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samedi, octobre 30, 2010

Critique: Alexandre Désilets - La Garde

Pop-rock
La Garde
Alexandre Désilets
Maisonnette / Sélect

Avant même d'écrire les premières notes de son deuxième disque, Alexandre Désilets n'avait qu'une volonté: se réinventer. Et ça nous plaît. Le talentueux Gatinois a beau avoir reçu une pluie de récompenses pour son premier album, Escalader l'ivresse, ses envolées éthérées et ses longues phrases musicales ne nous avaient jamais franchement happé. Du bien beau, sans velcro. Avec La Garde, Désilets va à l'essentiel, augmente le rythme et met en évidence les mélodies. Les pièces étant plus pop, l'oreille y trouve son compte à la première écoute, et une foule de bruits, craquements et autres sonorités électro-acoustiques à la Múm enrichissent les écoutes subséquentes. C'est comme un tourbillon dans un tunnel, ça brasse, mais on ne s'égare pas. Une réserve: perdus dans le mix, on peine à retenir les textes, coécrits avec Mathieu Leclerc. La Garde, réalisé par Jean Massicotte, va trouver preneur du côté des fans de Daniel Bélanger, de Yann Perreau et de Radiohead époque In Rainbows.


À pas de géant

mardi, octobre 13, 2009

Deux paires de billets à tirer pour Alexandre Désilets et Émilie Proulx










L'équipe de l'auteur-compositeur-interprète Alexandre Désilets a pensé vous offrir deux paires de billets pour son spectacle de vendredi, le 16 octobre, à la maison de la culture Maisonneuve. Une nouvelle pièce de Désilets peut être écoutée pendant la deuxième heure de la dernière balado de Franco Phil.


Le gagnant du prix Félix-Leclerc 2009 sera précédé sur scène de la non moins talentueuse Émilie Proulx, qui a fait paraître cette année son premier disque La lenteur alentours. Deux chansons de Proulx sont téléchargeables sur son site Internet.

Mise à jour: Félicitation aux deux gagnants, Philippe et Claudine!

samedi, novembre 01, 2008

Remixez Alexandre Désilets

Bidouilleurs et bidouilleuses, voici un concours qui vous intéressera sûrement. L'équipe de Bande à part vous propose de remixer la pièce Mission Apollo, d'Alexandre Désilets.

Vous vous inscrivez par ici, vous téléchargez les différentes pistes sonores, et vous remaniez ça comme bon vous semble.

En plus d'avoir du plaisir et de vous accomplir, vous courrez même la chance de gagner des sous et du prestige de trois façons:

- Prix du public: 0,50$ par vote jusqu'à 500$
- Prix Bande à part: 500$
- Prix Alexandre Désilets: 2 jours au Studio Masterkut (une valeur de 1000$)

Il vous faut soumettre vos oeuvres en ligne avant le 30 novembre 23h59. Le vote débutera le 1er décembre et se terminera le 15 décembre.

Bonne chance, brodeurs de sons!

lundi, août 04, 2008

20 ans... dans les dents - Quatre fois l'avenir de la musique

Les prières réunies des amateurs de musique dite émergente ont été entendues, car le ciel a eu la gentillesse de pousser au loin les nuages grisâtres hier soir, lors du concert 20 ans... dans les dents, qui clôturait cette 20e édition des FrancoFolies de Montréal. Et ce au grand plaisir des quelques 10 000 âmes présentes et des quatre groupes éclectiques venus casser la baraque: Alexandre Désilets, Gatineau, Karkwa et Malajube.

Alors que le soleil venait de percer les derniers amas grisâtre, autour de 18h, la soirée conçue pour les mélomanes curieux a pris son envol avec les chansons éthérées d'Alexandre Désilets. Clairement le moins connu du lot, le grand chanteur à l'air lunatique a offert ses pièces introspectives avec une présence qu'on pourrait qualifier de théâtrale. La foule l'a accueilli poliment, mais sa seule présence sur cette scène lui servira certainement de catalyseur.

Même chose pour la formation rap Gatineau qui, dans un tout autre style et dans une toute autre énergie, offrait clairement le concert le plus important de sa jeune carrière. Déchaînés comme à leur habitude, les deux rappeurs Séba et Dom Hamelll sautaient partout, livrant les chansons de leur premier album éponyme (The Christ Is Right, Pawnsheüp) et quelques vieux morceaux (Le Freak de Montréal, Le Gros). Aidé entre autres de deux choristes et d'un second batteur -- vêtu d'un masque de gorille, question de se marier avec le premier batteur au masque de loup -- Gatineau aura gagné hier soir bien des nouveaux fans.

Parce qu'il serait faux de dire que la majorité de la foule présente était d'abord venue pour ces deux premières formations. Karkwa et Malajube servaient en quelque sorte d'appâts pour ce concert qui montrait «l'avenir de la musique au Québec», pour reprendre les mots prononcés en tout début de soirée par d'Alain Simard, président du festival. Moins fou que Gatineau, mais capable de grandes montées dramatiques, Karkwa a alterné entre de nouvelles pièces de leur Volume du vent et des titres des Tremblements s'immobilisent. On aurait voulu plus de morceaux récents, mais Karkwa a tout de même livré une performance très honorable.

Ne restait que le clou de la soirée, Malajube, dont les nombreux fans se sont agglutinés devant la scène. Malheureusement déjà parti pour écrire ces lignes, votre serviteur n'a pu les entendre de ses propres oreilles, mais nos espions dignes de confiance nous ont confirmé que la formation -- maintenant à quatre sur scène -- a offert quelques nouveaux morceaux, en plus de titres de Trompe-l'oeil. Ce qui nous console, c'est que cette fête de l'anticonformisme musical sera diffusée à TV5 le 17 août à 20h, et aussi ultérieurement à Radio-Canada et Artv.

samedi, août 02, 2008

Alexandre Désilets, Gatineau, Karkwa et Malajube pour terminer en beauté

Quelques heures avant que Diane Dufresne ne monte sur la grande scène de la rue Sainte-Catherine, demain, pour clore ces 20es FrancoFolies, quatre des meilleurs groupes québécois du moment prendront tour à tour d'assaut la scène Les Shows, aux abords de la rue Clark, pour un marathon musical.

Et les coureurs sont de haut calibre: Alexandre Désilets, Gatineau, Karkwa et Malajube. Ensemble, ces quatre artistes et formations révèlent bien la vivacité de la musique québécoise.

Les deux premiers sont moins connus du grand public. Si Gatineau offre un hip-hop énergisant, frôlant le jazz et le rock, Alexandre Désilets fait plutôt dans la chanson ambiante, magnifiquement enrobée d'une mystérieuse et légère aura électronique. Ils ouvriront le bal pour Karkwa et Malajube, deux groupes rock encensés tant par le public que par la critique. «Il y a un noyau de fans qui suit les quatre groupes, dit Stéphane Bergeron, le batteur de Karkwa. Ça serait surprenant qu'il y ait quelqu'un qui vienne nous voir et qui déteste un des autres spectacles.»

Désilets, qui sera le premier à monter sur scène demain, est conscient qu'il est le moins rock du quatuor. «Le défi, c'est de faire quelque chose qui sera à la hauteur de la musique des trois autres groupes, confie Désilets. On garde les arrangements de l'album, mais on est conscients que Gatineau, ça va bouger pas mal, et que les gens ont bien hâte d'entendre Karkwa et Malajube.»

Chacune des performances de 50 minutes sera enregistrée pour la télévision, pour être diffusée ultérieurement à TV5, Radio-Canada et Artv. «Ça ajoute une petite peur, dit Séba, de Gatineau. On a ajouté au groupe un percussionniste et un choriste pour ce concert.» Quant à Malajube, qui a commencé la préproduction d'un nouvel album, il offrira au public quelques nouvelles chansons. «Ça fait longtemps qu'on n'a pas joué, indique le batteur Francis Mineau. On a seulement fait trois shows dans les sept derniers mois. Mais ça ne s'oublie pas, c'est comme faire du vélo!»
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Photo Jacques Nadeau Le Devoir