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mardi, novembre 09, 2010

Coup de coeur: suggestions du 9 novembre

Si dimanche et lundi étaient des petites journées pour le Coup de coeur francophone, le festival repart en force pour les six prochains jours. Au menu de ce soir :

- WD-40 et Les Guénilles, au Divan orange à 22h (10$). Je connais peu Les Guénilles, on les vend comme des gars de rock bien lourd, à la Galaxie 500, aux "propos percutants". Quant à WD-40, ils avaient fait leur show d'adieu aux FrancoFolies. Les revoilà donc, tels des phénix renaiss... ah pis c'est ben eux de nous faire ça. Tout pour le rock et qu'on s'y amuse.

- Dany Placard et son monde, à l'Esco, à 22h (8 $). Placard s'est fait rockeur sur son dernier disque. Même si je le préfère plus "western" -- il y reviendra très certainement -- le barbu chanteur saura sûrement faire lever le party. Il reçoit "son monde" aujourd'hui et demain, et Joseph Edgar s'ajoute à l'affiche demain.

vendredi, novembre 05, 2010

Parcours Coup de coeur du week-end



Le Coup de coeur francophone est bel et bien démarré, et le week-end de l'événement offre pas mal de spectacles dignes de mention. Ayons le week-end un peu long, et commençons avec vendredi.

Vendredi 5 novembre:
- Côté chanson, le Club Soda accueille Laurence Hélie et Zaz (28$). La première fait dans le folk classique, alors que la seconde, venue de France, offre une chanson aux teintes jazées. Une belle voix à la Piaf.

- Le Bistro In Vivo, qui vient tout juste de rouvrir ses portes au 4264 Ste-Catherine Est, accueille ce soir Avec pas d'casque et Krista Muir (8$). Cette dernière, aussi connue sous le nom de Lederhosen Lucil, bricole des chansonnettes toutes simples (au ukulélé entre autres), et ses "mercis!" en ultrason vous séduiront.

Samedi 6 novembre
- Pour de la musique avec de la barbe de bûcheron, optez pour le combo Caloon Saloon et Fred Fortin, au Club Soda (23$). Les premiers viennent de faire paraître un premier disque, Buckshot, fait d'un folk en sépia, fait sur des galeries qui craquent. Quant à Fred Fortin, il défendra sûrement son dernier disque, Plastrer la lune.

- Soirée abitibienne au Divan Orange, alors que seront présents Chantal Archambault, Michèle O. et L'Équipe. Qui, des deux filles de Val-d'Or ou des gars de Rouyn-Noranda, saura vous enflammer?

Dimanche 7 novembre
- Pas de confusion ici. Alors que la Ligue d'improvisation musicale de Montréal (LIMM) lancera sa saison le 11 novembre au Petit Campus, le Coup de coeur accueille plutôt la Ligue d'improvisation montréalaise (LIM), qui fera un spécial en chanson (10$). Pourquoi ne pas avoir invité la LIMM, dont c'est déjà l'essence? À voir tout de même.

- Côté découverte. Spleen et tristesse qui fait du bien seront au menu de la soirée réunissant Auguste et Tire le Coyote (8$). Auguste vient de faire paraître quatre titres, alors que Tire le coyote, vu aux dernières Francouvertes, prépare un nouveau disque réalisé par Dany Placard.

jeudi, novembre 04, 2010

Michèle O.: faire les choses dans le bon ordre




Le parcours musical de l'Abitibienne Michèle Ouellette est rocambolesque. On croyait qu'elle avait fait ses débuts il y a deux ou trois ans avec ses accrocheuses chansons country-folk. Or, elle a déjà frôlé le grand succès il y a une douzaine d'années, avant de décider de faire les choses dans le bon ordre. Faire ses classes, ensuite grimper.

C'est avec un mini-album fait main que Ouellette et ses musiciens se sont d'abord révélés à nous sous le nom de projet Michèle O. L'énergique chanteuse et guitariste a aussi «couru les concours», passant entre autres par Granby et les Francouvertes, avant de faire paraître il y a quelques semaines Assise dans ma tête, un premier disque aux accents davantage blues et rockabilly que folk.

Mais l'histoire de Ouellette commence bien avant. Adolescente, elle quitte son Val-d'Or natal vers Montréal. Déjà, elle a un groupe, Kill January, nourri au grunge, qui grâce à de bons contacts, attire l'attention. Aspirés dans un tourbillon, elle et ses amis musiciens se retrouveront à tourner un clip réalisé par Podz pour le film Stardom, de Denys Arcand — la scène sera coupée au montage. Ils feront une pièce pour la trame sonore du film La Bouteille, et se retrouvent jusque dans les bureaux de Sony, à se faire offrir une carrière préfabriquée.

«J'ai sacré le camp, lance Michèle Ouellette, candide. Je trouvais que c'était à l'envers, je savais que ce n'était pas ça, un band. J'arrivais de Val-d'Or, où le monde a la musique dans le coeur et dans les veines. Et le gars te fait écouter des pièces et tu sens que ça devient un produit. Et en plus, moi qui étais grunge jusque dans le fond de l'âme, je trouvais ça un peu bonbon!»

Rien de rien, elle ne regrette rien, ou si peu. Plusieurs années plus tard, alors qu'elle se sentait davantage une musicienne accomplie, Ouellette s'est replongée dans la musique, «et pas à moitié». «La musique, ça vient par la force des choses. Un jour, tu te rends compte que tu vas avoir 30 ans et que tu fais encore ça pour des miettes, ou des pichets de bière, et que malgré tout, tu tripes autant, que tu le fais parce que t'aimes ça.»

Si la souriante jeune femme vit bien avec le jeu des comparaisons sur sa voix — «Loretta Lynn, Mara Tremblay, Shakira... même Vanessa Paradis y sont passé!» —, elle défend ses musiciens comme une mère poule. «Si le monde s'attaque aux arrangements, je suis plus protectrice. Je suis tellement reconnaissante que mes petits gars soient là et de voir où ils ont amené mes pièces!»

La soirée de samedi, au Divan Orange, sera tout abitibienne. En plus de Michèle O., on pourra voir Chantal Archambault ainsi que L'Équipe, nouveau groupe issu des Prostiputes, des Sprates et de Bonne Journée!. Si ça fête comme les gens le font au bout de la route 117, ça promet d'être une bonne soirée.

mercredi, novembre 03, 2010

Les Duos de l'ange, prise 5

C'est presque devenu un rendez-vous, les Duos de l'Ange sont de retour demain, cette fois dans le cadre du Coup de coeur francophone. Le festival commence vraiment demain et qui s'étire jusqu'au 14 novembre.

Les Duos de l'Ange, c'est le choc des sons, c'est de l'improvisation un minimum préparée. Montent sur scène des artistes qui ne sont pas nécessairement des habitués, et qui doivent le temps d'une vingtaine de minutes... jouer. La soirée sera menée par le MC Bunny Dumal, qu'on devine être le toujours polymorphe Sunny Duval, aka Pierre Rival aka Le Petit tavernier.

Pour cette édition du 4 novembre seront rassemblés les artistes suivants:
- Andréa Lindsay et Josianne Paradis
- Ève Cournoyer et l'accordéoniste Didier Dumontier
- Rémi Leclerc et Pierre-Luc Laflamme (alias Peter Paul)
- Fred Fortin et Michel "Away" Langevin.

En finale, tous les musiciens monteront comme à l'habitude sur scène pour un grand jamboree du Vaga-band. Plus que jamais, on dirait, ce sera un christi de mélange.

Ça se passe au Divan Orange, à 20h, et prévoyez 12 $ pour entrer. Pour boire, ça, ce n’est pas mes affaires.

mercredi, novembre 11, 2009

Geneviève Toupin, à petits pas vers la lumière




Geneviève Toupin n'est pas vraiment une nouvelle venue sur la planète folk, elle qui roule sa bosse d'auteure-compositrice-interprète depuis 2000, d'abord dans son Manitoba natal, puis à Montréal depuis près de cinq ans. Moi je l'ai vu pour la première fois au FME cette année. Talent encore méconnu du grand public malgré les nombreux concours et événements auxquels elle a participé, la chanteuse a pris tout son temps avant de lancer son premier album, éclairé d'une douce lumière. L'attente en valait le coup.

Et elle est rayonnante de bonheur, Geneviève Toupin, même à travers le combiné. Heureuse comme tout que son album soit dans les bacs des disquaires, enfin. Mais la durée du processus est un peu, beaucoup de sa faute, il faut dire. La pianiste et guitariste a voulu faire les choses à son rythme, à petits pas, comme elle chante. «J'avance à petits pas / sans boussole et sans passe-droits / j'apprends un peu trop lentement, je trouve parfois / mais j'avance, j'avance même en faisant des petits pas.»

Une inquiète dans l'âme, donc, mais qui ne voulait pas forcer les choses. «Je voulais tellement passer à la prochaine étape, mais je n'étais pas prête, raconte Toupin avec un tout petit accent manitobain, si une telle chose existe. J'étais impatiente, mais y'a certaines choses que tu ne peux pas forcer, comme rencontrer le bon réalisateur, choisir le bon studio, sentir qu'on a composé assez de chansons. Il fallait juste laisser du temps.»

Le temps, justement, est la colonne vertébrale de ce premier disque portant le nom de la chanteuse de 29 ans. Le temps qui passe, l'attente, les saisons, le passé. Et le temps et l'espace sont intimement liés. «Je suis consciente du temps qui passe, je suis loin de ma famille. J'ai deux petits frères à la maison, que j'ai pas beaucoup eu la chance de voir grandir, je les vois deux fois par année. J'ai ça en moi, le temps, qu'on voit différemment quand on est loin des gens qu'on aime... I guess que ça m'inspire!»

L'album de Toupin nous plonge dans un univers folk enrobant, où la guitare et le piano se disputent la couronne, même si c'est vraiment la voix qui est en tout premier plan. Entre balades plus douces et promenades presque country, la fan de Gillian Welch, de Radiohead et de Neil Young -- en solo, précise-t-elle -- a créé un univers confortable, un brin mélancolique.

La chanteuse de Saint-Claude, au sud-ouest du Manitoba, s'est entourée de musiciens de talent, dont Damien Robitaille, Antoine Gratton, Charles Papasoff ainsi qu'Olaf Gundel et Erik West-Millette, qu'on a vus et entendus avec Thomas Hellman. Pour réaliser l'album, Toupin s'est associée à Benoit Morier, un ami des Plaines maintenant installé à Montréal, qui a entre autres bricolé le dernier disque de Chic Gamine. «On a les mêmes références musicales, et culturelles aussi, parce qu'on vient de la même région. Alors, on avait un vocabulaire en commun.»

Mais il faut le dire clairement, ce disque n'est pas une carte postale. Pas de champs de blé, pas de références locales. «Ce n'est pas un album franco-manitobain, parce que ça ne sonne vraiment pas comme les albums qui sont faits là-bas, assure Toupin. Mais ça n'a pas un son de Montréal non plus. On n'est pas juste d'où on vient, right? On est aussi ce qu'on vit.»

-- Aujourd'hui au Bistro In Vivo, à 13h30
-- Ce soir au Cabaret Juste pour rire, en première partie de Luc de Larochelière, 20h
-- Au Club Soda, en première partie d'Antoine Gratton, demain, à 20h

jeudi, novembre 05, 2009

Les Duos de l'Ange ce soir au Divan Orange























Le Coup de coeur francophone prend son envol dès ce soir, entre autres avec la nouvelle édition au Divan Orange des Duos de l'Ange, dont c'est la quatrième édition. La soirée réunit deux par deux sur scène de vieux routiers de la musique ou bien des nouveaux venus, peu importe les styles et les couleurs musicales. Et ce, au grand plaisir des amateurs de musique qui aiment leurs spectacles avec une bonne cuillerée de folie et d'impromptu.

C'est l'inénarrable Urbain Desbois qui animera une fois de plus la soirée, organisée par Michèle Méthot, l'ancienne du disquaire Les Anges vagabonds. Habituellement, les Duos de l'Ange regroupent 6 duos, mais ce soir, la formule change. Il n'y aura que quatre duos, mais les huit musiciens et l'animateur se retrouveront sur scène en deuxième partie pour former le Vaga-band. Voici les duos:

- Michel «Away» Langevin (Voivod, Les Ékorchés) avec Bernard Falaise
- Le bassiste Vander, ex-Colocs, rencontrera Alexandre Jobin (Chiendent)
- Bernard Adamus avec Stéphane Lafleur (Avec pas d'casque)
- Jacques Bertrand Jr (Jérémi Mourand) et Sunny Duval (Les Breastfeeders)

Dès maintenant et jusqu'au 30 novembre, le Divan Orange accueillera aussi une exposition rétrospective des activités des Anges vagabonds. D'un côté, on trouvera une centaine de photos des différents cabarets musicaux organisés par l'ancien disquaire, mais on y verra aussi des affiches, des coupures de presse, d'anciennes publicités et des photographies des vitrines du magasin à différentes époques.

«Ce sont vraiment les artistes qui sont mis en évidence, explique Méthot. Je me souviens de Séba, du groupe Gatineau, qui venait me porter ses premiers flyers, faits à la main, ou de Carl-Éric Hudon, qui venait nous porter ses disques, qui sautaient une fois sur deux! Il y en avait du monde pas connu, et que l'on voit à l'ADISQ aujourd'hui. Avec le recul, on a été un maillon assez important de la chaîne, quand même.»

PHOTO: Julie Gauthier

mardi, octobre 06, 2009

Du beau monde au Coup de Coeur francophone

La programmation du 23e Coup de coeur francophone a été dévoilée ce midi, alors à vos agendas pour réserver quelques une des vos soirées de novembre.

Il y a quelques spectacles phares cette année, comme ces 5 concerts en autant de jours d'Antoine Gratton, au Club Soda, ou les trois soirées de Pierre Lapointe au Lion d'Or, où il sera seul au piano à partir de minuit -- ça promet.

Le CCF sera aussi prétexte aux premières Montréalaises de Luc De Larochelière, Amylie, Jipé Dalpé, Guillaume Arsenault et de Guy-Philippe Wells. Ce sera aussi un des premiers concerts de Bori en ville avec pas de masque, comme dirait l'autre.

Les artistes émergents auront encore une bonne place dans la programmation de l'événement, 45 formations joueront lors de la série Au coeur de la nuit à l'Escogriffe, au Bistro In Vivo et au Divan Orange. Parmi eux, Mimi VanDerGlow, Meta Gruau, Lac Estion et Grosse Distorsion, Polipe et David Martel et Zéphyr Artillerie.

Ne manquez pas non plus le concert Bernard Adamus // Placard-Macbeth, le 7 novembre au Cabaret du Musée juste pour rire, ça promet.

Comme le CCF n'est pas que local, l'édition montréalaise aura son lot de francophones d'un peu partout. Côté Français, il y aura Les Ogres de Barback, Presque Oui, MeLL, Babx, Usthiax et Alcaz’. Le Belge Suarez, le Suisse Jérémie Kiesling y seront également, tout comme l'acadien Frédéric Gary Comeau et la Manitobaine Geneviève Toupin.

Tous les détails sur le site du Coup de coeur francophone.

mardi, novembre 11, 2008

Maître J, rappeur bipolaire

















Quelque part entre hip-hop et chanson, le rappeur québécois Maître J se taille depuis quelques mois une place de moins en moins marginale sur les scènes et sur les ondes de la province. Le voici qui débarque ce soir au Divan orange pour défendre ses textes un peu putain et un peu prude, un peu gars de party et un peu prof de philo.

Parce que Maître J, de son nom Jérémie McEwen, est bel et bien professeur de philosophie au niveau collégial, tout en étant rappeur en solo et avec son groupe Nul si découvert, «un band de testostérone, sans censure».

Sur L'Apprentissage, son premier mini-album solo de six titres, le Montréalais de 28 ans fait ce qu'il appelle «du hip-hop expérimental». Pas de panique. Il n'y a d'expérimental ici que le fait de sortir un peu des «codes» du hip-hop, en mélangeant la chanson et les rythmes, en combinant des facettes de lui qui ne sont pas nécessairement «raccord», comme on dit en cinéma.

«J'aime danser le vendredi soir sur de la musique pop dans une discothèque, mais je suis aussi quelqu'un qui aime lire des ouvrages philosophiques le mardi matin, raconte McEwen, sans prétention aucune. C'est un idéal de la Grèce antique que d'accorder sa pensée à sa façon d'agir. Mais, de mon côté, et dans la société contemporaine, le divorce est consommé. Avoir une vie intellectuelle et, en même temps, plus... charnelle, je n'ai aucun problème avec ça. C'est simplement accepter qu'on ne soit pas unidimensionnel.»

Très varié dans ses trames musicales -- quelque part entre les basses de Ghislain Poirier et le picotement des blés de Charlebois --, Maître J chante le voyage, l'enfance, la bipolarité, la masturbation et... la religion. Encore une fois, sacré mélange. «J'ai beaucoup travaillé sur les liens entre la religion et la philosophie, et c'est très présent dans mes chansons. À la croisée, par exemple, c'est carrément une chanson sur la conversion. Ça nous touche tous, ne serait-ce que par la base chrétienne du Parti républicain américain, ou par le débat québécois sur les cours Éthique et culture religieuse, parce qu'on ne sait pas trop quoi faire avec ça... »

Sur la scène du Divan orange, ce soir, c'est Jeune Chilly Chill qui amorcera la soirée. Maître J sera quant à lui entouré de deux nouveaux musiciens, KiloJules (La Patère rose, Misteur Valaire) et son ami Arafphat, guitariste et rappeur de Nul si découvert. «C'est pas mal plus dénudé, ça met plus en avant les textes, explique McEwen. Ça donne un son plus cru, moins pop, pas de flafla.»

Jeune Chilly Chill et Maître J
au Divan orange ce soir à 22h,
8 $ à la porte.

lundi, novembre 10, 2008

Critique: Baloji - Hôtel Impala

Hip-hop / Soul

Hôtel Impala
Baloji
EMI / Fusion III

Né au Congo, arraché des bras de sa mère à l'âge de trois ans, puis élevé dans une Belgique où il peine à trouver sa place, Baloji n'a pas eu la vie facile. Hôtel Impala, que le gagnant du prix Rapsat-Lelièvre 2008 qualifie d'«auto-bio-phonie», est donc totalement baigné de cet esprit grisâtre, où les cicatrices du passé sont toujours fragiles. «Tous étrangers quelque part / Chez soi nulle part», chante-t-il sur cet album composé comme une longue lettre politico-familiale destinée à sa mère, toujours au Congo. Si Baloji a de la rage au coeur, il n'est pas pour autant colérique. Surtout que la musique très léchée d'Hôtel Impala a de quoi servir de contrepoids. Hip-hop et soul se mélangent au funk, au slam, à l'afrobeat et au reggae en une substance homogène, savoureuse et accrocheuse. Repris de justesse et Tout ceci ne vous rendra pas le Congo sont les points forts de cet album. Les fans de l'album Gibraltar, d'Abd al Malik, y trouveront probablement leur compte. Baloji sera en concert au Cabaret du Musée Juste pour rire, le jeudi 13 novembre, avec Samian, dans le cadre du Coup de coeur francophone (15 $).
***
Paru dans Le Devoir du 7 novembre 2008

Duos de l'ange - Sept chocs et carte blanche

Mélanger les univers musicaux et forcer les rencontres improbables, voilà deux des malins plaisirs de Michèle Méthot, cofondatrice de l'ancien disquaire Les Anges Vagabonds et passionnée de musique dite émergente. La voilà qui se gâte à nouveau, alors qu'elle organise la troisième soirée des Duos de l'Ange, qui se tiendra ce soir au Divan orange, dans le cadre du Coup de coeur francophone.

La formule est simple, mais peut néanmoins créer de violentes explosions de créativité. Les sept duos de musiciens qui défileront ce soir ont été formés par Méthot, et pas nécessairement selon des critères d'affinités ou d'amitié. «J'ai choisi dans ma banque de connaissances et j'ai essayé de créer des mariages, explique celle qui a délaissé le métier de disquaire pour celui de productrice de spectacle et d'agente d'artistes. Je pense qu'il y en a plusieurs qui ne se connaissaient pas du tout avant d'accepter l'invitation!»

À l'affiche de cette troisième soirée de duos, animée par Urbain Desbois et Jacques Bertrand Jr (Jeremi Mourand), on peut retrouver quelques noms plus connus, mais aussi plusieurs musiciens qui ne bénéficient que trop rarement de la lumière des projecteurs. Parmi les plus connus, nommons le chanteur Dany Placard, qui partagera la scène avec nul autre qu'Alex Jones, leader de la formation WD-40. Les deux guitaristes sauront sûrement trouver un terrain commun, eux qui ont déjà versé tous les deux dans le rock, dans le folk et dans le western.

René Lussier, auteur du mémorable Trésor de la langue, aura une soirée plus chargée que ces collègues musiciens, lui qui participera à deux duos. Celui qui peut faire autant dans la chanson à saveur hawaïenne que dans la musique expérimentale jouera non seulement avec le percussionniste vocal (beatboxer) Dominique Laguë (Motus 3F), mais aussi avec le batteur Michel «Away» Langevin, du groupe Voivod. Les autres duos uniront Navet Confit à Marc Chartrain (Les Chiens), Joël Martel (Les Patates impossibles) à Jacques Bertrand Jr, Martin Tétreault à Gaétan Troutet et Peter Paul (Mononc' Serge) à Pascal Beaulieu (Les Patates impossibles).

Les règles de la soirée sont sommaires. Chaque duo a droit à quinze minutes sur scène et n'est restreint par aucune contrainte. «Tout est ouvert, ils ont vraiment carte blanche, explique Michèle Méthot. C'est un événement unique, je ne referai pas les mêmes duos deux fois, même si les invités, après, décident parfois de retravailler ensemble.»

Les Duos de l'Ange
Ce soir au Divan orange à 21h30
Billets : 10 $

jeudi, novembre 06, 2008

Cabaret de la LIMM - Trame sonore à l'aveuglette

Quelques semaines après le début de sa sixième saison, la Ligue d'improvisation musicale de Montréal (LIMM) et son arbitre, Patrick Guérard, lancent ce soir au Coup de coeur francophone le premier Cabaret de la LIMM, un spectacle où cinq musiciens invités créeront la trame sonore d'une soirée... dont ils ne savent rien.

«La seule chose que je dis aux musiciens, c'est: "On est au Lion d'Or, habillez-vous chic, amenez vos instruments, on fait le test de son et après ça, vous ne savez absolument pas dans quoi vous vous embarquez!"», rigole Patrick Guérard, le créateur et l'animateur de ce Cabaret. Mystère et boule de gomme, donc, pour Jean-Phi Goncalves (Ariane Moffatt), Jean-François Lemieux (Daniel Bélanger), Mélanie Auclair (Magnolia, Lhasa), Alexis Dumais et Jean-Denis Levasseur, qui forment l'équipe gagnante de la dernière saison de la LIMM.

Ce que l'on sait, c'est que ce Cabaret mélangera la musique à plusieurs autres arts, comme l'improvisation théâtrale, la magie, le conte, la vidéo... «Je voulais prendre une seule équipe, pour la gâter toute la soirée, explique Guérard, qui est arbitre depuis quatre ans à la LIMM en plus d'être impliqué dans son équivalent québécois depuis plus de sept ans. On leur fait jouer à des jeux, on invite des gens qu'ils ne connaissent pas, et on leur impose des défis.»

En soi, les performeurs conviés par Guérard ne forment pas le coeur du spectacle. «Tout est appuyé sur le fait que les musiciens deviennent le house band. L'idée, c'est pas seulement de voir un numéro de magie, par exemple, mais surtout de voir qu'autant le magicien que les musiciens tentent de se coordonner pour en faire un numéro qui se tient.»

Pas de vote, mais un mot à dire
Contrairement au déroulement habituel de la LIMM, le public présent ce soir au Cabaret n'aura pas à voter. Mais Patrick Guérard promet que la foule aura son mot à dire dans le déroulement de la soirée. «On va leur demander des styles, des époques, des lieux, des défis, des fantasmes... On veut montrer aux gens que c'est tellement improvisé qu'ils vont eux-mêmes donner des directives aux musiciens.»

Avec ce concept inédit de Cabaret, la LIMM veut offrir du nouveau à ses habitués et espère ainsi attirer de nouveaux mélomanes. «Au départ, on avait une certaine crainte de diluer le produit, de proposer trop de soirées et que les gens se tannent. Mais je pense que ça va être le contraire, ça peut juste donner le goût de revenir à l'un et à l'autre», croit Guérard. Déjà, deux autres éditions sont prévues, le 8 janvier et le 5 mars 2009.

Le Cabaret de la LIMM, dans le cadre du Coup de coeur francophone, ce soir à 20h30 au Lion d'Or, 15 $.

samedi, novembre 10, 2007

Un cadeau des Amis au Pakistan

Jeudi, au Cabaret du Musée Juste pour rire, le Coup de coeur francophone accueillait Les Amis au Pakistan et Didier Boutin. La foule était mince, peut-être drainée par Plume, qui jouait au même moment au Club Soda, au bas de la côte. Dommage, car Les Amis au Pakistan nécessite une foule dense et un peu folle. Il manquait de folie, leurs sympathiques débilités étaient moins contagieuses qu'au Petit campus plus tôt cette année. Heureusement, au rappel, ils ont faits Hamburger, en lançant dans la foule quelques cadeaux sucrés. D'une main vive, j'ai capté une de ces friandises -- enfin, toutes ces années de baseball mineur me servent enfin.

Un "Giant Marshmallow Burger". 100 g de pure gastronomie rebondissante. Notez les fausses graines de sésame en guimauve.

Et pour une minime quantité de calories, et sans gras trans!
Je le mange? Je le vends sur ebay? J'organise un concours pour les lecteurs de ce blogue?

mardi, novembre 06, 2007

Trainz: resserer quelques boulons

Que penser de Trainz, la création offerte hier soir au Club Soda par le musicien Éric West-Millette, dans le cadre du Coup de coeur francophone. Que c'est un work in progress, et que le tout prendra sûrement du galon dans l'avenir. Parce que s'il y régnait un fort esprit de partage, et qu'il y a eu des beaux moments musicaux, il manquait quelques boulons ici et là pour que ce spectacle sur la thématique des trains nous transporte vraiment.

Trainz était donc une série d'arrêts musicaux sur tous les continents. Un collage de différents styles reliés par la thématique du train. En tout, douze musiciens sont montés sur scène, certains prévus (Bïa, Yves Desrosiers, Thomas Hellman, Marie-Jo Thério) et d'autres étaient des passagers clandestins (Jordan Officer, Bernard Falaise...).

Tout au long du concert, j'ai été agacé par un son très déficient. Au début du concert, on était incapables d'entendre les voix, ensevelis qu'elles étaient par les autres instruments. Thomas Hellman, qui n'a pas l'habitude de propulser son chant à tue-tête, était enterré. Dommage, sa chanson folk qui parlait des voyageurs illégaux dans les trains avait l'air superbe. Plus tard dans le concert, c'était la basse franchement trop forte de la section "électronique" du concert qui dérangeait. Physiquement désagréable... Non, Trainz ne devrait pas être Galaxie 500.

Le conducteur de la locomotive, Éric West-Millette, est un passionné du train. C'est patent. Lors de la conférence publique de la veille, au Champigny, c'était encore une fois évident. Sur la scène aussi, quand il nous parlait de ses voyages, de son "papi" Léo. En arrière-plan, des images, des vidéos étaient projetés, et nous rappelaient la thématique. Les musiciens avaient aussi un rôle, aiguilleur, contrôleur... Mais entre les paroles dites et le feeling transmis, j'ai ressenti un écart. Je croyais que Trainz serait moins un trip de diverses musique du monde reliées par des voyages en train qu'un concert sur l'univers trains, la musique des trains, voire la musicalité des trains.
Comme je disais, il y a quelques boulons à resserrer dans le scénario pour que le public embarque à fond. Il y a un potentiel terrible avec ça. La foule est d'ailleurs partie plutôt rapidement vers la fin, et il a fallu que Marie-Jo Thério ordonne au parterre de se lever pour la finale, Le train du Nord, de Félix Leclerc.
On reprendra le train au prochain arrêt, promis.

dimanche, novembre 04, 2007

Mourir Trémolo, renaître El Motor

L'histoire d'El Motor est celle, attachante, d'un groupe montréalais qui s'est éteint lentement jusqu'à la disparition presque totale et qui renaît de ses cendres aujourd'hui. Oui, El Motor, c'est l'histoire du phénix, du drôle d'oiseau que fut la formation pop-rock Trémolo qui, après deux albums parus en 1999 et 2002, revient la semaine prochaine avec un nouveau nom, de nouveaux musiciens et un nouvel album.

De Trémolo, il reste quand même quelques particules élémentaires, soit le chanteur Pierre-Alexandre Bouchard, le guitariste et claviériste Frédéric Boivin et le bassiste Guillaume Devin-Duclos, embarqué tardivement dans l'aventure. Ensemble, ils ont traversé ce qu'ils appellent leurs années «brunes». «La période après notre deuxième disque, Romantisme hermétique, a été difficile, raconte Pierre-Alexandre. On n'avait pas d'équipe, pas d'argent, rien. Quand tu travailles fort et que t'as l'impression de donner des coups d'épée dans l'eau, c'est pas évident.»

Le groupe perd des membres, le moral est bas, mais heureusement, les années brunes passent (tempus fugit, comme disent les Chinois) et le noyau de musiciens réussit à créer de nouvelles pièces à la hauteur de ses attentes. «On a eu envie de changer de nom de groupe pour faire une coupure avec le passé, avec toutes les bibittes qu'on avait!», rigole Guillaume. De là est né El Motor, l'anagramme de Trémolo.

Du changement dans la continuité, scandait le politicien. Au trio de base se sont ajoutés le batteur Pascal Gingras (Mononc' Serge, Caïman Fu, Afrodizz) et le réalisateur Alexis Dufresne (Daniel Lavoie, Steve Hill), qui a fini par devenir le cinquième cylindre du moteur. Le quintet enregistre un démo de quatre titres qui le propulse au sommet des radios alternatives et lui permet de trouver une maison de disques, Véga Musique.

D'un point de vue musical, El Motor rompt avec l'esprit électronique qui planait au-dessus de l'ancienne formation. Il livre aujourd'hui une pop-rock puissamment mélodique, accompagnée d'injections de guitares électriques, de légères bourrasques de claviers, et bercée par des voix parfois haut perchées, légèrement éraillées. Quelque part entre Radiohead, Malajube, Karkwa, The Editors et Interpol.

Des images et des personnages
Les chansons d'El Motor sont bourrées d'images, d'animaux, de double sens. Des fables un peu fantastiques, quoi. «Il y a beaucoup de personnages, confie Pierre-Alexandre, qui écrit les textes. Il y a des bonhommes qui traînent partout sur les pages de mes cahiers. Alors, souvent, les pièces sont d'abord des dessins et des musiques, puis des mots et des musiques. Ça finit par habiter les chansons.»

D'ailleurs, la pochette psychédélique de l'album éponyme du groupe, à paraître le 6 novembre, est une véritable toile, née de tous les personnages de l'album. Clin d'oeil lointain au Bitches Brew de Miles Davis, ose le chanteur. «Je trouve que la pochette, ça nous représente bien dans notre côté naïf», analyse le batteur Pascal. «Non!, corrige Pierre-Alexandre. C'est en apparence naïf. Si c'est pour dire qu'on a l'espèce de curiosité et de folie des enfants, je suis d'accord. Mais les enfants ne sont pas si naïfs que ça.»

À propos de curiosité, El Motor a emprunté pour ce premier album le texte Hippocampe au poète Patrice Desbiens, qui a entre autres collaboré avec René Lussier pour Le Trésor de la langue et qui a écrit La Caissière populaire, reprise par Richard Desjardins. «Je jouais ce riff dans mon salon en tournant les pages du recueil de Desbiens, et quand je suis tombé sur Hippocampe, ça s'est marié comme ça n'arrive pas souvent», raconte Pierre-Alexandre en refermant ses mains l'une sur l'autre.

Les cinq membres d'El Motor se sont faits plutôt discrets sur les scènes de la province, exception faite de leur passage aux FrancoFolies cet été. Ils remédieront à la situation le 5 novembre au Cabaret du Musée Juste pour rire, dans le cadre du Coup de coeur francophone. Une douzaine de huards vous seront demandés. Pièces et main-d'oeuvre comprises.

jeudi, novembre 01, 2007

Coup de départ du Coup de coeur francophone

Ce matin, j'ouvre mon Quo Vadis. Quoi, déjà le 1er novembre? Mais, mais, me suis-je rappelé, c'est que c'est le début de la 21e édition du Coup de coeur francophone ! (Là j'en mets un peu pour la trame dramatique, mais je le savais au moins depuis hier soir...)
Le festival, nommé événement de l'année à l'ADISQ en 2006, se déroulera jusqu'au 11 novembre. Je vous le disais plus tôt lors du lancement de la programmation, j'aime le format de ce festival. Taille moyenne, quelques salles, on a pas l'impression de tout rater, on peut se construire un horaire et voir pas mal ce qui nous tente. Un anti Pop Montréal.
Alors le bal s'ouvre ce soir et demain avec le Consort contemporain de Québec et Mari-Jo Thério, à la maison de la culture Frontenac et se terminera avec Vincent Vallières en solo. Entre les deux, on a le choix.
Les couche-tard pourront prendre tous les soirs la direction de l'Escogriffe, pour la série "Au coeur de la nuit". Mes choix rapides: Peter Paul Groupe de rock (2), Les Dorothée (qui viennent de lancer un disque) et Les Taches (3), Bonjour Brumaire et Plaza Musique (7), La Descente du coude (9) et les gars de Band de garage dans leur formation "prog", In Vitro (10). Pour ceux qui se lèvent tôt, les autres concerts débutent tous dans les environs de 20h ou 20h30.

Nos choix en vrac:
-- Dominique Bouffard et Renan Luce. On ne connaît pas la première, mais on suggère le second à tous les fans de Brassens, Bénabar et Renaud. Vendredi 2 novembre au Cabaret.
-- Le Cabaret de la saison des amours, avec Geneviève et Matthieu, Tricot Machine, Ma blonde est une chanteuse et Marijo Bonheur et Jean-François Fortier. Samedi 3 novembre, Lion d'Or.
-- Trainz, avec Erik West-Millette. Concert concept sur l'univers des trains. Curieuse chose. Lundi 5 novembre au Club Soda.
-- El Motor, premier concert du nouvel album éponyme. Un disque vraiment bon, un show dont on ne connaît pas les possibilités. Aussi le 5 novembre, à 20h30 au Cabaret.
-- Le Husky et Chocolat. Drôle de mélange dépressif/compulsif. Mercredi 7 novembre, au Cabaret.
-- Les Amis au Pakistan et Didier Boutin. Les premiers sont déjantés et kitsch, une vraie perfo scénique décalée de trois mégères-chanteuses. Ouch. Le second lance son dernier disque. Sur scène, il est béton, à l'aise, drôle... Jeudi 8 novembre au Cabaret.
-- Sinon, Plume fait sa "rentrée montréalaise" au Club Soda, le 8 novembre aussi.
-- Aahhhh y'en a trop: Watcha Clan / Misteur Valaire, Paul Cargnello, Magnolia, Stella...

Consultez la programmation en ligne pour tous les détails et aussi, et ça c'est super, pour des extraits sonores.

mardi, octobre 02, 2007

Lancement du Coup de coeur francophone 2007

Alors qu'on se prépare à se relever les manches pour Pop Montréal, ingurgitant des verres de jus d'orange et des vitamines Flintstones en quantité industrielle, le festival pancanadien Coup de coeur francophone lançait ce matin sa programmation.

L'événement, qui fête son 21e anniversaire, offre cette année 65 concerts aux amateurs de musique francophone. Le tout se déroule du 1er novembre au 11 novembre. Vivement un festival qui, à l'inverse de Pop Montréal, n'inonde pas le public d'un raz-de-marée musical. Je ne suis pas contre Pop Montréal, mais j'ai l'impression qu'ici, on peut prendre son temps. Oui, il y a plus de potentiel de découvertes musicales à Pop, mais au Coup de coeur, les festivaliers font moins les choses à la va-vite, on pourra s'asseoir un peu.
Première curiosité: un spectacle exploratoire sur l'univers ferroviaire, intitulé Trainz, élaboré par Erik West-Millette, qui joue entre autres de la basse avec Thomas Hellman. Ce dernier sera de la soirée, avec Bïa, Yves Desrosiers et Marie-Jo Thério.

Après son passage au FME, Plume Latraverse sera de passage en ville. Paraît qu'il fait sa rentrée montréalaise, mais j'ignore la rentrée de quoi, puisqu'il n'a pas encore de nouvel album, quoique ça s'en vient.
L'événement est souvent un bon endroit pour découvrir les européens, le meilleur peut-être. J'y avais découvert Anis il y a quoi, trois ans déjà? Seront présents les Français Renan Luce, Batlik, Naïm Amor, Moriarty, Watcha Clan, Semtazone et L’Esprit du Clan, le Belge Saule et le Suisse Zedrus.
Après, il y a plusieurs groupes de la scène locale qui seront présents, pas nécessairement des trucs jamais vus sur scène, mais qui ne sont pas des deux de piques. Urbain Desbois, Paul Cargnello, Didier Boutin, les Fréres Cheminaud les Amis au Pakistan, Misteur Valaire, Chocolat, Le Husky, El Motor, Émilie Proulx, Magnolia...

Je retiens aussi de mon premier coup d'oeil sur la programmation la série Au coeur de la nuit, présenté à l'Escogriffe, où quelques noms me sont encore inconnus (non, je ne suis pas une machine, pas encore). Peut-être est-ce ici qu'on découvrira les nouveaux talents québécois. On y verra Jingafly, Chub-E Pelletier, KidSentiment, Peter Paul Groupe de rock, les Taches, Dorothée, Caroline d’été, Mimi Rousseau, Chambre, Naïm Amor, Esker Mica, Éléphantine, Bonjour Brumaire, Plaza Musique, Kra-Z-Noize, Moines de Rue, La Descente du Coude, Pédo Pedro et ses enfants, InVitro, et Huis Clos.

Un mot en terminant sur ma radio, CIBL, qui diffusera le 4 à 6 en direct de la librairie Renaud-Bray, succursale Champigny, 4380, rue Saint-Denis. Les 30, 31 octobre, 1er, 2, 6 et 7 novembre, les animateurs Arnaud Aubin et Louis-René Beaudin vont recevoir les artistes à l’affiche du Coup de coeur. On nous promet des confidences et des performances. Mais pas Janette Bertrand.

Pour tous les détails, visitez le site du Coup de coeur francophone. Il est aussi possible d'écouter des extraits musicaux via Poste d'écoute.