mercredi, décembre 30, 2009

Retour sur une année de Franco Phil

Fouiner dans les statistiques, c'est tellement agréable -- et ce même si j'ai frôlé l'échec au cours de math 105 au cégep, il y a déjà longtemps de ça. Ça permet de savoir un peu qui vous êtes, combien, et ce qui vous intéresse:

- Comme les entrevues, les potins et les photos nues des chanteuses tatouées.
- Comme les mauvaises reprises par des académiciens des piliers de l'alternatif.
- Comme les déboires de l'ancien groupe de la chanteuse tatouée.
- Comme Les Francouvertes, dont vous raffolez de mes résumés.
- Comme les critiques et les nouvelles des groupes qui forment la scène alternative francophone.
- Comme les baladodiffusions, qui ont attiré plus de 500 visiteurs différents cette année.

Merci d'être si nombreux au rendez-vous, et je vous promets que la prochaine année sera aussi fertile en bonnes découvertes sur Franco Phil.

Payz Play a aussi le coeur sur la main

Ce n'est pas de la nouveauté brûlante, mais c'est encore plus que tiède. Le groupe hip-hop Payz Play a mis en ligne un nouveau mix tape intitulé Disco Rocket. Les DJ y cite abondamment la musique de l'époque à travers des mash-ups et des remixes. 1 h 22 minutes de beats sur 25 titres, c'est un pas pire cadeau, non?!

Ça se télécharge gratuitement ici.

lundi, décembre 28, 2009

Maître J et Maxim Robin ont le coeur sur la main

Le rappeur Maître J, entre autres rattaché à Nul si découvert (NSD), s'est allié au fabricant de rythme de la ville de Québec Maxim Robin le temps de 6 titres, lancés sous le nom de J-Robin.

Les deux hommes étiquettent leurs pièces comme du rap expérimental, où, selon leurs dires, "le français, l’anglais, la culture québécoise, les rythmes hachurés, la senteur des disques vinyles se mélangent pour créer un amalgame aussi surprenant que rafraîchissant."

Le tout se télécharge gratuitement ou bien s'échange contre le montant que vous voulez donner. Il suffit de cliquer ici, de mettre le montant de votre choix et de choisir le type de format numérique que vous désirez.


<a href="http://j-robin.bandcamp.com/track/double-dip">Double Dip by J-Robin</a>

mercredi, décembre 23, 2009

Top 10 des disques émergents québécois

Paradoxe: s’il se vend moins de disques au Québec, la production musicale ne ralentit pas, même chez les plus petits joueurs, ce qui ne facilite pas la tâche lors des palmarès de fin d’année. D'autant plus qu'on met de côté ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne, comme Mara Tremblay, Patrick Watson, Paul Cargnello, Yann Perreau ou Les Trois Accords, qui restent alternatifs tout en étant pas mal "émergé". Une réflexion, en 2009, le top 5 des meilleurs disques émergents du Québec en est un marqué par les découvertes et par le retour à une chanson à la fois classique et moderne. Pour le journal, il fallait en choisir 5, pour vous, j'en mets 10, à déposer sous le sapin du mélomane aimé.


1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.


2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.


3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.

4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.

5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.

6. Chinatown, Cité d'or
Le groupe Chinatown, qui mélange l'esprit de Gainsbourg, les airs des Beatles et des mélodies cousines de génériques de dessins animés, réussit avec ce premier disque l'exploit funambulesque de faire du pop-rock haut de gamme. Les cinq musiciens ont bricolé avec un soin d'orfèvre des pièces hyper accrocheuses, avec juste ce qu'il faut de sirop pour ne pas écoeurer. Même votre mère va aimer ça.

7. Polipe, Tropiques du cancer
Le trio Polipe a mis pas mal de funk dans notre automne/hiver. Leur musique est entraînante, mélangeant le rock et le prog à des sonorités latines. Et aussi, ce n’est pas con du tout du côté des paroles, alors que les musiciens sont allés puiser dans leurs zones d'ombres.

8. Navet Confit, LP3 - Papier vampire
Le prolifique Navet Confit est revenu à la charge cette année avec un troisième album complet, où il a légèrement mis de côté l'exploration pour davantage travailler la concision, la précision. LP3 gagne donc en écoutabilité ce qu'il perd en audace, mais hé, comme il partait de très haut dans la foisonnance des idées, c'est pas si grave. Voici un disque qui prend son temps, qui grandit avec nous, avec des titres qui resteront dans un coin de cerveaux, comme Les Chansons et Plastique à la cerise.

9. Carl-Éric Hudon, Contre le tien Ananas Bongo Love
Autre soldat de l'équipe de La Confiserie (GSI) avec Polipe et Navet Confit, Carl-Éric Hudon a fait le parcours inverse de Navet cette année avec Contre le tien Ananas Bongo Love, où il a troqué ses mélodies folk simples pour des pièces plus tortueuses, aux textes complexes, aux structures audacieuses. Hudon n'y est pas opaque pour autant, et ça s'écoute fort bien avec un casque d'écoute. Mention spéciale pour le titre de l'album, le meilleur de l'année.

10. Lac Estion, Affranchi // Le Roi Poisson, Le Roi poisson
À choisir entre le disque du Roi Poisson et celui de Lac Estion, j'opte pour celui du groupe au mauvais jeu de mots, mais par très peu. Si les deux groupes doivent améliorer la qualité de leurs textes, Lac Estion a une longueur d'avance dans la structure des pièces. Affranchi est mieux ciselé, plus accrocheur, et trouve une plus grande résonnance dans mon oreille. Dans les deux cas, le prochain disque sera à surveiller, puisque les deux groupes cousins ont le talent pour prendre encore bien du galon.

dimanche, décembre 20, 2009

Franco Phil, la baladodiffusion du 18 décembre

Pendant cette nouvelle balado, on gratte et on trouve encore quelques trucs qu'on ne vous a pas fait entendre cette année à Franco Phil, et on conclut que je ne ferais pas un bon hiphopeur. Ces deux heures sont les dernières de l'année, puis que je serai absent pendant le temps des Fêtes. À moins que vous insistiez fortement pour avoir un petit spécial hors d'ondes, évidemment. Au menu :

Première heure:
- Oxmo Puccino (365 jours)
- Philippe B (Tant que la neige)
- Dany Placard (Y neigeait fort)
- Renan Luce (Ridicule)
- Sammy Decoster (Tu me hantes)
- Domaine Alary (Domaine Alary)
- Geneviève Toupin (Coup de vent)
- Alain Bashung (Je t'ai manqué)
- For Those About To Love (Fusion Ana Tomik)
- Fred Fortin (Madame Rose)
- Bernard Adamus (Acapulco)

Deuxième heure
- WD-40 (Un char)
- Xavier Caféïne (Le Métro)
- Radio Radio (Jacuzzi)
- Jeune Chilly Chill (Xavier Constant)
- Polipe (Fais rire tes larmes sans nourrir tes vers)
- Malajube (Luna)
- Galaxie 500 (Big Bang)
- Navet Confit (Lalalala)
- We Are Wolves (La Rue oblique)
- Balmoral (Encore et encore)
- Le Roi poisson (Chien galeux)
- Damien Robitaille (Homme autonome)

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

mercredi, décembre 16, 2009

Malajube et Clues au Métropolis - cousins de la fesse gauche

Je vous ai déjà écrit au sujet de la parenté entre Malajube et de Clues, qui partagent la scène du Métropolis vendredi. J'ai eu la chance de parler au claviériste de Malajube, Thomas Augustin, pour un texte dans Le Devoir, alors en voici le résultat intégral et gratuit, juste pour vous.

***
C'est probablement le spectacle le plus attendu de l'hiver sur la scène alternative de la métropole, voire de la province. Vendredi, au Métropolis, joueront deux des meilleurs groupes de l'heure, soit les Anglo-Montréalais de Clues ainsi que Malajube - qui y rendra disponible son tout nouveau EP à tirage très limité. C'est ce qu'on appelle de très beaux cadeaux de Noël.

«On voulait faire un gros happening, avoue Thomas Augustin, le claviériste de Malajube. Avec cette affiche-là, on a voulu faire concurrence aux partys de Noël et aux partys de bureau!» Les choix seront difficiles, c'est vrai, d'autant que ce spectacle sera déjà un des derniers de la présente tournée de Malajube, où le groupe défend son plus récent disque, Labyrinthes, paru
en février.

Déjà? C'est que Malajube a fait les choses d'une autre façon que lors de l'interminable tournée de Trompe-l'oeil -- l'album qui l'a révélé au grand public --, où les rockeurs ont fait plus de 300 concerts, jusqu'à écoeurement complet. Cette fois, Thomas, Julien Mineau, Francis Mineau et Mathieu Cournoyer ont opté pour la «modération» en inscrivant une centaine de concerts à leur agenda. «On pourrait étirer ça, faire plus de festivals au Québec l'an prochain, essayer aux États-Unis, retourner en Europe, mais tous les ingrédients sont là pour faire sortir de la bonne musique de notre union», explique Augustin. Malajube a déjà choisi son studio, et il anticipe avec un grand plaisir de «retourner en invention de chansons», dixit Thomas.

Indices de rapprochement
Si Malajube est précédé chez les francophones d'une réputation très favorable, le groupe Clues (sur la photo), lui, est encore inconnu pour beaucoup de Montréalais vivant à l'est du boulevard Saint-Laurent. Le quintette composé d'Alden Penner, de Brendan Reed, de Ben Borden, de Lisa Gamble et de Nick Schriber a fait paraître sur la réputée étiquette de disque montréalaise Cons-tellation (Godspeed! You Black Emperor, Feu Thérèse, Fly Pan Am) son premier disque, très bien reçu autant par la presse spécialisée que par celle de masse.

Et le groupe n'arrive pas sans l'aura pour le moins magnétique du passé de deux de ses membres. Le multi-intrumentiste Brendan Reed a joué avec Arcade Fire à l'époque pré-Funeral et avec Les Angles morts, alors que le chanteur et guitariste Alden Penner, qui parle un excellent français, faisait partie avec Nick Thorburn (Islands, Human Highway) du groupe The Unicorns, qui a marqué plusieurs mélomanes de 2000 à 2004.

Les premières pièces de Malajube, comme Le Robot sexy ou Le Bataillon, sont d'ailleurs assez similaires à celles des Unicorns, très joyeuses, explosives, rebondissantes et un brin juvéniles. «À Pop Montréal, Malajube a déjà joué en première partie des Unicorns; j'étais même pas encore dans le groupe! dit Thomas en rigolant. Ils étaient une inspiration, un groupe important, et on s'est souvent fait comparer à eux.»

Aujourd'hui, Malajube et Clues ont chacun fait leur bout de chemin musical, mais ils restent cousins de la fesse gauche. Si Clues a un son un peu plus enrobant, les deux groupes aiment les changements de rythmes, les cassures et les montées en intensité.

Malajube a le Contrôle
Pour Malajube, coïncidence marketing ou pas, ce concert hivernal arrive en même temps qu'un nouveau mini-album de quatre chansons, intitulé Contrôle, composé de retailles de l'enregistrement de Labyrinthes. Vendu en format numérique pour 2 $ à partir du site http://www.malajube.com/, Contrôle est aussi disponible pour 20 $ en format vinyle 45 tours, mais seulement 300 petites copies ont été pressées.

Si on peut reconnaître ici et là la parenté avec des chansons de Labyrinthes ou avec des pièces déjà jouées sur scène, on entend Malajube sous un jour moins sombre, avec des sonorités rappelant parfois leur Compte complet.

«On fait ça en marge de notre discographie; c'est vraiment fait à la main, j'ai moi-même collé les pochettes sérigraphiées, explique Thomas Augustin. On pourrait à la limite en faire d'autres, mais le but n'est pas de les vendre en magasins, c'est un objet hors circuit pour les fans hardcore.» Les premiers exemplaires ont été vendus mercredi dernier à Québec, et le groupe s'attend à ce qu'il ne reste plus grand-chose sur la table de marchandise après le spectacle du Métropolis. Faudra amener son billet vert et arriver tôt!

***
Malajube et Clues au Métropolis, le vendredi 18 décembre. Première partie: Bateau noir. Billets à 25,25 $ avant le concert, et un peu plus de 28 $ le jour même, sans les frais.

mardi, décembre 15, 2009

Xavier Caféïne - Le Métro

En plein Sommet de Copenhague, je tombe sur ce vidéoclip de Xavier Caféïne. Des feuilles et des feuilles de papier bout à bout, qui, image par image, font bouger son visage. Et son empreinte écologique?! Non, on rigole, mais sûrement que le réalisateur a tout mis au recyclage, au minimum, après avoir imprimé des deux côtés évidemment.

Le Métro est à mon avis le titre le plus efficace de Bushido, par sa musique entraînante et son thème auquel on peut aisément se rattacher. C'est aussi un peu la suite de Montréal (cette ville).

Leçon de piano par Julien Mineau

L'émission de télé Q demande à des musiciens de nous offrir une leçon musicale, et Julien Mineau de Malajube s'est prêté à l'exercice avec tout le naturel qu'on lui connaît. Il nous montre comment jouer Porté disparu, alors pianistes, à vos piano, et chantez "Je suis porté disparuuuuuuuu".

Un nouveau Cargnello pour 2010

Paul Cargnello écrit et écrit et écrit tout le temps des chansons. En français et en anglais, mais de plus en plus en français. Il rend public aujourd'hui qu'à peine quelques mois après son Bras coupé, un nouveau disque sera lancé en 2010. Tel qu'il l'avait annoncé sur les ondes de Franco Phil, il sera en français et sera intitulé La Course des loups.

Cargnello et son band, The Fronline, ont mis en ligne deux vidéos montrant l'enregistrement de ces pièces au studio DNA. On peut y entendre de longs extraits de quelques chansons, dont Bixi Bop et La Vérité n'existe plus, ainsi qu'une entrevue-portrait du chanteur anglo-montréalais.

Notez, en passant, un jeune André Sauvé dans le clip Let It Go, que l'on peut voir dans l'entrevue.



dimanche, décembre 13, 2009

Franco Phil: la baladodiffusion du 11 décembre

Le temps des Fêtes approche, les nouveautés se font rares, mais quand même, telle une tête chercheuse, j'ai déniché du bon matériel francophone pour vous. Avec en tête une pièce du nouveau EP de Malajube, une des Fatals Picards, et deux titres hommage à des Magalie. Rare.

Première heure
- Mara Tremblay (Sous les projectiles)
- Tracteur Jack (Touch me)
- Calloon Saloon (L'eau frette)
- Placard Macbeth (Je t'ai laissé)
- Bernard Adamus (La Question à 100 piasses)
- Misteur Valaire (Astronef avec Ariane Moffatt)
- Dumas (Le Bonheur)
- Tricot Machine (Le Trou)
- Monogrenade (De toutes façons)
- Brigitte Fontaine (Guillemets)
- Frank Martel et Bernard Falaise (Caramba Carambolage)

- Max Ricard (Hochelaga)
- Brun citron (Vomi dans mes ch'veux)

Deuxième heure
- Le Nombre (Le Son des haut-parleurs)
- Patrick et les brutes (Chez Candi)
- Keith Kouna (Brillantine)
- Didier Boutin (Magalie)
- Chocolat (Magalie)
- Malajube (Contrôle)
- Fred Fortin (Le Mur)
- Band de garage (Dérapage)
- Alligator Trio (Jésus)
- Les Fatals Picards (La 125)
- Dramatik (Mon Zion)
- Paul Cargnello (La Mort d'Annie Christmas)

Télécharger la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

Fred Fortin à l'eXcentris - Se battre contre la salle

Quelle étrange soirée vécue samedi à l'eXcentris, alors que Fred Fortin revenait enfin nous voir.
Pour sa rentrée montréalaise, la fierté de Saint-Prime a malheureusement hérité d'une salle horrible, avec laquelle il a dû se battre. La foule aussi d'ailleurs.

Côté musique, soyons clair. Si Fred a commencé nerveux et pas avec autant de vigueur qu'il aurait pu, il a fini avec beaucoup d'aplomb. Il était accompagné sur scène des guitaristes Olivier Langevin et de Jocelyn Tellier -- dur de trouver mieux -- et du batteur Justin Allard, qui a torturé ses tambours à grands coups de baguettes de bois. Fred a offert toutes les pièces de Plastrer la lune et plusieurs de Planter le décor, dont Conconne, Pop citron, Robeur et Châteaubriand, bijou d'intensité hier. De son premier disque, il a même offert Testament, que je n'avais jamais entendu autrement que sur disque. Un moment rare à garder dans un tiroir de ma mémoire.

À travers toute cette bonne musique, Fortin a quand même dû composer avec un environnement hostile. La foule qui va voir Fred Fortin est plutôt vendue d'avance, mais plusieurs ont perdu un peu d'enthousiasme une fois les portes de l'ancien cinéma franchies, alors que des considérations très terre-à-terre en ont fait rager plusieurs.

D'abord cette longue file pour le vestiaire -- une autre salle de cinéma transformée en garde-robe, triste --, cette odeur de poussière brûlée, puis cette interminable attente pour le bar. Un bar? Non, ça ne mérite pas ce nom. Trois petits chariots, des poubelles avec de la glace en guise de frigo, des employés qui ne débouchent même pas les bières et qui te remettent de la monnaie détrempée. C'est pas l'OSM, on n'arrive pas en voiture dans le stationnement de la PdA pour aller s'asseoir directement sur nos sièges rouges; c'est un show rock de Fred Fortin, les gens viennent tripper musique et boire des bières, faire la fête. Deux mois après son ouverture comme diffuseur de spectacle, l'eXcentris n'est pas à la hauteur.

À un certain moment, Fortin fait un toast avec la foule, mais des gens crient : "Y'a même pu d'bière!" Quoi? "Un show de Frédéric Fortin sobre, ça manque de vice!", s'est amusé le chanteur. Aussi bien en rire.

Quant à la configuration de la salle, on a encore des doutes. Faite en 3 paliers et avec une scène pas très haute, elle n'offre une bonne vue qu'à la poignée de gens au parterre et aux gens qui sont placés au-devant des deux autres niveaux.

Est-ce que la bonne musique de Fred aurait fait exploser la baraque au Club Soda ou à l'Astral? Poser la question...

jeudi, décembre 10, 2009

Geneviève et Matthieu chantent... DJ Champion?!?

Vous trouvez que No Heaven de DJ Champion était hypnotisante et tribale? C'est que vous n'avez pas encore entendu la version que Geneviève et Matthieu en ont faite, dans le cadre du 5e anniversaire de l'étiquette Bonsound.

Oh. Mon. Dieu.

Cette voix gravissime, ces psalmodies autochtones, ces tambours, ces vêtements de fourrures. Ça danse autour du feu, avec les ombres et les flammes qui se mélangent. Lentement. De façon répétitive. Presque sensuellement.

C'est ce qu'on appelle "s'approprier une chanson".

À télécharger par ici.

Misteur Valaire et la bonne vieille prévente

Il y a déjà beaucoup de temps que Misteur Valaire roule son premier disque, en version téléchargeable gratuite (presque 40 000 clics!), et aussi plus récemment en version physique, à dénicher sur les tablettes des magasins.

Le groupe électro-jazz montréalo-sherbrookois est en train de préparer son deuxième disque, et le met déjà en prévente, Richard Desjardins style. Donc même si la parution est planifiée pour mai 2010, Misteur Valaire vous demande de vous impliquer "à fond dans l'auto-production" de leur album, et a décidé "d'offrir la possibilité à quelques-uns d'entre vous de participer financièrement à ce projet".

En gros, vous donnez vos sous maintenant, et Misteur Valaire vous donnera son prochain disque deux semaines avant la sortie officielle. "Le modèle économique de MV est fondé sur le spectacle. Or, l'enregistrement et la réalisation de notre futur album nous forcent à donner moins de concerts, afin de passer un max de temps en studio. Votre participation financière à cette prévente nous permet donc de traverser cette période, en nous donnant l'occasion de continuer à mettre de la goberge sur notre pain, tout en réalisant un album de feu!"

Comme l'argent n'est peut-être pas vraiment plus abondant de votre côté, les musiciens vous offrent différents forfaits: V.I.P., CD ou MP3. Cliquez ici pour les détails.

Ne pas payer pour La Question à 100 piasses

Si vous n'avez pas encore l'album Brun, de Bernard Adamus, vous pouvez toujours y jeter une oreille en téléchargement gratuitement sa pièce La Question à 100 piasses. Le temps d'un email envoyé à Zik.ca et c'est dans la poche. En espérant qu'ils ne vous harcèlent pas de pourriel d'amour des artistes de Musicor par la suite, mais bon.

Par ici.

mercredi, décembre 09, 2009

Le EP de Malajube maintenant disponible

Fans de Malajube, courrez sur leur site Web pour télécharger le nouveau EP du groupe, puisque les 4 titres sont maintenant disponibles en ligne!

Vous pouvez, pour 2 $, télécharger les fichiers numériques dans une panoplie de formats divers, ou alors vous pouvez aussi commander le vinyle pour 20 $. Le format à sillons comprend une carte de téléchargement, donc le matériel et l'immatériel réunis pour vous sous une pochette sérigraphiée. 300 copies seulement! Le hic, c'est le 8 $ de frais d'envois. 28 $ pour 4 tounes sur un petit vinyle, faut aimer Malajube en sale.

On y trouve Contrôle, qui amène le riff de guitare d'une vieille pièce trouvée sur Daytrotter, intitulée La Contrôleuse, avec une finale à la Harmonium. Oui, vous avez bien lu. Suis Blues des poumons, un vrai blues, qui fait penser aux premiers morceaux du groupe dans les voix. On trouve aussi Hochelaga (ils avaient un titre en banque nommé Le Pirate d'Hochelaga, je crois), une pièce qui résume l'esprit un peu sombre et ensorcelé de certains titres de Labyrinthes. Le EP se termine avec Jam Perdu, qui est lancé comme Collemboles à une note près, avant de prendre un virage asiatico-prog.


<a href="http://music.malajube.com/album/contr-le-2">Contrôle by Malajube</a>

mardi, décembre 08, 2009

Vidéoclip: Le temps est long - Vincent Vallières

Un an sur un banc. Non, ce n'est pas la dure vie d'un joueur de la quatrième ligne d'une équipe de hockey, mais plutôt ce que montre le nouveau clip de Vincent Vallières, pour la pièce Le Temps est long. Le gars, c'est en vrai Michel-Olivier Gasse, un des musiciens de Vallières, qui voit ici défiler la faune de son quartier selon les saisons. Des jolies filles l'été aux gars avec leurs sacs de hockey en hiver, avec en passant Olivier Langevin qui vient gratter la six cordes dans l'abribus (pas branché, mais bon). Bon, pas le meilleur vidéo du siècle, mais ça se prend sans grincement.

Vincent Vallières_Le temps est long from PARCE QUE FILMS on Vimeo.

lundi, décembre 07, 2009

Critique: Boni Suba - Boni Suba

Rock
Boni Suba
Boni Suba
La Tribu / Dep
D'emblée on se méfie. Dans le communiqué de La Tribu, qui vient de signer la jeune formation Boni Suba, composée de six Montréalais de 23 ans, il est écrit en haut de page: «Ils ne ressemblent à personne. Ils ont des choses à dire.» Deux qualités effectivement toujours recherchées... mais pas trouvées sur ce premier disque. En écoutant les quatre musiciens et les deux MC du groupe, on pense rapidement à Red Hot Chili Pepper, à du Jean Leloup époque Les Fourmis, au côté reggae d'un Paul Cargnello, au rendu rappé d'Omnikrom et consorts. Quant au propos, bof, entre quelques «heille le gros» et «yo dude», Boni Suba est, disons, davantage cégépien qu'universitaire. Ce sont des tounes de party semi-engagées, aux thèmes usés, chantées par des p'tits gars bien élevés. Le funk-rap de Boni Suba ne peut pas remplir les promesses de sa maison de disques, mais il a le mérite de soulever une grosse dose d'énergie, qui doit prendre tout son sens sur une scène.

Marie-Pierre Arthur: droit, droit devant

















Depuis la parution de son premier disque en mars, ça va terriblement bien pour Marie-Pierre Arthur, cette auteure-compositrice-interprète qui a longtemps oeuvré à la guitare basse derrière Ariane Moffatt, Mara Tremblay et Stefie Shock. «Terriblement», le mot est d'elle, et elle le répétera souvent au cours de cet entretien en forme de bilan.

Dans le parcours de Marie-Pierre Arthur, native de Grande-Vallée, en Gaspésie, ce «terriblement» a deux résonances. Aux aurores de sa carrière solo, c'étaient les craintes et les inquiétudes qui la rongeaient. «J'ai eu très peur que ça soit mal reçu, que ça m'empêche d'exister en partant.» Aujourd'hui, suffit de regarder la route dans le rétroviseur pour que ce «terriblement» en soit un d'ivresse.

Son folk chaleureux et sa voix un brin nasillarde mais magnétique lui ont permis de décrocher un lot de nominations diverses - malheureusement sans concrétisation. Tout de même, l'interprète de Pouquoi? et de Droit devant a vu son nom apparaître dans trois catégories à l'ADISQ (Révélation, Album folk contemporain et Chanson de l'année) et dans quatre au GAMIQ, l'ADISQ du champ gauche. Sans oublier sa candidature pour le prix Félix-Leclerc et le prix Écho de la SOCAN.

«On dirait que ça fait deux ou trois ans que l'album est sorti!, rigole Arthur. Et ç'a passé vite en même temps, tabarouette, j'ai l'impression de ne pas avoir goûté à chaque moment. Là, je sens que je suis installée dans quelque chose, dans ma nouvelle vie de chanteuse, et je me sens bien. Je me sens de plus en plus assumée, de plus en plus relax.»

De Montréal à Paris?
Nerveuse, elle l'était au début du printemps, sur la scène de La Tulipe, lors de son premier gros concert dans la métropole. Mais elle raconte que le groupe a pris du galon depuis, parfait pour sa rentrée montréalaise officielle, mercredi au National. «C'est bien rodé, je me sens beaucoup plus solide, plus en confiance, et je sens qu'on a trouvé notre son, raconte-t-elle. Au départ, le rêve était d'être fière d'un disque, et là, le nouveau but c'est de partir en spectacle, et de cruiser du monde! Et je sens que le public est terriblement là.»

Le groupe a retranché un de ses deux claviéristes, Sandy Belfort, pour salir davantage le son avec des guitares, un choix qui a été dur pour Marie-Pierre Arthur. «Ce que j'aimais au début dans le concept, c'est que c'était un groupe avant [Villa Borghese]. Mais je ne suis pas arrivée à la conclusion que deux claviers, ça rendait service aux pièces. On a fait de la recherche un peu, on a essayé quelques concerts, mais je n'arrivais jamais à ce que j'avais envie d'entendre. Ce n'est pas facile de faire ça, mais c'est comme ça.»

La bassiste, qui a écoulé environ 9000 exemplaires du disque portant son nom, a aussi fait cette année plusieurs showcases, un genre de concert devant l'industrie, le plus récent étant celui de M pour Montréal. «Ç'a "scoré"! On a joué dans le tapis les 25 minutes, je le sentais que ça marchait.» Résultat: de gros agents de spectacles européens sont intéressés, tout comme une étiquette de disque française, qui pourrait faire paraître son album dans l'Hexagone, si les discussions vont bon train. «Je ne vise pas la France à tout prix, mais tant mieux s'il se passe quelque chose. Je ne déménagerais pas là six mois, dit Marie-Pierre Arthur, faisant référence au séjour parisien de sa bonne amie Ariane Moffatt. Mais je ne suis pas sortie du bois pour autant ici, y'a encore ben de la job à faire!»

***
Marie-Pierre Arthur est en concert mercredi 9 décembre au National. 18 $ à la porte, avant les frais.

samedi, décembre 05, 2009

Franco Phil: la baladodiffusion du 4 décembre

Malgré le rhume et l'ensemble de ses symptômes, rien n'empêchera le bon temps de rouler, et la bonne musique francophone de tourner. Encore plusieurs nouveautés cette semaine, dont quelques pures découvertes. Au menu:

Première heure
- Geneviève Toupin (Sur la route)
- Guillaume D'Aou (Le chemin du bonheur)
- Frank Martel (Pachyderme guenille)
- Avec pas d'casque (La pire journée au monde)
- Fred Fortin (Canayens)
- Zéphyr Artillerie (Scotty Bowman)
- Dick Annegarn (D'abord un verre)
- Bernard Adamus (La Question à 100 piasses)
- Domaine Alary (L'Amour me doit 100 $)
- Dumas (Un train dans la nuit)
- Damien Robitaille (Casse-tête)

Deuxième heure
- Domlebo (Le Vide)
- M (Est-ce que c'est ça)
- For Those About t Love (Fusion Ana Tomik)
- Balmoral (Les gens ne sont qu'une comédie)
- Chinatown (La Vrille)
- Fidelplasma (J'aime ta franchise mon amour)
- Shampouing (Bazou love)
- Huis Clos (Je tape dans ma guitare)
- Le Sabot Trio (Décollés de nos avions)
- Geneviève et Matthieu (Timili poulet)
- Navet Confit (Plastique à la cerise)
- Mille Monarques (Coeur-Volant)
- Les Amis au Pakistan (Le Fleur de ma journée)
- Les Trois Accords (Pas capable d'arrêter)

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

jeudi, décembre 03, 2009

Deux paires de billets pour Avec pas d'casque et Les Frères Goyette

Vous le savez sûrement, j'ai en tout temps une main sur le coeur (je tape à un doigt). Alors au diable la dépense, je vous gâte.

Franco Phil lui-même (et les organisateurs du show, mais bon) vous offre deux paires de billets pour le concert d'Avec pas d'casque et des Frères Goyette, demain, le vendredi 4 décembre. Un mélange de folk et de bricolage, d'humour 2e degré et de poésie, et beaucoup de barbe. Ça se déroule à la Maison de la culture Maisonneuve, à 20h30.

Félicitation à Marilyn et Valérie!

mercredi, décembre 02, 2009

Les Breastfeeders: Dix ans dans les dents

Superbe soirée hier au Lion d'Or, alors que Les Breastfeeders fêtaient leur dixième anniversaire à grand coup de guitare électrique et de cris. La salle était bien remplie, mais pas aussi débordante que je l'avais imaginé, et le groupe n'a pas déçu, offrant de quoi danser à la foule amassée devant la scène.

Avant le spectacle, des images d'archives étaient projetées sur un écran, montrant des concerts de plusieurs époques, des tournées européennes, et, évidemment, Johnny Maldoror flambette devant des milliers de personnes.

Ce concert en deux actes était un genre de bilan de la carrière de la formation rock. Ça a commencé plutôt doucement, on s'entendait parler, mais rapidement le volume a repris son amplitude habituelle lors d'un concert des Breasts, soit près du 8,5 sur 10. Suzie, Joe, Luc, Johnny, Sunny et le batteur du jour Patrick Nault, ont, dans leurs rôles habituels, livrés la quasi-intégrale de leur répertoire (que deux disques quand même), même la superbe et rarissime Septembre sous la pluie, avec Sunny au clavier qui remplaçait la cornemuse. La réentendrons-nous un jour sur scène? Fallait être là, quoi.

Johnny a fait Johnny, sautant partout et faisant une bonne dose de bodysurfing, se hissant même vers la fin sur une mini plateforme éclairée au néon au dessus de la porte des toilettes, où l'attendait un micro afin qu'il éructe quelques cris venus d'outre-tombe, à notre grand plaisir.

Les Breastfeeders ont aussi puisé dans du matériel à venir et ont joué deux nouvelles chansons si je ne me trompe pas, en plus de faire à la toute fin du très vieux matériel, avec un harmoniciste qui accompagnait le groupe à leur début. Un harmoniciste avec les Breasts? Yah! C'était plus blues, tout à coup.

Ne reste qu'à attendre le nouvel album, au printemps si ça roule comme prévu.

Vidéoclip: Patrick Pleau - Bocalophbe

L'auteur-compositeur-interprète Patrick Pleau, membre fondateur du groupe Plajia, a fait paraître il y a quelques mois un premier album solo en français, Hype-moi, qui n'a pas été pour moi un coup de coeur instantané. Les fidèles de Franco Phil auront tout de même entendu à quelques reprises sa pièce Antigénie, ma préférée du disque. Voici que Pleau lance un premier vidéoclip, pour la pièce Bocalophobe, un clip qu'il a lui-même réalisé.

Les textes de Pleau abordent d'abord des thèmes plutôt personnels, mais le titre du disque et la première pièce Antigénie, clairement sur la création, me laisse penser que Bocalophobe pourrait faire référence à la scène musicale. Allez on extrapole. Vous souvenez-vous de l'expression "scène bocale", proposée par Séba de Gatineau, dans une montée de lait sur la petitesse du public suivant la musique émergente? C'avait fait boule de neige comme expression. Ici, Patrick Pleau chante: "tu rêves d'être dans la mer / y'a rien à faire dans un bocal / Criss moé à terre ou dans la mer". Allez lire les paroles et téléchargez le mp3 par ici, et venez en faire votre analyse. On est fou de même.

mardi, décembre 01, 2009

Un nouveau EP pour Malajube

On en avait eu vent, mais là c'est officiel, Malajube lance un EP, un vinyle avec une carte de téléchargement, qui sera imprimé à petit tirage.

Selon les informations d'Olivier Lalande sur le blogue Scène locale du Voir, le EP sera composé "de quatre pièces constituées de chutes de studio des sessions du dernier album, Labyrinthes. En clair: des inédits!"

Toujours sur son blogue, Lalande cite le claviériste Thomas Augustin: «C'est un 12 pouces vinyle avec une dropcard à très petit tirage qu'on va vendre aux spectacles et sur notre site, éventuellement en version numérique, je crois. Ça contient quatre titres dont Pirate d'Hochelaga et Contrôle, remixés pis toute par nous-mêmes et imprimés en sérigraphie par Alice Jarry de Sérigraphie 514. Un bijou de rareté, d'où le fait que c'est pas une sortie officielle sur Dare to Care.»

Rappelons que Malajube sera au Métropolis le 18 décembre, en compagnie de Clues, pour une soirée qui promet valoir son pesant d'or.

Dumas en froid avec Tacca

Dumas fait paraître aujourd'hui son plus récent disque, Traces, le résultat d'une année d'expérimentation en studio autofinancée par la parution de quatre albums, qu'il décrit comme des "longs EP". Au bout du monde, Nord, Rouge et Demain auront servi de giga-préproduction, de laboratoire, pour Traces, son véritable 4e album, paru sur sa nouvelle étiquette, La Tribu.

Au même moment paraît ce disque de Dumas, son ancienne étiquette, Tacca, lance une compilation de 13 titres tirés de ses trois premiers disques. Dumas n'en est pas très heureux. En entrevue, il nous a raconté qu'il n'avait "aucunement de lien avec ce disque-là. J’ai vu la pochette en même temps que les gens, je n’ai pas été consulté pour le choix des chansons, ils ne m’ont pas consulté du tout." Le chanteur croit que Tacca a profité du fait de sa démarche pour lancer cette compilation, "mais bon, on saura jamais."

Dans un échange de courriel avec les relations publiques de Tacca, la maison de disque affirme que Dumas était au courant depuis le début de l'automne de la parution de ce best-of. "Nous avons appris récemment, comme tout le monde, que Dumas sortait un album en décembre", nous a raconté Marie-France Privée. "Ceux qui ne connaissent pas trop Dumas pourront le découvrir avec la compilation et les plus fervents auront un nouvel album à acheter pour Noël."