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mardi, novembre 02, 2010

Vidéoclip: Ariel - Après le crime

Le groupe Ariel poursuit son parcours post-album en lançant un nouveau vidéoclip, pour la pièce Après le crime -- aussi le titre de leur premier disque.

Les gagnants des Francouvertes 2009 livrent ici un clip qui ressemble aux vieux films de série Z tournés sur de la pellicule un peu cheap, qui perd de sa couleur dans le bas de l'image. Je vois quelque part l'esthétique de Grindhouse, de Tarantino et Rodriguez. On y voit un prisonnier dans sa chienne orange se sauver, avant d'être rattrapé par les passants suspicieux.

En entrevue, le chanteur et parolier du groupe, Ariel Coulombe, parlait en ces mots de la pièce Après le crime: "Dans Après le crime, je parle d’une grosse période d’excès en tout genre, où tu te réveilles le matin et tu te dis que c’était ben le fun, mais tu te sens vide un peu. Tu regrettes peut-être d’avoir blessé certaines personnes en cour de route. D’avoir négligé des choses ou des personnes qui t’étaient chères, d’avoir malmené ton corps. L’excès c’est le fun, mais il faut pas en abuser!"

En ce surlendemain d'Halloween, j'ai franchement un doute sur la finale du clip, mais bon, une pinata humaine, ça ne se voit pas tous les jours.

samedi, avril 24, 2010

Ariel : Scènes de crime

















Un an presque jour pour jour après avoir été couronné grand champion des Francouvertes avec une performance à décoiffer les chauves, le quintette de rock noir Ariel vient de boucler un premier disque, Après le crime, peuplé de vices, de démons intérieurs, de monstres et de double sens.

Sur ce disque, à paraître mardi sur étiquette Tacca (Chinatown, Anik Jean, Paul Cargnello), on ne retrouve pas Ariel Coulombe et ses musiciens si loin de l'arbre de la scène, qui a été leur école depuis près de trois ans. Leurs pièces claquent fort, avec une attitude un peu baveuse, mais avec un sourire en coin, une certaine ironie, quoi.

«Au début, on ne voulait pas aller cogner aux portes des maisons de disques, on ne voulait pas sauter d'étapes, raconte le chanteur et parolier de la formation, Ariel Coulombe. Le but, c'était de mettre sur pied un groupe efficace en show, énergique, avec une belle chimie. Alors, on a pris le temps de faire des spectacles en masse dans des petites places, pour se roder, trouver notre son, le bon dosage. Et le moment où on s'est sentis prêts est arrivé pile avec les Francouvertes.»

Après la victoire du groupe au concours, plusieurs maisons de disques sont elles-mêmes venues frapper à la porte d'Ariel. Un sacré timing, donc. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ils ont travaillé avec les réalisateurs émérites Gus van Go et Werner F., qui ont récemment bossé avec Les Vulgaires Machins, Les Trois Accords, Hollerado et The Stills. «Ç'a cliqué dès le départ avec eux. Gus van Go a perçu en nous une espèce de mélange de Queen of the Stone Age et des B-52's, deux de ses groupes préférés et aussi mes deux influences principales. C'est ce que j'essayais de faire cohabiter.»

En studio, à la recherche de divers timbres sonores, des disques de T-Rex, de Jane's Addiction, de John Bonham, de David Bowie ont été sortis des discothèques. Des influences tout anglo-saxonnes pour un rock fait en français. «Quand j'écris mes textes, il n'y a pas de mélodies dessus, je les récite comme un rap, explique Ariel. J'essaie de mettre beaucoup de consonnes, que ce soit très percussif, pour compenser les lacunes du français, qui est trop chantant, un peu mou pour ce genre de musique.»

Mais quand on gratte un peu le vernis noir et rouge hémoglobine qui couvre l'album, on trouve d'autres sens, d'autres messages. «Dans Silhouettes, par exemple, tout le monde est rendu des zombies, et je suis le dernier survivant. Ça, c'est l'image évidente et un peu adolescente. Mais c'était un moment dans ma vie où je constatais que mes amis commençaient à se placer, à avoir des carrières, des familles, et des horaires plus stables, tandis que moi, j'avais toujours le rythme de vie de musicien. Les gens de mon âge devenaient un peu des zombies.»

Comme quoi il est parfois mieux de ne pas se cacher les yeux devant les scènes d'horreur...

***
Écoutez la pièce Après le crime, d'Ariel

jeudi, avril 15, 2010

Ariel, entre fourmis et coccinelles

Le groupe Ariel fait paraître un premier vidéoclip, deux semaines avant le lancement de leur premier disque, le 27 avril. Le clip est pour la pièce Chargez! , qui était déjà au menu du groupe aux Francouvertes l'an dernier et qui était alors sans l'ombre d'un doute leur gros hit.

On voit ici une guerre entre fourmis et coccinelles, réalisée par Benjamin Lussier.

jeudi, mars 11, 2010

Des billets pour Polipe et Ariel

-- NOTE: Bravo aux gagnants, merci de votre participation! --

Toujours dans l'objectif -- dans ce contexte de postcrise économique et de quasi bulle immobilière -- de vous faire sauver de précieux billets du Dominion, ne voilà-t-il pas que Franco Phil, le coeur sur la main, vous offre à nouveau des billets pour aller au concert.

Je vous donne donc deux paires de billets pour aller voir Polipe et Ariel dans le cadre de Révèle la relève, vendredi prochain le 19 mars, à la maison de la culture Maisonneuve, à 20h30. Ce qui équivaut à deux dons de 12 $, soit environ la moitié du salaire annuel des musiciens de la scène locale, ou 5 contenants de liquide brun chez Van Presse Dépôt Café.

Ariel a remporté la plus récente édition des Francouvertes avec un rock énergie, un peu sombre et mystérieux. Leur premier album complet sera lancé le 27 avril, sur étiquette Tacca. Polipe a aussi participé aux Francouvertes, et a fait paraître un premier disque il y a quelques mois, l'excellent Tropiques du cancer, musicalement lumineux.

mercredi, août 05, 2009

Ce soir 5 août aux FrancoFolies

-- Paul Cargnello: Sa langue maternelle est l'anglais, mais depuis ses deux derniers albums, le Montréalais Paul Cargnello s'est mis à la langue de Molière, au grand plaisir de ses admirateurs. Éternel révolutionnaire, Cargnello a tendance à se faire moins prêcheur avec les années, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Connu pour son succès Une rose noire, le guitariste passionné de la Nouvelle-Orléans a tout de même six albums à son actif, en solitaire ou avec son groupe, The Frontline. Une bonne dose de rock et de blues, parfois métissée de musique worldbeat. - Aux portes du Complexe Desjardins, ce soir à 19h et à 22h.

-- Keith Kouna: La voix et la plume derrière la défunte formation Les Goules fait maintenant cavalier seul, depuis plusieurs mois. Le personnage sympatico-cinglé à la voix nasillarde et perçante a fait paraître Les Années Monsieur, où on reconnaît son amour de l'absurde et de l'étrange. Il joue avec les mots, les répète, les triture, les déforme. Keith Kouna a un fort côté rock, mais sait poser sa voix sur des pièces plus douces. Le tout peut être déstabilisant, mais des pièces comme Brillantine ou Oublie ça -- une traduction libre de Laisse béton de Renaud -- sont fortes et accrocheuses. À l'angle des rues Président-Kennedy et Jeanne-Mance, ce soir à 20h.

-- Ariel: Deux des quatre formations de l'édition 2009 des Francouvertes qui se sont taillé une place dans le coeur des organisateurs des FrancoFolies jouent ce soir. À commencer par le grand gagnant de cette 13e édition du concours, Ariel, déjà signé sur l'étiquette Tacca. Mené par son chanteur Ariel Coulombe, le groupe offre un rock énergique et noir, quelque part entre The Hives et Caféïne, avec une touche rétro. Ça ne réinvente pas la roue, mais sur scène, Coulombe est intense et très charismatique, quelque part entre Alice Cooper et Mick Jagger. Pas étonnant donc que la formation ait mené toutes les étapes des Francouvertes. À l'angle des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance ce soir, à 20h

-- Lac Estion: L'autre recrue des Francouvertes est Lac Estion. Cousin de la fesse gauche de la formation Le Roi poisson, Lac Estion se distingue par une force mélodique surprenante. Si les textes sont parfois simples, le quintette a réussi à atteindre un bon dosage entre le folk, le rock et le prog, le tout soulevé par la voix juste un peu rocailleuse du chanteur Simon Kingsbury, qui peut rappeler celle de Louis-Jean Cormier. Sur l'Esplanade de la PdA, demain, à 21h.

jeudi, mai 14, 2009

Concours: des disques et des billets pour Ariel et béta

La formation gagnante des Francouvertes 2009, Ariel, sera sur scène ce soir au Petit campus en compagnie de Béta. Vous n'avez pas pu voir le rock d'Ariel Coulombe? Voici votre chance.
Franco Phil offre deux combos "paire de billets+disque d'Ariel+disque de Béta" aux deux premiers internautes à écrire à francophil@hotmail.com.
Le concours est lancé, bonne chance!
Edit (11h40): Un combo gagné, il en reste un!

mardi, avril 28, 2009

Ariel gagne les Francouvertes

















Le 13e édition des Francouvertes aura été l'histoire d'un groupe, Ariel, qui aura terminé premier tout au long du concours. Hier soir, au Club Soda, la formation menée par Ariel Coulombe a devancé le groupe reggae Mad'moizèle Giraf et le chanteur Francis d'Octobre.

Mad'Moizèle Giraf avait pourtant beaucoup de partisans dans la salle, ou du moins ils étaient bruyants. Le groupe a toutefois remporté plusieurs prix secondaires, dont une participation aux FrancoFolies de Spa en 2010. Ariel a aussi remporté sa part de prix, dont celui du public et le grand prix de 10 000$, laissant peu de choses à Francis d'Octobre.

La plupart des gens interrogés hier semblaient n'avoir eu aucun gros coup de coeur lors de cette finale, saluant toutefois l'énergie brute d'Ariel et le plaisir contagieux de Mad'Moizèle Giraf. L'avenir nous dira si Ariel se classera dans le lot de La Patère rose ou bien dans celui de Mimosa.

lundi, avril 27, 2009

Francouvertes: la finale, c'est ce soir!

(Grosse voix de narration) Ils étaient 21... puis plus que neuf, et maintenant, ils ne sont que trois.

Hé oui, c'est ce soir que le sort des trois finalistes de la 13e édition des Francouvertes sera connu. S'affrontent sur la scène du Club Soda (pas le Lion d'Or, soyez prudent) Ariel, Francis d'Octobre et Mad'moizèle Giraf, trois groupes aux esprits très différents. Ariel fait dans le rock brut et efficace, mais un peu monolithique, Francis d'Octobre aime la chanson pop légèrement électro, et Mad'moizèle Giraf repique les clichés du reggae qui fait du bien avec pas mal d'efficacité.

Dur de prédire ce qui se passera ce soir. Avec ce genre de soirée musicalement hétéroclite, le jury a tendance à se diviser, laissant un beau rôle à la foule, qui devra voter avec discernement.

Le jury de l'industrie, justement, sera composé de Louis-Jean Cormier (Karkwa), Vincent Vallières (auteur-compositeur-interprète), Laurent Saulnier (FrancoFolies de Montréal), Nicolas Tittley (MusiquePlus), Mylène Tapp (9e Vague), Andréanne Sasseville (SIRIUS), Catherine Pogonat (Mange ta ville - ARTV) et Pascale Richard (Bande à part - Radio-Canada).

Damien Robitaille et Payz Play seront aussi de la partie, question de nous faire patienter pendant le décompte de vos votes, j'imagine. Il vous en coûtera une quinzaine de dollars, les portes ouvrent à 19h et le tout commencera à 20h.

Bonne finale et votez avec vos ciboulots autant qu'avec vos tripes!

mardi, mars 10, 2009

Francouvertes: Ariel prend la tête

Lundi soir, Lila dit ça, Le mieux de la mort et Ariel sont montés sur la scène des Francouvertes, mais seul Ariel a réussi à se tailler une place parmi le top 9. Leur chanson Chargez! porte bien son nom, ça rentre au poste, sur disque du moins. Ils sont maintenant en tête des préliminaires.

Fait cocasse, après les résultats de la soirée, les gens de Lac Estion se sont empressés d'envoyer un message à leur liste Facebook disant: ça y est, on sera de la demi-finale... avant de se raviser quelques minutes suivantes, en précisant que le groupe "a de très bonnes chances" de passer en ronde suivante. Petit problème de calcul, semble-t-il!

Lundi prochain: Hôtel Morphée, Dialecte et eden106.

Voici le palmarès actuel:

1- Ariel
2- FRANcIS D'OcTOBRE
3- Peppertree
4- Lac Estion
5- Mad'MoiZèle GIRAF
6- Simon Leduc
7- Arvida Crew
8- Céline Boissonneault
9- éléphantine

samedi, mai 24, 2008

Hier soir: Ariel, Le Roi poisson et Chocolat

Hier soir au Petit Campus jouait Le Roi poisson, que les habitués de Franco Phil et de sa baladodiffusion ont pu entendre déjà quelques fois. J'étais bien curieux de voir ce que le groupe offrirait sur scène, n'ayant en main que leur petit 4 titres, qui constitue la totalité de leur matériel enregistré pour l'instant.

En première partie, qui a commencé plutôt tard en raison d'une foule clairsemée, nous avions droit au groupe Ariel, inconnu au bataillon jusqu'à ce jour. Les Montrélais, mené par un chanteur au veston de cuir et ressemblant à un hybride de Stefie Shock et Johnny Depp, ont joué (trop) longtemps leurs chansons plutôt bien faites mais qui manquaient de velcro. Le son d'Ariel n'est pas non plus des plus original, quoi qu'éparpillé. Du rock indie ici, du new wave par-là, tiens celle-ci ressemble drôlemenr à du Caféïne. On a vu pire, on leur souhaite du meilleur.

Puis, après une pause, Le Roi poisson a réussi à faire avancer les gens -- des amis? -- près de la scène. Le chanteur Jérôme, que j'ai vu avec le groupe Le Citoyen lors des Francouvertes, est au commande, placé devant un clavier au centre de la scène.

Heureusement plus loin de la musique de Karkwa que je l'aurais imaginé, Le Roi poisson m'a semblé être à court de compositions vraiment fortes. Celles déjà connues, Ouvrier, Nouvelle instru, Premier rang, rentraient comme une tonne de briques dans mon cerveau. Pour le reste, ça dépendait franchement, mais ce n'était pas aussi transcendant qu'espéré. Maître J, qui semble être de passage pendant tous les shows de Montréal ces jours-ci, a également fait un petit couplet réussi avec les poissons. On donnera du temps au groupe pour ajouter des points d'expérience à leur dossier.

Puis la soirée se poursuit au Barfly, petite salle du boulevard Saint-Laurent, pour voir Chocolat, qui y jouait malgré les informations contradictoires lues dans la journée. Le groupe n'a plus de batteur, ce qui explique le fait que Chocolat n'a pas tourné après la sortie de leur -- excellent -- album Piano élégant. Le recrutement semble complexe, et on n'est pas très surpris, connaissant les précédents du groupe.

La solution: quand on a un membre qui a joué pendant des années en one-man-band, on s'en sert. C'est pas parfait, mais ça fait la job. C'était donc le chanteur Jimmy Hunt lui-même qui tapait la grosse caisse et tout ce qu'il pouvait en jouant de la guitare en même temps. Bon, ils n'auraient pas fait le Club Soda comme ça, mais pour le Barfly, à minuit le soir, c'était bien parfait.

C'était gras, bruyant, erratique un peu, mais fort plaisant. Du brut quoi. Si seulement leur guitariste mélodique pouvait sortir de son coma corporel, ça serait encore meilleur.