Aucun message portant le libellé album. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé album. Afficher tous les messages

mardi, octobre 19, 2010

Critique: Jimmy Hunt - Jimmy Hunt

Pop
Jimmy Hunt
Jimmy Hunt
Grosse Boîte / Sélect

Après l'éclatement de son groupe Chocolat, le chanteur Jimmy Hunt revient à ses premières façons de faire, en solo. Jadis homme-orchestre, il est plutôt aujourd'hui un homme avec un orchestre, composé de Martin Chouinard, Guillaume Éthier, Emmanuel Éthier et Patrick Gosselin. Ce disque éponyme montre le côté plus romantique de Hunt, laissant la moitié loup de Chocolat au vestiaire. Avec des textes touchants, d'une poésie sans prétention, il frappe en plein dans le mille. Et la musique, bleue et enrobante, est un baume au coeur. Si on sent beaucoup de citations (le Gainsbourg "doux" et/ou "Percussions", Claude Dubois (??) sur Annabelle), l'ensemble d'une quarantaine de minutes -- symphonique par moments et assez folk les autres -- s'écoute d'une seule traite avec un grand plaisir. Voici la trame sonore par excellence de votre automne. En magasin dès ce matin, 19 octobre.


Jimmy Hunt - Motocross

jeudi, septembre 30, 2010

Paul Cargnello lance La Course des loups

Jamais deux sans trois! L'Anglo-Montréalais Paul Cargnello vient de faire paraître un troisième disque consécutif chanté majoritairement en français. Après avoir fait un hommage à La Nouvelle-Orléans avec son précédent effort Bras coupé, le sympathique auteur-compositeur-interprète s'attarde sur La Course des loups à la vie personnelle et politique au temps du capitalisme.

Depuis le début de sa carrière, l'auteur d'Une rose noire a toujours été profondément engagé. Pour La Course des loups, il a d'ailleurs puisé son inspiration dans une phrase classique de Che Guevara, qui disait que le capitalisme «est la course des loups: celui qui y arrive ne le fait qu'au détriment de l'échec des autres».

«J'ai trouvé que c'était une phrase incroyable, raconte le guitariste. Avec le capitalisme vient une pauvreté financière, mais aussi émotionnelle. La vie amoureuse est plus difficile, tout est plus difficile.» Cargnello ne se fait pas moralisateur pour faire passer son message, mais prend plutôt le détour de saynètes (Bixi Bop) ou de textes aux propos plus poétiques. «Il y a quand même des traces de l'actualité. La pièce La Vérité n'existe plus, par exemple, vient d'un passage aux États-Unis où j'écoutais les nouvelles à CNN et à Fox. Je devenais tellement cynique, il y avait des mensonges partout. J'ai donc écrit la chanson en me basant sur ça, mais d'une façon poétique, pour que le message dure. Il faut que les prochaines générations écoutent et comprennent malgré le temps.»

Du doux et du rock
Le premier extrait de La Course des loups, le titre Plus rien, montre un Cargnello plutôt pop et doux, à l'instar de certaines autres pièces du disque (Corbeau et Cygne, Ton vrai combat, Les Mains de Ramon). Mais le nouveau père de famille et son groupe proposent aussi quelques moments très énergiques, comme sur la pièce-titre. «Avec ce disque, j'essaie de trouver le pont entre le personnel et le politique, mais musicalement, j'essaie de trouver le pont entre The Clash et Al Green. J'aime l'agressivité, la révolte des Clash, mais j'aime aussi le côté smooth et dansant d'Al Green. Je voulais vraiment que les gens pensent et dansent en même temps.»

Bilingue?
Le disque compte trois titres en anglais et dix en français. «J'avais des chansons qui flottaient dans un même univers, et la plupart étaient déjà écrites en français, explique Cargnello. Mais mon objectif dans le futur, c'est de faire des disques absolument bilingues. Moitié-moitié. Mais pour les subventions, chez les labels, les distributeurs, les magasins et les radios, ça ne marche pas comme ça. Dès que l'industrie est prête, moi je me lance.»

***
À l'achat de son disque en spectacle, Paul Cargnello donne gratuitement La Reine contre Paul Cargnello, un album blues-électro fait maison et imprimé en quantité limitée.

mardi, août 31, 2010

Alex Nevsky, d'amateur de hip-hop à pop star sur le tard







Lors de la dernière édition du concours musical des Francouvertes, les projecteurs se sont la plupart du temps braqués — et à raison — sur le gagnant, Bernard Adamus. Mais un halo de lumière a également attiré l'attention sur le médaillé d'argent, Alex Nevsky, drôle de bête qui n'a laissé personne indifférent avec ses airs pop parfois hyper-romantiques, parfois très sombres.

Le jeune homme de 24 ans, foulard au cou, cheveux hirsutes tendance «coupe Longueuil» décorés d'un bouquet de plumes, était alors dur à cerner. Lors de la finale des Francouvertes, nous écrivions: «Nevsky est-il une espèce de Pierre Lalonde du Mile-End, qui fait des "sha-la-la-la" racoleurs, ou alors ce chanteur ténébreux à la Yann Perreau capable de très beaux moments? On en vient à ne plus savoir ce qui est drôle ou pas, ce qui est premier degré ou ironique. Confus, tout ça.»

Aujourd'hui même, le chanteur fait paraître son premier disque De lune à l'aube, réalisé par Yann Perreau, justement. Attablé au sympathique Café Santropol dans le Mile-End —, ça ne s'invente pas — Alex Nevsky se souvient du papier du Devoir. Et tranquillement, il nous fait la démonstration qu'il ne joue pas à un jeu mais qu'il exacerbe plutôt deux facettes de sa personnalité et de son histoire.

Parti avec en poche une série de pièces où il broyait du noir, le natif de Granby s'est mis à écrire des odes bleu poudre après être tombé amoureux d'une belle anglophone. «Ça m'a fait composer des pièces naïves, raconte Nevsky. Je n'aimais pas trop écrire de cette façon-là, mais j'y ai pris plaisir, c'était une émotion tellement vraie et puissante que je n'ai pas eu le choix de les écrire.»

Adolescent, Nevsky était franchement plus intéressé par le hip-hop d'IAM, d'Oxmo Puccino et de la Fonky Family que par la chanson, dont il avoue encore apprivoiser les ramifications et les structures. De lune à l'aube est quelque part le choc de deux univers. «On a poussé les arrangements vers les extrêmes, au risque que ça soit éclectique, au risque que les pièces fleur bleue soient super fleur bleue, et que les morceaux dark soient vraiment dark. On voulait creuser le plus loin possible, juste pour voir jusqu'où on pouvait aller, et pour me délimiter un large terrain de jeu.»

Le «on», c'est lui et Yann Perreau, dont on sent bien la touche sur ce disque. Nevsky l'a rencontré au début de son parcours musical, à l'École nationale de la chanson de Granby il y a quatre ans. L'élève était doué, mais jugé un peu paresseux par ses professeurs. «C'est vrai que je ne faisais pas tant d'efforts pour me sortir de ma carapace. C'est vraiment quand j'ai commencé à travailler avec Perreau que ça a changé. Avec lui, c'était vraiment des claques dans la face, on a vraiment travaillé de front.»

Côté scène, c'est encore une fois avec Yann Perreau qu'Alex Nevsky a appris le plus, lui qui a fait plusieurs premières parties pour l'auteur de Beau comme on s'aime. «C'est ingrat les premières parties, surtout que je les faisais en solo juste avant Yann, une bête de scène. Mais ça m'a vraiment aidé!»

C'est au désormais incontournable Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscaminque, qui commence jeudi, qu'Alex Nevsky effectuera son lancement sur scène, avant de passer par Montréal, Sherbrooke, Granby et Québec en septembre. Pour savoir où et quand chanter des «sha-la-la-la», consultez son site.

mercredi, août 04, 2010

Waikiki, le nouveau EP de la Patère rose

Les choses vont "grassement" pour le trio La Patère rose. Après avoir fait plusieurs dates en première partie de Mika, l'Europe leur sourit. Ils y lanceront leur premier disque éponyme le 14 septembre.

Ce qui veut dire en quelque sorte qu'on devra patienter pour un nouvel album complet. Tout de même, Fanny, Roboto et KiloJules lanceront au Québec le 24 août un EP de 4 titres, sur lequel on retrouvera trois nouveaux morceaux et une version de la pièce Décapote. Le mini-album s'intitulera Waikiki.

Waikiki est à Hawai, mais ça sonne drôlement autochtone. Ils ont souvent joué avec cette imagerie, y'a qu'à voir les plumes sur la photo. En novembre, le groupe avait joué de nouveaux titres, dont Aborigènes Bitches, On est fait pour aller ensemble et Avec toi dedans. Se retrouveront-elles sur le EP? On verra bien.

Le groupe en fera le lancement avec une perfo le 24 août, au parc Saint-Viateur.

dimanche, août 01, 2010

Marie-Pierre Arthur gratuitement

Ça, c'est une bonne nouvelle pour vous, amateurs de folk d'ici. On apprenait hier sur le blogue du Voir que la chanteuse Marie-Pierre Arthur offre jusqu'au 2 août son premier disque gratuitement, via le site Bandcamp. On vous suggère fortement de jeter une oreille à ces onze titres, qui ont été parmi mes préférés de l'an passé.

mardi, juin 29, 2010

Un nouveau Jérôme Minière en octobre

On apprenait hier que Jérôme Minière lancera un nouvel album en octobre, dont le titre sera Le vrai le faux. Sur son site Internet, le chanteur natif d'Orléans mettra en ligne un vidéo par semaine pour vous tenter. Le premier est déjà en ligne et est reproduit ci-bas.

Le dernier disque de Minière, Coeurs, date déjà de 2007. Vous pouvez le suivre sur Twitter par ici pour des indices sur les prochains vidéos.

Jérôme Minière - Jeu télévisé 1



Jérôme Minière MySpace Music Videos

samedi, avril 24, 2010

Ariel : Scènes de crime

















Un an presque jour pour jour après avoir été couronné grand champion des Francouvertes avec une performance à décoiffer les chauves, le quintette de rock noir Ariel vient de boucler un premier disque, Après le crime, peuplé de vices, de démons intérieurs, de monstres et de double sens.

Sur ce disque, à paraître mardi sur étiquette Tacca (Chinatown, Anik Jean, Paul Cargnello), on ne retrouve pas Ariel Coulombe et ses musiciens si loin de l'arbre de la scène, qui a été leur école depuis près de trois ans. Leurs pièces claquent fort, avec une attitude un peu baveuse, mais avec un sourire en coin, une certaine ironie, quoi.

«Au début, on ne voulait pas aller cogner aux portes des maisons de disques, on ne voulait pas sauter d'étapes, raconte le chanteur et parolier de la formation, Ariel Coulombe. Le but, c'était de mettre sur pied un groupe efficace en show, énergique, avec une belle chimie. Alors, on a pris le temps de faire des spectacles en masse dans des petites places, pour se roder, trouver notre son, le bon dosage. Et le moment où on s'est sentis prêts est arrivé pile avec les Francouvertes.»

Après la victoire du groupe au concours, plusieurs maisons de disques sont elles-mêmes venues frapper à la porte d'Ariel. Un sacré timing, donc. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ils ont travaillé avec les réalisateurs émérites Gus van Go et Werner F., qui ont récemment bossé avec Les Vulgaires Machins, Les Trois Accords, Hollerado et The Stills. «Ç'a cliqué dès le départ avec eux. Gus van Go a perçu en nous une espèce de mélange de Queen of the Stone Age et des B-52's, deux de ses groupes préférés et aussi mes deux influences principales. C'est ce que j'essayais de faire cohabiter.»

En studio, à la recherche de divers timbres sonores, des disques de T-Rex, de Jane's Addiction, de John Bonham, de David Bowie ont été sortis des discothèques. Des influences tout anglo-saxonnes pour un rock fait en français. «Quand j'écris mes textes, il n'y a pas de mélodies dessus, je les récite comme un rap, explique Ariel. J'essaie de mettre beaucoup de consonnes, que ce soit très percussif, pour compenser les lacunes du français, qui est trop chantant, un peu mou pour ce genre de musique.»

Mais quand on gratte un peu le vernis noir et rouge hémoglobine qui couvre l'album, on trouve d'autres sens, d'autres messages. «Dans Silhouettes, par exemple, tout le monde est rendu des zombies, et je suis le dernier survivant. Ça, c'est l'image évidente et un peu adolescente. Mais c'était un moment dans ma vie où je constatais que mes amis commençaient à se placer, à avoir des carrières, des familles, et des horaires plus stables, tandis que moi, j'avais toujours le rythme de vie de musicien. Les gens de mon âge devenaient un peu des zombies.»

Comme quoi il est parfois mieux de ne pas se cacher les yeux devant les scènes d'horreur...

***
Écoutez la pièce Après le crime, d'Ariel

lundi, avril 19, 2010

Le Husky: la fuite dans l'imaginaire


















Que faire et que dire après avoir lancé un premier disque sombre et cathartique et alors que nos démons sont maintenant presque chose du passé? On prend la fuite, vers l'avant ou en soi, et on demande un peu d'aide de nos amis pour sortir de nos ornières. C'est en tout cas l'option choisie par Le Husky pour son deuxième album.

Profitant d'une forte rumeur locale après avoir fait paraître un intrigant démo de pop bourré de synthétiseurs, Le Husky, de son vrai nom Yannick Duguay, avait lancé en 2007 Chanson moderne pour cyniques romantiques, un disque écorché vif, sombre et triste, qui grâce à quelques forts titres comme David Bowie et Mourir comme un chien, a fait sa niche dans la discothèque d'environ 2000 amateurs musique du champ gauche.

La Fuite, son nouvel album à paraître demain, n'est pas alimenté de la même urgence qu'avant — heureusement, oserait-on dire. «Ça me faisait peur un peu au début, parce qu'à l'époque j'étais très motivé par une douleur, raconte Duguay, la tuque noire vissée sur la tête, comme à l'habitude. C'est du fuel puissant et explosif, mais là j'étais ailleurs, c'est l'envers de la médaille.»
Au lieu de raconter ses malheurs, Duguay a puisé dans l'imaginaire, a remanié certains de ses souvenirs, et, inspiré du film de Spike Jones Where The Wild Things Are, a aussi exploré l'univers de l'enfance. «Les enfants sont vrais, ils n'ont pas de retenue, ils sont près de leurs émotions. Il y a quelque chose de pur qui m'a inspiré, entre autres pour la pièce Maison hantée», où un garçon se sauve la nuit par sa fenêtre pour aller retrouver son amour.

Renaître de ses cendres, en équipe
On retrouve aujourd'hui un Husky plus serein, qui a peut-être perdu ses illusions de grandeurs, mais qui persiste et signe. La

Fuite n'est pas ce que l'on pourrait appeler un album d'été, mais il y a une certaine éclaircie dans le ciel du musicien. «Je ne travaille plus pour les fantômes / J'ai survécu à l'hécatombe», chante-t-il dans Mes bottes de sept lieues, alors que la première pièce du disque s'intitule Le Phénix, une image qui l'a porté pendant la création du disque.

Fait nouveau, Duguay, qui avait peine à laisser les guides à d'autres pour le premier disque, s'est trouvé plusieurs alliés. Côté écriture, il a partagé la plume avec Alexandre Belliard, Alexandre Champigny, Christine Zufferey et Marie-Hélène Poitras. Côté musique, il a invité le batteur et la chanteuse de La Patère rose, et a littéralement confié son disque à Vincent Blain — du groupe L'Indice et aussi fidèle allié de Navet Confit.

«J'aime beaucoup ses arrangements, ses idées, la manière qu'il a d'enrober la musique, explique Duguay. Je lui ai dit "amuse-toi, tripe avec les pièces!"» Le résultat est une pop hybride plus délicate qu'avant, entre l'organique et l'électronique, où des guitares acoustiques côtoient des synthétiseurs. Même la voix du Husky semble plus en paix avec elle-même, on la retrouve plus posée, moins geignarde.

Le Husky sera des FrancoFolies, en première partie de Tricot Machine, et reviendra à Montréal pour sa rentrée à l'automne. «Après, on va voir. Dès que le rythme redescend un peu, je me remets sur un autre album.» Assoiffé, Le Husky.

***
Dialogue - Le Husky et Fanny Bloom


(Photos: le démo du Husky, son album Chanson moderne pour cyniques romantiques, et La Fuite.)

vendredi, avril 02, 2010

Nouvel album solo de Sunny Duval en mai

Le guitariste des Breastfeeders, Sunny Duval, fera paraître en mai un nouvel album solo, lui qui avait déjà lancé Achigan en 2005. Cette fois, le musicien également membre des Frères Rivaux et du Maï Taï Orchestra, offrira un disque intitulé Sein Noir Sein Blanc -- ça fait un peu bonnet blanc et blanc bonnet, non? Ce sera "un mélange de rock'n'roll et de country", annonce Duval.

"J'ai enregistré le disque entre octobre 2008 et mars 2010, aux trois locaux que les Breasts ont eus durant cette période, seul la nuit avec mes propres moyens et talents encore une fois", a raconté Duval à Franco Phil. Mais au lieu de chanter seul, cette fois-ci, il a invité plusieurs humains et leurs cordes vocales, dont Felicity Hamer (United Steel Workers of Montreal), Isabelle LeDoussal (Prototypes), Tony Truant (Les Wampas), Alexis Roberge (Buddy McNeil and the Magic Mirrors), Azure Degrâce (Jésus les Filles), et Damien Robitaille.

Sein Noir Sein Blanc sera lancé sur étiquette Big Fat Truck, contrairement à Achigan qui était sur Proxenett, une des branches de Bonsound.

À propos des Breastfeeders, Sunny confirme que le groupe travaille à de nouveaux morceaux dans leur local de pratique (partagé entre autres avec Karkwa), pour une éventuelle sortie en 2010. Oh que oui.

Et si vous aimez la plume de Duval, il y a toujours ce livre qu'il a fait publié récemment, intitulé En d'sous, et composé de nouvelles publiées dans La Presse.

vendredi, janvier 15, 2010

La bête fragile de Francis d'Octobre

Francis d'Octobre, de son vrai nom Francis Roberge, s'est fait découvrir d'abord au Festival International de la Chanson de Granby en 2007, où il a atteint la finale, puis plus récemment aux Francouvertes en 2009, où il avait encore une fois atteint la finale, s'inclinant devant Ariel aux côtés de Mad'Moizèle Giraf.

On connaissait un musicien plus porté sur la mélodie et l'ambiance que la force de frappe, mais Francis d'Octobre a resserré quelques boulons sur son premier disque, Ma Bête fragile, à paraître le 19 janvier. Coréalisé avec Dom Hamel (Gatineau, Orange orange) et Loïc Thériault, le disque fait parfois penser un tout petit peu à Chinatown, qui partage la même maison de disque Tacca, mais en plus bonbon rose, en plus calme.

Écoutez cet extrait vidéo de sa pièce Ma Bête fragile pour vous faire une petite idée! Sinon, visitez son site Web pour télécharger une chanson et voir le vidéoclip du titre Âme soeur.

mardi, décembre 15, 2009

Un nouveau Cargnello pour 2010

Paul Cargnello écrit et écrit et écrit tout le temps des chansons. En français et en anglais, mais de plus en plus en français. Il rend public aujourd'hui qu'à peine quelques mois après son Bras coupé, un nouveau disque sera lancé en 2010. Tel qu'il l'avait annoncé sur les ondes de Franco Phil, il sera en français et sera intitulé La Course des loups.

Cargnello et son band, The Fronline, ont mis en ligne deux vidéos montrant l'enregistrement de ces pièces au studio DNA. On peut y entendre de longs extraits de quelques chansons, dont Bixi Bop et La Vérité n'existe plus, ainsi qu'une entrevue-portrait du chanteur anglo-montréalais.

Notez, en passant, un jeune André Sauvé dans le clip Let It Go, que l'on peut voir dans l'entrevue.



jeudi, décembre 10, 2009

Misteur Valaire et la bonne vieille prévente

Il y a déjà beaucoup de temps que Misteur Valaire roule son premier disque, en version téléchargeable gratuite (presque 40 000 clics!), et aussi plus récemment en version physique, à dénicher sur les tablettes des magasins.

Le groupe électro-jazz montréalo-sherbrookois est en train de préparer son deuxième disque, et le met déjà en prévente, Richard Desjardins style. Donc même si la parution est planifiée pour mai 2010, Misteur Valaire vous demande de vous impliquer "à fond dans l'auto-production" de leur album, et a décidé "d'offrir la possibilité à quelques-uns d'entre vous de participer financièrement à ce projet".

En gros, vous donnez vos sous maintenant, et Misteur Valaire vous donnera son prochain disque deux semaines avant la sortie officielle. "Le modèle économique de MV est fondé sur le spectacle. Or, l'enregistrement et la réalisation de notre futur album nous forcent à donner moins de concerts, afin de passer un max de temps en studio. Votre participation financière à cette prévente nous permet donc de traverser cette période, en nous donnant l'occasion de continuer à mettre de la goberge sur notre pain, tout en réalisant un album de feu!"

Comme l'argent n'est peut-être pas vraiment plus abondant de votre côté, les musiciens vous offrent différents forfaits: V.I.P., CD ou MP3. Cliquez ici pour les détails.

mardi, décembre 01, 2009

Un nouveau EP pour Malajube

On en avait eu vent, mais là c'est officiel, Malajube lance un EP, un vinyle avec une carte de téléchargement, qui sera imprimé à petit tirage.

Selon les informations d'Olivier Lalande sur le blogue Scène locale du Voir, le EP sera composé "de quatre pièces constituées de chutes de studio des sessions du dernier album, Labyrinthes. En clair: des inédits!"

Toujours sur son blogue, Lalande cite le claviériste Thomas Augustin: «C'est un 12 pouces vinyle avec une dropcard à très petit tirage qu'on va vendre aux spectacles et sur notre site, éventuellement en version numérique, je crois. Ça contient quatre titres dont Pirate d'Hochelaga et Contrôle, remixés pis toute par nous-mêmes et imprimés en sérigraphie par Alice Jarry de Sérigraphie 514. Un bijou de rareté, d'où le fait que c'est pas une sortie officielle sur Dare to Care.»

Rappelons que Malajube sera au Métropolis le 18 décembre, en compagnie de Clues, pour une soirée qui promet valoir son pesant d'or.

mardi, octobre 20, 2009

Les Trois Accords - Bien dans la peau des autres


















Les amateurs de musique sérieusement absurde ont de quoi sourire cette semaine puisque la formation Les Trois Accords, porte-étendard québécois du genre depuis 2004, revient à la charge avec un troisième disque, Dans mon corps, dont la trame de fond est le jeu identitaire.

Thématique, Dans mon corps? Pas tout à fait, mais l'album contient son lot de textes au «je» dont le protagoniste est une fille, par exemple, en plus de mettre en scène plusieurs personnages déguisés, sexuellement équivoques, ou alors portant des vêtements qui ne sont pas les leurs. L'ambiguïté au service du rire, quoi.

Et le premier morceau du disque, la pièce-titre, donne le ton. Après une introduction du type fanfare d'école secondaire, Simon Proulx, à la voix haut perchée, chante sur une mélodie accrocheuse: «Je me suis rasé les aisselles en pensant à toi / j'étais fatiguée d'être celle que tu ne voyais pas / [...] Dans mon corps de jeune fille, il y a des changements». Ailleurs, sur La Lune: «Je porte parfois tes vêtements / Quand je cherche un peu de réconfort / Je me sens bien quand ta camisole me pète sur le corps.»

Rencontrés dans leur local de répétition, assis dans de gros sofas moelleux, Proulx, Alexandre Parr, Pierre-Luc Boisvert et Charles Dubreuil éclatent de rire quand on leur dit que tout ça ressemble à quelque chose comme un coming-out. «Y'a beaucoup de textes à la première personne, y'a beaucoup d'interprétation, de jeux des genres, et si c'est rigolo, c'est parce que c'est déstabilisant», raconte le chanteur, qui écrit les textes des Trois Accords. C'est aussi le lien avec la pochette de Dans mon corps, qui a plutôt l'air de celle d'un chanteur soul afro-américain. Tant qu'à jouer le jeu, aussi bien le jouer à fond!

Nouvelle formule
Parlant d'identité, Les Trois Accords montrent un nouveau visage sur ce troisième disque. En fait, il montre un visage de moins, puisque Olivier Benoît occupe maintenant le poste de gérant, laissant toute la ligne vocale à Simon Proulx, qui a tout de même dû ajuster quelques pièces, conçues en fonction de la présence d'une seconde voix plus grave.

Après le succès presque hors normes de leur premier disque, Gros mammouth album, écoulé à environ 200 000 exemplaires -- grâce à Hawaïenne --, et la réussite plus réaliste de leur second effort, Grand champion international de course (environ 70 000 exemplaires), Les Trois Accords et le réalisateur Gus Van Go (Vulgaires Machins, Chinatown, Priestess) ont opté pour une musique moins country et moins «punk», levant le pied sur la pédale de distorsion et ajoutant quelques cuivres. «L'idée était d'aller vers des prises plus simples, mais avec des sons plus riches et plus profonds. Profonds et délicieux», dit en rigolant le guitariste Alexandre Parr.

Si les quatre amis n'osent pas trop se fixer d'objectifs de vente -- à quel point le téléchargement peut leur nuire? --, ils ont très hâte de tester ces nouvelles chansons devant public. Charles, le batteur, ouvre les mains et regarde ses collègues. «J'ai juste hâte de voir le monde, des gars de shop, embarquer dans notre trip et chanter "dans mon corps de jeune fille, il y a des changements"!»

vendredi, octobre 02, 2009

Critique: Placard Macbeth

Folk
Placard Macbeth
Placard Macbeth (CD-DVD)
Indica / Outside

Placard, c'est Dany Placard, qu'on a déjà surnommé dans ces pages le Tom Waits québécois. Macbeth, c'est Toots Macbeth, son comparse musical. Ensemble, ils se sont payé une fantaisie musicale originale: revisiter à la manière des années 1920-1930 toutes sortes de chansons de Placard, celle de son ancien groupe Plywood 3/4, celle tirée de sa collaboration avec Carl-Éric Hudon et celles puisées dans ses deux disques solos. Au coeur de cette espèce de best of sans flafla et sans dentelle, Dany gratte la guitare acoustique, Macbeth enrobe le tout avec un banjo ou un dobro, alors qu'on entend ici et là une batterie et une contrebasse discrètes. Ces versions fort honnêtes ont été captées en spectacle ou enregistrées dans un chalet, on y entend même les chaises qui craquent et la foule qui rit. Le tout vient avec un DVD pas vraiment transcendant offrant des extraits de concerts (avec un faux fini raté de vieille pellicule) et des séances d'enregistrement. Bref, sans nous renverser de plaisir, Placard Macbeth se prend sans rechigner, comme un cadeau entre deux anniversaires.

Critique: MiCkey [3D] - La Grande évasion

Chanson
La Grande Évasion
MiCkey [3D]
Moumkine / EMI

Mickaël Furnon semble brouiller les pistes derrière lui. Après avoir lancé un disque solo en 2007 sous le nom de Mick est tout seul, le leader de la formation française Mickey 3d (Matador, Tu vas pas mourir de rire, La Trêve) revient avec de nouveaux morceaux, cette fois sous l'appellation légèrement modifiée de MiCkey [3D] -- les compositions sont de lui, mais avec de nouveaux musiciens. La Grande Évasion est en fait un hybride entre les thèmes plus personnels du projet solo de Furnon et le son plus «lourd» de sa formation. Intéressant mélange a priori, mais le résultat n'est pas complètement satisfaisant. Il y a bien quelques titres velcro, comme Je m'appelle Joseph, 1988 et Paris t'es belle, mais sur la durée, on se lasse. Le constat est que MiCkey [3D] n'a pas vraiment fait son bout de chemin musical et que, sauf pour quelques touches plus électroniques (Méfie-toi l'escargot), La Grande Évasion reste dans les sillons déjà entendus de Furnon -- des touches de Beck et des guitares acoustiques aux rythmes répétitifs. Les fans aimeront, les autres s'évaderont.

mardi, septembre 29, 2009

Fred Fortin - Retour aux premières amours


Il aura bien fallu attendre cinq ans, mais voici qu'arrive enfin le quatrième et plus récent disque de Fred Fortin. Après avoir pris quelques mois pour enregistrer et tourner pour le Français Thomas Fersen, le chanteur originaire du Lac-Saint-Jean lance Plastrer la lune, qui marque pour l'auteur-compositeur-interprète un retour aux sources: des récits de personnages et un esprit musical davantage bricolé.

À lire en totalité en cliquant ici

vendredi, septembre 25, 2009

Navet Confit: LP3, une folie ressérrée




Ça bouillonne sans cesse dans le cerveau du prolifique Navet Confit. Tout en étant le directeur artistique de La Confiserie -- filiale alternative de l'étiquette GSI --, le multi-instrumentiste a récemment réalisé le dernier album de Carl-Éric Hudon, joué sur scène avec Jérémi Mourand et Alexandre Champigny, en plus de mettre sur pied un spectacle original pour les dernières FrancoFolies. À travers tout ça, Jean-Philippe Fréchette -- c'est son nom -- a trouvé un peu de temps pour faire son troisième disque, où il navigue encore dans l'exploration mais en resserrant davantage ses chansons.

C'est justement son horaire chargé qui a forcé Navet Confit à concevoir ses pièces différemment pour ce LP3 - Papier-vampire. Au lieu de pondre une pièce encore verte et de prendre son temps pour la modifier, la triturer, la faire voyager, le flegmatique chanteur a davantage fait mûrir ses chansons dans sa tête, avant d'enregistrer plus rapidement des versions déjà matures.

«Ce sont des chansons de feu de camp à la base, des chansons guitare-voix. Après, je les ai habillées comme je voulais, raconte Navet Confit, assis devant sa table de cuisine verte. Oui, y'a encore plein de styles qui sont exploités là-dedans, mais ça fait moins montagnes russes.»

Montagnes russes. Fréchette répétera ces deux mots plusieurs fois pendant l'entrevue. Même s'il n'a pas la prétention ni la volonté de faire de la musique qui plaît au plus grand nombre, le chanteur avait pour ce LP3 un désir évident de ne pas trop s'éparpiller. Il y a d'ailleurs joué de presque tous les instruments -- 21 musiciens étaient venus mettre leur touche sur son précédent disque double, LP2. Avec son preneur de son et ami Vincent Blain, Navet Confit s'est enfermé deux semaines en studio. «On a enregistré 12 heures par jour, c'était très intense, mais ç'a vraiment bien marché. On en est sorti avec 20 pièces.»

N'en reste que 13 sur l'album, les sept autres se trouvant tout de même sur un minialbum téléchargeable gratuitement lors de l'achat du disque. «Pour faire la courbe musicale de l'album, je ne pouvais pas... je ne voulais pas me permettre trop d'extrêmes, autant en douceur qu'en intensité. Mais tant qu'à les avoir enregistrées, on les offre à part.»

Fil conducteur
Comme à son habitude, Navet Confit livre ses mots avec une voix bien calme et monocorde. «Dans un album qui part avec une toune funky, qui s'en va après dans du grunge sale et qui passe par le folk, ça prend un fil conducteur. Le lien à travers tout ça, c'est la voix, le ton, l'interprétation.»

Parfois rendus sous forme d'histoires, parfois plus impressionnistes, ses textes ne sont pas à prendre au premier degré. Il faut tenter de déchiffrer un peu, et parfois s'abandonner aux images, mais il nous avoue y parler de certaines paranoïas, et de réflexions sur l'industrie de la musique.

Même cette histoire de vampire -- le sous-titre de l'album et quelques images de la pochette pliable sous forme d'origami -- ramène quelque part à son métier. «Y'a des situations qui te forcent à être un vampire quand tu es musicien. Tu es en studio et tu fais des heures de fou en pleine nuit. En tournée, ça arrive souvent qu'à 6h du matin j'aille rapporter le camion chez Légaré avant d'aller me coucher, quand le monde se lève. Bon, honnêtement, l'histoire de vampire est partie d'une niaiserie, mais quand t'es rendu à aller louer une cape... c'est du sérieux!»

***
Navet Confit est en spectacle ce soir à la Sala Rossa. Ouverture des portes à 20h, spectacle à 21h.

lundi, septembre 21, 2009

Achetez Placard-Macbeth avant le temps

Si vous piaffez d'impatience d'acquérir le nouveau disque de Dany Placard, vous pouvez le faire dès demain, 22 septembre, et ce, en ligne, sur ce site. L'album Placard-Macbeth sera en magasin le 29 septembre seulement.

Le disque est en fait un CD/DVD, où Dany Placard et son pote musicien Tooth Macbeth revisitent des pièces solos de Placard et des pièces tirées de Hudon-Placard à la sauce 1920-1930. Tout a été fait "selon la tradition : costumes d'époques, éclairages minimalistes et ce, capté uniquement par des microphones, comme ça se faisait dans l’temps", raconte le communiqué envoyé par Indica, la maison de disque du natif de Laterrière.

Voici la pièce Assis, qui est pourtant tirée du premier disque de Plywood 3/4, il me semble bien (avant nommée Ben assis). Notez par ailleurs la tendance sur les photos promos de mettre ses clés bien en évidence hors de ses poches.

Dany Placard - Assis by indicarecords

samedi, septembre 12, 2009

En attendant Fred Fortin

Voici la pochette du prochain disque de Fred Fortin, Plastrer la lune, à paraître le 29 septembre. C'est dans mes oreilles depuis quelques jours, et Fred revient dans un mood hybride entre ses deux premiers disques, entre la chanson homme-orchestre et le rock un peu plus brut. La splendide peinture est une fois de plus de Martin Bureau.


On s'en reparle évidemment dans quelques temps.