreuil éclatent de rire quand on leur dit que tout ça ressemble à quelque chose comme un coming-out. «Y'a beaucoup de textes à la première personne, y'a beaucoup d'interprétation, de jeux des genres, et si c'est rigolo, c'est parce que c'est déstabilisant», raconte le chanteur, qui écrit les textes des Trois Accords. C'est aussi le lien avec la pochette de Dans mon corps, qui a plutôt l'air de celle d'un chanteur soul afro-américain. Tant qu'à jouer le jeu, aussi bien le jouer à fond!

Nouvelle formule
Parlant d'identité, Les Trois Accords montrent un nouveau visage sur ce troisième disque. En fait, il montre un visage de moins, puisque Olivier Benoît occupe maintenant le poste de gérant, laissant toute la ligne vocale à Simon Proulx, qui a tout de même dû ajuster quelques pièces, conçues en fonction de la présence d'une seconde voix plus grave.

Après le succès presque hors normes de leur premier disque, Gros mammouth album, écoulé à environ 200 000 exemplaires -- grâce à Hawaïenne --, et la réussite plus réaliste de leur second effort, Grand champion international de course (environ 70 000 exemplaires), Les Trois Accords et le réalisateur Gus Van Go (Vulgaires Machins, Chinatown, Priestess) ont opté pour une musique moins country et moins «punk», levant le pied sur la pédale de distorsion et ajoutant quelques cuivres. «L'idée était d'aller vers des prises plus simples, mais avec des sons plus riches et plus profonds. Profonds et délicieux», dit en rigolant le guitariste Alexandre Parr.

Si les quatre amis n'osent pas trop se fixer d'objectifs de vente -- à quel point le téléchargement peut leur nuire? --, ils ont très hâte de tester ces nouvelles chansons devant public. Charles, le batteur, ouvre les mains et regarde ses collègues. «J'ai juste hâte de voir le monde, des gars de shop, embarquer dans notre trip et chanter "dans mon corps de jeune fille, il y a des changements"!»

lundi, octobre 19, 2009

De nouveaux duos des Anges au Coup de coeur francophone

Le Coup de coeur francophone, qui aura lieu du 5 au 15 novembre, sera l'occasion d'entendre à nouveau les duos de l'Ange vagabond organisés par l'ancienne disquaire et maintenant gérante de groupe Michèle Méthot.

La formule changera légèrement cette fois. Il y aura 2 duos de moins, mais quelques-uns des artistes invités créeront un "vaga-groupe" en deuxième partie du concert. La soirée sera animée par le débonnaire Urbain Desbois. Les duos seront:

-- Alexandre Jobin (Chiendent) et Vander
-- Bernard Adamus et Stéphane Lafleur (Avec pas d'casque)
-- Jacques Bertrand Jr (Jérémi Mourand) et Sunny Duval
-- Michel «Away» Langevin (Voïvod) et Bernard Falaise (Frank Martel et autres projets en musique actuelle)

Méthot organise également une expo-rétrospective des Anges vagabonds, du 2 au 30 novembre au Divan Orange. Le vernissage aura lieu le 10 novembre dans un 5 à 7. L'événement sera suivi en soirée d'un spectacle du groupe Chiendent.

dimanche, octobre 18, 2009

Polipe - Funk ta maladie

Apôtres du mieux-vivre et fabricants de musiques rayonnantes, les trois musiciens du groupe Polipe ont lancé cette semaine un premier disque, Tropiques du cancer, où des textes inspirés de la mort sont bercés d'un éclatant mélange de funk et de rock aux accents de musique progressive. Sacrée mixture!

Il y a déjà trois ans que ces amis de longue date nés à Saint-Antoine-de-Tilly font parler d'eux, soit depuis la parution de leur premier EP. Antoine Tardif, Francis Lafleur et Pierre-Luc Bégin avaient attiré l'attention avec leur musique éclatée remplie de prog. Un passage aux Francouvertes, quelques concerts et d'innombrables heures de répétitions plus tard, Polipe a trouvé un son plus équilibré quoique inusité, quelque part entre les harmonies vocales de Malajube, les guitares de Led Zeppelin, la pop british des jeunes Beatles et des influences latines acidulées.

Maintenant avec la maison de disques La Confiserie, dirigée par leur ami Navet Confit, les trois musiciens ont travaillé en studio avec le réalisateur Cristobal Tapia de Veer, qui a voulu transposer sur Tropiques du cancer la complicité de Polipe sur scène. «Il partait avec l'idée de garder ça assez cru, raconte le batteur Pierre-Luc. Par contre, nous, on avait des idées à la Beck, sans temps morts.» Le guitariste Francis Lafleur hoche la tête. «On avait envie que ça sonne gros, de profiter des atouts du studio. Mais en même temps, je n'ai pas doublé mes guitares et, derrière les solos, il n'y a pas de guitare rythmique. Avant l'enregistrement, je n'arrêtais pas d'écouter Please Please Me, des Beatles, j'avais envie que ça soit simple comme ça.»

Contraste
La musique vitaminée de Polipe contraste avec les propos de la douzaine de chansons de ce Tropiques du cancer, qui, après quelques débroussaillages, laisse filtrer un pan plus sombre des derniers mois dans la vie des membres du groupe. D'un côté, la chaleur des tropiques, donc, et de l'autre, la maladie, le cancer. «Ils sont conquis jusqu'à la moelle / La vie te sort des aisselles / Et l'avenir te fais de l'ombre», racontent-ils sur Quoi dire. C'est que, pendant l'enregistrement du disque, la mère d'Antoine et le père de Pierre-Luc étaient mourants, atteints d'un cancer qui leur fut fatal -- l'album leur est d'ailleurs dédié.

«On avait envie de les con-seiller, de leur inculquer des modes de vie un peu différents, mais on se perdait dans des discussions», explique Francis, qui voulait aussi fouetter son père, qui a toujours travaillé comme un fou sans penser à son propre bien-être. Dans le cas de Polipe, la frustration aura donc été évacuée par la création.

Humbles mais fiers de leur album, les trois musiciens aimeraient évidemment que le disque se vende bien et qu'il ait «un minimum d'impact sur les gens qui l'écoutent, que ça enjolive leur vie», raconte Pierre-Luc. «Et que ça leur fasse réaliser un minimum l'importance de changer ses mauvaises habitudes.»

vendredi, octobre 16, 2009

Yann Perreau à l'épicerie

Peut-il exister quelque chose de plus horrible, de plus désagréable, de plus rébarbatif et de plus harcelant sur Terre que la musique d'épicerie? Un ramassis de mièvreries, de mielleuses ballades, des tubes mous comme de la guimauve, répétés en boucle? J'ai parfois le fantasme d'arriver chez Provigro ou Lobelâ avec mon iPod bourré de bombes et de dérider les madames en bigoudis qui choisissent leur sachet de sauce rosé en poudre (miam) pendant 15 minutes.

Ça ou participer à L'Épicerie en folie et me garrocher sur les gros jambons en premier parce que ça valait cher.

Rien d'autre à ajouter à part: regarder le nouveau clip de Yann Perreau, il a réalisé un de mes rêves, le salaud. Sauf pour le bout des Indiennes qui dansent -- en tout cas, ce n’est pas dans le même rêve.

Le Président danse autrement from Bonsound on Vimeo.

Franco Phil: la baladodiffusion du 16 otobre

Voici une édition pas mal trippante de Franco Phil, deux bonnes heures de musique francophone en tout genre, mais pas dépareillée. Du bon doux, du bon rythmé, du bon fuzzé, et une couple de nouveautés. Au menu:

Première heure: Balmoral (Encore et encore), Chinatown (Mes Long Beach), Rose (Ma corde au clou), -M- (Tanagra), Doriane (Rien de rien), Jamil (Délivre-moi), Philippe B (Fille à plume), Sammy Decoster (Tucumcari), Vincent Vallières (Table tournante), Polipe (Funney), Patrick Pleau (Antigénie), Francis Roberge (Âme soeur), Fred Fortin (Plastrer la lune).

Deuxième heure: Monogrenade (De toute façon), Max Ricard (111), Jésuslesfilles (La Toune des Beatles), Chocolat (Piano élégant), WD-40 (Et les chiens hurlèrent jusqu'à l'aube), Meta Gruau (Tibia Sauvignon), Les Amis au Pakistan (Le Fleur de ma journée), Les Trois Accords (La Lune), Karim Ouellet (Sans me réveiller), Deuxième monde (La saveur du mois), Yann Perreau (Beau comme on s'aime), Pépé (Coeur de rocker), Orange orange (Montréal à moi).

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

Clues et Malajube au Métropolis le 18 décembre

Mettez une croix au calendrier le 18 décembre, puis que ce sera soir très couru pour les amateurs de rock indé fabriqué à Montréal. Ce soir-là, au Métropolis, les groupes Malajube et Clues, partageront l'affiche. Pas mal, non?! Le prix: un peu plus de 25 $.

Si Malajube n'est plus à présenter, Clues reste moins connu du côté de la scène francophone. Le groupe a fait paraître cette année un très bon disque portant le nom de la formation, sur étiquette Constellation. Parmi ses membres, on note la présence de Brendan Reed, un ex-Arcade Fire pré Funeral , et d'Alden Penner, un ancien du groupe The Unicorns.

Les Unicorns, qui ont oeuvré de 2000 à 2004, avaient un son assez similaire aux premières pièces de Malajube, comme Le Robot Sexy ou Le Bataillon. Aujourd'hui, Clues et Malajube ont tout de même progressé par rapport, mais restent quelque part cousins de la fesse gauche. Écoutez ici Perfect Fit, de Clues, et Ursuline, de Malajube, et comparez.



jeudi, octobre 15, 2009

Votez pour le pire de la musique d'ici

Le forum Indiequebec, une dose quotidienne d'information, de discussions et de potins de la scène locale, s'est amusé encore une fois cette année à sonder les internautes mélomanes afin de trouver le pire de la musique d'ici. Ce n’est pas le choix qui manque, alors pourquoi ne pas aller remplir leur formulaire. Ça prend deux minutes et ça va certainement vous réconforter dans vous goûts musicaux. Dans le fond, Annie Dufresne, c'est pas si mauvais que ça... not!

Cliquez ici pour lancer le sondage en ligne.

WD-40: Né pour être sauvage diffusé deux fois au FNC

Si, aux FrancoFolies 2008, vous aviez manqué la diffusion du film WD-40: né pour être sauvage, du réalisateur Pierre Alexandre Bouchard -- aussi le chanteur d'El Motor -- sachez que le Festival du nouveau cinéma l'a ajouté à sa programmation cette année, et ce deux fois plutôt qu'une.

Le documentaire sur le groupe rock quasi mythique de la scène alternative sera sur l'écran du Cinéma du Parc le 16 octobre à 21 h, et au Cinéma eXcentris le 18 octobre à 17 h. La sortie en magasindu DVD est prévue le 10 novembre prochain.

Né pour être sauvage s'attarde sur les deux membres principaux du groupe, les frères Alex et Étienne Carrier, mieux connus par les fans sous les noms d'Alex Jones et de Jean-Loup Lebrun. Pierre Alexandre Bouchard, caméra à l'épaule, a suivi en 2007 une tournée particulièrement ratée au Saguenay. En parallèle, dans le film, on peut aussi voir des images d'archives d'une tournée similaire, enregistrées il y a plusieurs années. Mêmes paysages, mêmes déboires, même résultat.

Clip et lancement pour We Are Wolves

Il resterait des billets pour le lancement du nouvel album de We Are Wolves ce soir, et aussi pour la supplémentaire de demain, au National. Si ça vous chante, courrez-y.

Le groupe lance d'ailleurs un clip pour la pièce Holding Hands, tirée de leur disque Invisible violence, lancé la semaine dernière. Réalisé par Ian Cameron et le membre de We Are Wolves Alex Ortiz, le vidéo montre la journée de début d'automne de deux ti-culs en bécycle, en excursion vers l'inconnu. Ça commence et se termine par le crépitement du feu de pétards, qui comme les lasers, éveillent en nous un homme de néandertal frottant deux silex pour la première fois.

We Are Wolves Holding Hands music video from Dare To Care Records on Vimeo.

mardi, octobre 13, 2009

Deux paires de billets à tirer pour Alexandre Désilets et Émilie Proulx










L'équipe de l'auteur-compositeur-interprète Alexandre Désilets a pensé vous offrir deux paires de billets pour son spectacle de vendredi, le 16 octobre, à la maison de la culture Maisonneuve. Une nouvelle pièce de Désilets peut être écoutée pendant la deuxième heure de la dernière balado de Franco Phil.


Le gagnant du prix Félix-Leclerc 2009 sera précédé sur scène de la non moins talentueuse Émilie Proulx, qui a fait paraître cette année son premier disque La lenteur alentours. Deux chansons de Proulx sont téléchargeables sur son site Internet.

Mise à jour: Félicitation aux deux gagnants, Philippe et Claudine!

dimanche, octobre 11, 2009

Ferland, l'underground québécois?

Vous vous souvenez, il y a quelques mois on vous disait que Charlotte Gainsbourg allait reprendre sur son prochain disque, une pièce de "l'underground québécois"? Jane Birkin avait confirmé la présence de cette chanson, en ajoutant: "c'est extraordinairement drôle».

Et bien on sait maintenant que cette pièce suggérée par Beck -- qui travaille avec la fille de Serge -- est Le Chat du café des artistes, de Jean-Pierre Ferland.

Hein? Ferland? On sait que le concept de l'underground est un peu élastique, mais là c'est quand même étirer la marge jusqu'au centre! Tout dépendant, évidemment du point de vue, d'à partir d'où on dirige notre regard.

Rien à redire sur le choix de la chanson, une de mes préférées de Jaune, la musique y est débile, la mélodie porteuse, le drum tout simplement génial. Mais il me semble que Gainsbourg et Beck auraient pu gratter un peu plus, piger parmi les véritables talents de l'underground d'ici. Visiblement, il ne fallait pas voir la drôlerie de Birkin comme de l'humour, mais comme de l'étrangeté.

Faisons donc deux constats:
1- Chers lecteurs, notre rêve de voir la comédienne-chanteuse reprendre WD-40, Mononc' Serge, Les Trois accords, Plume, Jean Leloup ou André Guitare est mort et enterré.
2- On est toujours underground par rapport à quelqu'un d'autre.

samedi, octobre 10, 2009

We Are Wolves - La sagesse du loup

Figure de proue de la scène alternative montréalaise, l'énergique trio We Are Wolves a procédé cette semaine à une nouvelle attaque musicale mélangeant le punk et la musique électronique. Deux ans après le succès de l'hypnotisant et agressif Total Magique, qui leur a permis de tourner en Europe et aux États-Unis, les loups ont gagné un peu en sagesse sur leur nouveau disque, Invisible violence, où la guitare et les mélodies prennent une plus grande place aux côtés des claviers et des percussions.

Alexandre Ortiz (voix, guitare et basse) et Vincent Lévesque (claviers), issus des arts visuels, et Antonin Marquis (percussions) ont créé We Are Wolves en 2000, attendant près de cinq ans avant de lancer leur premier disque, Non-Stop je te plie en deux. Remarqués par les initiés, c'est toutefois avec leur disque Total Magique que les trois musiciens ont rejoint beaucoup de paires d'oreilles -- ils ont même remporté en 2008 un prix Gémeaux pour leur composition de l'indicatif acidulé de l'émission Bazzo.tv!


Après avoir livré de féroces concerts de San Diego à Prague, en passant par Toronto et Londres, ces amoureux des rythmes répétitifs avaient visiblement envie de modifier leur son. «Je pense qu'on voulait un peu plus de beauté», résume Vincent Lévesque au bout du fil. Bon, Invisible violence reste dans le même filon que son prédécesseur, mais il est vrai que les morceaux, majoritairement chantés en anglais, sont mieux dosés, laissant un peu d'air passer entre les instruments. Presque absente de Total Magique, la guitare électrique prend maintenant une plus grande part, alors que les claviers et les synthétiseurs sont moins saturés et livrent un son électronique inspiré des pionniers du genre -- Karftwerk, par exemple.

"On avait un désir de mélodie, et il y a moins de place pour les mélodies quand tout est dans le tapis, raconte Vincent Lévesque, qui travaille maintenant avec quelques nouveaux instruments. On a aussi appris à jouer quand il faut jouer. On avait le feeling que personne n'avait sa place, c'était rendu un gros paquet, et on voulait aérer ça un peu pour qu'on puisse entendre les sections importantes.»

Des voix et de la violence
Parmi les «sections importantes», le claviériste souligne la section vocale, maintenant mise davantage en avant-plan au mixage. «La voix, c'est tellement un truc qui rejoint l'humain au premier degré, ça serait stupide de ne pas s'en servir. Et on assume plus les textes aussi.»

Si Total Magique abordait dans sa prose un certain mysticisme, Invisible violence nous plonge en pleine nuit, dans un état de confusion, de commotion, où les références aux rêves, à la lumière, aux couleurs et à la nature sont nombreuses. «The world is in movement / and movement is violence / the violence to motion / to motion desires», peut-on entendre sur Vague, écrite, comme toutes les pièces, par Alexandre Ortiz.

«C'est une vision un peu plus philosophique de la violence, comme étant le mouvement, le dynamisme, raconte Vincent Lévesque. En partant d'un point rien, d'un point vide, chaque petit truc, chaque petite émotion à partir de là est violente par rapport à l'arrêt.»

We Are Wolves lance son dernier-né les 15 et 16 octobre au National, à Montréal. Le trio fera ensuite un saut à New York avant de lancer une tournée québécoise d'une quinzaine de dates. «Ça me garde à flot de pouvoir tourner avec ce projet-là, qu'on a construit de toutes pièces, confie Lévesque. Quelques années plus tard, on se retrouve à voyager entre amis avec notre musique. C'est assez fantastique.»


vendredi, octobre 09, 2009

Critique: Fred Fortin - Plastrer la lune

Rock
Plastrer la lune
Fred Fortin
C4 - Dep
Que l'auteur-compositeur-interprète Fred Fortin ait laissé filer cinq longues années entre son sombre et génial Planter le décor et ce nouveau Plastrer la Lune a inévitablement fait grimper les attentes des amateurs du bleuet le plus aimé de la scène alternative. La poussière maintenant un peu retombée sur cette parution, on peut en peindre un portrait très favorable, non sans quelques taches. Fortin revient sur ce quatrième disque à un son plus brut et sans dentelle, parfois en homme-orchestre, parfois avec quelques comparses (Olivier Langevin, Robbie Kuster, Jocelyn Tellier). Le chanteur y dessine avec une poésie simple mais touchante une série de personnages étranges et inspirants. Sur Le Mur, Madame Rose, Plastrer la Lune ou Le Cinéma des vieux garçons, Fortin atteint le sommet de son art, tout est à sa place et dans le bon ordre. Par contre, ça grince lors de quelques titres voulus comiques et beaucoup moins réussis (La Merveille masquée, Mumu). Ne boudez pas votre plaisir pour autant, et courez chez le disquaire. Vite.

Franco Phil: la baladodiffusion du 9 octobre

De découvertes en nouveautés, Franco Phil a encore frappé. Du nouveau-vieux de Bernard Adamus, du -M-, du Polipe, des Amis au Pakistan... Ça commence gris, et ça finit grisant! Au menu:

Première heure: Martin Léon (Le Râteleur), Geneviève Toupin (Sur la route), Philippe B (Fille à plumes), Placard Macbeth (Désert), Fred Fortin (Madame Rose), Thomas Fersen (Punaise), Alcaz (La jolie chance), Guylaine Coderre et Charles Guilbert (Piste 1), Guillaume D'Aou (Le chemin du bonheur), -M- (Mister Mystère), Éléphantine (À l'infini), Damien Robitaille (Mon nom).

Deuxième heure: Polipe (Bien perché), Paul Cargnello (Une Rose noire version Bragging), Bernard Adamus (Ontario), Mononc' Serge et Anonymus (Tout le monde se crisse de Mononc' Serge), Les Trois accords (Nuit de la poésie), Les Amis au Pakistan (Imbrastingra), Shampouing (Bazou love), Navet Confit (Les chansons), Monogrenade (Ce soir), Alexandre Désilets (Où vent nous mène), We Are Wolves (Rue Oblique), Mille Monarques (Engin de Mort).

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

jeudi, octobre 08, 2009

Bonsound mélange tout son monde sur une compilation

L'étiquette de disque et maison de gérance Bonsound fête ses cinq ans d'existence en vous gâtant un p'tit brin.

Bonsound offrira gratuitement une chanson par mois durant la prochaine année. L'étiquette a demandé à ses bands de faire une reprise d'une chanson d'un autre des groupes de Bonsound. Un exemple: Philippe B a enregistré une reprise de Fille à plumes, de Malajube. Ça se télécharge aisément par ici.

Bonsound travaille entre autres avec Malajube, Creature, DJ Champion, Radio Radio, Le Nombre, et Call Me Poupée. Faites vos prédictions!

mardi, octobre 06, 2009

Du beau monde au Coup de Coeur francophone

La programmation du 23e Coup de coeur francophone a été dévoilée ce midi, alors à vos agendas pour réserver quelques une des vos soirées de novembre.

Il y a quelques spectacles phares cette année, comme ces 5 concerts en autant de jours d'Antoine Gratton, au Club Soda, ou les trois soirées de Pierre Lapointe au Lion d'Or, où il sera seul au piano à partir de minuit -- ça promet.

Le CCF sera aussi prétexte aux premières Montréalaises de Luc De Larochelière, Amylie, Jipé Dalpé, Guillaume Arsenault et de Guy-Philippe Wells. Ce sera aussi un des premiers concerts de Bori en ville avec pas de masque, comme dirait l'autre.

Les artistes émergents auront encore une bonne place dans la programmation de l'événement, 45 formations joueront lors de la série Au coeur de la nuit à l'Escogriffe, au Bistro In Vivo et au Divan Orange. Parmi eux, Mimi VanDerGlow, Meta Gruau, Lac Estion et Grosse Distorsion, Polipe et David Martel et Zéphyr Artillerie.

Ne manquez pas non plus le concert Bernard Adamus // Placard-Macbeth, le 7 novembre au Cabaret du Musée juste pour rire, ça promet.

Comme le CCF n'est pas que local, l'édition montréalaise aura son lot de francophones d'un peu partout. Côté Français, il y aura Les Ogres de Barback, Presque Oui, MeLL, Babx, Usthiax et Alcaz’. Le Belge Suarez, le Suisse Jérémie Kiesling y seront également, tout comme l'acadien Frédéric Gary Comeau et la Manitobaine Geneviève Toupin.

Tous les détails sur le site du Coup de coeur francophone.

Adamus gagne le prix Écho de la SOCAN

Après avoir gagné un prix à Petite-Vallée avec sa chanson La Question à 100 piasses, voici que Bernard Adamus remporte une autre grosse récompense avec ce morceau, soit le prix Écho remis par la SOCAN, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.

Le prix vient avec une bourse de 5000 $, de quoi s'acheter des instruments neufs qui valent encore plus cher!

Adamus a devancé des artistes de qualité, soit Marie-Pierre Arthur (Pourquoi?), Yann Perreau (Beau comme on s'aime), Paul Cargnello (Bras coupé) et Malajube (Porté disparu). Le pendant anglophone de ce prix, le ECHO Songwriting Prize, a été attribué à Derek Christoff et Robert Baker, pour leur chanson Nobody with a Notepad.

lundi, octobre 05, 2009

Bernard Adamus signe sur Grosse Boîte

Vous êtes plusieurs à me partager votre amour pour Bernard Adamus. Paraît même que c'était un peu le délire l'autre soir au Quai des Brumes pour le concert-bénéfice organisé afin que le chanteur d'Acapulco, victime d'un vol, puisse s'acheter de nouveaux instruments.

Alors voici une bonne nouvelle pour vous, et pour lui, Adamus a signé sur l'étiquette Grosse Boîte. C'est Pat K qui a vendu la mèche hier soir au GAMIQ. Adamus bénéficiera donc fort probablement d'une meilleure distribution en magasin et du travail de l'équipe de la maison de disque.

Grosse Boîte (Avec pas d'casque, Tricot Machine, Coeur de pirate, La Patère rose) rééditera son premier album, Brun, le 3 novembre.


Franco Phil: la baladodiffusion du 2 octobre

Voici votre nouvelle baladodiffusion, deux heures de bonne musique franco en tout genre, parfait pour être au courant de tout et pouvoir entretenir des discussions mondaines sans aucun problème dans les 5 à 7. Au menu:

Première heure: Chinatown (Secousses), Damien Robitaille (Homme autonome), Edgar Bori (Noël), Andrea Lindsay (Gin Bombay), MiCkey (3d) (1988), Lady and Bird (Que n'ai-je), Brigitte Saint-Aubin (Je plonge), Placard Macbeth (Raccourci), Bernard Adamus (Brun, la couleur de l'amour), Flou ID (La grande roue), Les Colocs (La comète).

Deuxième heure: Navet Confit (Plastique à la cerise), Mille Monarques (L'Immense larme), Avec pas d'casque (L'Amour passe à travers le linge), Les Trois accords (Elle s'appelait Serge), Lac Estion (Et moi), Fred Fortin (Le mur), Mara Tremblay (Toutes les chances), Les Amis au Pakistan (Cosmetic Cosmic), Ludo Pin (Ça branle dans le manche), Xavier Caféïne (Vive la mort), Yann Perreau et Loco Locass (Le bruit des bottes).

Téléchargez la balado en cliquant ici. Bonne écoute!

Patrick Watson domine le GAMIQ

Le Club Soda a vu s'abattre une déferlante nommée Patrick Watson, hier, lors de la 4e édition du Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ), alors que le groupe anglo-montréalais a remporté cinq prix, soit autant de victoires que de nominations.


Le quatuor composé de Patrick Watson, Robbie Kuster, Simon Angell et Mishka Stein a gagné dans des catégories importantes, soit celles d'Artiste de l'année, d'Auteur-compositeur de l'année, de Carrière internationale de l'année et de Spectacle de l'année. Leur album Wooden Arms a également été décoré dans la catégorie Album indie pop de l'année. Comme les trophées étaient des bocks de bière (pleins), Watson et Kuster ont certainement dû passer une bonne soirée!

La soirée du GAMIQ, une sorte de gala de l'ADISQ pour les artistes alternatifs où les gagnants sont choisis par un jury de l'industrie et aussi par le public, aura donc laissé bien peu de choses aux autres formations et artistes en nominations, aucun d'entre eux n'étant reparti avec plus d'un trophée en main. Le duo Beast, malgré ses cinq nominations, a dû se contenter d'un seul prix, pour l'album électro de l'année. Coeur de pirate a été choisie Révélation de l'année, alors que le Labyrinthes de Malajube leur a permis d'obtenir le prix du meilleur album indie rock.
Le superbe Tu m'intimides, de Mara Tremblay, a été choisi Album chanson de l'année, alors que le trio Avec pas d'casque a gagné le prix de l'album folk/country de l'année. Omnikrom, Band de garage, Bell Orchestre, Mononc' Serge & Anonymus, The Brains, Kodiak et Vulgaires Machins ont également vu leur travail récompensé. L'inénarable Mononc' Serge a certainement lancé la meilleure réplique de la soirée, en disant: "l'année prochaine, ils devraient nous donner de la poudre au lieu de la bière, ça nous aiderait à rester réveillé!"

Le GAMIQ était animé par la sympathique formation The United Steel Workers of Montreal, qui a toutefois montré de sérieuses lacunes en français. Une fois sur deux, on ne savait même pas trop quel groupe allait se pointer sur scène, c'est dire.

La soirée a aussi souligné le travail de Jean-Robert Bisaillon en lui remettant le Prix Hommage. L'ancien membre du groupe French B s'est grandement impliqué auprès des artistes émergents, en fondant entre autres Local distribution et la SOPREF.

vendredi, octobre 02, 2009

Mara Tremblay - Le Printemps des amants

Mara Tremblay a lancé plus tôt cette année un excellent disque, Tu m'intimides, qui sera sûrement dans mon top 10 de l'année. En plus, son spectacle était franchement bon. Elle a malheureusement été affectée récemment par une vilaine hernie discale, qui l'a forcée à annuler ses concerts.

On peut tout de même se mettre sous la dent ce nouveau clip, pour la pièce Le Printemps des amants. Mara rentre chez elle, et c'est plutôt l'automne, voire l'hiver pour un couple de son bloc. La chanteuse s'en fout, vit dans son monde au ralenti, dans sa bulle amoureuse. Une réalisation de Benjamin Lussier.

Xavier Caféïne, à la vie, à la mort

Trois ans après avoir posé un regard critique sur nos rapports avec le reste du monde avec son album Gisèle, le vétéran rockeur Xavier Caféïne garde toujours le cap. Sur son dernier-né, Bushido, le chanteur a encore les yeux rivés sur l'international, mettant en lumière nos paradoxes dans les domaines de la religion, de la guerre, de la vie et de la mort.

Le titre de ce nouveau disque de Xavier Caféïne n'est pas anodin, loin de là. Celui qui, avec son groupe Caféïne, a lancé son premier album, Mal éduqué mon amour, dès 1997 s'est fortement inspiré du code du Bushido -- sorte de guide de conduite pour les samouraïs -- pour l'écriture des textes. Pas si étonnant quand on sait que l'auteur de La Fin du monde, de Montréal (cette ville) et de Tu ne peux pas partir pratique les arts martiaux depuis environ quatre ans et admire Robert Lepage et le champion de combat ultime Georges St-Pierre.

«L'ouverture du livre du Bushido, c'est un avertissement», explique Caféïne en plissant les yeux pour se souvenir le plus fidèlement possible de la phrase exacte, lue des dizaines de fois. «Toute personne qui se dit avoir l'esprit guerrier se doit de vivre avec la mort à l'esprit jour et nuit. Avoir la mort à l'esprit, ce n'est pas morbide, au contraire. C'est avoir l'idée qu'on n'est pas éternel, c'est respecter la vie en ayant la mort en tête.»

Sans être déprimant, le ton de ce nouveau disque n'est clairement pas à la badinerie. Il y a des coups de gueule en direction de l'Amérique, des références au traitement passé des peuples autochtones, des textes sur Dieu, la guerre et la paix, et, en toute logique avec le Bushido, des mots à propos de la vie et de la mort.

En colère, Xavier Caféïne? Rencontré quelques heures avant le lancement de son album dans les loges du Cabaret Juste pour rire, le chanteur hésite. Oui et non. Vêtu d'un t-shirt imprimé d'un dessin asiatique sous un veston de cuir à l'effigie du groupe Neu!, Xavier se gratte la tête un brin. «J'appelle ça une colère joyeuse, une colère spirituelle, une colère à la verticale, où je vise vers le haut, vers le lumineux, précise-t-il, philosophe. C'est une montée de lait, mais positive. J'aime l'humain, dans sa beauté et dans ses défauts, dans sa fragilité aussi.»

Homme à tout faire
Comme pour l'album Gisèle, qui l'a révélé au grand public, le musicien dans la jeune trentaine a joué presque tous les instruments sur Bushido, ne laissant que quelques séquences pour Joseph Donovan, qui a coréalisé le disque avec Adrian Popovich. «Ils ont été très importants, parce que quand tu joues de tout, de la batterie, de la guitare, des claviers, tu as un peu tendance à t'épuiser, et à te contenter de moins pour en finir au plus vite!»

Grand frère musical de son prédécesseur, Bushido reste dans le même esprit mélodique punk, mais avec une touche différente dans le son. «J'ai ouvert la musique un peu, je l'ouvre un peu plus chaque fois; partir d'un endroit et la transporter à un autre.» La ligne de guitare plus new wave sur Vive la mort, les notes de claviers aux sonorités orientales sur Les Bons et les Méchants et Le Voyage dans le temps, par exemple.

Caféïne s'est même amusé à reprendre Viva, un morceau trilingue du groupe allemand La Düsseldorf écrit par Klaus Dinger. La pièce, qui rappelle l'introduction et la conclusion de son album Gisèle, termine ce plus récent disque sur une note d'optimisme, célébrant la Terre, la vie, l'amour et les enfants. Tout le contraire de la mort, quoi.

***
Écoutez l'album en ligne au www.xaviercafeine.com.

Critique: Placard Macbeth

Folk
Placard Macbeth
Placard Macbeth (CD-DVD)
Indica / Outside

Placard, c'est Dany Placard, qu'on a déjà surnommé dans ces pages le Tom Waits québécois. Macbeth, c'est Toots Macbeth, son comparse musical. Ensemble, ils se sont payé une fantaisie musicale originale: revisiter à la manière des années 1920-1930 toutes sortes de chansons de Placard, celle de son ancien groupe Plywood 3/4, celle tirée de sa collaboration avec Carl-Éric Hudon et celles puisées dans ses deux disques solos. Au coeur de cette espèce de best of sans flafla et sans dentelle, Dany gratte la guitare acoustique, Macbeth enrobe le tout avec un banjo ou un dobro, alors qu'on entend ici et là une batterie et une contrebasse discrètes. Ces versions fort honnêtes ont été captées en spectacle ou enregistrées dans un chalet, on y entend même les chaises qui craquent et la foule qui rit. Le tout vient avec un DVD pas vraiment transcendant offrant des extraits de concerts (avec un faux fini raté de vieille pellicule) et des séances d'enregistrement. Bref, sans nous renverser de plaisir, Placard Macbeth se prend sans rechigner, comme un cadeau entre deux anniversaires.

Critique: MiCkey [3D] - La Grande évasion

Chanson
La Grande Évasion
MiCkey [3D]
Moumkine / EMI

Mickaël Furnon semble brouiller les pistes derrière lui. Après avoir lancé un disque solo en 2007 sous le nom de Mick est tout seul, le leader de la formation française Mickey 3d (Matador, Tu vas pas mourir de rire, La Trêve) revient avec de nouveaux morceaux, cette fois sous l'appellation légèrement modifiée de MiCkey [3D] -- les compositions sont de lui, mais avec de nouveaux musiciens. La Grande Évasion est en fait un hybride entre les thèmes plus personnels du projet solo de Furnon et le son plus «lourd» de sa formation. Intéressant mélange a priori, mais le résultat n'est pas complètement satisfaisant. Il y a bien quelques titres velcro, comme Je m'appelle Joseph, 1988 et Paris t'es belle, mais sur la durée, on se lasse. Le constat est que MiCkey [3D] n'a pas vraiment fait son bout de chemin musical et que, sauf pour quelques touches plus électroniques (Méfie-toi l'escargot), La Grande Évasion reste dans les sillons déjà entendus de Furnon -- des touches de Beck et des guitares acoustiques aux rythmes répétitifs. Les fans aimeront, les autres s'évaderont.

jeudi, octobre 01, 2009

Retailles d'entrevue: Fred Fortin



À la table du Pouding Café, rue Ahmerst, Fred Fortin parle de son album Plastrer la lune avec fierté. Une bonne heure de discussion, sur plusieurs sujets (la musique, la famille...), et pas vraiment d'explications chanson par chanson. Il y a beaucoup à lire par ici, mais comme on ne peut pas toujours étirer l'élastique à l'infini, voici quelques retailles d'entrevue.

Au sujet du son recherché
La musique que j’aime le plus, c’est des trucs comme Ray Charles, avec du groove. Des trucs plus sentis qu’élaborés et pensés. Mais je ne suis pas arrivé là pantoute en même temps, c’est juste une quête, et je me débrouille avec ce que j’ai comme ressource, comme talent. Je vais où je peux, c’est de l’instinct rendu là.

À propos des personnages
Dans les villages, y’a toujours des gens que tout le monde connaît, sans vraiment les connaître. Dans mon enfance à Dolbeau, y’en avait. À Saint-Prime tout le monde a des surnoms, à Saint-Félicien même chose. C’est comme le transsexuel à Saint-Prime… tout le monde le connaît! C’est cool qu’il y ait du monde qui s’affirme, qui sont ce qu’ils sont, et qui sont acceptés. On en a justement perdu un récemment, Paul Armand, un type qui faisait du pouce dans le milieu de la rue, et qui était tout le temps en maudit quand tu l’embarquais pas. Il tirait aux cartes pour se faire de l’argent, avec 15 ou 20 cartes à peu près. Et il commençait tout le temps par: "t’es orgueilleux, toi, hein?"

Sur l'écriture d'une chanson
Toutes les fois, tu te demandes si tu vas être capable. Toutes les fois, c’est fini, je n’en ferai plus jamais. Y’a beaucoup de tounes qui sont nées dans la dernière année pendant que j’enregistrais. Des fois, j’enregistrais tant que je pouvais, mais ça ne marchait pas. Alors je m’assoyais, je jouais un petit peu de guitare tranquillement, et pouf, y’a des tounes qui sortaient. Je mettais le doigt sur quelque chose. Et souvent quand je ne suis pas capable de la finir d’un coup, elle ne reste pas. Mes tounes que je préfère ont été créées rapidement.

Sur Thomas Fersen
Ça m’a donné de la confiance, un boost. J'ai tourné là-bas dans des conditions incroyables, que j’ai jamais vécu et que je ne revivrai probablement jamais! Des grosses sales, des voyages en TGV, le tour-bus gigantesque avec des sièges en cuir… Par contre des fois je trouvais les salles trop grandes, impersonnelles.

Sur l'impact possible de Moisi Moé'ssi à Star Académie
Que la toune soit sur leur album et que ça soit un single, ça m’a surpris. C’est drôle parce que cette chanson-là, elle ne devait même pas être sur mon premier disque. Je l’avais faite sur un démo avant, mais Pierre Bouchard avait insité pour que je la mette. J’ai écrit ça quand je commençais à écrire des tounes, c’était une des premières qui se tenaient. Si on est réaliste, ce que je fais est pas mal plus dur à assumer que la version polie d’une de mes tounes. Y’a peut-être une petite proportion du public qui aura l’endurance pour passer à travers une ou deux tounes de Fred! Ça fait mal ce que je fais (rires). Le monde a pas envie d’entendre ça…! J’ai jamais vraiment joué à la radio de toute façon.

Sur le documentaire La bête volumineuse, qu'a réalisé Antoine Laprise sur Fred Fortin
C’était pas évident. C’était pas parti comme je pensais. Ça faisait longtemps qu'on se disait qu'en tournée ou en enregistrement, on pourrait prendre des images. Je pensais que ça serait comme ça, mais après c’était les longues entrevues, ils même sont venus 8 jours au chalet pendant que j’enregistrais, même que je m’étais gardé des tounes pour quand il viendrait. Antoine est rentré avec un preneur de son, un caméraman, une équipe complète! Il avait mis des caméras de surveillance au chalet, que moi j’ouvrais et fermais. On a eu du fun par exemple. Avec Olivier Langevin, on extrapolait la réalité souvent, on répondait des menteries avec le ton sérieux, sur ma carrière en Russie... On n’apprendra pas grand-chose sur moi!