Trois points sur une page ne font peut-être pas une tendance, mais une ligne, certainement.
En regardant le plus récent clip de Karkwa, pour la pièce Le Pyromane (où inévitablement quelqu'un fout le feu quelque part, bravo l'audace), j'ai réalisé que les scènes sous-marines sont revenues à quelques reprises ces derniers mois dans les clips au Québec. Je pense au clip Luna, de Malajube, et de Brun (la couleur de l'amour) de Bernard Adamus. Vous en avez peut-être d'autres en tête. On y trouve évidemment un fond bleuté ou verdâtre, et une jeune femme blonde aux cheveux longs. Ça fait un meilleur effet dans le H2O.
J'ai l'impression que quelqu'un s'est payé la traite avec un équipement de tournage étanche et qu'il le loue au reste des réalisateurs d'ici!
Ma minipreuve, pour ce qu'elle vaut:
Le Pyromane, Karkwa
Luna, de Malajube
Brun (la couleur de l'amour), de Bernard Adamus
mercredi, octobre 27, 2010
Filmer sous l'eau, c'est rigolo
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Philippe Papineau
à
10:02 a.m.
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samedi, juin 12, 2010
Cubes rubiques de Malajube - Aura de mystère
Depuis 2005, il n'y a pas une année où le groupe rock montréalais Malajube n'a pas participé aux FrancoFolies de Montréal. Rien d'anormal ici, il faut dire, puisque les quatre musiciens ont marqué au fer rouge la scène d'ici avec leurs deux derniers disques, Trompe-l'oeil et Labyrinthes, deux albums qui ont permis à la formation d'ajouter du poids à la réputation musicale de Montréal à travers le monde.
En 2007, Malajube nous avait gardé sur le qui-vive en terminant un triptyque musical avec un concert intitulé ?????, qui s'était révélé être ni plus ni moins que l'intégrale de leur répertoire à ce jour. Ce lundi, Malajube récidivera avec un spectacle mystérieux, cette fois nommé Cubes rubiques, qui aura lieu au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, qui n'est pas exactement une salle toute désignée pour un groupe qui aime faire sauter le plafond.
Comment parler d'un spectacle au concept secret sans en dévoiler l'essence? Pas simple. C'est Thomas Augustin, claviériste du groupe, qui s'y colle pour nous, avec beaucoup de bonne volonté, mais avec la langue parfois liée. Grattons.
Sans réserve
«C'est le spectacle avec la plus grande envergure qu'on n'a jamais fait de notre vie. On a vraiment lancé plein d'idées, on ne s'est pas non plus imposé de limites techniques, on a été les plus créatifs possible, lance Augustin. On a l'impression d'inventer quelque chose parce qu'on sort de nos routines habituelles, si tu veux. Les gens vont voir Malajube, mais sous une autre forme que celle qu'ils sont habitués de voir... Héhéhé!» Et il rit en plus, le cachottier.
Ce sera quelque chose de gros, donc. Thomas, Julien Mineau, Francis Mineau et Mathieu Cournoyer se sont aussi entourés d'une petite équipe, «et pas juste des musiciens», révèle le claviériste. «Il y a des gens pour le design graphique, pour nos costumes, et tout le monde est mis à rude épreuve.»
Des costumes? Ce sera donc un peu théâtral, genre Mutantès de Pierre Lapointe? «C'est un show de musique, y'a pas de théâtre là-dedans, y'a pas de danse contemporaine, modère Thomas Augustin. C'est Malajube que le monde vient voir, tout est axé sur la musique. Mais... ben, euh, on est habitués de présenter Malajube de la même façon, mais dans notre musique, il y a tellement d'affaires, il y a tellement de... euh, non, j'irai pas dans cette direction-là... [silence] Pose-moi une autre question!»
Bon, une autre question. Pourquoi jouer à la Place des Arts, tiens? «On est entre deux albums et on a du temps, alors on n'avait pas envie de faire un simple spectacle rock au Métropolis, explique Augustin. Au début, on s'est imaginé en petit col roulé noir, assis sur des bancs, avec un petit éclairage tamisé, en jouant nos pièces très vocales, ben smooth. Mais on est allés dans la direction opposée, sans réserve.»
Et Cubes rubiques, c'est parce que ce concert unique aura plusieurs angles, plusieurs médias? «Ben, il y a toutes sortes de médias dans un spectacle rock, mais je ne dirais pas que c'est un show multimédia. Multidisciplinaire? Un peu, ouais. Multifacettes, multi.... aahh, je sais plus quoi te dire!» Pour la petite histoire, Malajube a à son répertoire une pièce intitulée Cube rubique, au singulier cette fois, enregistrée en 2003.
Le groupe a déjà composé et enregistré quelques morceaux pour son prochain disque, mais elles ne seront pas de Cubes rubiques. «Ce n'est pas là-dessus que c'est axé. C'est un show vraiment rétrospectif de ce qu'on a fait, y'a des pièces qui ne sont pas sur des albums non plus.»
Bon, allez, le citron est assez pressé, à vous de juger, maintenant.
***
Lundi 14 juin, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, 26 $ avant les frais.
Publié par
Philippe Papineau
à
1:11 p.m.
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mardi, avril 13, 2010
Malajube plagié?
Publié par
Philippe Papineau
à
12:56 p.m.
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mercredi, décembre 23, 2009
Top 10 des disques émergents québécois
Paradoxe: s’il se vend moins de disques au Québec, la production musicale ne ralentit pas, même chez les plus petits joueurs, ce qui ne facilite pas la tâche lors des palmarès de fin d’année. D'autant plus qu'on met de côté ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne, comme Mara Tremblay, Patrick Watson, Paul Cargnello, Yann Perreau ou Les Trois Accords, qui restent alternatifs tout en étant pas mal "émergé". Une réflexion, en 2009, le top 5 des meilleurs disques émergents du Québec en est un marqué par les découvertes et par le retour à une chanson à la fois classique et moderne. Pour le journal, il fallait en choisir 5, pour vous, j'en mets 10, à déposer sous le sapin du mélomane aimé.
1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.
4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.
5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.
6. Chinatown, Cité d'or
Le groupe Chinatown, qui mélange l'esprit de Gainsbourg, les airs des Beatles et des mélodies cousines de génériques de dessins animés, réussit avec ce premier disque l'exploit funambulesque de faire du pop-rock haut de gamme. Les cinq musiciens ont bricolé avec un soin d'orfèvre des pièces hyper accrocheuses, avec juste ce qu'il faut de sirop pour ne pas écoeurer. Même votre mère va aimer ça.
7. Polipe, Tropiques du cancer
Le trio Polipe a mis pas mal de funk dans notre automne/hiver. Leur musique est entraînante, mélangeant le rock et le prog à des sonorités latines. Et aussi, ce n’est pas con du tout du côté des paroles, alors que les musiciens sont allés puiser dans leurs zones d'ombres.
8. Navet Confit, LP3 - Papier vampire
Le prolifique Navet Confit est revenu à la charge cette année avec un troisième album complet, où il a légèrement mis de côté l'exploration pour davantage travailler la concision, la précision. LP3 gagne donc en écoutabilité ce qu'il perd en audace, mais hé, comme il partait de très haut dans la foisonnance des idées, c'est pas si grave. Voici un disque qui prend son temps, qui grandit avec nous, avec des titres qui resteront dans un coin de cerveaux, comme Les Chansons et Plastique à la cerise.
9. Carl-Éric Hudon, Contre le tien Ananas Bongo Love
Autre soldat de l'équipe de La Confiserie (GSI) avec Polipe et Navet Confit, Carl-Éric Hudon a fait le parcours inverse de Navet cette année avec Contre le tien Ananas Bongo Love, où il a troqué ses mélodies folk simples pour des pièces plus tortueuses, aux textes complexes, aux structures audacieuses. Hudon n'y est pas opaque pour autant, et ça s'écoute fort bien avec un casque d'écoute. Mention spéciale pour le titre de l'album, le meilleur de l'année.
10. Lac Estion, Affranchi // Le Roi Poisson, Le Roi poisson
À choisir entre le disque du Roi Poisson et celui de Lac Estion, j'opte pour celui du groupe au mauvais jeu de mots, mais par très peu. Si les deux groupes doivent améliorer la qualité de leurs textes, Lac Estion a une longueur d'avance dans la structure des pièces. Affranchi est mieux ciselé, plus accrocheur, et trouve une plus grande résonnance dans mon oreille. Dans les deux cas, le prochain disque sera à surveiller, puisque les deux groupes cousins ont le talent pour prendre encore bien du galon.
Publié par
Philippe Papineau
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9:26 a.m.
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mercredi, décembre 16, 2009
Malajube et Clues au Métropolis - cousins de la fesse gauche
Je vous ai déjà écrit au sujet de la parenté entre Malajube et de Clues, qui partagent la scène du Métropolis vendredi. J'ai eu la chance de parler au claviériste de Malajube, Thomas Augustin, pour un texte dans Le Devoir, alors en voici le résultat intégral et gratuit, juste pour vous.
***
C'est probablement le spectacle le plus attendu de l'hiver sur la scène alternative de la métropole, voire de la province. Vendredi, au Métropolis, joueront deux des meilleurs groupes de l'heure, soit les Anglo-Montréalais de Clues ainsi que Malajube - qui y rendra disponible son tout nouveau EP à tirage très limité. C'est ce qu'on appelle de très beaux cadeaux de Noël.
«On voulait faire un gros happening, avoue Thomas Augustin, le claviériste de Malajube. Avec cette affiche-là, on a voulu faire concurrence aux partys de Noël et aux partys de bureau!» Les choix seront difficiles, c'est vrai, d'autant que ce spectacle sera déjà un des derniers de la présente tournée de Malajube, où le groupe défend son plus récent disque, Labyrinthes, paru
en février.
Déjà? C'est que Malajube a fait les choses d'une autre façon que lors de l'interminable tournée de Trompe-l'oeil -- l'album qui l'a révélé au grand public --, où les rockeurs ont fait plus de 300 concerts, jusqu'à écoeurement complet. Cette fois, Thomas, Julien Mineau, Francis Mineau et Mathieu Cournoyer ont opté pour la «modération» en inscrivant une centaine de concerts à leur agenda. «On pourrait étirer ça, faire plus de festivals au Québec l'an prochain, essayer aux États-Unis, retourner en Europe, mais tous les ingrédients sont là pour faire sortir de la bonne musique de notre union», explique Augustin. Malajube a déjà choisi son studio, et il anticipe avec un grand plaisir de «retourner en invention de chansons», dixit Thomas.
Indices de rapprochement
Si Malajube est précédé chez les francophones d'une réputation très favorable, le groupe Clues (sur la photo), lui, est encore inconnu pour beaucoup de Montréalais vivant à l'est du boulevard Saint-Laurent. Le quintette composé d'Alden Penner, de Brendan Reed, de Ben Borden, de Lisa Gamble et de Nick Schriber a fait paraître sur la réputée étiquette de disque montréalaise Cons-tellation (Godspeed! You Black Emperor, Feu Thérèse, Fly Pan Am) son premier disque, très bien reçu autant par la presse spécialisée que par celle de masse.
Et le groupe n'arrive pas sans l'aura pour le moins magnétique du passé de deux de ses membres. Le multi-intrumentiste Brendan Reed a joué avec Arcade Fire à l'époque pré-Funeral et avec Les Angles morts, alors que le chanteur et guitariste Alden Penner, qui parle un excellent français, faisait partie avec Nick Thorburn (Islands, Human Highway) du groupe The Unicorns, qui a marqué plusieurs mélomanes de 2000 à 2004.
Les premières pièces de Malajube, comme Le Robot sexy ou Le Bataillon, sont d'ailleurs assez similaires à celles des Unicorns, très joyeuses, explosives, rebondissantes et un brin juvéniles. «À Pop Montréal, Malajube a déjà joué en première partie des Unicorns; j'étais même pas encore dans le groupe! dit Thomas en rigolant. Ils étaient une inspiration, un groupe important, et on s'est souvent fait comparer à eux.»
Aujourd'hui, Malajube et Clues ont chacun fait leur bout de chemin musical, mais ils restent cousins de la fesse gauche. Si Clues a un son un peu plus enrobant, les deux groupes aiment les changements de rythmes, les cassures et les montées en intensité.
Malajube a le Contrôle
Pour Malajube, coïncidence marketing ou pas, ce concert hivernal arrive en même temps qu'un nouveau mini-album de quatre chansons, intitulé Contrôle, composé de retailles de l'enregistrement de Labyrinthes. Vendu en format numérique pour 2 $ à partir du site http://www.malajube.com/, Contrôle est aussi disponible pour 20 $ en format vinyle 45 tours, mais seulement 300 petites copies ont été pressées.
Si on peut reconnaître ici et là la parenté avec des chansons de Labyrinthes ou avec des pièces déjà jouées sur scène, on entend Malajube sous un jour moins sombre, avec des sonorités rappelant parfois leur Compte complet.
«On fait ça en marge de notre discographie; c'est vraiment fait à la main, j'ai moi-même collé les pochettes sérigraphiées, explique Thomas Augustin. On pourrait à la limite en faire d'autres, mais le but n'est pas de les vendre en magasins, c'est un objet hors circuit pour les fans hardcore.» Les premiers exemplaires ont été vendus mercredi dernier à Québec, et le groupe s'attend à ce qu'il ne reste plus grand-chose sur la table de marchandise après le spectacle du Métropolis. Faudra amener son billet vert et arriver tôt!
***
Malajube et Clues au Métropolis, le vendredi 18 décembre. Première partie: Bateau noir. Billets à 25,25 $ avant le concert, et un peu plus de 28 $ le jour même, sans les frais.
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Philippe Papineau
à
9:47 a.m.
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mardi, décembre 15, 2009
Leçon de piano par Julien Mineau
L'émission de télé Q demande à des musiciens de nous offrir une leçon musicale, et Julien Mineau de Malajube s'est prêté à l'exercice avec tout le naturel qu'on lui connaît. Il nous montre comment jouer Porté disparu, alors pianistes, à vos piano, et chantez "Je suis porté disparuuuuuuuu".
mercredi, décembre 09, 2009
Le EP de Malajube maintenant disponible
Vous pouvez, pour 2 $, télécharger les fichiers numériques dans une panoplie de formats divers, ou alors vous pouvez aussi commander le vinyle pour 20 $. Le format à sillons comprend une carte de téléchargement, donc le matériel et l'immatériel réunis pour vous sous une pochette sérigraphiée. 300 copies seulement! Le hic, c'est le 8 $ de frais d'envois. 28 $ pour 4 tounes sur un petit vinyle, faut aimer Malajube en sale.
On y trouve Contrôle, qui amène le riff de guitare d'une vieille pièce trouvée sur Daytrotter, intitulée La Contrôleuse, avec une finale à la Harmonium. Oui, vous avez bien lu. Suis Blues des poumons, un vrai blues, qui fait penser aux premiers morceaux du groupe dans les voix. On trouve aussi Hochelaga (ils avaient un titre en banque nommé Le Pirate d'Hochelaga, je crois), une pièce qui résume l'esprit un peu sombre et ensorcelé de certains titres de Labyrinthes. Le EP se termine avec Jam Perdu, qui est lancé comme Collemboles à une note près, avant de prendre un virage asiatico-prog.
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Philippe Papineau
à
8:10 p.m.
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mardi, décembre 01, 2009
Un nouveau EP pour Malajube
On en avait eu vent, mais là c'est officiel, Malajube lance un EP, un vinyle avec une carte de téléchargement, qui sera imprimé à petit tirage.
Selon les informations d'Olivier Lalande sur le blogue Scène locale du Voir, le EP sera composé "de quatre pièces constituées de chutes de studio des sessions du dernier album, Labyrinthes. En clair: des inédits!"
Toujours sur son blogue, Lalande cite le claviériste Thomas Augustin: «C'est un 12 pouces vinyle avec une dropcard à très petit tirage qu'on va vendre aux spectacles et sur notre site, éventuellement en version numérique, je crois. Ça contient quatre titres dont Pirate d'Hochelaga et Contrôle, remixés pis toute par nous-mêmes et imprimés en sérigraphie par Alice Jarry de Sérigraphie 514. Un bijou de rareté, d'où le fait que c'est pas une sortie officielle sur Dare to Care.»
Rappelons que Malajube sera au Métropolis le 18 décembre, en compagnie de Clues, pour une soirée qui promet valoir son pesant d'or.
vendredi, octobre 16, 2009
Clues et Malajube au Métropolis le 18 décembre
Mettez une croix au calendrier le 18 décembre, puis que ce sera soir très couru pour les amateurs de rock indé fabriqué à Montréal. Ce soir-là, au Métropolis, les groupes Malajube et Clues, partageront l'affiche. Pas mal, non?! Le prix: un peu plus de 25 $.
Si Malajube n'est plus à présenter, Clues reste moins connu du côté de la scène francophone. Le groupe a fait paraître cette année un très bon disque portant le nom de la formation, sur étiquette Constellation. Parmi ses membres, on note la présence de Brendan Reed, un ex-Arcade Fire pré Funeral , et d'Alden Penner, un ancien du groupe The Unicorns.
Les Unicorns, qui ont oeuvré de 2000 à 2004, avaient un son assez similaire aux premières pièces de Malajube, comme Le Robot Sexy ou Le Bataillon. Aujourd'hui, Clues et Malajube ont tout de même progressé par rapport, mais restent quelque part cousins de la fesse gauche. Écoutez ici Perfect Fit, de Clues, et Ursuline, de Malajube, et comparez.
Publié par
Philippe Papineau
à
2:53 p.m.
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jeudi, octobre 08, 2009
Bonsound mélange tout son monde sur une compilation
L'étiquette de disque et maison de gérance Bonsound fête ses cinq ans d'existence en vous gâtant un p'tit brin.
Bonsound offrira gratuitement une chanson par mois durant la prochaine année. L'étiquette a demandé à ses bands de faire une reprise d'une chanson d'un autre des groupes de Bonsound. Un exemple: Philippe B a enregistré une reprise de Fille à plumes, de Malajube. Ça se télécharge aisément par ici.
Bonsound travaille entre autres avec Malajube, Creature, DJ Champion, Radio Radio, Le Nombre, et Call Me Poupée. Faites vos prédictions!
Publié par
Philippe Papineau
à
1:14 p.m.
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mercredi, septembre 23, 2009
Fucked Up gagne le Prix Polaris
C'est pas trop francophone, mais bon, on vous en jase parce qu'il y avait des groupes d'ici en nomination. La formation torontoise Fucked Up a remporté tard lundi soir le Prix Polaris récompensant le meilleur album canadien, empochant ainsi une somme de 20 000 $. L’audacieux groupe de rock hardcore au nom qui ne plairait sûrement pas aux conservateurs de Stephen Harper a été honoré pour son deuxième véritable disque, The Chemistry of Common Life. Les onze membres du jury – des journalistes, animateurs et programmateurs canadiens – ont fait un choix intrépide, car Fucked Up était en compétition avec des groupes que l’on pourrait qualifier de plus rassembleurs. Outre les deux formations québécoises Malajube et Patrick Watson, les autres artistes en nominations étaient Elliott Brood, Great Lake Swimmers, Hey Rosetta!, K'naan, Metric, Joel Plaskett et Chad VanGaalen, que plusieurs disait favori.
lundi, août 10, 2009
Bilan des FrancoFolies: générosités et papier sablé
-Le moment de générosité (matérielle): Julien Mineau, de Malajube, qui laisse filer une de ses guitares dans la foule du Métropolis. Pas mal mieux que d'attraper une balle au baseball!
- Les moments d'émotion déchiquetée: Paul Piché, au concert des Colocs, qui gâche non seulement le morceau inédit La Comète, mais aussi Paysage lors du rappel, en oubliant grossièrement les paroles.
- Le moment contrasté: Drôle de mélange jeudi soir au Métropolis alors que Jeune Chilly Chill montait sur scène afin de chauffer la salle pour Oxmo Puccino. Le premier s'est fait copieusement huer par la foule après chaque chanson, alors que le second a reçu un raz de marée d'amour. Mauvais casting.
- Le moment inoubliable: Juliette Gréco. À 82 ans, elle ne court pas sur scène, mais elle nous regarde intensément, elle bat des bras, elle bouge jusqu'à ses doigts pour faire passer l'émotion. Un récital qu'on n'est pas près d'oublier.
- Le moment «enchaîner deux chansons, c'est faisable»: Coeur de pirate a peut-être effectué la plus belle reprise des Francos en interprétant Étienne d'août, de Malajube, mais elle gagnerait à ne pas systématiquement prendre la parole entre chaque morceau pour, au fond, ne rien dire de pertinent.
- Le moment route 66: Notre découverte française des FrancoFolies, Sammy Decoster, qui, avec son folk-rock, nous a fait rouler sur les routes de terre poussiéreuses du sud des États-Unis. Vivement son retour pour une balade un peu plus longue.
- Les moments papier sablé: Les trois concerts extérieurs de Benoit Paradis, Bernard Adamus et Placard-Macbeth. Leurs forces ne résident pas tant dans la finesse, mais dans la pure authenticité, même si c'est un peu rugueux. Un petit coup de papier sablé sur nos âmes
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Philippe Papineau
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9:11 a.m.
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jeudi, juillet 09, 2009
Vidéoclip: Malajube - Luna
Après le making of, le clip en soi.
Malajube Luna from Dare To Care Records on Vimeo.
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Philippe Papineau
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9:18 p.m.
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mardi, juillet 07, 2009
Malajube et Patrick Watson dans le top 10 du Prix Polaris
Les formations montréalaises Malajube et Patrick Watson se sont taillés une place parmi les 10 finalistes pour le prestigieux prix Polaris, récompensant le meilleur disque canadien. Est-ce que Patrick Watson pourra gagner le prix pour une seconde fois? Le gagnant sera connu le 21 septembre, lors d'un gala à Toronto.
Voici la liste complète.
Elliott BROOD -- Mountain Meadows (Toronto)
Fucked Up -- The Chemistry Of Common Life (Toronto)
Great Lake Swimmers -- Lost Channels (Toronto)
Hey Rosetta! -- Into Your Lungs (and around in your heart and on through your blood)(St. John's, Terre-Neuve)
K'NAAN -- Troubadour (Toronto)
Malajube -- Labyrinthes (Montréal)
Metric -- Fantasies (Toronto)
Joel Plaskett -- Three (Halifax)
Chad VanGaalen -- Soft Airplane (Calgary)
Patrick Watson -- Wooden Arms (Montréal)
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Philippe Papineau
à
11:49 a.m.
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Sur le tournage de Luna
Le prochain clip de Malajube sera pour la pièce Luna, tirée évidemment de leur album Labyrinthes. Visiblement, ça se déroulera dans un milieu aquatique. Voici quelques moments du tournage. À suivre: le clip.
Malajube Dans les coulisses du vidéoclip de Luna from Dare To Care Records on Vimeo.
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Philippe Papineau
à
10:58 a.m.
lundi, juin 15, 2009
Prix Polaris: 17 québécois dans le top-40
La liste de présélection du Prix Polaris 2009 a été dévoilée aujourd'hui. Parmi les 40 groupes en nominations pour le prestigieux prix de 20 000 $, on retrouve 17 artistes du Québec, dont trois chantent en français. La liste complète devrait être mise en ligne ici dans la journée. Sinon, elle se trouve aussi ici.
Les Québécois sont Beast, Coeur de pirate, Leonard Cohen, Handsome Furs, La Patère rose, Lhasa, Malajube, The Stills, Patrick Watson, Wolf Parade, Martha Wainwright (un peu montréalaise, quand même), Elephant Stone, Land Of Talk, Snailhouse, Think About Life, Tim Hecker et Bell orchestre.
Je suis bien content de voir La Patère rose dans la liste, et je trouverais ça assez cocasse que Cohen gagne.
Le jury du Polaris est composé de journalistes musicaux, de diffuseurs et de blogueurs d'un peu partout au pays. L'organisation assure qu'"aucun membre de l’industrie ayant un lien financier avec les artistes ne vote pour le Prix de Musique Polaris". Le top-10 sera dévoilé le 7 juillet.
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Philippe Papineau
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10:29 a.m.
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jeudi, juin 11, 2009
Fête la Saint-Jean dans les deux langues, avec des groupes du champ gauche

Même si les grandes célébrations de la Fête nationale commencent tranquillement à ouvrir leur scène aux artistes du champ gauche, voici qu'une maison de disque montréalaise, C4, met en branle le 23 juin l'événement l'Autre Saint-Jean, où les musiciens de la scène alternative de la métropole auront droit à tous les projecteurs. Et ce, dans la langue de Shakespeare comme dans celle de Molière.
Ce sont toutefois les anglo-montréalais du groupe Lake of Stew qui lanceront le bal, dès 18h, avec leurs pièces dans la plus pure tradition du country. Dans un ton plus folk, les mélomanes pourront aussi entendre Marie-Pierre Arthur, qui roule sa bosse depuis une dizaine d'années avec les Stefie Shock, Kevin Parent et Ariane Moffatt de ce monde. L'homme-orchestre Bloodshot Bill, une bête de scène, offrira aussi son rock'n'roll graisseux et entraînant. La soirée sera animée par MC Gilles et DJ Nikita.Les organisateurs ne font pas de cas de la présence d'artistes anglophones à cette célébration, bien au contraire. «Le Québec est aussi représenté par des artistes anglophones, espagnols, asiatiques, africains et autres et que c'est sous cette particularité que nous pouvons affirmer que le Québec est un peuple riche et authentique culturellement», expliquent les organisateurs par voie de communiqué.
Les familles sont invitées au parc Pélican dès midi pour le pique-nique, alors que des organismes du quartier offriront maquillages, ballons et autres divertissements.
***
http://www.lautrestjean.org/
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Philippe Papineau
à
11:43 a.m.
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samedi, février 21, 2009
Franco Phil - la baladodiffusion du 20 février
Cette semaine à Franco Phil, encore un habile mélange de nouveautés toutes fraîches et de chansons qu'on ne se lasse pas d'écouter, tout ça enrobé de quelques suggestions de concerts. Au menu:
Première heure: Amylie (Sur la terre), David Marin (Tournanron), Thomas Hellman (Prêts partez), La Patère rose (Pacemaker), Frank Martel (Les partitions de l'amour), Bénabar (Tout vu, tout lu), King Bochek (Je t'aime), Agnès Bihl (Jamais + jamais), Mara Tremblay (D'un côté ou de l'autre), Philippe B (Mécontenté), Marie-Pierre Arthur (Droit devant), Paul Cargnello (La Chanson), Saint-Pierre (Promenade).
Deuxième heure: 4D (Les morts-vivants sifflent), Keith Kouna (Oublie-ça), Gatineau (Elephant), Oxmo Puccino (365 jours), Omnikrom (Na na na nah), Movèzerbe (Papier), L'Indice (Ton coeur aujourd'hui), Antoine Gratton (L'étoile), Vanesse Pariétaire (Boisvert), Malajube (Porté disparu), Déjà-mort (Serpillère sur le dancefloor).
Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!
Publié par
Philippe Papineau
à
12:45 p.m.
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jeudi, février 19, 2009
Aperçu choisi des ventes de disques de la semaine
Quelques chiffres, tiens. La semaine dernière, Malajube a été le meilleur vendeur québécois, ayant écoulé plus de 6500 copies de Labyrinthes. C'est un peu moins du double qu'Edgar Fruitier (3500 copies cette semaine, 6500 en deux semaines), qui ne doit pas le prendre dur, car croyez-moi, il en vendra des copies de sa troisième compilation classique.
Mara Tremblay s'accroche au 9e rang des ventes, toutes langues confondues, ayant encore vendu plus de 1200 exemplaires de Tu m'intimides cette semaine. Au total, Mara s'approche dangereusement des 5000 copies. Avec un si bon album, on lui souhaite encore beaucoup de succès.
Quant à la compilation Douze hommes rapaillés, qui a été au sommet pendant quelques semaines, il ne suffirait que quelques lecteurs de ce blogue se la procurent pour que 20 000 exemplaires soient écoulés. Bon, ça reste bien loin des 237 000 exemplaires de Duo Dubois, mais ça, c'est une autre histoire...!
Publié par
Philippe Papineau
à
9:31 a.m.
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Lancement de Malajube: de l'autre côté du miroir

Mardi soir à La Tulipe, tout le monde avait hâte, après trois ans d'attente, d'entendre les nouvelles pièces de la formation rock Malajube. Les nombreux amateurs présents, agglutinés au parterre, étaient impatients, tout comme la vaste faune de travailleurs de la scène musicale montréalaise, pour qui Malajube est en quelque sorte un porte-étendard.
Mais les quatre gars les plus comblés devaient certainement être les musiciens du groupe, visiblement heureux de pouvoir -- enfin -- s'amuser avec de nouvelles compositions. Pour le lancement, le groupe a choisi de jouer leur dernier-né, Labyrinthes, d'un bout à l'autre, comme entendu sur le disque -- qui s'est par ailleurs déjà écoulé à plus de 6500 copies en une semaine. Un choix qui se défend, mais qui ne permet pas de juger précisément la teneur du spectacle qu'ils offriront pour la suite des choses.
Tout de même, on a pu découvrir un autre visage de Malajube, un côté plus sage, plus technique, plus calculé, à l'image de Labyrinthes, qui va moins dans la puissance brute que Trompe-l'oeil. Les pièces plus balistiques de leur précédent disque ont été remplacées par des titres aux parcours brisés, qui nécessitent une grande maîtrise des instruments. Hier, outre quelques petits accrocs mineurs, les différents chapitres des morceaux se sont entremêlés avec fluidité. Dans une dizaine de concerts, le ciment sera complètement pris et ça sera dangereusement efficace.
Au-dessus des musiciens, quatre grands miroirs rectangulaires étaient suspendus en angle, permettant à la foule d'avoir un sentiment d'ubiquité et d'observer le spectacle de plusieurs angles à la fois. Ce jeu de miroir permettait surtout à tous de voir les instruments, de voir les doigts sur les claviers, les coups sur les tambours. Tout ça en harmonie avec une musique plus technique.
Reste que, seules, les 10 chansons de Labyrinthes nous ont laissé un peu sur notre appétit, exception faite des pièces Les Collemboles et Christobald, savoureuses. Il nous manquait cette réaction épidermique, cette touche qui fait qu'on oublie tout, qu'on se laisse emporter. Pour ça, heureusement qu'il y avait le rappel, où Malajube a livré quelques succès-souvenirs explosifs. Le futur mélange des bombes d'antan et des labyrinthes d'aujourd'hui apparaît toutefois fort prometteur. À suivre.
Publié par
Philippe Papineau
à
9:27 a.m.
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