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jeudi, mars 11, 2010

Des billets pour Polipe et Ariel

-- NOTE: Bravo aux gagnants, merci de votre participation! --

Toujours dans l'objectif -- dans ce contexte de postcrise économique et de quasi bulle immobilière -- de vous faire sauver de précieux billets du Dominion, ne voilà-t-il pas que Franco Phil, le coeur sur la main, vous offre à nouveau des billets pour aller au concert.

Je vous donne donc deux paires de billets pour aller voir Polipe et Ariel dans le cadre de Révèle la relève, vendredi prochain le 19 mars, à la maison de la culture Maisonneuve, à 20h30. Ce qui équivaut à deux dons de 12 $, soit environ la moitié du salaire annuel des musiciens de la scène locale, ou 5 contenants de liquide brun chez Van Presse Dépôt Café.

Ariel a remporté la plus récente édition des Francouvertes avec un rock énergie, un peu sombre et mystérieux. Leur premier album complet sera lancé le 27 avril, sur étiquette Tacca. Polipe a aussi participé aux Francouvertes, et a fait paraître un premier disque il y a quelques mois, l'excellent Tropiques du cancer, musicalement lumineux.

mercredi, décembre 23, 2009

Top 10 des disques émergents québécois

Paradoxe: s’il se vend moins de disques au Québec, la production musicale ne ralentit pas, même chez les plus petits joueurs, ce qui ne facilite pas la tâche lors des palmarès de fin d’année. D'autant plus qu'on met de côté ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne, comme Mara Tremblay, Patrick Watson, Paul Cargnello, Yann Perreau ou Les Trois Accords, qui restent alternatifs tout en étant pas mal "émergé". Une réflexion, en 2009, le top 5 des meilleurs disques émergents du Québec en est un marqué par les découvertes et par le retour à une chanson à la fois classique et moderne. Pour le journal, il fallait en choisir 5, pour vous, j'en mets 10, à déposer sous le sapin du mélomane aimé.


1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.


2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.


3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.

4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.

5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.

6. Chinatown, Cité d'or
Le groupe Chinatown, qui mélange l'esprit de Gainsbourg, les airs des Beatles et des mélodies cousines de génériques de dessins animés, réussit avec ce premier disque l'exploit funambulesque de faire du pop-rock haut de gamme. Les cinq musiciens ont bricolé avec un soin d'orfèvre des pièces hyper accrocheuses, avec juste ce qu'il faut de sirop pour ne pas écoeurer. Même votre mère va aimer ça.

7. Polipe, Tropiques du cancer
Le trio Polipe a mis pas mal de funk dans notre automne/hiver. Leur musique est entraînante, mélangeant le rock et le prog à des sonorités latines. Et aussi, ce n’est pas con du tout du côté des paroles, alors que les musiciens sont allés puiser dans leurs zones d'ombres.

8. Navet Confit, LP3 - Papier vampire
Le prolifique Navet Confit est revenu à la charge cette année avec un troisième album complet, où il a légèrement mis de côté l'exploration pour davantage travailler la concision, la précision. LP3 gagne donc en écoutabilité ce qu'il perd en audace, mais hé, comme il partait de très haut dans la foisonnance des idées, c'est pas si grave. Voici un disque qui prend son temps, qui grandit avec nous, avec des titres qui resteront dans un coin de cerveaux, comme Les Chansons et Plastique à la cerise.

9. Carl-Éric Hudon, Contre le tien Ananas Bongo Love
Autre soldat de l'équipe de La Confiserie (GSI) avec Polipe et Navet Confit, Carl-Éric Hudon a fait le parcours inverse de Navet cette année avec Contre le tien Ananas Bongo Love, où il a troqué ses mélodies folk simples pour des pièces plus tortueuses, aux textes complexes, aux structures audacieuses. Hudon n'y est pas opaque pour autant, et ça s'écoute fort bien avec un casque d'écoute. Mention spéciale pour le titre de l'album, le meilleur de l'année.

10. Lac Estion, Affranchi // Le Roi Poisson, Le Roi poisson
À choisir entre le disque du Roi Poisson et celui de Lac Estion, j'opte pour celui du groupe au mauvais jeu de mots, mais par très peu. Si les deux groupes doivent améliorer la qualité de leurs textes, Lac Estion a une longueur d'avance dans la structure des pièces. Affranchi est mieux ciselé, plus accrocheur, et trouve une plus grande résonnance dans mon oreille. Dans les deux cas, le prochain disque sera à surveiller, puisque les deux groupes cousins ont le talent pour prendre encore bien du galon.

dimanche, octobre 18, 2009

Polipe - Funk ta maladie

Apôtres du mieux-vivre et fabricants de musiques rayonnantes, les trois musiciens du groupe Polipe ont lancé cette semaine un premier disque, Tropiques du cancer, où des textes inspirés de la mort sont bercés d'un éclatant mélange de funk et de rock aux accents de musique progressive. Sacrée mixture!

Il y a déjà trois ans que ces amis de longue date nés à Saint-Antoine-de-Tilly font parler d'eux, soit depuis la parution de leur premier EP. Antoine Tardif, Francis Lafleur et Pierre-Luc Bégin avaient attiré l'attention avec leur musique éclatée remplie de prog. Un passage aux Francouvertes, quelques concerts et d'innombrables heures de répétitions plus tard, Polipe a trouvé un son plus équilibré quoique inusité, quelque part entre les harmonies vocales de Malajube, les guitares de Led Zeppelin, la pop british des jeunes Beatles et des influences latines acidulées.

Maintenant avec la maison de disques La Confiserie, dirigée par leur ami Navet Confit, les trois musiciens ont travaillé en studio avec le réalisateur Cristobal Tapia de Veer, qui a voulu transposer sur Tropiques du cancer la complicité de Polipe sur scène. «Il partait avec l'idée de garder ça assez cru, raconte le batteur Pierre-Luc. Par contre, nous, on avait des idées à la Beck, sans temps morts.» Le guitariste Francis Lafleur hoche la tête. «On avait envie que ça sonne gros, de profiter des atouts du studio. Mais en même temps, je n'ai pas doublé mes guitares et, derrière les solos, il n'y a pas de guitare rythmique. Avant l'enregistrement, je n'arrêtais pas d'écouter Please Please Me, des Beatles, j'avais envie que ça soit simple comme ça.»

Contraste
La musique vitaminée de Polipe contraste avec les propos de la douzaine de chansons de ce Tropiques du cancer, qui, après quelques débroussaillages, laisse filtrer un pan plus sombre des derniers mois dans la vie des membres du groupe. D'un côté, la chaleur des tropiques, donc, et de l'autre, la maladie, le cancer. «Ils sont conquis jusqu'à la moelle / La vie te sort des aisselles / Et l'avenir te fais de l'ombre», racontent-ils sur Quoi dire. C'est que, pendant l'enregistrement du disque, la mère d'Antoine et le père de Pierre-Luc étaient mourants, atteints d'un cancer qui leur fut fatal -- l'album leur est d'ailleurs dédié.

«On avait envie de les con-seiller, de leur inculquer des modes de vie un peu différents, mais on se perdait dans des discussions», explique Francis, qui voulait aussi fouetter son père, qui a toujours travaillé comme un fou sans penser à son propre bien-être. Dans le cas de Polipe, la frustration aura donc été évacuée par la création.

Humbles mais fiers de leur album, les trois musiciens aimeraient évidemment que le disque se vende bien et qu'il ait «un minimum d'impact sur les gens qui l'écoutent, que ça enjolive leur vie», raconte Pierre-Luc. «Et que ça leur fasse réaliser un minimum l'importance de changer ses mauvaises habitudes.»

lundi, septembre 21, 2009

Un avant-goût sans pépin de Polipe

Un bon trois semaines avant la parution de leur premier album, le vitaminé trio semi-prog Polipe vous offre une pièce gratuite. Un petit hors-d'oeuvre pour vous ouvrir l'appétit, quoi. Le morceau s'intitule Presse citron, le sixième morceau de Tropiques du cancer, à paraître le 13 octobre. L'album sera lancé au Lion d'Or lors d'un spectacle. Dans le refrain, Presse citron a des allures de Jacquemort, vous ne trouvez pas?


mercredi, août 20, 2008

Mini-M du mois d'août

Ce vendredi aura lieu la quatrième soirée "Mini-M", petite soeur mensuelle de l'événement M pour Montréal.

Les soirées offrent au public et à l'industrie des concerts mettant à l'affiche des artistes "qui représenteront éventuellement Montréal sur la scène internationale dans un avenir rapproché. " La priorité sera mise sur les groupes ou les projets qui en sont à leur premiers balbutiements, ou alors qui ne sont pas encore ancrés dans le paysage montréalais.

Ce vendredi, donc, ce sera au tour de Jason Bajada, The Luyas, Diamond Sea, Caroline Keating et Polipe . La soirée a lieu au Quai des Brumes, au 4481, Saint-Denis, et coûte un mini-6$.



jeudi, juin 14, 2007

Ce soir, 14 juin