L'inviteuse — Eille, tu viens voir Fred samedi?
Moi, comprenant d'emblée que "Fred" est celui qui porte le patronyme Fortin — Fred? Samedi? C'est où?
L'inviteuse — Lavaltrie.
Moi — ... Lavaltrie?
L'inviteuse — Ouais, Lavaltrie, s't'affaire.
Moi — C'est où ça?
Faque c'est comme ça que je me suis retrouvé dans une Communauto avec trois fans de musique (et de "Fred"), sur la 40 direction Est, objectif Lavaltrie et son café culturel La Chasse-galerie, question d'aller découvrir du pays. Et voir un spectacle sans faire de blabla avec les collègues dans le fond de la salle en écoutant à moitié.
Après quelques minutes à mater les baraques banlieusardes avec vue sur le Fleuve probablement situées dans des zones inondables, on se rend à ladite salle de spectacle pour aller chercher les billets. Il est tôt, et le test de son encore en branle nous met en appétit pour le concert. Sur la terrasse de bois, une dame nous explique que l'endroit est une coopérative, gérée par ses membres. Et le ton est en harmonie avec l'endroit: convivial au possible. Sébastien, copropriétaire, nous accueille au comptoir.
Le copropriétaire — C'est toi Philippe?
Moi, un peu gêné d'être sur la guest — vi...
Le copropriétaire: Bienvenu, merci d'être là! (poignée de main franche et regard fier dans les yeux).
Même accueil pour mes trois comparses. Poignée de main, sourire, Monsieur, Madame, Madame, bonjour, bonjour. C'est d'ailleurs le même gars qui fait le service dans la salle, et qui a sincèrement l'air content de t'avoir amené une bière de L'Alchimiste, du bon petit jus brassée dans le coin.
Pause repas, à deux pas, où on a 10 % de rabais avec notre billet de show. Non mais, c'est-tu-pas la joie. Après s'être bourré à la rôtisserie victorienne (?), on entre pour de bon dans la salle, une maison carrée au toit en pente qui compte une douzaine de tables et un balcon courant sur deux des murs de l'endroit. Comme un hybride du Divan orange et du Cabaret du musée Juste pour rire. On opte pour les hauteurs, car la salle s'est rapidement remplie.
Fred, qui fêtait son 39e anniversaire, y était en format trio, avec Olivier Langevin à la guitare et à la basse et Justin Allard à la batterie. On était loin de l'Ex-Centris, nous a avoué le chanteur après le concert, comparant sa rentrée montréalaise de l'hiver à un "rendez-vous manqué".
Le concert était relativement similaire à sa rentrée, jouant beaucoup de pièces de Plastrer la lune, alternant entre les versions en groupe et les pièces guitare-harmonica. On a aussi été gâté par quelques vieux tubes, Testament, Mélane, Ben Buzzé, T'es grosse pis t'es belle, qui étaient encore plus touchants dans cette enceinte lavaltroise (oui, oui, lavaltroise).
La bande a fait quelques rappels. Dans ce type de salle qui n'a pas d'arrière-scène ni de coulisses, c'est toujours drôle de voir les artistes, sous les feux nourris des applaudissements, faire semblant de sortir de scène, de ranger les instruments lentement, pour ensuite s'échanger des regards, en hochant les épaules comme s'ils se disaient: allez, une petite encore.
Nous sommes restés assis une bonne heure après le concert à la Chasse-galerie, pour prendre un dernier verre, pour que s'imprègne en nous l'esprit de cette salle, pour piquer une jasette avec le Sébastien qui nous a accueillis (et servis des bières), pour prendre le temps de s'informer de la très bonne programmation à venir. La meilleure façon: http://www.chasse-galerie.ca/. D'ailleurs, Avec pas d'casque y sera jeudi prochain (10$), et Final Flash avec For Those About to Love le jeudi suivant.
À quand la prochaine virée?
lundi, mai 17, 2010
Virée à Lavaltrie pour voir Fred Fortin
Publié par
Philippe Papineau
à
10:30 a.m.
Libellés : chasse-gallerie, Fred Fortin, lavaltrie
mercredi, décembre 23, 2009
Top 10 des disques émergents québécois
Paradoxe: s’il se vend moins de disques au Québec, la production musicale ne ralentit pas, même chez les plus petits joueurs, ce qui ne facilite pas la tâche lors des palmarès de fin d’année. D'autant plus qu'on met de côté ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne, comme Mara Tremblay, Patrick Watson, Paul Cargnello, Yann Perreau ou Les Trois Accords, qui restent alternatifs tout en étant pas mal "émergé". Une réflexion, en 2009, le top 5 des meilleurs disques émergents du Québec en est un marqué par les découvertes et par le retour à une chanson à la fois classique et moderne. Pour le journal, il fallait en choisir 5, pour vous, j'en mets 10, à déposer sous le sapin du mélomane aimé.
1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.
4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.
5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.
6. Chinatown, Cité d'or
Le groupe Chinatown, qui mélange l'esprit de Gainsbourg, les airs des Beatles et des mélodies cousines de génériques de dessins animés, réussit avec ce premier disque l'exploit funambulesque de faire du pop-rock haut de gamme. Les cinq musiciens ont bricolé avec un soin d'orfèvre des pièces hyper accrocheuses, avec juste ce qu'il faut de sirop pour ne pas écoeurer. Même votre mère va aimer ça.
7. Polipe, Tropiques du cancer
Le trio Polipe a mis pas mal de funk dans notre automne/hiver. Leur musique est entraînante, mélangeant le rock et le prog à des sonorités latines. Et aussi, ce n’est pas con du tout du côté des paroles, alors que les musiciens sont allés puiser dans leurs zones d'ombres.
8. Navet Confit, LP3 - Papier vampire
Le prolifique Navet Confit est revenu à la charge cette année avec un troisième album complet, où il a légèrement mis de côté l'exploration pour davantage travailler la concision, la précision. LP3 gagne donc en écoutabilité ce qu'il perd en audace, mais hé, comme il partait de très haut dans la foisonnance des idées, c'est pas si grave. Voici un disque qui prend son temps, qui grandit avec nous, avec des titres qui resteront dans un coin de cerveaux, comme Les Chansons et Plastique à la cerise.
9. Carl-Éric Hudon, Contre le tien Ananas Bongo Love
Autre soldat de l'équipe de La Confiserie (GSI) avec Polipe et Navet Confit, Carl-Éric Hudon a fait le parcours inverse de Navet cette année avec Contre le tien Ananas Bongo Love, où il a troqué ses mélodies folk simples pour des pièces plus tortueuses, aux textes complexes, aux structures audacieuses. Hudon n'y est pas opaque pour autant, et ça s'écoute fort bien avec un casque d'écoute. Mention spéciale pour le titre de l'album, le meilleur de l'année.
10. Lac Estion, Affranchi // Le Roi Poisson, Le Roi poisson
À choisir entre le disque du Roi Poisson et celui de Lac Estion, j'opte pour celui du groupe au mauvais jeu de mots, mais par très peu. Si les deux groupes doivent améliorer la qualité de leurs textes, Lac Estion a une longueur d'avance dans la structure des pièces. Affranchi est mieux ciselé, plus accrocheur, et trouve une plus grande résonnance dans mon oreille. Dans les deux cas, le prochain disque sera à surveiller, puisque les deux groupes cousins ont le talent pour prendre encore bien du galon.
Publié par
Philippe Papineau
à
9:26 a.m.
Libellés : Bernard adamus, carl-éric hudon, chinatown, Fred Fortin, la patère rose, Lac estion, le roi poisson, Malajube, marie-pierre arthur, musique, musique émergente, Navet Confit, Palmarès, Polipe
dimanche, décembre 13, 2009
Fred Fortin à l'eXcentris - Se battre contre la salle
Quelle étrange soirée vécue samedi à l'eXcentris, alors que Fred Fortin revenait enfin nous voir.
Pour sa rentrée montréalaise, la fierté de Saint-Prime a malheureusement hérité d'une salle horrible, avec laquelle il a dû se battre. La foule aussi d'ailleurs.
Côté musique, soyons clair. Si Fred a commencé nerveux et pas avec autant de vigueur qu'il aurait pu, il a fini avec beaucoup d'aplomb. Il était accompagné sur scène des guitaristes Olivier Langevin et de Jocelyn Tellier -- dur de trouver mieux -- et du batteur Justin Allard, qui a torturé ses tambours à grands coups de baguettes de bois. Fred a offert toutes les pièces de Plastrer la lune et plusieurs de Planter le décor, dont Conconne, Pop citron, Robeur et Châteaubriand, bijou d'intensité hier. De son premier disque, il a même offert Testament, que je n'avais jamais entendu autrement que sur disque. Un moment rare à garder dans un tiroir de ma mémoire.
À travers toute cette bonne musique, Fortin a quand même dû composer avec un environnement hostile. La foule qui va voir Fred Fortin est plutôt vendue d'avance, mais plusieurs ont perdu un peu d'enthousiasme une fois les portes de l'ancien cinéma franchies, alors que des considérations très terre-à-terre en ont fait rager plusieurs.
D'abord cette longue file pour le vestiaire -- une autre salle de cinéma transformée en garde-robe, triste --, cette odeur de poussière brûlée, puis cette interminable attente pour le bar. Un bar? Non, ça ne mérite pas ce nom. Trois petits chariots, des poubelles avec de la glace en guise de frigo, des employés qui ne débouchent même pas les bières et qui te remettent de la monnaie détrempée. C'est pas l'OSM, on n'arrive pas en voiture dans le stationnement de la PdA pour aller s'asseoir directement sur nos sièges rouges; c'est un show rock de Fred Fortin, les gens viennent tripper musique et boire des bières, faire la fête. Deux mois après son ouverture comme diffuseur de spectacle, l'eXcentris n'est pas à la hauteur.
À un certain moment, Fortin fait un toast avec la foule, mais des gens crient : "Y'a même pu d'bière!" Quoi? "Un show de Frédéric Fortin sobre, ça manque de vice!", s'est amusé le chanteur. Aussi bien en rire.
Quant à la configuration de la salle, on a encore des doutes. Faite en 3 paliers et avec une scène pas très haute, elle n'offre une bonne vue qu'à la poignée de gens au parterre et aux gens qui sont placés au-devant des deux autres niveaux.
Est-ce que la bonne musique de Fred aurait fait exploser la baraque au Club Soda ou à l'Astral? Poser la question...
Publié par
Philippe Papineau
à
12:08 p.m.
Libellés : critique, excentris, Fred Fortin, spectacle
vendredi, octobre 09, 2009
Critique: Fred Fortin - Plastrer la lune
Publié par
Philippe Papineau
à
3:06 p.m.
Libellés : critique, Fred Fortin, plastrer la lune
jeudi, octobre 01, 2009
Retailles d'entrevue: Fred Fortin
À la table du Pouding Café, rue Ahmerst, Fred Fortin parle de son album Plastrer la lune avec fierté. Une bonne heure de discussion, sur plusieurs sujets (la musique, la famille...), et pas vraiment d'explications chanson par chanson. Il y a beaucoup à lire par ici, mais comme on ne peut pas toujours étirer l'élastique à l'infini, voici quelques retailles d'entrevue.
Au sujet du son recherché
La musique que j’aime le plus, c’est des trucs comme Ray Charles, avec du groove. Des trucs plus sentis qu’élaborés et pensés. Mais je ne suis pas arrivé là pantoute en même temps, c’est juste une quête, et je me débrouille avec ce que j’ai comme ressource, comme talent. Je vais où je peux, c’est de l’instinct rendu là.
À propos des personnages
Dans les villages, y’a toujours des gens que tout le monde connaît, sans vraiment les connaître. Dans mon enfance à Dolbeau, y’en avait. À Saint-Prime tout le monde a des surnoms, à Saint-Félicien même chose. C’est comme le transsexuel à Saint-Prime… tout le monde le connaît! C’est cool qu’il y ait du monde qui s’affirme, qui sont ce qu’ils sont, et qui sont acceptés. On en a justement perdu un récemment, Paul Armand, un type qui faisait du pouce dans le milieu de la rue, et qui était tout le temps en maudit quand tu l’embarquais pas. Il tirait aux cartes pour se faire de l’argent, avec 15 ou 20 cartes à peu près. Et il commençait tout le temps par: "t’es orgueilleux, toi, hein?"
Sur l'écriture d'une chansonToutes les fois, tu te demandes si tu vas être capable. Toutes les fois, c’est fini, je n’en ferai plus jamais. Y’a beaucoup de tounes qui sont nées dans la dernière année pendant que j’enregistrais. Des fois, j’enregistrais tant que je pouvais, mais ça ne marchait pas. Alors je m’assoyais, je jouais un petit peu de guitare tranquillement, et pouf, y’a des tounes qui sortaient. Je mettais le doigt sur quelque chose. Et souvent quand je ne suis pas capable de la finir d’un coup, elle ne reste pas. Mes tounes que je préfère ont été créées rapidement.
Sur Thomas Fersen
Ça m’a donné de la confiance, un boost. J'ai tourné là-bas dans des conditions incroyables, que j’ai jamais vécu et que je ne revivrai probablement jamais! Des grosses sales, des voyages en TGV, le tour-bus gigantesque avec des sièges en cuir… Par contre des fois je trouvais les salles trop grandes, impersonnelles.
Sur l'impact possible de Moisi Moé'ssi à Star Académie
Que la toune soit sur leur album et que ça soit un single, ça m’a surpris. C’est drôle parce que cette chanson-là, elle ne devait même pas être sur mon premier disque. Je l’avais faite sur un démo avant, mais Pierre Bouchard avait insité pour que je la mette. J’ai écrit ça quand je commençais à écrire des tounes, c’était une des premières qui se tenaient. Si on est réaliste, ce que je fais est pas mal plus dur à assumer que la version polie d’une de mes tounes. Y’a peut-être une petite proportion du public qui aura l’endurance pour passer à travers une ou deux tounes de Fred! Ça fait mal ce que je fais (rires). Le monde a pas envie d’entendre ça…! J’ai jamais vraiment joué à la radio de toute façon.
Sur le documentaire La bête volumineuse, qu'a réalisé Antoine Laprise sur Fred Fortin
C’était pas évident. C’était pas parti comme je pensais. Ça faisait longtemps qu'on se disait qu'en tournée ou en enregistrement, on pourrait prendre des images. Je pensais que ça serait comme ça, mais après c’était les longues entrevues, ils même sont venus 8 jours au chalet pendant que j’enregistrais, même que je m’étais gardé des tounes pour quand il viendrait. Antoine est rentré avec un preneur de son, un caméraman, une équipe complète! Il avait mis des caméras de surveillance au chalet, que moi j’ouvrais et fermais. On a eu du fun par exemple. Avec Olivier Langevin, on extrapolait la réalité souvent, on répondait des menteries avec le ton sérieux, sur ma carrière en Russie... On n’apprendra pas grand-chose sur moi!
Publié par
Philippe Papineau
à
4:44 p.m.
Libellés : Antoine laprise, documentaire, Fred Fortin, plastrer la lune, retailles d'entrevue, Thomas Fersen
mardi, septembre 29, 2009
Fred Fortin - Retour aux premières amours
À lire en totalité en cliquant ici
Publié par
Philippe Papineau
à
10:59 a.m.
Libellés : album, Fred Fortin, plastrer la lune
samedi, septembre 19, 2009
Fred Fortin - La Merveille masquée
Voici le premier extrait du prochain disque de Fred Fortin, La Merveille masquée. Retour ici à une chanson légère et comique, comme on en a toujours trouvé dans les différents albums du chanteur de Saint-Prime (Réginald, Pop Citron, M. Net). En magasin le 29 septembre.
Fred Fortin - La merveille masquée (toune pour Léonie) by c4productions
Publié par
Philippe Papineau
à
12:34 p.m.
Libellés : Fred Fortin, la merveille masquée, plastrer la lune
samedi, septembre 12, 2009
En attendant Fred Fortin
Voici la pochette du prochain disque de Fred Fortin, Plastrer la lune, à paraître le 29 septembre. C'est dans mes oreilles depuis quelques jours, et Fred revient dans un mood hybride entre ses deux premiers disques, entre la chanson homme-orchestre et le rock un peu plus brut. La splendide peinture est une fois de plus de Martin Bureau.
On s'en reparle évidemment dans quelques temps.
Publié par
Philippe Papineau
à
8:15 a.m.
Libellés : album, Fred Fortin, plastrer la lune
lundi, juillet 13, 2009
Douloureuse reprise de Moisi moé'ssi
Bon, je suis déchiré. Fred Fortin repris par William Deslauriers, de Star Académie. Je suis d'accord ou non?
D'un point de vue musical, c'est une version plutôt ordinaire, voire mauvaise. Ralentie au maximum, avec des arrangements mielleux, de la fioriture dans la voix, Moisi Moé'ssi est pas mal dilué dans sa version Star Académie. La ligne de basse, si forte dans l'original, est presque absente d'ailleurs, et on se demande ce que fait cette guitare funky dans le décor...
Mais bon, là où le bât blesse, c'est le fait que Fred Fortin ait accepté que sa chanson soit reprise. C'est ça au fond qui me turlupine (NOTE: un lecteur m'apprend qu'il n'a pas à accepter ou non). D'une part, il obtient une visibilité énorme, y'a qu'à voir le nombre de vidéos ajoutées récemment sur YouTube pour Moisi moé'ssi. Son nom circule maintenant dans un public plus large celui des 15 000 personnes qui achètent ses disques ou les écoutent. Et aussi, une telle opportunité est payante, ne serait-ce que par les redevances radios.
Mais on dirait que de voir le "Défricheur de la chanson du champ gauche" embarquer dans le bateau de Star Académie, ça, j'ai de la difficulté à le justifier par un autre argument que celui de l'argent. Remarquez, c'est peut-être qu'on en met lourd sur ses épaules, à Fred Fortin, qu'on l'idéalise peut-être, qu'on l'imagine en porte-étendard des auteurs-compositeurs-interprètes qui optent pour la voie de service et non pour l'autoroute.
Personne n'est vraiment choqué d'entendre une pièce de Coeur de pirate dans une pub de Telus. Mais une toune de Fred à Star Académie?
Seigneur, aurais-je une éthique à deux vitesses?
Publié par
Philippe Papineau
à
9:11 a.m.
Libellés : Fred Fortin, moisi moé'ssi, reprises, star académie, william deslauriers
mercredi, mars 04, 2009
Quand ça va chien, Fred Fortin
Parce que m'en donné, on est tanné d'être poche. Et pour voir le coup de patin approximatif d'Alex Jones. Tiré de l'album Le Plancher des vaches, voici Canayens, de Fred Fortin. Un succès-souvenir.
Fred Fortin / Canayens from C4 on Vimeo.
Publié par
Philippe Papineau
à
11:19 p.m.
Libellés : c4, canayens, Fred Fortin, hockey, videoclip
mardi, août 05, 2008
Fortin tourne avec Fersen
En plus d'avoir réalisé le dernier album du Français Thomas Fersen, Fred Fortin sera aussi de sa tournée dans l'hexagone, jouant de la basse. Ce qui repoussera la parution de son propre album. Un bien pour un mal... En attendant, j'ai trouvé ça sur Internet. La pièce s'intitulerait Bobby, et je l'ai déjà entendue en concert -- est-ce l'hiver dernier au La Tulipe? Du style du premier album, à la guitare. Il est accompagné par Olivier Langevin.
Publié par
Philippe Papineau
à
8:47 p.m.
Libellés : bobby, Fred Fortin, Thomas Fersen
mardi, octobre 16, 2007
Langevin avec Bélanger, Fortin avec Fersen
Les rockers de l'écurie C4 travaillent ces jours-ci avec de gros noms de la musique francophone. De son côté, le guitariste Olivier Langevin, qui a entre autres joué par le passé avec Mara Tremblay et Vincent Vallières, joue ces jours-ci avec nul autre que Daniel Bélanger. Il remplace le guitariste de Bélanger qui s'est blessé récemment. Ça doit être un sacré défi que de se lancer dans un répertoire comme ça, d'autant que je ne crois pas que Langevin ce soit beaucoup amusé à gratter et chanter "J'ai jamais vu une fille, pleurer autant pour un garçon" dans son salon pendant son adolescence...
Puis de son côté, Fred Fortin est en train de travailler sur le prochain album de... Thomas Fersen! Fortin est donc assis à la console, pendant que le Français chante et gratte son ukulélé. De temps en temps, Fortin se lève et va faire une piste de drum. On est bien curieux d'en savoir plus. Et d'entendre surtout.
Publié par
Philippe Papineau
à
11:29 a.m.
Libellés : Daniel Bélanger, Fred Fortin, Olivier Langevin, Thomas Fersen





