Le concours de l'alternative musicale Les Francouvertes entame le recrutement pour sa 15e édition, qui se déroulera du 7 février au 3 mai. Ce sont Marie-Pierre Arthur et La Patère rose (les gagnants de 2008) qui seront les porte-parole cette année.
Pour la gang de musiciens franco-canadiens pas connus qui se trouvent pas pires et qui lisent Franco Phil (non, pas toi Marie-Mai, ni toi Justin Bieber), sachez que vous avez jusqu'au 29 octobre pour soumettre votre candidature. Après ça, ça fait un grand schlak sonore et vous n'aurez plus qu'à attendre à l'an prochain.
Les inscriptions se font en ligne en se rendant au http://www.francouvertes.com/ ou au http://www.bandeapart.fm/. Selon les Francouvertes, "l’artiste accède à une fiche dans laquelle il peut insérer tous les éléments pertinents et nécessaires à son inscription : chansons, photos, vidéo, textes, dossier de presse, etc., et même y faire son paiement. " Les coûts d’inscription sont de 75 $.
De nouvelles règles
De nouvelles règles d'éligibilité s'appliquent cette année. Il y a plusieurs éditions que le concours songe à modifier certains règlements, et le cas particulier de Bernard Adamus l'an passé à poussé l'organisation à restreindre davantage l'accès à la compétition. Voici les nouveautés, qu'il a fallu un peu décrypter pour vous:
1- Le premier tri se fait ainsi. Les artistes ne doivent pas avoir signé de contrat de disque, pas même en licence, avec un producteur reconnu, avant la fin de la période d'inscription (29 octobre, vous vous souvenez du "schlak"). Dans l'éventualité où un groupe est sélectionné, il ne doit pas y avoir d'entente avant le premier passage de l'artiste sur scène aux Francouvertes. Ce qui peut être, au plus tard, le 21 mars, si le groupe passe dans la dernière vague de préliminaires.
2- Ensuite, si vous passez le premier tamis en tant que pépite d'or assez petite, les Francouvertes ajoutent un autre filtre: celui de la quantité. Les productions indépendantes -- les seules qui restent après la règle 1 --, seront acceptées si elles ont vendu moins de 1000 albums, physiques et numériques additionnées, selon les décomptes officiels et reconnus.
Pour les ventes numériques, le concours se fie sur les chiffres de Radio Star, qui comptabilise les statistiques chez iTunes, Zik.ca, Bluetracks et autres vendeurs officiels de matos numérique. Bandcamp, par exemple, n'est pas comptabilisé. Une vente d'album numérique compte ici pour l'équivalent de trois albums physique. Donc, en théorie, si un artiste indé vent 333,33 disques en numérique, il est exclu des Francouvertes. Tout comme s'il vend 400 CD physiques et 200 CD numériques.
***
Ce coup-ci, vous pourrez pas dire que Franco Phil ne vous a pas prémâché l'info pour vous éclairer tel un phare dans la nuit. Mais consultez quand même la liste complète des règlements sur le site des Francouvertes, il y a d'autres critères.
jeudi, septembre 30, 2010
Les Francouvertes en mode recrutement avec de nouvelles règles
Publié par
Philippe Papineau
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1:40 PM
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Paul Cargnello lance La Course des loups
Jamais deux sans trois! L'Anglo-Montréalais Paul Cargnello vient de faire paraître un troisième disque consécutif chanté majoritairement en français. Après avoir fait un hommage à La Nouvelle-Orléans avec son précédent effort Bras coupé, le sympathique auteur-compositeur-interprète s'attarde sur La Course des loups à la vie personnelle et politique au temps du capitalisme.
Depuis le début de sa carrière, l'auteur d'Une rose noire a toujours été profondément engagé. Pour La Course des loups, il a d'ailleurs puisé son inspiration dans une phrase classique de Che Guevara, qui disait que le capitalisme «est la course des loups: celui qui y arrive ne le fait qu'au détriment de l'échec des autres».
«J'ai trouvé que c'était une phrase incroyable, raconte le guitariste. Avec le capitalisme vient une pauvreté financière, mais aussi émotionnelle. La vie amoureuse est plus difficile, tout est plus difficile.» Cargnello ne se fait pas moralisateur pour faire passer son message, mais prend plutôt le détour de saynètes (Bixi Bop) ou de textes aux propos plus poétiques. «Il y a quand même des traces de l'actualité. La pièce La Vérité n'existe plus, par exemple, vient d'un passage aux États-Unis où j'écoutais les nouvelles à CNN et à Fox. Je devenais tellement cynique, il y avait des mensonges partout. J'ai donc écrit la chanson en me basant sur ça, mais d'une façon poétique, pour que le message dure. Il faut que les prochaines générations écoutent et comprennent malgré le temps.»
Du doux et du rock
Le premier extrait de La Course des loups, le titre Plus rien, montre un Cargnello plutôt pop et doux, à l'instar de certaines autres pièces du disque (Corbeau et Cygne, Ton vrai combat, Les Mains de Ramon). Mais le nouveau père de famille et son groupe proposent aussi quelques moments très énergiques, comme sur la pièce-titre. «Avec ce disque, j'essaie de trouver le pont entre le personnel et le politique, mais musicalement, j'essaie de trouver le pont entre The Clash et Al Green. J'aime l'agressivité, la révolte des Clash, mais j'aime aussi le côté smooth et dansant d'Al Green. Je voulais vraiment que les gens pensent et dansent en même temps.»
Bilingue?
Le disque compte trois titres en anglais et dix en français. «J'avais des chansons qui flottaient dans un même univers, et la plupart étaient déjà écrites en français, explique Cargnello. Mais mon objectif dans le futur, c'est de faire des disques absolument bilingues. Moitié-moitié. Mais pour les subventions, chez les labels, les distributeurs, les magasins et les radios, ça ne marche pas comme ça. Dès que l'industrie est prête, moi je me lance.»
***
À l'achat de son disque en spectacle, Paul Cargnello donne gratuitement La Reine contre Paul Cargnello, un album blues-électro fait maison et imprimé en quantité limitée.
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Philippe Papineau
à
11:27 AM
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mardi, septembre 28, 2010
Le Quai des Brumes fête ses 25 ans avec 25 concerts
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Philippe Papineau
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10:03 AM
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samedi, septembre 25, 2010
GAMIQ 2010: à vous de voter
La liste des nominations du GAMIQ a été dévoilée cette semaine. Avec sept mentions, Bernard Adamus domine la compétition, une autre preuve, s'il vous en faut encore, que le grand folkeux vit une année de rêve. Fred Fortin suit avec 4 nominations, tout comme Misteur Valaire.
Publié par
Philippe Papineau
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1:18 PM
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mardi, septembre 21, 2010
Karkwa gagne le prix Polaris 2010
Pour la première fois depuis la fondation du prix Polaris, récompensant le meilleur album canadien depuis 2006, c'est un groupe francophone qui a gagné les grands honneurs. C'est Karkwa, pour son disque Les Chemins de verre, qui est reparti avec le chèque en carton d'une valeur de 20 000 $.
Visiblement aussi surpris que nous, le groupe a tant bien que mal tenté d'expliquer en anglais sa joie de gagner un prix où l'on récompense une seule chose: la musique. Le gagnant du prix Polaris est choisi par un jury de l'industrie, sans considération pour les ventes.
Karkwa était en compétition contre des albums de fort calibre, soit ceux de The Besnard Lakes, de Tegan and Sara, de Broken Social Scene, de Caribou, d'Owen Pallett, de Dan Mangan, de Radio Radio, des Sadies et de Shad.
Pour la finale, quelques francophones étaient du grand jury, dont voici les membres: Rob Bowman (York University), Jenny Charlesworth (The Georgia Straight), Leah Collins (Dose.ca), Del Cowie (Exclaim!), Jonathan Dekel (Spinner), Amanda Farrell (Monday Magazine), Jian Ghomeshi (CBC - Q), Marc Xavier Leblanc (freelance journalist and DJ), Francois Marchand (Vancouver Sun), André Peloquin (Bang Bang) and Phillippe Rezzonico (Rue Frontenac).
Publié par
Philippe Papineau
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12:03 AM
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dimanche, septembre 05, 2010
FME, jour 3: Musique sous un ciel fâché
L'éclaircie ne pouvait durer éternellement. Les nuages sombres ont couvert samedi le ciel de Rouyn-Noranda, qui accueille cette fin de semaine la 8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME). Petit crachin qui remplit les lunettes le temps de traverser la rue Murdoch, un vent hypocrite qui fait retourner les parapluies...
Conséquence? Pendant les «cinq à sept», les habitués des terrasses se sont réfugiés à l'intérieur, engorgeant ainsi les cafés et les bars qui accueillaient La Patère rose, Damien Robitaille et Bernard Adamus. En marge de ses gros noms de la scène montréalaise qu'on a vu déjà souvent, nous avons fait la découverte du groupe abitibien Le Carabine, qui offre une musique instrumentale faisant parfois penser aux airs poussiéreux de Psychocaravane, parfois aux airs profonds de Pawa Up First. À défaut d'être clairement original, c'était fort bien livré. En plus, il faisait des projections sur acétate, comme dans le bon vieux temps du secondaire.
Le FME offrait deux choix de concerts à 20h: un carte plus douce à l'Agora des arts avec Voilà!, Leif Vollebekk et Karkwa, et une soirée lourde avec The Melvins au Petit Théâtre. Les quatre vétérans du stoner rock des Melvins ont taillé leurs puissantes et bruyantes mélodies avec une précision chirurgicale. Le groupe a deux batteurs sur scène, et l'impact de leurs pièces n'en est que plus musclé, si une telle chose se peut. Côté cheveux, les Melvins ont soulevé un débat profond chez les festivaliers: perruques ou capilaire naturel? Le chanteur et guitariste a une touffe blanche frisottée tandis que le bassiste a un giga afro. Le mystère demeure.
Le contraste sonore était frappant à l'Agora des arts. Si le groupe post-rock Voilà! manquait de personnalité, leur dernier morceau joué, Bosnie-Herzegovine, a rattrapé un peu le tout. On a compris par la suite pourquoi le patron du FME, Sandy Boutin, avait souligné en gras le nom de Leif Vollebekk sur notre programmation. Sur scène, le bilingue chanteur a impressionné avec ses douces pièces folk et sa voix aux accents de Patrick Watson. On a hâte d'en revoir plus. Karkwa a ensuite pris la scène, s'excusant presque d'avoir fait attendre les festivaliers 8 ans depuis leur dernier passage au FME, lors de la première édition. «Notre gérant (le directeur du festival) ne voulait pas. Conflit d'intérêts, a lancé le chanteur Louis-Jean Cormier. Mais cette année on a poussé fort, ç'a marché.» Karkwa n'a pas eu une soirée très facile, devant s'interrompre à quelques reprises en raison de problèmes de son sur scène. L'ambiance en a payé le prix, d'autant que le groupe n'a pas donné son meilleur concert. Mention spéciale aux éclairages, qui enfin ce soir-là étaient à la hauteur.
La fin de soirée s'est révélée plus intéressante encore. The Sadies étaient de retour sur scène pour un deuxième soir de suite. Sous des airs détachés, les Canadiens font preuve d'une énergie country rock impressionnante et d'une maîtrise de leurs instruments digne de mention. Un voisin musicien croisé à Rouyn en avait les yeux encore tout écarquillé en fin de concert. Au Cabaret de la dernière chance, au même moment, le trio Parlovr a ravi une foule compact et suante. Le groupe fait penser à Clues pour la force des mélodies et des voix, mais avec beaucoup plus de joie de vivre. Et surtout, le groupe était visiblement ravi de jouer: ça ne pouvait que déteindre sur nous.
Le Devoir
samedi, septembre 04, 2010
FME, jour 2: Du bon, du croche et une surprise
Revirement de situation météorologique, vendredi à Rouyn-Noranda. Si la ville s'est réveillée tel que prévu sous l'averse, que dire l'orage, les mélomanes inquiets pour les conditions pendant le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) ont eu le bonheur de voir le ciel se dégager dès les premières heures de l'après-midi.
Au commencement des spectacles, à 17h, les conditions étaient donc parfaites pour se promener de salle en salle, question de ne rien manquer. S'il est vrai qu'il faut des billets pour les concerts de la soirée, les 5 à 7 sont ouverts au public gratuitement.
C'est un Alex Nevsky un peu nerveux qui a fait découvrir ses pièces aux festivaliers. Un stress bien compréhensible : c'était son lancement de disque, sa guitare lui a donné du fil à retordre, et la salle, L'Abstracto, ne laisse aucune place aux artistes pour se cacher: la foule entoure la scène et les spectateurs les plus proches sont à moins d'un mètre des artistes. Faut assumer. Chose réussie pour Nevsky, qui a franchement pris corps avec son groupe depuis la finale des Francouvertes. Si tout va bien pour le jeune chanteur de pomme, on lui prédit bien des bonnes choses.
Nos pas nous ont ensuite mené vers Chez Bob, où Salomé Leclerc livrait ses pièces en duo avec Philippe B. Leclerc a du potentiel et une voix solide, mais pas plus ici qu'aux dernières FrancoFolies de Montréal elle ne nous a asséné le coup de grâce avec son folk-rock. Peut-être ne lui manque-t-il au fond que de meilleures mélodies auxquelles s'accrocher. Plus loin, à la toute nouvelle salle Évolu-Son -- la peinture est à peine sèche! -- nous avons capté la toute fin du concert d'Emilie Clepper. Elle qui chante habituellement en anglais a fait une pièce en français au rappel, et sa voix a pris une toute autre dimension -- pour le mieux, dirait-on.
Le début de la soirée s'est déroulé comme jeudi, en alternance entre le Petit Théâtre et l'Agora des arts, à un jet de pierre de là. On avait entendu beaucoup de bien des Peelies dans les derniers mois sur la Toile, mais le test de la scène a été cruel. Le rock garage des quatre filles était simpliste, joué de manière hyper carré, sans grande présence sur scène. À côté de Jesuslesfilles qui suivait, c'était le jour et la nuit en matière d'énergie, d'attitude, d'aisance.
À l'Agora des arts, on avait hâte de voir Gigi French, ex des Hot Springs, qui avait déclaré forfait aux FrancoFolies et au spectacle de l'Autre Saint-Jean cet été pour des raisons personnelles. Mal à l'aise dans sa robe de soirée de velour noir, Giselle Weber a passé plus de temps à retenir ses seins dans sa robes qu'à nous convaincre du sérieux de son projet de chanson jazzée. Faut croire qu'une rockeuse, même dans une robe chic, ça reste une rockeuse. Après elle, le vétéran Howe Gelb, de Giant Sand, a réécrit la définition de «liberté» sur scène. Un peu chaotique par moment, le pianiste et guitariste aux airs de Dylan a réussi à nous faire entrer dans son univers particulier. Une pièce qui s'arrête en plein milieu, des pièces de métal déposées sur les cordes du piano, des histoires décousues, des ponctuations rock à travers des balades folk... Mais comme Gelb était en parfait contrôle, on a suivi et on a aimé.
Question d'arrêter de courir un peu, la suite des choses s'est uniquement déroulée au Cabaret de la dernière chance -- le «cab» pour les habitués -- pour entendre Fred Fortin. Accompagné d'Olivier Langevin et de Justin Allard, Fortin a secoué le bar rempli à pleine capacité avec des arrangement plutôt rock des pièces de ses deux derniers disques - Conconne, Le Cinéma des vieux garçons, Massacre à l'harmonica, T'es grosse pis t'es belle. Le guitariste Langevin ne nous a pas souvent déçu dans le passé (voire jamais), mais cette fois il était particulièrement inspiré. Chapeau au trio.
À la sortie du «cab», le mot a commencé à circuler: un concert-surprise aurait lieu quelques minutes plus tard au Bar des Chums, une taverne où les locaux ont leurs habitudes depuis des années. Le groupe-maison a cédé la scène aux Frères Rivaux, le duo comico-country composé de Sunny Duval et de Damien Robitaille. La salle s'est remplie en un clin d'oeil et s'est solidement bidonnée de l'absurdité des chansons, doublée de l'étrangeté de la situation. Ça, c'est une fin de soirée qu'on oubliera pas.
vendredi, septembre 03, 2010
Premiers pas au FME
La 8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue s'est mis en branle hier après-midi à Rouyn-Noranda sous un ciel clément, même si tous les festivaliers appréhendaient en secret la suite des choses: les jours suivant seront froids et pluvieux.
Pas grave, on a apporté manteau, foulard et jeans, des shorts au cas. Et on est pas fait en chocolat, hein! Hein?
Je suis arrivé un peu trop tard après la longue route pour entendre un bout de Chantal Archambault. Dommage, les quelques pièces folk déjà entendues de son nouveau disque m'ont bien plues. D'abord fait à compte d'auteur, on apprenait dans les dernières heures qu'Indica a adopté l'abitibienne. Une bonne nouvelle pour elle, c'est certain.
Après une bouchée du traditionnel méchoui de lancement du FME, je regarde l'horaire avec les collègues/amis pour se faire un plan de match. Dans les marches de l'Agora des Arts, une nouvelle salle installée dans une église, une reporter Web lance à la caméra: "Finalement, le plus dur au FME, c'est de faire des choix". Euh... non! Au FME, c'est l'inverse: pas besoin de faire de choix. c'est pas Pop Montréal tout de même. Ici, on peut se promener de salle en salle, du Petit Théâtre au Cabaret de la dernière chance, de la 7e Rue à l'Abstracto sans peine.
Mon festival a débuté avec le spectacle extérieur de la rentrée, sur la 7e rue. Le site est mieux installé que l'an passé, avec la scène face aux visiteurs qui entrent et un vaste bar où on attend peu. La progression des groupes est super (Ariel, La Descente du coude et Vulgaires Machins), sauf la finale avec Pascale Picard Band, qui ne pouvait qu'être plus soft que les Vulgaires Machins, qui nous ont démoli les tympans avec leurs bombes hyper-efficaces. J'imagine que Picard voulait passer dernière, quoi.
J'ai fait la navette vers l'Agora des arts tout au long. J'ai malheureusement presque tout raté des Français Gablé et leur genre d'électro-acoustique dur à prévoir. Tous les collègues étaient emballés. On note et on se reprendra. Avant eux, Bateau noir nous ont livré leurs lourdes pièces instrumentales progressives. On en retient beaucoup le jeu de batterie fascinant de Jean-François Mineau, le mur de 3 guitares et le colosse à la basse, qui doit être le fils illégitime de Requin dans James Bond. Plus tard, The Besnard Lakes jouait davantage dans le crescendo. Les morceaux démarraient tout doucement, souvent avec la voix haut-perchée du bizarre Jace Lasek, avant de prendre du coffre et de finir en force. Paraît que vers la fin, le guitariste qui semblait avoir des problèmes de son en a eu son quota et a dit "ciao-bye".
Pour conclure la première soirée avec un surplus de basse lourde et de décibels, High Tone et Le Catcheur et la Pute était dans le bon ton. Belle découverte que ce duo Français étrange qui mix côte à côté, déguisés en lutteur masqué et en fille de joie... Ça buche dans l'électro, ça mélange à ça du rock (Smashing Pumpkins, Nirvana), et ça détruit un peu plus notre capacité auditive. Encore ce matin, ça buzz un peu!
La suite demain!
Publié par
Philippe Papineau
à
10:38 AM
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mercredi, septembre 01, 2010
Les cinq candidats au pirx ECHO de la SOCAN
La SOCAN, la société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, dévoilait hier les cinq candidats à son prix ECHO, d'une valeur de 5000 beaux dollars, soit grosso modo l'équivalent pour les artistes de 143 soirs de cachets dans des bars bruns.
Voici les cinq nominés, choisis par un jury composé de membres de l'industrie (dont bibi) en fonction de la qualité du texte et de la composition. L'interprétation n'était pas à tenir en compte, autant qu'une telle chose est possible.
- L’Ermite dans la ville, Damien Robitaille
- La Maison hantée, Le Husky
- Le Cinéma des vieux garçons, Fred Fortin
- Parasites, Vulgaires Machins
- Quelque part, Geneviève Toupin
Le bout agréable pour vous, c'est que vous allez choisir le gagnant en visitant le www.prixecho.ca/. Vous pouvez écouter les titres, et voter, du 1er au 30 septembre.
Publié par
Philippe Papineau
à
12:28 PM
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Les Marmottes aplaties s'offrent à vous gratuitement
(Batterie hypnotique, guitare déchaînée) M-A-R-M-O-T-T-E-S A-P-L-A-T-I-E-S!
Publié par
Philippe Papineau
à
12:08 PM
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