L'inénarrable et pas très délicat Mononc' Serge vient de lancer un nouveau clip, pour la pièce Le Rejet. Ça faisait quelque temps qu'on l'attendait après les annonces sur son site Web, et voici qu'il est en ligne.
Dans un scénario écrit au gros crayon-feutre qui pue et qui passe à travers la feuille, Mononc' Serge met en scène un gros rejet boutonneux qui se fait varger dessus par le reste de sa classe -- une douzaine de métalleux, dont la bande d'Anonymus. Même Jésus le miséricordieux empoigne la pioche pour attendrir le pauvre rejet de quelques coups. La leçon: il est préférable de ne pas être rejet. Ou quelque chose comme ça.
lundi, novembre 30, 2009
Mononc' Serge casse du rejet
Publié par
Philippe Papineau
à
4:00 p.m.
Libellés : le rejet, Mononc' Serge, videoclip
Les Breastfeeders: 10 ans de rock brut mais intelligent

Il y a déjà dix ans que le groupe de rock montréalais Les Breastfeeders a pris ses premières tétées (de bière, peut-être). Leur premier concert, c'était aux Bobards, avec !Alice? et Rachelhalemsa. Et ce sont ces concerts qui ont fait la réputation de ceux que tout le monde appelle affectueusement "Les Breasts", comme s'ils étaient de la famille.
Parce qu'en dix ans, il n'y a eu que deux albums produits par le chanteur-dandy Luc Brien et sa bande, soir Déjeûner sur l'herbe en 2004, et Les Matins de grands soirs, en 2006 -- exception faite d'un court EP entre les deux où ils reprenaient entre autres, Pousse-toi, une version de Nice Try, des Sinners.
Les Breastfeeders sont parmi les rares formations rock capables de joindre un volet ludique à un volet intellectuel. On peut prendre leur musique rock garage aux accents sixties en surface et danser comme Johnny Maldoror (en gardant ses vêtements), mais on peut aussi plonger dans le livret, et trouver les références au cinéma, à la littérature, à la philosophie, à l'Histoire...
Mais ça, c'est plus pour les écouteurs. Sur scène, ça explose, ça saute, ça tonitrue, avec élégance mais sans compromis. Je n'ai jamais été déçu d'un show des Breasts, et je ne crois pas que personne ne sera déçu au Lion d'Or demain, le 1er décembre, lors du concert anniversaire de la formation. Les billets s'achètent 10 $ à l'Esco -- leur repère --, ou sur la boutique de Bonsound en cliquant ici.
Sunny Duval, Joe, Luc Brien, Suzie McLeLove et Johnny Maldoror sont entrés en studios ces derniers jours, et un nouvel album sera en magasin au printemps.
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Philippe Papineau
à
9:26 a.m.
Libellés : anniversaire, Les breastfeeders, spectacle
vendredi, novembre 27, 2009
Franco Phil: la baladodiffusion du 27 novembre
De retour à la pleine longueur pour cette édition de Franco Phil. Ça commence avec pas mal d'européens (Renaud, M, Jeronimo...), mais ça se termine heureusement avec d'obscurs pièces de groupes méconnus qui font du bruit. Comme on les aime. Au menu:
Première heure
- M (Le Roi des ombres)
- Marie-Pierre Arthur (Droit devant)
- Jeronimo (Bel ange)
- Damien Robitaille (L'Ermite dans la ville)
- Babx (Cristal Ballroom)
- Dick Annegarn (Soleil du soir)
- Renaud (Adieu à Rhonnda)
- Bernard Adamus (Le Cimetière)
- Antoine Corriveau (Barcelone)
- Max Ricard (Fantômes)
- Domaine Alary (Accidents)
- Navet Confit (Opéra)
- Monogrenade (Ce soir)
Deuxième heure
- Le Roi poisson (Chien galeux)
- Fred Fortin (Le Mur)
- Les Breastfeeders (Et j'apprend que c'est l'hiver)
- Patrick et les brutes (Toutes les filles sont folles de moi)
- Jeune Chilly Chill (Sur le régulier)
- Mad'moizèle Giraf (Fanny)
- Chocolat (Pïano élégant)
- Polipe (Écrémé)
- For Those About to Love (Fusion Ana Tomik)
- Panache (Poissons)
- Géraldine (Enrôle-toi dans mes bras)
- Les Amis au Pakistan (Cosmétic Cosmic)
- Grosse Distortion (Les Yeux gelés)
Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
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Philippe Papineau
à
1:59 p.m.
Libellés : baladodiffusion, CIBL, Franco Phil, podcast
mercredi, novembre 25, 2009
Spectacle: La Patère rose au Cabaret
Soirée en deux blocs, hier au Cabaret Juste pour rire, où le trio La Patère rose effectuait sa rentrée montréalaise officielle, après avoir roulé sa bosse dans une multitude de petites salles depuis la parution de leur premier album, en mars.
Le format et l'ambiance de cette salle étaient parfaits pour le groupe et son public, que j'ai trouvé assez jeune en âge -- exception faite des vieux décrépis de 28 ans qui traînaient au fond, évidemment.
Fanny Bloom, Roboto et KiloJules ont débuté leur concert en lion, dans une surprenante discipline. Pif paf pouf, l'Épilogue a déboulé sur Les Deux bonnes soeurs, PaceMaker et Décapote, avec à peine une respiration entre chaque. Pas de badinages, mais pas de grands contacts avec nous non plus. Pro mais rigide. La ligne est mince.
Ça a pris un certain temps, donc, pour que leur magie n'égale leur rigueur. Pas mal, l'idée de reprendre Le Troubillon de la vie, de Jeanne Moreau, pièce velcro entendue dans le film Jules et Jim, de François Truffaut -- et aussi au radiothon de CIBL, mais bon! Ça a mis la table pour la suite du concert.
Le trio a invité sur Chamord-sur-mer les (autres) potes de Misteur Valaire, et déjà ça levait plus. Sur Duchesse, KiloJules déconnait un peu, mimant des envolées de papillons avec ses mains, et jouant les rôles du sampling des Aristochats. Ça nous a accroché un sourire, et bon, on avait l'impression après que Fanny se lèvait davantage du clavier, qu'elle bougeait plus et que tout le monde, le groupe y compris, avait l'air de s'amuser. La Marelle s'est terminée par ce qui semble être une pièce connue du répertoire anglo pop cool que je ne connais pas -- je me spécialise dans les inconnues, hein. Même l'espèce de gros capteur de rêve illuminé -- le cristal de Mutantès pour les pauvres, dirait-on à la blague -- imaginé par l'éclairagiste Mathieu Roy s'est mis de la partie, clignotant en tout sens.
Et à partir de là, et bien, c'est complètement sorti des ornières. Le rappeur Benny BBQ, inconnu au bataillon avant hier, est arrivé pendant Backyard Souvenir pour chambranler le tout avec succès, puis sont arrivés les chapeaux de plumes, et une série de nouvelles pièces, dont Aborigènes Bitches -- ça ne s'invente pas --, On est fait pour aller ensemble (pas convaincu) et Avec toi dedans. Cette dernière a été interprétée par tout ce qu'il y avait de musiciens au Cabaret, le rappeur, Misteur Valaire, La Patère rose et même Grosse Distortion, la première partie du show. Peut-être un clin d'oeil au clip Subterranean Homesick Blues de Dylan, les paroles étaient affichées sur de gros cartons blancs pour que la foule puisse chanter en choeur.
Enfin, c'était un gros party et ça pétait de partout, tout en restant pro.
***
Un mot sur Grosse Distortion. Composé de Jean-François Provençal et Julien Corriveau, deux des humoristes des Appendices ainsi que de France et Luis de Misteur Valaire, le groupe a vraiment fait le boulot. Provencal, à la guitare et au chant, avait tel un Antoine Gratton non pas un oeil marqué d'une étoile, mais bien les deux. Quelque par entre Band de garage, Avec pas d'casque, et Flight of the Concords, le groupe fait rire avec des tounes absurdes -- cette pièce hommage à Beau Dommage --, tout croches mais super efficaces. Parfait pour un petit Quai des Brumes, ce dimanche à 18h , dans la série Déplogue!
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Philippe Papineau
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12:58 p.m.
Libellés : critique, grosse distortion, la patère rose, spectacle
mardi, novembre 24, 2009
Rentrée montréalaise pour La Patère rose ce soir
Je me souviens de la première fois où j'ai vu La Patère rose sur scène. C'était au Francouvertes en 2008, j'étais membre du jury des préliminaires, et la mâchoire m'était descendue de quelques crans. D'abord mal servis par un nom, avouons-le, qu'il faut apprivoiser, La Patère rose m'avait jeté par terre, impressionné que j'étais de la présence scénique du groupe, et de leurs pièces accrocheuses quoique plutôt conventionnelles.
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Philippe Papineau
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9:04 a.m.
Libellés : grosse distortion, la patère rose, spectacle
dimanche, novembre 22, 2009
Critique: Les Denis Drolet - Chants de Plume
Chanson
Chants de Plume
Les Denis Drolet
Spectra Musique /Sélect
Les brunâtres Denis Drolet qui enregistrent sur disque du Plume Latraverse? Oui, pourquoi pas. Grands fans du chanteur à la fois irrévérencieux et romantique, les deux humoristes ont chanté le pilier de la chanson québécoise sur scène à quelques reprises, dont aux dernières FrancoFolies. Sur Chants de Plume, les Denis Drolet ne font pas de blagues ni de sketchs, et ne se risquent pas dans l'adaptation ou le remodelage. Ils offrent plutôt des interprétations extrêmement fidèles des 12 pièces originales choisies — même la présentation graphique mime les derniers albums de Plume. Mêmes solos de guitare, même son de clavier, mêmes cris aux mêmes endroits. Chants de Plume n'est toutefois pas une compilation des tubes de Plume — pas de Bobépine, rien de Pommes de route — et mélange quelques titres plus connus (Rideau, Léon le caméléon, Chambre à louer) à d'autres plus obscurs (Mémoire courte, Bonne soirée, La Fête du mort). Voyons ça comme une main tendue à un public néophyte: des fois, ça prend un coup de main.
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Philippe Papineau
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11:39 a.m.
Libellés : chants de plume, critique, disque, Les denis drolet, Plume Latraverse
Franco Phil: la baladodiffusion du 20 novembre
Franco Phil était en version concentrée cette semaine, puisque l'émission ne durait qu'une heure, le Midi libre débutant à 11h, en direct du Salon du livre de Montréal. Qu'à celà ne tienne, voici 52 minutes de bonbon musical francophone. Au menu:
- Polipe (Bien perché)
- Sylvie Paquette et Monsieur Mono (Ciel de pluie)
- Richard Desjardins version symphonique (Notre-Dame-des-Scories)
- Placard-Macbeth (J'men r'tourne)
- Bernard Adamus (La Foule)
- Les Denis Drolet (Lit vert)
- Panache (Le genou de claire)
- Sunny Duval (Fille d'automne)
- La Patère rose (Décapote)
- Les Conards à l'orange (Le divin divan)
- Locomotiv (Au ralenti)
- Fred Fortin (Madame rose)
Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
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Philippe Papineau
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10:37 a.m.
Libellés : baladodiffusion, CIBL, Franco Phil, podcast
vendredi, novembre 20, 2009
La réalité musicale de Montréal
La boîte Iconoclaste, qui fait de la gérance et de la promotion pour quelques groupes montréalais, propose Montréalités, une compilation de musiques concoctées dans la métropole. Les 17 chansons sont d'abord destinées au marché d'outre-mer, expliquant que Montréal "est un terreau fertile pour les propositions musicales les plus hybrides et stimulantes."
On y trouve des pièces de Mononc' Serge & Anonymus, Vulgaires Machins, Paul Cargnello, Émilie Proulx, Ariane Moffatt, Gaële, Anique Granger, Caracol, Exterio, Alfa Rococo, Bernard Adamus, Bori, Kamakazi, Kodiak, Misteur Valaire, Dany Placard, Chinatown et The Blue Seeds.
Vous pouvez écouter en ligne, ou alors télécharger le tout sur votre ordinateur.
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Philippe Papineau
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4:14 p.m.
Libellés : compilation, montréalités, musique
Radiothon de CIBL: quelques photos de Franco Phil
Vendredi dernie, Franco Phil recevait de la visite en direct du Complexe Desjardins. Voici quelques clichés du passage à l'émission de Paul Cargnello, Guillaume Arsenault et Avec pas d'casque. Les photos sont de Jo-Annie Larue.

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Philippe Papineau
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4:05 p.m.
Libellés : avec pas d'casque, CIBL, guillaume arsenault, Paul cargnello, radiothon
mercredi, novembre 18, 2009
La LIMM sur la toile

Depuis ma première visite (un peu forcée, je dois l'avouer) à la Ligue d'improvisation musicale de Montréal, je suis devenu un fan. J'étais resté sur l'image un peu plate et intellectuelle d'une époque où de l'improvisation musicale était diffusée à la télé. Il n'en est absolument rien. C'est inspirant, drôle et participatif.
La LIMM avait jadis un site Myspace, pas trop mis à jour, et j'arrivais jamais à savoir qui jouait quand et où. Voilà que ni moi, ni vous n'avons désormais d'excuses, puisque la ligue a lancé son site Internet officiel, simple et clair.
On y trouve bien sûr l'horaire, les équipes, mais on peut aussi suggérer des catégories pour les semaines à venir et également se plaindre de cet infâme arbitre au chandail rayé -- qui n'en fait toujours qu'à sa tête -- dans la section Après-match, un genre de La Zone de la LIMM.
Le prochain match a lieu au Petit Campus le 10 décembre et mettra en vedette les équipes du Petit Campus et du Divan Orange.
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Philippe Papineau
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10:47 a.m.
Libellés : Internet, Ligue d'improvisation musicale de Montréal, LIMM, site
mardi, novembre 17, 2009
Télécharger "Lalalala" de Navet Confit gratuitement
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Philippe Papineau
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4:47 p.m.
Libellés : lalalala, Navet Confit, téléchargement
Bientôt la fin des inscriptions aux Francouvertes
Ce message s'adresse aux auteurs-compositeurs-interprètes accompagnés de musiciens et aux groupes francophones de tous genres musicaux. Il vous reste bien peu de temps pour l'inscription aux Francouvertes, le concours de l'alternative musicale francophone.
Après de récents pépins techniques, l'événement a repoussé d'un jour la date limite des inscriptions, qui est maintenant le 24 novembre. Le processus d'inscription est plutôt simple et se fait uniquement en ligne. Suffit de visiter le site des Francouvertes ou celui de Bande à part. Quelques clics, quelques coup de claviers et vous voilà dans la course pour une visibilité plus qu'intéressante.
Au final, le grand prix est la possibilité d'enregistrer un album, mais le processus en soi est d'une valeur inestimable pour les groupes de la relève. Au cours des différentes rondes -- présélection, sélection, préliminaires, demi-finales et finale -- des dizaines d'intervenants du milieu de la musique auront la chance d'entendre les pièces soumises et de voir les artistes en performances.
La 14e édition de l’événement qui a déjà propulsé Damien Robitaille, Karkwa, La Patère Rose et Ariel prendra son envol le lundi 8 février, au Lion d’Or.
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Philippe Papineau
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2:35 p.m.
Libellés : 14e edition, 2009, francouvertes, inscription
Plus d'achat en ligne, moins de musique franco

L'Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) a publié début novembre un intéressant quoiqu'inquiétant rapport statistique sur le marché musical québécois de 2008. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici. On vend plus de disques en numérique, mais la production francophone perd du terrain et est encore impopulaire sur le Web.
L'OCCQ met l'emphase sur le fait qu'entre 2007 et 2008, le nombre de CD vendus a diminué de 17,2 % alors que les ventes d’albums numériques ont augmenté de 76,3 % et celles de pistes numériques -- les morceaux achetés à la pièce -- de 59,1 %.
Il faut toutefois préciser que le Québec est en retard par rapport au reste du pays et par rapport aux États-Unis quant aux ventes en ligne. La musique en mp3 représente 7,2 % des ventes totales dans la province, alors que ce chiffre est de 19,9 % au Canada et de 29 % chez nos voisins du sud. Faut croire qu'on est encore attaché à nos boitiers de plastique et à nos mini-livrets (je le suis!)
Du côté linguistique, rien n'est vraiment rassurant pour la musique de langue française. Selon les chiffres de l'OCCQ, un peu moins des deux tiers des albums québécois vendus sont de langue française (63,3 %), le plus bas niveau depuis 2002. Et dans l'ensemble des ventes, peu importe l'origine des albums, la part des albums de langue française n'était plus que de 30,6 % en 2008, comparativement à 37,7 % en 2007 et 34,6% en 2007.
Le numérique
Le rapport statistique montre aussi la faible popularité des musiques francophones sur iTunes et autre magasin en ligne. La part de marché pour les pistes numériques québécoises -- les singles --est de 6,6 % des ventes (3,4 % pour les pistes québécoises en français), alors que seulement 14,3 % des albums francophones sont achetés en version numérique.
Il y a tout de même un peu d'espoir pour les amateurs de musique électrique, puisque les chiffres de l'OCCQ montrent que le rock -- deuxième genre le plus populaire -- a connu un regain de popularité, représentant 19,1 % du marché en 2008, en comparaison avec 16,4 % en 2007. La musique pop est évidemment la plus populaire -- hé! -- avec un peu plus de 52 %, un chiffre en baisse d'environ 5 points de pourcentage.
Toujours selon l'OCCQ, le genre «jazz et blues» connaît aussi une hausse importante en 2008 (7,1 % contre 4,6 % en 2007), en grande partie en raison du succès de l’album Lost in the 80’s, des Lost Fingers. Hé ben.
lundi, novembre 16, 2009
Savoir parler à ses fans
Coeur de pirate est malade. Bronchite, extinction de voix, ce qui fait que la jeune chanteuse doit annuler des concerts. Dommage pour les fans, ils seront repris dans les mois à venir.
Ce n'est pas tant ça qui m'intéresse ici, mais le fait que la jeune chanteuse aux bras tatoués nous l'annonce sur directement sur Vimeo. Dans un message d'un peu plus d'une minute trente secondes, Béatrice Martin, d'une voix étouffée, s'excuse auprès de ses admirateurs, montrant ses médicaments et nous dévoilant ses états d'âme, voire son petit burn-out.
Si on ne doute pas du tout de l'authenticité ou de la spontanéité de sa démarche, ce vidéo reste un autre exemple de la capacité de coeur de pirate d'utiliser le Web comme outil de promotion. Un communiqué? Peut-être. Un vidéo en ligne sur la toile? Évidemment. Elle y est même maquillée.
Dans un texte que j'ai écrit pour Le Devoir cet été, le collègue André Péloquin, du Bang Bang, soulignait ceci: "C'est une artiste qui n'a pas eu à apprendre le langage Internet, elle est née dedans. Elle a déjà son Twitter et elle sait s'en servir, elle utilise Facebook aussi, elle commente dans les blogues où on parle d'elle... Veut, veut pas, ça donne un aspect sympathique à l'entreprise, et ça encourage à en parler.»
En début de parcours, Coeur de pirate s'est fait connaître sur MySpace, et a régulièrement nourri les forums de discussions musicaux. Une fois de plus, elle parle ici directement à ses fans. Génération Passe-Partout ou Génération Internet?
Je suis malade from beatrice martin on Vimeo.
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Philippe Papineau
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5:09 p.m.
Libellés : coeur de pirate, Internet, promotion, vimeo
Indica recrute Le Roi Poisson
L'étiquette de disque indépendante Indica ajoute un nouveau spécimen à son aquarium. On apprend aujourd'hui que le groupe Le Roi Poisson a signé avec la maison de disque qui compte déjà sous son aile Dany Placard, Xavier Caféïne, Vulgaires Machins, Priestess et plusieurs autres.
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Philippe Papineau
à
1:46 p.m.
Libellés : indica, le roi poisson
Pari réussi pour CIBL!
Après trois jours de radiothon, composés de performances musicales hors du commun et du passage sur les ondes du 101,5 FM d'une quantité impressionnante d'invités, CIBL a réussi à atteindre son objectif financier, en amassant 231 660 $, près de 2000 $ de plus que l'objectif fixé.
Ce montant servira au fonctionnement de la station et à ses nombreux projets. Si le co-porte-parole Antoine Gratton a été très généreux de son temps, dont lors de la grande finale musicale avec La Patère rose et Placard Macbeth, il faut aussi souligner la générosité financière de Desjardins, qui via sa vice-présidente Soutien à la vie démocratique Brigitte Dupuis, a fait un don de 200 000 $ à la radio.
Le montant accumulé lors du radiothon servira au fonctionnement de la station et à ses nombreux projets.
Merci à vous tous, lecteurs et auditeurs de Franco Phil, d'avoir fait votre part.
jeudi, novembre 12, 2009
Franco Phil, la programmation pour le radiothon
Ce vendredi 13 novembre de 10h à midi se tient l'édition spéciale radiothon de Franco Phil. En voici le menu exact, pour le plaisir de tes oreilles.
En musique, tu pourras entendre en performance Guillaume Arsenault (10h) et Avec pas d’casque (10h30). Ma coanimatrice Antonine Salina et moi avons également la chance de recevoir Paul Cargnello (11h)! Du bon son dans tes oreilles, franchement.
Côté discussion, puisque CIBL est un espace d'échange, nous recevrons à table, vers les 11h30, Sylvie Courtemanche des Francouvertes, Nelson Minville de Petite-Vallée, Alain Chartrand du Coup de coeur francophone, Alain Bédard de Jazz en rafales, Steve Guimond de Suoni Per il Popolo et Liette Gauthier, de Musique Multi-Montréal. Six bonzes de festivals montréalais réunis au micro, c'est du bonbon pour la matière grise du mélomane.
Alors écoute, apprécie, et encourage. Ami, donne à CIBL les moyens de faire la différence.
-- La programmation mise à jour est ici.
-- Écoute CIBL sur Internet en cliquant ici.
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Philippe Papineau
à
10:49 p.m.
Libellés : CIBL, Franco Phil, radiothon
Le Radiothon 2009 de CIBL!
Vendredi, de 7h à 19h, CIBL sera en direct du Complexe Desjardins, au centre-ville, pas loin de ses futurs locaux du 2-22. De 10h à midi, je serai votre humble serviteur en compagnie d'Antonine Salina, et j'y recevrai du beau monde, dont Avec pas d'casque et Guillaume Arsenault en perfo, et on discutera avec un panel d'organisateurs de festivals et de concours musicaux.
Vendredi soir ainsi que samedi et dimanche, c'est en direct de nos studios de la rue Pie-IX, près de la rue La Fontaine, que le radiothon se poursuivra. Les portes de la station sont ouvertes, venez voir les invités, les animateurs, devenez membre, faites un don. Voyez la programmation en cliquant ici. Ne manquez sur-tout pas la grande finale, qui réunira entre autres Antoine Gratton -- le porte-parole de cette édition --, La Patère rose version cabaret et Dany Placard.
Lecteurs fidèles de Franco Phil, permettez-moi d'utiliser cette tribune pour vous suggérer de participer à l'avancement de CIBL. Le 101,5 FM a un bel avenir devant lui dans le futur 2-22, mais CIBL n'a pas moins besoin de votre aide parce qu'il sera propriétaire -- il faut quand même faire l'épicerie même si on a un condo neuf. Le radiothon vous offre une occasion de devenir membre et/ou de faire un don. Ça se fait par téléphone, et au Complexe Desjardins, y'a des guichets automatiques!!
Alors, chers amateurs de musique francophone, passez le mot, ouvrez votre radio, écoutez sur Internet, ou bien venez nous voir vendredi matin!
Publié par
Philippe Papineau
à
9:00 a.m.
Libellés : 2009, CIBL, Franco Phil, radiothon
mercredi, novembre 11, 2009
Geneviève Toupin, à petits pas vers la lumière
Et elle est rayonnante de bonheur, Geneviève Toupin, même à travers le combiné. Heureuse comme tout que son album soit dans les bacs des disquaires, enfin. Mais la durée du processus est un peu, beaucoup de sa faute, il faut dire. La pianiste et guitariste a voulu faire les choses à son rythme, à petits pas, comme elle chante. «J'avance à petits pas / sans boussole et sans passe-droits / j'apprends un peu trop lentement, je trouve parfois / mais j'avance, j'avance même en faisant des petits pas.»
Une inquiète dans l'âme, donc, mais qui ne voulait pas forcer les choses. «Je voulais tellement passer à la prochaine étape, mais je n'étais pas prête, raconte Toupin avec un tout petit accent manitobain, si une telle chose existe. J'étais impatiente, mais y'a certaines choses que tu ne peux pas forcer, comme rencontrer le bon réalisateur, choisir le bon studio, sentir qu'on a composé assez de chansons. Il fallait juste laisser du temps.»
Le temps, justement, est la colonne vertébrale de ce premier disque portant le nom de la chanteuse de 29 ans. Le temps qui passe, l'attente, les saisons, le passé. Et le temps et l'espace sont intimement liés. «Je suis consciente du temps qui passe, je suis loin de ma famille. J'ai deux petits frères à la maison, que j'ai pas beaucoup eu la chance de voir grandir, je les vois deux fois par année. J'ai ça en moi, le temps, qu'on voit différemment quand on est loin des gens qu'on aime... I guess que ça m'inspire!»
L'album de Toupin nous plonge dans un univers folk enrobant, où la guitare et le piano se disputent la couronne, même si c'est vraiment la voix qui est en tout premier plan. Entre balades plus douces et promenades presque country, la fan de Gillian Welch, de Radiohead et de Neil Young -- en solo, précise-t-elle -- a créé un univers confortable, un brin mélancolique.
La chanteuse de Saint-Claude, au sud-ouest du Manitoba, s'est entourée de musiciens de talent, dont Damien Robitaille, Antoine Gratton, Charles Papasoff ainsi qu'Olaf Gundel et Erik West-Millette, qu'on a vus et entendus avec Thomas Hellman. Pour réaliser l'album, Toupin s'est associée à Benoit Morier, un ami des Plaines maintenant installé à Montréal, qui a entre autres bricolé le dernier disque de Chic Gamine. «On a les mêmes références musicales, et culturelles aussi, parce qu'on vient de la même région. Alors, on avait un vocabulaire en commun.»
Mais il faut le dire clairement, ce disque n'est pas une carte postale. Pas de champs de blé, pas de références locales. «Ce n'est pas un album franco-manitobain, parce que ça ne sonne vraiment pas comme les albums qui sont faits là-bas, assure Toupin. Mais ça n'a pas un son de Montréal non plus. On n'est pas juste d'où on vient, right? On est aussi ce qu'on vit.»
-- Aujourd'hui au Bistro In Vivo, à 13h30
-- Ce soir au Cabaret Juste pour rire, en première partie de Luc de Larochelière, 20h
-- Au Club Soda, en première partie d'Antoine Gratton, demain, à 20h
Publié par
Philippe Papineau
à
9:54 a.m.
Libellés : Coup de coeur francophone, entrevue, geneviève toupin
vendredi, novembre 06, 2009
Bernard Adamus, l'ascension
Quand ça va bien, ça va bien, et Bernard Adamus en est la preuve vivante. L'automne a été très prolifique pour le chanteur au son folk et blues authentique et rugueux. Relatif inconnu en début d'année, le guitariste a été la vedette du Festival en chanson de Petite-Vallée, avant de remporter le prix Écho de la SOCAN et d'être recruté par la dynamique maison de disque indépendante Grosse Boîte, qui rééditera son album Brun, fait à compte d'auteur et difficile à trouver chez les disquaires.
Publié par
Philippe Papineau
à
5:30 p.m.
Libellés : Bernard adamus, brun, entrevue, grosse boîte, réédition
Franco Phil: la baladodiffusion du 6 novembre
Cette édition de Franco Phil a pour colonne vertébrale le 23e Coup de coeur francophone. On y parle de sa programmation, on entend des groupes qui y jouent, et aussi d'autres qui n'y jouent pas, mais qui sont juste vraiment bons. Au menu:
Première heure
Pierre Lapointe (Les perles de nos yeux)
Jean Leloup (Recommencer)
Jérémie Kisling (Antimatière)
Lac Estion (Dictature)
Placard-Macbeth (Raccourci)
Bernard Adamus (Acapulco)
Benoit Paradis (Toute ma vie)
Geneviève Toupin (Sur la route)
Brigitte Saint-Aubin (Je ne fais que passer)
Monogrnade (Ce soir)
Presque oui (Les perroquets du Perigord)
Psychocarane (Scooter Boy)
Deuxième heure
Navet Confit (4 jours par semaines)
We Are Wolves (La Rue oblique)
Keith Kouna (Deo)
Fred Fortin (Massacre à l'harmonica)
Max Ricard (Hochelaga)
Les Psycho Riders (Cimetière de Montréal)
Jesuslesfilles (Pas Dormir)
Clues (In the dream)
Malajube (333)
Xavier Caféïne (Le voyage dans le temps)
Mille Monarques (Rouge)
Vanesse Pariétaire (Boisvert)
La baladodiffusion se télécharge en cliquant par ici. Bonne écoute!
Publié par
Philippe Papineau
à
4:39 p.m.
Libellés : baladodiffusion, CIBL, Franco Phil, podcast
Critique - Amylie, Jusqu'aux oreilles
Pop
Jusqu’aux oreilles
Amylie
Audiogram / Select
Ce premier disque de la chanteuse Amylie n’est pas une nouveauté de la semaine, puisque Jusqu’aux oreilles célèbre ce mois-ci sa première année de vie. La jeune femme s’est taillé une bonne place chez les radios commerciales avec la pièce Mes Oreilles. Sa musique n’est pas sans faille, mais elle est parmi ce qui est de plus intéressant qu’on puisse entendre sur les ondes des gros joueurs. Amylie peut faire penser à la française Camille, tout comme aux pièces de jeunesse d’Antoine Gratton. Jusqu’aux oreilles, drôlement bien enrobé par les vétérans JF Lemieux, Tony Albino, Carl Bastien et Alex McMahon, fait claquer des doigts par son aspect jazzé, orchestral, rythmé, presque reggae. Un bémol, les mélodies et les fioritures de voix ont tendance à se répéter, les pièces perdant ainsi de leur impact. Amylie, qui était en nomination dans la catégorie Révélation de l’année au Gala de l’ADISQ, fera sa rentrée montréalaise le 10 novembre au Cabaret Juste pour rire, dans le cadre du Coup de Cœur francophone.
Publié par
Philippe Papineau
à
8:00 a.m.
Libellés : amylie, critique, jusqu'aux oreilles
jeudi, novembre 05, 2009
Avec pas d'casque - Si on change les équipes ce n'est plus une revanche
Le trio Avec pas d'casque, récipiendaire du GAMIQ 2009 dans la catégorie Folk/country, lance un nouveau vidéoclip pour la pièce (on respire) Si on change les équipes ce n'est plus une revanche. Il a été fait et réalisé par Joël Vaudreuil, le batteur du groupe, qui a fait la pochette de l'album Dans la nature jusqu'au cou ainsi que du vidéoclip du même nom. Il y reprend la même imagerie, celle des têtes des membres du groupe combinés à des animaux.
L'histoire dessinée est un peu proche du récit -- on dit montagne, on voit montagne -- mais sinon c'est de la belle ouvrage, comme on dit. Notez la marque de la voiture, APDC - Avec pas d'casque.
AVEC PAS D'CASQUE Si on change les équipes ce n'est plus une revanche from Dare To Care Records on Vimeo.
Publié par
Philippe Papineau
à
4:35 p.m.
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Les Duos de l'Ange ce soir au Divan Orange

Le Coup de coeur francophone prend son envol dès ce soir, entre autres avec la nouvelle édition au Divan Orange des Duos de l'Ange, dont c'est la quatrième édition. La soirée réunit deux par deux sur scène de vieux routiers de la musique ou bien des nouveaux venus, peu importe les styles et les couleurs musicales. Et ce, au grand plaisir des amateurs de musique qui aiment leurs spectacles avec une bonne cuillerée de folie et d'impromptu.
C'est l'inénarrable Urbain Desbois qui animera une fois de plus la soirée, organisée par Michèle Méthot, l'ancienne du disquaire Les Anges vagabonds. Habituellement, les Duos de l'Ange regroupent 6 duos, mais ce soir, la formule change. Il n'y aura que quatre duos, mais les huit musiciens et l'animateur se retrouveront sur scène en deuxième partie pour former le Vaga-band. Voici les duos:
- Michel «Away» Langevin (Voivod, Les Ékorchés) avec Bernard Falaise
- Le bassiste Vander, ex-Colocs, rencontrera Alexandre Jobin (Chiendent)
- Bernard Adamus avec Stéphane Lafleur (Avec pas d'casque)
- Jacques Bertrand Jr (Jérémi Mourand) et Sunny Duval (Les Breastfeeders)
Dès maintenant et jusqu'au 30 novembre, le Divan Orange accueillera aussi une exposition rétrospective des activités des Anges vagabonds. D'un côté, on trouvera une centaine de photos des différents cabarets musicaux organisés par l'ancien disquaire, mais on y verra aussi des affiches, des coupures de presse, d'anciennes publicités et des photographies des vitrines du magasin à différentes époques.
«Ce sont vraiment les artistes qui sont mis en évidence, explique Méthot. Je me souviens de Séba, du groupe Gatineau, qui venait me porter ses premiers flyers, faits à la main, ou de Carl-Éric Hudon, qui venait nous porter ses disques, qui sautaient une fois sur deux! Il y en avait du monde pas connu, et que l'on voit à l'ADISQ aujourd'hui. Avec le recul, on a été un maillon assez important de la chaîne, quand même.»
PHOTO: Julie Gauthier
Publié par
Philippe Papineau
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10:44 a.m.
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mardi, novembre 03, 2009
Des rééditions, d'Adamus à Omnikrom en passant par Patrick Watson
La maison de disque Grosse Boîte se lance dans les rééditions. La bande d'Éli Bissonnette donnera un second souffle à l'album Brun, de Bernard Adamus, lui ayant fait signer un contrat bon pour la réédition de ce disque et pour la publication d'un second, dans un avenir plus éloigné. Brun sera donc distribué en magasin à grande échelle à partir d'aujourd'hui, ce qui évitera à Adamus de devoir faire le tour des trois Archambault du centre-ville à vélo avec son sac à dos rempli de CD...
Tant qu'à y être, Grosse Boîte réimprimera aussi le deuxième disque d'Omnikrom, FM2: 24 pouces glacés, qui faisait suite à Futurs millionnaires Volume 1. Ici, la maison de disque ose davantage, d'autant que le son d'Omnikrom n'est pas du tout associé à celui de l'étiquette hébergeant Avec pas d'casque, Tricot Machine et Coeur de pirate. Une couleur (fluo) de plus à l'arc-en-ciel, si vous me pardonnez le quétainisme.
On apprenait aussi ce matin que l'étiquette de disque Secret City relancera le tout premier disque de Patrick Watson, Just Another Ordinary Day, paru en 2003 de manière indépendante et imprimé en très petite quantité. Dès le 17 novembre, il sera en magasin.
***
La "technique" de la réédition a été maintes fois éprouvée dans tous les styles de musique, avec des volontés et des ambitions diverses, passant du désir d'une large diffusion d'une oeuvre d'art à la volonté d'empiler des billets verts sans investir grand-chose.
Dans les trois cas qui nous intéressent, Grosse Boîte et Secret City voient évidemment un intérêt financier à relancer des disques introuvables ou aux stocks épuisés, mais il y a aussi un choix artistique évident. Sinon, Bissonnette, par exemple, aurait réédité un vieux Leloup par exemple, ou bien un album de duos des années 70. Personne ne va se mettre vraiment riche avec ces disques d'Omnikrom et d'Adamus -- peut-être plus avec Watson --, mais bien des gens vont être heureux de pouvoir les écouter. C'est une situation gagnant/gagnant, comme ils disent aux HEC (enfin, j'imagine qu'ils se parlent de ça pendant les pauses).
En fait, je suis tout à fait en faveur de la réédition de certains disques merveilleux qui n'ont pas pu profiter, lors de leur confection, des nouvelles structures de la scène émergente -- maisons de disques, diffusion, publicité, communication -- ou bien qui ont été faits en marge de celles-ci. Pourquoi Indica ne relancerait pas Hudon-Placard?
Pourquoi les petits joueurs de l'industrie n'utiliseraient pas les outils des grands, en gardant leurs valeurs?
Publié par
Philippe Papineau
à
8:44 a.m.
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lundi, novembre 02, 2009
La Blogothèque dans la nature abitibienne jusqu'au cou
On y joue le jeu du vidéaste déstabilisé par des conditions pas habituelles, qui aimerait bien filmer des trucs bien simples dans des salles. On peut y voir des scènes magnifiques avec Mother Mother, Alfa Rococo, Camaromance, Random Recipe, Montgomery, Clues, Ariane Moffatt, Lake of Stew, Thus Owls, Mother Mother, le Roi Poisson, Clues, Berithan Berrio, Malajube et Marie Pierre Arthur.
C'est filmé dans des champs, sur l'eau, sur la glace de l'aréna Dave Keon... Ça s'appelle Abitibi or not to be, et ça s'écoute par ici.
Publié par
Philippe Papineau
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3:52 p.m.
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Gala de l'ADISQ: les gros noms d'abord
Le 31e gala de l'ADISQ avait lieu hier, à Montréal, et la soirée a permis au public de couronner ses chouchous, Ginette Reno et Mes Aïeux en tête. L'important c'est de durer, racontait Reno, elle qui a remporté hier 3 Félix (Album Populaire, Interprète féminine et Chanson populaire de l'année), en plus de celui, présenté lundi, du disque s'étant le plus vendu. La tendresse, ça vend.
Il y avait beaucoup d'artistes du champ gauche en nomination, mais peu d'entre eux ont réussi à se faufiler entre les gros noms ou les évidences. Dans la catégorie Folk Contemporain, Mes Aiëux ont remporté la mise devant Marie-Pierre Arthur, qui méritait ce prix tout autant que Douze hommes rapaillés, aussi en nomination. Les auteurs de Dégénération ont aussi été élus Groupe de l'année, devant entre autres Karkwa. Ce n'était que partie remise, puisque la troupe de Louis-Jean Cormier a été récompensée pour ses performances scéniques, remportant le Félix du Spectacle de l'année -- Auteur-compositeur-interprète. C'est Renée Martel, émouvante, qui a gagné le volet Interprète du Spectacle de l'année.
On ne croyait pas aux chances concrètes de La Patère rose dans la catégorie Révélation de l'année, gagnée sans surprise par Coeur de pirate -- qui a feint son étonnement avec maladresse. Mais ç’aurait fait un grand bien de les voir monter sur scène, ceux-là. Le moins en moins marginal Yann Perreau a réussi à décrocher un précieux trophée, celui d'Auteur ou compositeur de l'année, devant de gros noms (Louise Forestier, Gaston Miron-Gilles Bélanger) et de gros talents (Avec pas d'casque).
Dommage aussi que Mara Tremblay n'ait pas remporté le Félix de l'album pop rock, qui est allé aux mains de Pierre Lapointe. Tu m'intimides est à mon avis bien supérieur à l'opus de Lapointe.
Une mention toute spéciale à Nicola Ciccone, que le public a choisi Interprète masculin de l'année, et ce, sans spectacle, ni album. C'est un exploit digne de mention, et je le dis avec tout le cynisme dont je suis capable.
Parlant de cynisme, concluons avec la maaaagnifique pochette de Fais-moi la tendresse, de Ginette Reno. Notez le papillon. S'il y avait un papillon gros de même sur le bras de mon sofa, j'aurais pas cette face-là, je crois.
La rentrée réussie de Carl-Éric Hudon
Soyons honnête, ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas regardé ma montre pendant un show. Vendredi soir à la Sala Rossa pour la rentrée montréalaise de Carl-Éric Hudon, ce n'est pas arrivé une fois.
Bon, peut-être une fois pendant la première partie, Alice. Menée par Alice Tougas Saint-Jak, qui a entre autres bossé sur le dernier Navet Confit, la formation était correcte, mais vraiment trop similaire à Torngat. Tout de même de la bien belle musique, avec du banjo, des cuivres (dont Jérôme Dupuis-Cloutier, du Roi Poisson) et du clavier bien rond. Le tout sans micro, joué au parterre.
Carl-Éric Hudon, lui, a offert un sacré bon show. Visiblement beaucoup plus à l'aise que lors des FrancoFolies, quoiqu'encore nerveux, Hudon nous a épargné l'intégrale de son dernier disque, ce qui aurait fait une soirée cérébrale et peut-être un peu lourde. Non, il a plutôt opté pour le dosage. Un peu de Contre le tien Ananas Bongo Love, un peu d'Hudon Placard (la magnifique Lanternes chinoises), un peu de vieux matériel aussi, tiré des Tempêtes que l'on avale (Corrigan, Au centre du fleuve la glace est plus mince). Super panorama du répertoire du chanteur, entre le folk, le rock, le jazz-grunge et le psychédélique.
Sur scène, par moment, ils étaient 8 musiciens à nous servir les chansons, sans vraiment de fausses notes, sauf peut-être sporadiquement au piano vers le début. On a même eu droit à des solos de claves -- l'instrument le plus dull au monde, mais amenant ici sa dose de douce agression. Bien sapé, Hudon s'est permis quelques moments de crooner trash, tenant son micro du bout des doigts, et s'est vachement laissé allé sur la pièce Ananas Bongo Love, un des bons moments rythmés de la soirée.
Au rappel, il a joué de très vieilles chansons tirées de son premier EP, Quatre chansons de tempête, que je n'ai jamais vraiment pu écouter, parce qu'il n'existe plus sur le marché -- CIBL en a peut-être une copie. Plus folk, plus doux que le reste du concert, ces pièces terminaient la soirée en un beau decrescendo. Bon, il est quelle heure? Il reste des autobus sur Saint-Laurent?
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Philippe Papineau
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12:27 a.m.
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dimanche, novembre 01, 2009
Le rayé, c'est branché
Le plus récent disque de Navet Confit, LP3 - Papier Vampire, met à l'honneur la rayure, celle du décor et du vêtement. Visiblement, il n'est pas le seul à aimer le style, puis que je viens de recevoir un disque de Tegan and Sara, qui met également à l'honneur l'alternance de la ligne blanche et du trait noir. Étrange ressemblance, non?

Publié par
Philippe Papineau
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10:39 a.m.
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Franco Phil: la baladodiffusion du 30 octobre
Cette édition de Franco Phil commence avec pas mal de grisaille et de pièces douces, avant de monter le régime de minute en minute. On y entend quelques succès-souvenirs, et on s'amuse à faire jouer les pièces en français de groupes qui chantent la plupart du temps en anglais. Au menu:
Première heure:
Julie Doiron (Je le savais)
Yves Desrosiers (Le vol arrêté)
Philippe B (La dérive des continents)
For Those About To Love (Fusion Ana Tomik)
Hôtel Morphée (Super Héros)
Elisapie Isaac (Moi, Elsie)
Bernard Adamus (Les Raisons)
Damien Robitaille (Plein d'amour)
Fred Fortin (Bobbie)
Mickey (3D) (Playmobil)
Avec pas d'casque (Gratuit à l'achat d'une montagne)
Deuxième heure
Les Trois Accords (Nuit de la poésie)
Patrick et les brutes (J'ai peur de la mort)
Xavier Caféïne (Vive la mort)
Polipe (Écremé)
Bisso na Bisso (Show ce soir)
Mimi Vanderglow (Tu sais)
Les Chiens (Le Risque de l'habitude)
Yann Perreau (Le Plus beau rêve)
Brigitte Fontaine (Guillemets)
Navet Confit (Le goût de l'essence)
Band de garage (Électricité)
Shampouing (Bazou love)
Les Amis au Pakistan (La Matin)
Gatineau (The Christ is Right)
Pour télécharger la baladodiffusion, cliquez ici. Bonne écoute!
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Un mot pour vous dire que le site de CIBL héberge maintenant la baladodiffusion de Franco Phil. Cliquez ici pour y jeter un oeil. Vous pourrez vous abonner, l'écouter en ligne ou la télécharger.
Publié par
Philippe Papineau
à
9:48 a.m.
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