C'est qu'en plus de réussir à plonger au plus profond d'elle-même, Camille est aussi capable de s'ouvrir avec doigté et humour au public - redressement de cap par rapport à son dernier concert en ville. Autant, lorsqu'elle gesticulait férocement, fendant l'air de ses membres, elle semblait possédée par une puissance supérieure, autant elle était capable d'une grande proximité avec la foule. Camille est bipolaire, aussi extravertie qu'introvertie. Et on a aimé.
samedi, août 02, 2008
Camille au Métropolis: folie extraordinaire
C'est qu'en plus de réussir à plonger au plus profond d'elle-même, Camille est aussi capable de s'ouvrir avec doigté et humour au public - redressement de cap par rapport à son dernier concert en ville. Autant, lorsqu'elle gesticulait férocement, fendant l'air de ses membres, elle semblait possédée par une puissance supérieure, autant elle était capable d'une grande proximité avec la foule. Camille est bipolaire, aussi extravertie qu'introvertie. Et on a aimé.
Publié par
Philippe Papineau
à
11:21 a.m.
Libellés : Camille, FrancoFolies, metropolis
jeudi, juillet 31, 2008
Camille - Sauvez mon âme

Révélée au Québec par son deuxième album, Le Fil, la Française Camille, ovni survolté de la chanson hexagonale, arrive pour défendre Music Hole, son dernier opus baignant dans la langue de Shakespeare, où l'exploration sonore est poussée encore plus loin.
Pour les nombreux amateurs du Fil, Music Hole peut surprendre et déstabiliser. Des chansons douces chuchotées autour d'un bourdon sonore qui berçait tout l'album, Camille est passée à un bruitisme corporel plus extrême, au ton presque animal, habillé de gospel. «J'ai l'impression que c'est un album plus extraverti, moins introspectif, concède la trentenaire. Je pense que plus on va vers les autres, plus on descend en soi.»
Camille a donc voulu sonder plus profondément la rythmique, en superposant les couches de basses et de percussions. Et à force de creuser en elle, sa musique est devenue plus «primale». «On est des animaux, on a une voix qui module, résume-t-elle. Mais à la base, la voix, c'est un cri de ralliement, c'est lié à l'instinct de survie, à quelque chose de très viscéral. J'ai plus creusé ça, en gardant le côté chanson, le coté plus culturel.»
Dès le premier titre de Music Hole, Gospel with no Lord, on comprend sa nouvelle direction. Le gospel, justement, se trouve sur tout l'album. «C'est une des seules musiques religieuses qui soient encore présentes dans la pop, qui est plutôt désacralisée, explique Camille. C'est une musique qui célèbre ce qui nous dépasse et qui en même temps est très reliée au corps. Finalement, ce qui est intéressant dans le gospel, c'est cette connexion entre le corps et le collectif, plutôt que la tradition pure gospel afro-américaine.»
Tracas de quotas
Si ces virages sonores ont saisi quelque peu les fans de Camille, c'est beaucoup plus le fait qu'elle chante maintenant beaucoup en anglais qui lui cause quelques tracas avec l'industrie musicale. «Je me heurte à un problème culturel», déplore-t-elle. Tout à coup, elle se fait plus bavarde. «L'invasion anglo-saxone inquiète, c'est vrai, ça peut devenir un peu monolithique et menacer d'autres cultures. Mais je vois la culture anglo-saxone et européenne comme un tout, une richesse. Et là, je me heurte à un autre obstacle, qui est le nationalisme culturel.»
Les radios françaises rechignent à diffuser ses pièces, question de quotas francophones. Sa maison de disques lui a même proposé une version modifiée de son prochain extrait radio, où un couplet en anglais était retranché. «Ça leur permettait d'entrer dans les quotas... Je leur ai dit: ça va pas la tête? On se retrouve devant des aberrations artistiques.»
Camille peut tout de même reprendre toute sa liberté sur scène. Sur la scène du Métropolis, ce soir, elle sera entourée de huit autres personnes... mais d'un seul piano. Il y aura en fait deux beatboxers, qui font des bruits de bouche, trois personnes aux percussions corporelles, deux femmes choristes, un pianiste et la chanteuse. «Quand on travaille avec le corps, il faut gérer l'énergie des gens encore plus que d'habitude, il faut qu'elle soit coordonnée, explique Camille. C'est encore plus fin qu'avec des instruments. Avec les voix, avec les corps, on entend tout, on entend la fatigue, on entend la contrariété, la bonne ou la mauvaise humeur... on ne peut rien cacher.»
Celle qui a tourné longtemps à trois avoue que la gestion de toute cette troupe est complexe. «C'est un grand changement de passer à un grand groupe. Je commence à apprendre là-dessus. How to manage a group? Il faudrait que je lise des livres américains... »
Camille est ce soir au Métropolis, 21h
Publié par
Philippe Papineau
à
9:35 a.m.
Libellés : Camille, music hole
jeudi, mars 27, 2008
Un nouveau site pour Camille
En attendant la sortie de Music Hole, le nouvel album de la Française Camille à paraître le 8 avril, visitez son site Web un peu spécial, aux couleurs de l'halloween. En cliquant au milieu quelques fois, vous arriverez à la section vidéo, ou vous pourrez regarder son nouveau clip.
Je reste un ours à convaincre...
http://www.camille-music.com/
Publié par
Philippe Papineau
à
3:42 p.m.
Libellés : Camille, music hole
lundi, février 11, 2008
Un extrait du nouveau Camille
Les gars de mu6.ca annoncait récemment sur leur blogue que la Française Camille feraît paraître un troisième album le 7 avril. Il s'intitulera Music Hole. Il fera suite à l'excellent Le Fil, où un bourdon, une note soutenue, nous suivait tout au long. Sur Music Hole, elle aurait tout fait à partir de percussions. Dans le journal sherbrookois La Tribune, on ajoute que les pièces y seront plus festives et chantées en anglais. "Le jazzman Jamie Cullum lui a prêté main-forte pour ce panaché de music-hall, de pop et de vieille chanson française", y lit-on également.
Écoutez Gospel With No Lord en cliquant ici
Publié par
Philippe Papineau
à
1:40 p.m.
Libellés : Camille, music hole
lundi, novembre 05, 2007
Camille et -M- chantent Au Suivant, de Brel
J'avais envie de vous mettre un petit quelque chose de Camille. Parce que ça fait longtemps, il me semble, qu'on ait eu de ses nouvelles, depuis son album Le Fil et son passage aux FrancoFolies il y a deux ans. Et parce que j'aime bien Camille, à moitié bébé gâtée et à moitié femme audacieuse et accomplie.
Puis je suis tombé sur ce vidéo ou Camille chante Au suivant, de Jacques Brel, en compagnie de -M-. Pas mal quand même, comme trio. J'adopte, même si ça date un peu. La pièce a été enregistrée pendant Taratata, émission aussi insupportable que génialissime. Une minute c'est du bonbon, l'autre, c'est de la complaisance et du n'importe quoi. Elle est malgré tout importante et nécessaire, je crois, dans le milieu de la télé française. Et dans le milieu culturel aussi. Vous avez dit Belle et Bum?
Allez, place à la musique.
Publié par
Philippe Papineau
à
12:31 a.m.
Libellés : Brel, Camille, Mathieu Chédid, Taratata


