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jeudi, avril 30, 2009

mardi, novembre 11, 2008

Maître J, rappeur bipolaire

















Quelque part entre hip-hop et chanson, le rappeur québécois Maître J se taille depuis quelques mois une place de moins en moins marginale sur les scènes et sur les ondes de la province. Le voici qui débarque ce soir au Divan orange pour défendre ses textes un peu putain et un peu prude, un peu gars de party et un peu prof de philo.

Parce que Maître J, de son nom Jérémie McEwen, est bel et bien professeur de philosophie au niveau collégial, tout en étant rappeur en solo et avec son groupe Nul si découvert, «un band de testostérone, sans censure».

Sur L'Apprentissage, son premier mini-album solo de six titres, le Montréalais de 28 ans fait ce qu'il appelle «du hip-hop expérimental». Pas de panique. Il n'y a d'expérimental ici que le fait de sortir un peu des «codes» du hip-hop, en mélangeant la chanson et les rythmes, en combinant des facettes de lui qui ne sont pas nécessairement «raccord», comme on dit en cinéma.

«J'aime danser le vendredi soir sur de la musique pop dans une discothèque, mais je suis aussi quelqu'un qui aime lire des ouvrages philosophiques le mardi matin, raconte McEwen, sans prétention aucune. C'est un idéal de la Grèce antique que d'accorder sa pensée à sa façon d'agir. Mais, de mon côté, et dans la société contemporaine, le divorce est consommé. Avoir une vie intellectuelle et, en même temps, plus... charnelle, je n'ai aucun problème avec ça. C'est simplement accepter qu'on ne soit pas unidimensionnel.»

Très varié dans ses trames musicales -- quelque part entre les basses de Ghislain Poirier et le picotement des blés de Charlebois --, Maître J chante le voyage, l'enfance, la bipolarité, la masturbation et... la religion. Encore une fois, sacré mélange. «J'ai beaucoup travaillé sur les liens entre la religion et la philosophie, et c'est très présent dans mes chansons. À la croisée, par exemple, c'est carrément une chanson sur la conversion. Ça nous touche tous, ne serait-ce que par la base chrétienne du Parti républicain américain, ou par le débat québécois sur les cours Éthique et culture religieuse, parce qu'on ne sait pas trop quoi faire avec ça... »

Sur la scène du Divan orange, ce soir, c'est Jeune Chilly Chill qui amorcera la soirée. Maître J sera quant à lui entouré de deux nouveaux musiciens, KiloJules (La Patère rose, Misteur Valaire) et son ami Arafphat, guitariste et rappeur de Nul si découvert. «C'est pas mal plus dénudé, ça met plus en avant les textes, explique McEwen. Ça donne un son plus cru, moins pop, pas de flafla.»

Jeune Chilly Chill et Maître J
au Divan orange ce soir à 22h,
8 $ à la porte.

jeudi, mai 15, 2008

Aller à la pêche

Je suis allé faire mon tour hier au Divan orange, boulevard Saint-Laurent, pour entendre un peu de quel bois se chauffait Orange orange et La Patère rose. Une soirée pêche, nous disait-on. Rose et orange, quand on les mélange, ça fait pêche.

La salle était passablement bondée, et ceux qui avait oublié d'appliquer du déodorant ou de l'antisudorifique (c'est votre choix) ont dû le regretter amèrement. En bref: faisait chaud en viarge.

Orange orange, c'est la réunion scénique autant qu'amoureuse de Sabrina Bellemare (DJ Sabotage) et de Dom Hamelll (Gatineau). Équipés de quelques pédales, d'une guitare électrique et d'un clavier cheapo, ils multiplient les couches sonores et jouent avec des effets sur les micros. Hier soir, c'était un peu laborieux. Les pièces étaient assez tout croches, longues à se mettre en branle, un peu à l'inverse de ce qu'on peut entendre sur leur Myspace. Seules une ou deux pièces, arrivées à la fin de leur performance, m'ont bien plu. On ne peut toutefois pas leur reprocher leur énergie. Dans ce domaine, Dom Hamelll n'a pas de leçons à recevoir de grand monde.

Toute la salle est sortie dehors à l'entracte, question de se climatiser un peu, et en même temps de griller une cigarette, manger une pointe de pizza ou bien simplement de discuter de la danse du Tabarnak avec Le Husky (véridique).

La Patère rose a ensuite fait rentrer tout le monde dans le four à convection du Divan orange. J'avais déjà vu le trio au Lior d'Or, lors des préliminaires des Francouvertes, et j'étais tombé sous le charme. Hier, leur performance agréable était moins magique, mais c'était surtout parce que le son était passablement moyen, parce que les éclairages était nécessairement plus sommaires, et aussi parce que la scène du Divan orange nous permet mal de voir les musiciens. La chanteuse Fanny Bloom étant assez petite, et les musiciens Roboto et KiloJules étant souvent assis, on pouvait pas trop observer ce qui se passait.

Cette seconde écoute au répertoire de La Patère rose a mis en évidence la variété de leur musique. De la chanson douce aux rythmes électro, du clavier à l'accordéon, on a tendance à s'y perdre un peu. J'opterais pour un tout léger resserrement. Mais je suis convaincu que leur avenir est plutôt vert, et qu'on ne les retrouvera pas dans une petite boîte dans un coin de garde-robe dans un an. Plutôt dans une grosse boîte, bien à la vue. Avec leur 12 000 $ de prix des Francouvertes, La Patère rose représente certainement une affaire d'or pas trop risquée financièrement pour une maison de disque. Vous ne trouvez pas?

mardi, février 12, 2008

Pour toi Pénélope, je ferai de la pop

J'adore cette phrase. C'est celle qui m'a accroché au disque de Pierre-Alain Faucon, intitulé Générique, paru il y a pleins d'années. Je me souviens avoir découvert ça dans les studio de CIBL. Ce genre de découverte faite par le plus pur des hasards, si une telle chose existe. Du genre: ah, tiens, je l'avais jamais vu celui-là, je vais l'écouter. Et puis après ça ne te lâche plus.

Maintenant, Pierre-Alain Faucon joue avec Chinatown. Le groupe est en studio, et enregistre leur premier véritable EP. Et à ma grande joie, ils offrent sur leur Myspace leur version de Pénélope. Greaaaat.

Aussi, Chinatown sera en concert dimanche le 17 février, avec El Motor, au Divan orange, au coût infinimum de 5$. Ça promet d'être une belle soirée.