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jeudi, octobre 08, 2009

Bonsound mélange tout son monde sur une compilation

L'étiquette de disque et maison de gérance Bonsound fête ses cinq ans d'existence en vous gâtant un p'tit brin.

Bonsound offrira gratuitement une chanson par mois durant la prochaine année. L'étiquette a demandé à ses bands de faire une reprise d'une chanson d'un autre des groupes de Bonsound. Un exemple: Philippe B a enregistré une reprise de Fille à plumes, de Malajube. Ça se télécharge aisément par ici.

Bonsound travaille entre autres avec Malajube, Creature, DJ Champion, Radio Radio, Le Nombre, et Call Me Poupée. Faites vos prédictions!

dimanche, décembre 21, 2008

Mon palmarès québécois de 2008

La dernière année musicale a démarré en lion pour les artistes émergents de la province -- Karkwa faisant office de locomotive --, et s'est fait plus timide en fin de parcours malgré quelques bombes tardives, comme le magnifique disque d'Avec pas d'casque. L'année 2008 a aussi vu apparaître quelques fortes recrues, comme David Marin, Radio Radio et Le Roi poisson, qui ne s'inscrivent pas à notre palmarès mais qui méritent des mentions honorables. Maintenant, la crème:

1. Le Volume du vent, Karkwa. Le quintette rock a commencé l'année dans le créneau un peu abstrait de la scène émergente, et la termine pas tout à fait dans la grande ligue, mais franchement pas loin. Et c'est grandement mérité, car ce Volume du vent est la plus belle chose entendue cette année: textes puissants, musique aboutie davantage libérée de ses influences, ambiance sombre et enveloppante... On souhaite à Karkwa les ventes et la visibilité dont profitent tous ces artistes génériques qui jouent sur la bande FM.

2. Piano élégant, Chocolat. Après un très bon mini-album de rock garage un peu trash, le groupe Chocolat est revenu cette année avec de nouvelles pièces moins brouillonnes, plus gracieuses, enrobées de cordes, de xylophone et de piano. Un pur plaisir.

3. Dans la nature jusqu'au cou, Avec pas d'casque. Le folk un peu bric-à-brac du trio crée la dépendance. Les lignes de guitares simples et les mélodies hyper accrocheuses aident beaucoup à nous rendre accro, tout comme un côté négligé et une absence de prétention. Et surtout, on trouve là, sans l'ombre d'un doute, les plus beaux textes de l'année.

4. Taxidermie, Philippe B. Voici un vrai songwriter, qui s'efforce de marier, voire de fusionner, musique et poésie. Entre berceuses et chansons rythmées, le guitariste influencé par le folk américain nous fait voyager à travers de grandes villes et leur pouvoir d'évocation. Mention spéciale à la pièce Baptêmes. Frissons garantis.

5. Tous les sens, Ariane Moffatt. Grâce à cet album plein de lumière, me voilà converti à Ariane Moffatt, à ma grande surprise. Tous les sens profite d'une très bonne réalisation et de chansons très cool, qui s'accrochent à l'esprit. Un incontournable de l'année.

6. Raccourci, Dany Placard. De la route, des voitures, de la poussière, de la slush, de l'ennui, il y en a à profusion sur Raccourci. Pour ce deuxième album solo, le chanteur de La Terrière s'est inspiré du son de l'Arizona et de la musique de Tom Waits, et ça lui va comme un gant.

7. Coeur de pirate, Coeur de pirate. Passée de totale inconnue à vedette radio-canadienne en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Tricot Machine, Coeur de pirate a fait une forte impression avec ce premier disque. La clé? Une voix aussi intrigante qu'enivrante et des arrangements délicats. Pour le reste, laissons le temps au temps à cette jeune femme de 19 ans.

8. Cassette II, Band de garage. Sur ce deuxième album du duo de stoner rock, Band de garage a vraiment évolué. Exit les textes comiques, bienvenus la mort, le métal et le froid. Et ça sonne encore comme une tonne de briques, même si la musique est davantage travaillée.

9. De la nature des foules, Bonjour Brumaire. Un disque de rock sapé d'un costard pop, rempli de mélodies dévastatrices et de lignes de guitares bonbon. On les préférerait peut-être plus rugueuses, avec des textes moins touffus, mais Bonjour Brumaire est une des belles découvertes de l'année.

10. Payz Play, Payz Play. Voici un album hip-hop aux rythmes bien ronds et rebondissants, plutôt funky, aux influences électro circa 1980. Érudits ou néophytes trouveront leur compte dans ces pièces aux textes certes un peu grinçants, mais porteurs d'humour et d'ironie.


Vous êtes d'accord ? Qui auriez vous ajouté et pourquoi?

mardi, juin 17, 2008

Philippe B - La Ville est là

Au lendemain de sa nomination pour l'obtention du prix Félix-Leclerc, Philippe B lance un nouvel extrait de son album Taxidermie. Le nouveau titre est La Ville est là, téléchargeable par ici. Bonne écoute!

mardi, avril 08, 2008

Retailles d'entrevue - Philippe B.

Une heure de jasette, et on n'en sort qu'un petit article qui compresse tout. Frustrant? Plutôt un sacré défi. Mais pour assouvir mes désirs de tout vous faire savoir, et vos désirs de tout connaître, voici les retailles de l'entrevue que m'a accordé Philippe B pour la sortie de son plus récent disque, Taxidermie. Mon bout préféré: le concept de l'harmonie des sphères.

Sur son premier album éponyme paru en 2005
Le premier album, c’était vraiment un album solo que je voulais faire. Avant j’étais dans un band, où j’étais chanteur, mais on faisait de la création collective. Sur mon premier disque, j'ai mis les chansons plus acoustiques, qui n’étaient pas dans la direction artistique du band. Après avoir appris à faire de la musique en gang, j’avais envie de mener une idée jusqu’au bout, seul, comme le ferait un peintre ou un artiste en art visuel.

Sur ses musiciens actuels sur Taxidermie
Ça serait un peu exagéré de dire que c'est mon groupe -- NDLR: Philippe Brault, Guido Del Fabro et Josianne Hébert --, mais je suis revenu à quelque chose de plus normal, de plus sain comme dynamique. J'ai fait mon trip paroles et musique au complet, mais je me suis dis je devais quand même aller chercher l’apport, le talent de d’autres gens pour bonifier le truc et avoir du feedback à mesure. Garder le focus sur ce que je voulais faire, mais écouter beaucoup.

Sur le son qu'il recherche et crée
"Pour ce qui est du type d’arrangement, c’est certain qu'Yves Desrosiers et Jean Massicotte, sont pas loin de moi. Je sais que je pourrais travailler avec eux, c’est de la prise de son assez crue. C’est beau, c’est propre, mais y’a pas d’artifice, c’est assez organique. Ils vont prendre le son tel quel, sans que ca soit low-fi."

Sur le volume faible de l'album
L’album, si on le compare à d’autres albums modernes, il est moins fort, c’est voulu. Si tu prends le boutte le plus fort sur mon disque et celui des autres, c’est le même, mais on a gardé beaucoup de dynamique. Le gars du mastering chez Hotel 2 Tango, je l’ai choisi pour ça, il est de cette école récente qui est en réaction face aux 15 dernières années de musique pop, contre le fait de tout crinquer, et de faire des wave sonores qui sont des blocs, où le boutte le moins fort et pareil comme le boutte le plus fort. Si il y a une chanson de Madonna avant la mienne à la radio, le début de ma chanson est beaucoup moins fort, même si mon refrain vient chercher le même volume. Il faut se réhabituer, parce que ce qu’on nous offre en général est plus «normalisé», et moi aussi je suis habitué à ça. Ça aurait pris une notice : attention cet album est fait pour être écouté à haut volume!

Sur la chanson l'Harmonie des sphères, symbole de sa volonté de scinder paroles et musique
L’harmonie des sphères, c’est un concept macro-cosmique, disons, un peu pompeux à la limite. Je travaillais sur l’idée de la gamme de l’harmonie des sphères, qui est très cérébrale, qui est un concept de Pythagore. La montée mélodique de la chanson, c’est la gamme que Pythagore considérait comme la mélodie de l’univers. Il disait que les planètes faisaient un son et il avait écrit une gamme étrange, qui part en mineur et qui finit chromatique, qui est conçue en fonction de la distance des planètes entre elles. J’ai ramené un petit bout de chanson pour utiliser cette idée-là, mais d’un point de vue beaucoup plus personnel, humain. Le texte parle de 2 personnes et utilise les images des "corps étrangers" comme des individus. Ça ramène la chanson à un niveau plus humain, moins théorique et moins astral.

Sur les cordes
Y a 3 chansons où je savais que j’allais utiliser des cordes, avec un orchestre en multipistes. J'avais commencé à les arranger, mais en bout de ligne, je me suis dit : "c’est Guido qui va les jouer, et des arrangements de cordes, c’est ça qu’il fait dans la vie, alors je vais lui faire faire". J'ai mis pas mal de cordes parce que j’avais les outils, et que le joueur est bon… Pour moi c’est un instrument qui est très typé, qui t’amène quelque part, qui a un pouvoir évocateur très fort, peu importe ce que tu joues. Ça amène du mélodrame dans l’affaire!

dimanche, avril 06, 2008

Philippe B., arrangeur-évocateur-interprète

























Trois ans après avoir offert au public québécois un premier disque pop-folk conçu et joué presque en solitaire, le guitariste et chanteur Philippe B. revient avec Taxidermie, un album qui oscille entre berceuses et chansons rythmées et pour lequel le mélodiste s'est entouré de toute une bande de musiciens.

Philippe B., de son vrai nom Bergeron, n'a pas eu à chercher très loin pour se trouver des complices avec qui entrer en studio pour enregistrer ses dix nouvelles compositions. C'est que cet Abitibien, ancien leader du groupe Gwenwed, a passé le plus clair des trois dernières années à accompagner Pierre Lapointe sur scène. Entouré de musiciens, quoi.

«Ce que je fais comme musique est très différent de ce que Pierre fait, je suis plus dans le folk, un peu roots, pas tout à fait country, explique-t-il. Mais en tournée, il y avait un contrebassiste, un violoniste et une accordéoniste, bref les musiciens dont j'avais besoin. En plus, je passais mes journées avec eux, on s'entendait bien et ils connaissaient déjà les pièces.» Ce sont donc ses talentueux amis Philippe Brault, Guido Del Fabro et Josianne Hébert qui ont enjolivé les morceaux de Bergeron sur Taxidermie.

Ce deuxième disque de Philippe B., moins solo quoique toujours signé de son seul nom, tangue entre les moments doux et les crescendos, entre les mélodies de berceuses et les envolées de cordes. Par le son organique et par certains de ses arrangements, Taxidermie fait songer à Kanasuta de Richard Desjardins, un album réalisé par Yves Desrosiers. «Côté francophone, je vais plus me rapprocher de Desjardins que de certaines influences françaises, ne serait-ce que par le niveau de langage ou même le timbre de voix. Mais mes influences sont plus américaines», précise le musicien de 33 ans.

Les bons mots sur la bonne musique
À force de discuter avec Bergeron, on finit par comprendre qu'il n'est pas le genre d'arrangeur à se borner à plaquer une musique X sur un texte Y. «Faire de la poésie, c'est une chose en soi; faire de la musique, c'en est une autre. Et faire de la chanson, c'est réussir à faire la symbiose entre les deux mondes. Paul Simon, par exemple, n'est pas le plus grand poète ou le meilleur musicien, mais c'est un grand songwriter, il a trouvé un équilibre.»

Tout au long de l'album, l'auteur-compositeur-interprète a tenté de jouer avec le pouvoir évocateur des mots, particulièrement celui des noms de villes et des noms de gens. On y retrouve des pièces nommées Laurence d'Abitibi, Chelsea mon amour, Je n'irai pas à Bilbao, Rose de cactus... «Ce sont des histoires de personnes et de lieux, de la relation entre les deux. Comment est-on dans un environnement et quel est l'impact qu'on a sur cet environnement?»

Il est vrai qu'en écoutant Je n'irai pas à Bilbao, on vogue à travers les images fortes que dégagent Liverpool, Marathon, Osaka ou le Tennessee. «Le visuel de l'album ramène à ça. On a un milieu clos, sans protagonistes, mais l'environnement seul nous suggère des choses. C'est quoi la bibitte qui va aller là? Une marmotte? Un humain?»

Philippe B, qui commencera une tournée québécoise mercredi au Lion d'Or, aimerait bien pouvoir faire plus de concerts cette année. Pour son premier disque, son horaire hyper chargé avec Pierre Lapointe ne lui en avait pas vraiment laissé le temps, ce qui a occasionné quelques discussions entre les deux créateurs. Mais Philippe B. n'est pas amer pour autant, d'autant plus que l'année qui vient sera moins occupée pour Lapointe. «On va travailler beaucoup sur le concert Mutantès, qui sera entre autres joué aux FrancoFolies cet été, précise Bergeron. C'est un gros spectacle, mais il y aura moins de dates, ça me laissera plus de temps pour monter sur scène.» Pour notre grand plaisir.

***
Philippe B. offre la pièce Rose de cactus en téléchargement gratuit au http://www.philippeb.ca/

lundi, mars 10, 2008

Fleur qui pique n'amasse pas mousse

Philippe B, ancien Gwenwed, lancera le 8 avril son deuxième album, qui s'intitulera Taxidermie. Sur son site Internet, celui qui joue aussi la guitare pour Pierre Lapointe vous offre généreusement de télécharger un premier extrait, Rose de cactus. Notez en passant les endroits ou l'Abitibien posera ses pénates lors de sa tournée printanière.

vendredi, décembre 21, 2007

Philippe B. chante Noël

Les prochains jours seront un peu plus tranquilles sur ce blogue. Pour vous consoler, voici une chanson de Noël bien connue, Les anges dans nos campagnes, chantée par Philippe B.

Lors de son passage à 3-2-1 Palmarès, à CIBL, plus tôt en décembre, le guitariste nous avait déjà offert cette chanson. Aujourd'hui, Bonsound vous propose de la télécharger sur votre ordinateur. Une excellente alternative à Richard Verreau chante Noël, ou au Noël de René Simard.

Cliquez ici pour télécharger!

lundi, décembre 03, 2007

Tant que la neige tombe tombera

La neige tombe à gros flocons sur Montréal, ce qui ne vous empêchera pas, je l'espère, de sortir de chez vous ce soir. Une bonne raison: quand il neige, en général, il fait moins froid. Une autre? Et bien, il y a Philippe B qui joue ce soir au Verre bouteille. Sûrement qu'il vous chantera Tant que la neige...

Philippe B a fait paraître un très bon album éponyme en septembre 2005 (déjà??), rempli de chansons folk nostalgiques bien ficelées, rempli de guitares classiques et acoustiques et de discrets échantillonnages. Philippe B, que vous avez peut-être connu avec Gwenwed ou comme guitariste avec Pierre Lapointe, est dû pour de nouvelles pièces, peut-être vous en offrira-t-il ce soir. Il a aussi l'habitude de reprendre quelques classiques.

Philippe B
Au Verre bouteille
2112, rue Mont-Royal Est
Entrée : 7 $