Trois points sur une page ne font peut-être pas une tendance, mais une ligne, certainement.
En regardant le plus récent clip de Karkwa, pour la pièce Le Pyromane (où inévitablement quelqu'un fout le feu quelque part, bravo l'audace), j'ai réalisé que les scènes sous-marines sont revenues à quelques reprises ces derniers mois dans les clips au Québec. Je pense au clip Luna, de Malajube, et de Brun (la couleur de l'amour) de Bernard Adamus. Vous en avez peut-être d'autres en tête. On y trouve évidemment un fond bleuté ou verdâtre, et une jeune femme blonde aux cheveux longs. Ça fait un meilleur effet dans le H2O.
J'ai l'impression que quelqu'un s'est payé la traite avec un équipement de tournage étanche et qu'il le loue au reste des réalisateurs d'ici!
Ma minipreuve, pour ce qu'elle vaut:
Le Pyromane, Karkwa
Luna, de Malajube
Brun (la couleur de l'amour), de Bernard Adamus
mercredi, octobre 27, 2010
Filmer sous l'eau, c'est rigolo
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Philippe Papineau
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10:02 a.m.
Libellés : Bernard adamus, brun, eau, karkwa, Le Pyromane, luna, Malajube, sous-marin, vidéoclip
vendredi, novembre 06, 2009
Bernard Adamus, l'ascension
Quand ça va bien, ça va bien, et Bernard Adamus en est la preuve vivante. L'automne a été très prolifique pour le chanteur au son folk et blues authentique et rugueux. Relatif inconnu en début d'année, le guitariste a été la vedette du Festival en chanson de Petite-Vallée, avant de remporter le prix Écho de la SOCAN et d'être recruté par la dynamique maison de disque indépendante Grosse Boîte, qui rééditera son album Brun, fait à compte d'auteur et difficile à trouver chez les disquaires.
Publié par
Philippe Papineau
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5:30 p.m.
Libellés : Bernard adamus, brun, entrevue, grosse boîte, réédition
mardi, novembre 03, 2009
Des rééditions, d'Adamus à Omnikrom en passant par Patrick Watson
La maison de disque Grosse Boîte se lance dans les rééditions. La bande d'Éli Bissonnette donnera un second souffle à l'album Brun, de Bernard Adamus, lui ayant fait signer un contrat bon pour la réédition de ce disque et pour la publication d'un second, dans un avenir plus éloigné. Brun sera donc distribué en magasin à grande échelle à partir d'aujourd'hui, ce qui évitera à Adamus de devoir faire le tour des trois Archambault du centre-ville à vélo avec son sac à dos rempli de CD...
Tant qu'à y être, Grosse Boîte réimprimera aussi le deuxième disque d'Omnikrom, FM2: 24 pouces glacés, qui faisait suite à Futurs millionnaires Volume 1. Ici, la maison de disque ose davantage, d'autant que le son d'Omnikrom n'est pas du tout associé à celui de l'étiquette hébergeant Avec pas d'casque, Tricot Machine et Coeur de pirate. Une couleur (fluo) de plus à l'arc-en-ciel, si vous me pardonnez le quétainisme.
On apprenait aussi ce matin que l'étiquette de disque Secret City relancera le tout premier disque de Patrick Watson, Just Another Ordinary Day, paru en 2003 de manière indépendante et imprimé en très petite quantité. Dès le 17 novembre, il sera en magasin.
***
La "technique" de la réédition a été maintes fois éprouvée dans tous les styles de musique, avec des volontés et des ambitions diverses, passant du désir d'une large diffusion d'une oeuvre d'art à la volonté d'empiler des billets verts sans investir grand-chose.
Dans les trois cas qui nous intéressent, Grosse Boîte et Secret City voient évidemment un intérêt financier à relancer des disques introuvables ou aux stocks épuisés, mais il y a aussi un choix artistique évident. Sinon, Bissonnette, par exemple, aurait réédité un vieux Leloup par exemple, ou bien un album de duos des années 70. Personne ne va se mettre vraiment riche avec ces disques d'Omnikrom et d'Adamus -- peut-être plus avec Watson --, mais bien des gens vont être heureux de pouvoir les écouter. C'est une situation gagnant/gagnant, comme ils disent aux HEC (enfin, j'imagine qu'ils se parlent de ça pendant les pauses).
En fait, je suis tout à fait en faveur de la réédition de certains disques merveilleux qui n'ont pas pu profiter, lors de leur confection, des nouvelles structures de la scène émergente -- maisons de disques, diffusion, publicité, communication -- ou bien qui ont été faits en marge de celles-ci. Pourquoi Indica ne relancerait pas Hudon-Placard?
Pourquoi les petits joueurs de l'industrie n'utiliseraient pas les outils des grands, en gardant leurs valeurs?
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Philippe Papineau
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8:44 a.m.
Libellés : Bernard adamus, brun, fm2: 24 pouces glacés, grosse boîte, omnikrom, réédition
lundi, octobre 05, 2009
Bernard Adamus signe sur Grosse Boîte
Vous êtes plusieurs à me partager votre amour pour Bernard Adamus. Paraît même que c'était un peu le délire l'autre soir au Quai des Brumes pour le concert-bénéfice organisé afin que le chanteur d'Acapulco, victime d'un vol, puisse s'acheter de nouveaux instruments.
Alors voici une bonne nouvelle pour vous, et pour lui, Adamus a signé sur l'étiquette Grosse Boîte. C'est Pat K qui a vendu la mèche hier soir au GAMIQ. Adamus bénéficiera donc fort probablement d'une meilleure distribution en magasin et du travail de l'équipe de la maison de disque.
Grosse Boîte (Avec pas d'casque, Tricot Machine, Coeur de pirate, La Patère rose) rééditera son premier album, Brun, le 3 novembre.
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Philippe Papineau
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5:21 p.m.
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vendredi, juin 05, 2009
Critique: Bernard Adamus - Brun
Folk-Blues
Brun
Bernard Adamus
Migratoire
Un disque intitulé Brun, ça intrigue quand même un peu. C'est le premier disque de Bernard Adamus, anciennement appelé Révérend, et ça sonne comme ça s'appelle. Brun. Brun comme un chalet qui craque, comme une guitare usée de trop de musique, comme de vieilles lettres trouvées dans une boîte de souliers dans le fond d'une garde-robe, brun comme une bouteille de bière. Très québécois dans les textes, plus proche du péquenaud que du cravaté, Adamus fait dans le folk bringuebalant, avec une toute petite tendance rap. Brun évoque beaucoup Plywood 3/4, et ce n'est pas si étonnant, car trois membres de l'ancienne formation de Dany Placard jouent avec Adamus. Pas loin derrière, on entend l'irrévérence d'un Plume et on note des airs de Damien Robitaille. Ça iodle, ça saute, ça tape du pied, ça chante en choeur, c'est magnifiquement vivant et humain. Adamus ne réinvente pas la roue, mais quand l'harmonica crie sa douleur ou que la Dobro vibre, ça nous fait un bien fou. Le 7 juin au Quai des Brumes, à Montréal.
Publié par
Philippe Papineau
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6:26 p.m.
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