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jeudi, octobre 15, 2009

Clip et lancement pour We Are Wolves

Il resterait des billets pour le lancement du nouvel album de We Are Wolves ce soir, et aussi pour la supplémentaire de demain, au National. Si ça vous chante, courrez-y.

Le groupe lance d'ailleurs un clip pour la pièce Holding Hands, tirée de leur disque Invisible violence, lancé la semaine dernière. Réalisé par Ian Cameron et le membre de We Are Wolves Alex Ortiz, le vidéo montre la journée de début d'automne de deux ti-culs en bécycle, en excursion vers l'inconnu. Ça commence et se termine par le crépitement du feu de pétards, qui comme les lasers, éveillent en nous un homme de néandertal frottant deux silex pour la première fois.

We Are Wolves Holding Hands music video from Dare To Care Records on Vimeo.

samedi, octobre 10, 2009

We Are Wolves - La sagesse du loup

Figure de proue de la scène alternative montréalaise, l'énergique trio We Are Wolves a procédé cette semaine à une nouvelle attaque musicale mélangeant le punk et la musique électronique. Deux ans après le succès de l'hypnotisant et agressif Total Magique, qui leur a permis de tourner en Europe et aux États-Unis, les loups ont gagné un peu en sagesse sur leur nouveau disque, Invisible violence, où la guitare et les mélodies prennent une plus grande place aux côtés des claviers et des percussions.

Alexandre Ortiz (voix, guitare et basse) et Vincent Lévesque (claviers), issus des arts visuels, et Antonin Marquis (percussions) ont créé We Are Wolves en 2000, attendant près de cinq ans avant de lancer leur premier disque, Non-Stop je te plie en deux. Remarqués par les initiés, c'est toutefois avec leur disque Total Magique que les trois musiciens ont rejoint beaucoup de paires d'oreilles -- ils ont même remporté en 2008 un prix Gémeaux pour leur composition de l'indicatif acidulé de l'émission Bazzo.tv!


Après avoir livré de féroces concerts de San Diego à Prague, en passant par Toronto et Londres, ces amoureux des rythmes répétitifs avaient visiblement envie de modifier leur son. «Je pense qu'on voulait un peu plus de beauté», résume Vincent Lévesque au bout du fil. Bon, Invisible violence reste dans le même filon que son prédécesseur, mais il est vrai que les morceaux, majoritairement chantés en anglais, sont mieux dosés, laissant un peu d'air passer entre les instruments. Presque absente de Total Magique, la guitare électrique prend maintenant une plus grande part, alors que les claviers et les synthétiseurs sont moins saturés et livrent un son électronique inspiré des pionniers du genre -- Karftwerk, par exemple.

"On avait un désir de mélodie, et il y a moins de place pour les mélodies quand tout est dans le tapis, raconte Vincent Lévesque, qui travaille maintenant avec quelques nouveaux instruments. On a aussi appris à jouer quand il faut jouer. On avait le feeling que personne n'avait sa place, c'était rendu un gros paquet, et on voulait aérer ça un peu pour qu'on puisse entendre les sections importantes.»

Des voix et de la violence
Parmi les «sections importantes», le claviériste souligne la section vocale, maintenant mise davantage en avant-plan au mixage. «La voix, c'est tellement un truc qui rejoint l'humain au premier degré, ça serait stupide de ne pas s'en servir. Et on assume plus les textes aussi.»

Si Total Magique abordait dans sa prose un certain mysticisme, Invisible violence nous plonge en pleine nuit, dans un état de confusion, de commotion, où les références aux rêves, à la lumière, aux couleurs et à la nature sont nombreuses. «The world is in movement / and movement is violence / the violence to motion / to motion desires», peut-on entendre sur Vague, écrite, comme toutes les pièces, par Alexandre Ortiz.

«C'est une vision un peu plus philosophique de la violence, comme étant le mouvement, le dynamisme, raconte Vincent Lévesque. En partant d'un point rien, d'un point vide, chaque petit truc, chaque petite émotion à partir de là est violente par rapport à l'arrêt.»

We Are Wolves lance son dernier-né les 15 et 16 octobre au National, à Montréal. Le trio fera ensuite un saut à New York avant de lancer une tournée québécoise d'une quinzaine de dates. «Ça me garde à flot de pouvoir tourner avec ce projet-là, qu'on a construit de toutes pièces, confie Lévesque. Quelques années plus tard, on se retrouve à voyager entre amis avec notre musique. C'est assez fantastique.»


mercredi, décembre 17, 2008

We Are Wolves - Coconut Night

Voici le dernier clip de We Are Wolves, pour la pièce Coconut Night. On dirait que le vidéo a été tourné au même endroit que celui de la pièce Étienne d'Août, de Malajube, avec les restants des costumes. Il y a aussi un côté X Files à ce clip, avec des lasers et du feu, des gens nus avec des trous dans la poitrine, des paysages pluvieux, des enfants coiffés de cannettes recyclés...


We Are Wolves Coconut Night from Dare To Care Records on Vimeo.

jeudi, août 07, 2008

GAMIQ: We Are Wolves part favori au GAMIQ

Avec quatre nominations en poche, dont celle d'artiste de l'année, c'est la formation rock-électro We Are Wolves qui part favorite à la troisième édition du Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec (GAMIQ).

Les loups montréalais seront talonnés de près par six artistes ou groupes ayant recueilli chacun trois nominations, soit Gatineau, Ghislain Poirier, Karkwa, Plants and Animals, Socalled et Chocolat. Parmi ces derniers, seuls Socalled et Chocolat ne sont pas en nomination pour la plus prestigieuse catégorie d'Artiste de l'année, remise par le passé à Malajube et Patrick Watson.
Les catégories se divisent en deux sections, l'une pour souligner l'éclat des carrières et l'autre pour saluer la qualité des albums. En tout, 17 trophées seront remis lors du gala, qui se tiendra le 21 septembre, au théâtre Corona.

Les nominations ont été déterminées par un large jury de plus de 200 personnes, composé de journalistes, de programmateurs de salles de spectacles et de festivals, et de gérants de magasins de disques de partout au Québec.

Le public a toutefois son mot à dire sur le choix des gagnants de l'édition 2008, car le vote populaire comptera pour 50 % des résultats. Pour voter, il suffit de s'inscrire au www.gamiq.ca, et les urnes électroniques seront «scellées» dans un mois, le 6 septembre, à 23h59.

L'organisation du GAMIQ a profité du dévoilement des nominations pour annoncer une mini-tournée provinciale à Québec, Chicoutimi, Sherbrooke, Joliette et Montréal. Empire Isis, Gatineau, Misteur Valaire, Lesbo Vrouven, Millimetrik, Les Psycho Riders, Maître J et Payz Play s'arrêteront à l'une ou l'autre des villes de la tournée durant le mois de septembre.

vendredi, février 22, 2008

J'avais oublié

Hier soir, lors du concert de We Are Wolves au National, je me suis souvenu de plusieurs faits que j'avais oubliés.

Premier fait oublié: Le National est une salle insupportable, surtout quand il n'y a pas de bancs. Son plancher en pente permet peut-être aux gens au fond de voir mieux, mais nous scrappent davantage le dos et les mollets qu'autre choses. Surtout dans ce genre de concert où la première partie débute à 10h. Et son vestiaire est toujours bondé, la file d'attente faisait le tour de la salle au complet. Disons le clairement: bâtard.

Deuxième fait oublié: Le magicien Giacomo est vraiment poche. La dernière fois, au gros show de lancement de We Are Wolves, toujours au National, on pouvait bien rire un peu, l'album s'appelle Total magique, il y a un magicien, bon ok, concept et tout et tout. Mais là, déjà que le spectacle tardait à commencer après une première partie (Donzelle et ses danseuses à bling) qui avait commencé à l'heure où les fonctionnaires sont au lit, on aurait bien aimé ne pas avoir à se taper ses tours bidons. Allez, transférez-moi ce magicien dans la section "fête d'enfants" chez McDo.

Troisième fait oublié: We Are Wolves met le paquet sur le luminaire. Je crois qu'ils ont dévalisé l'allée 43 du Réno-Dépôt: Spots blanc en forme de W-A-W en arrière-plan, une dizaine de cases de néon (4 couleurs par case), spots traditionnels en mouvement (bon, un technicien tirait sur une corde pour les faire bouger), stroboscopes, et ... des laser. Ouais, des bon vieux lasers, de fascinants lasers. L'homme n'est pas mieux qu'une mouche. Allumez un laser et il deviendra tout chose.

Quatrième fait oublié: Le vinyle de Total magique est vraiment beau. Ben, comme le cd, mais en 4 fois plus gros et avec 4 fois plus de dorure. À acheter à Xavier Caféïne et El Motor.

mercredi, septembre 19, 2007

Demain, soyez des loups

Au lancement médiatique, c'était un peu pas mal rempli. Demain soir, c'est le vrai lancement officiel avec public et tout, au National. Paraît qu'il y aura une surprise entre la première partie de Pas Chic chic et le spectacle de We Are Wolves. Moi je mets un petit deux huards sur la présence d'un véritable magicien. Genre Gary Kurtz, Alain Choquette ou Jonathan Langlois.




















MISE À JOUR: On tue la Une, nous avons la confirmation de la présence d'un magicien au National jeudi. Giacomo vous-dites?

lundi, septembre 10, 2007

Critique : We Are Wolves

Électro-rock

Total Magique
We Are Wolves,
Dare To Care

Après un premier disque intitulé Non-stop - Je te plie en deux (!), paru sur Fat Possum Records, le trio montréalais We Are Wolves est de retour avec Total Magique, cette fois-ci sur étiquette Dare To Care (Malajube, Pawa Up First, Avec pas d'casque). Les Loups livrent 13 titres agressifs, rythmés et hypnotisants d'intensité. On imaginerait facilement le sorcier d'un village enfoui dans la jungle, en train de danser, possédé, autour d'un gigantesque feu de camp. Ces rythmes tribaux, les voix criardes et les claviers triturés et saturés font clairement penser aux défunts Georges Leningrad, mais un brin plus structuré. Un seul titre, Magique, est en français, mais il aborde clairement la thématique centrale de l'album: la magie. En effet, un peu partout sur Total Magique, on parle de magie noire, de mysticisme et de sorcières. Les trois membres du groupe, Alexander Ortiz, Vincent Lévesque et Antonin Marquis, sont issus du milieu de l'art, et c'est flagrant quand on regarde la pochette, franchement une des plus belles réussites du genre depuis longtemps.

Philippe Papineau

***

Maintenant, un court retour sur le lancement médiatique de vendredi. Je ne sais pas si Dare to Care a invité toutes leurs connaissances, mais il y avait du monde au Musée d'art contemporain. Tellement qu'il a fallu que les loups fassent deux prestations, car toute la foule n'entrait pas dans la petite salle. Plusieurs ont fait la file entre les deux portes d'entrées avant de se décourager et de se sauver un peu dépités. Aussi, ceux qui voulaient prendre une petite bière tranquille ont également fait la file, interminable. Le service était effectué par ces barmans qui font des simagrées ("euh, on appelle ça du flare"), avec les drinks. Jonglage de bouteilles, jonglage de verres, jonglage de débouteillage de bière. Je dis: moins de jonglage, plus de service. Heureusement que le disque est bon!