vendredi, novembre 30, 2007

Critique: Yelle - Pop-up

Électro-pop
Pop-up
Yelle
EMI / Fusion III

Mise au monde grâce à son succès MySpace Je veux te voir, sur lequel elle se moquait gentiment mais sûrement d'un des membres de la formation TTC, la Française Yelle, de son vrai nom Julie Budet, fait maintenant paraître un premier album complet. Sur Pop-up, la jeune chanteuse de 24 ans joue à fond la carte de la femme pleinement assumée, qui parle de sexe, de son corps, de son «meilleur ami» (lire: son vibrateur) et des garçons qui tentent tant bien que mal de la séduire dans les boîtes. Avec son compagnon et musicien Jean-François Perrier, alias GrandMarnier, ils livrent des chansons électro bien produites et grandement teintées de l'esthétique de la pop hexagonale des années 1980, où tous les sons semblent sortir d'une bubble gum, élastique et sucrée. Yelle a du Lio dans le corps, mais en accéléré et en plus cru. S'il est plutôt agréable d'entendre la nouvelle version d'À cause des garçons (1987), l'accrocheuse Ce jeu et la pièce Les Femmes, probablement la plus mélodique de l'album, Pop-up est trop tape-à-l'oeil, manque de facettes et finit par s'épuiser rapidement. Mais Yelle a du culot et vit à cent à l'heure, ce qui n'est pas pour nous déplaire.