Vrai qu'on parle peu de hip-hop sur le blogue Franco Phil, même si le rap a souvent une place dans la deuxième heure de nos émissions -- le vendredi matin, 10h, à CIBL.
Mais une compilation toute récente, menée par le site Internet HHQc.com, mérite un mot. Intitulé La Force du nombre, le disque est hyper-inclusif. La scène rap est souvent divisée en clans, en familles de son, en villes d'origine.
Ici, l'équipe d'HHQc.com a forcé la main à une panoplie de rappeurs en tout genre à créer des pièces inédites, en duo ou en trio. Les quinze premières pièces sont toutes issues de réunions jamais survenues entre des rappeurs pas nécessairement du même sang. Sir Pathétik partage le micro avec Taktika, L'Assemblée avec Cobna, Anodajay avec Chub-E Pelletier, Imposs avec Manu Militari, Sans Pression avec Koriass et Jenny Salgado... Quant à la dernière et seizième pièce du CD, elle regroupe à elle seule 17 autres rappeurs québécois, dont Papaz et Le Cerveau.
J'aime beaucoup l'esprit de cette compilation, qui ne s'adresse pas aux puristes, qui y verront peut-être une infamie. Je trouve plutôt que ça permet de voir qui fait battre le coeur de la scène rap du Québec, et de quel bois elle se chauffe. Et qui sait, ces duos inédits vont peut-être contribuer à faire encore avancer la qualité de hip-hop local. Plus on frotte de silex, plus le feu a de chance de prendre.
jeudi, octobre 21, 2010
HHQc.com, la compilation rap qui ratisse large
Publié par
Philippe Papineau
à
9:11 a.m.
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mardi, octobre 19, 2010
Critique: Jimmy Hunt - Jimmy Hunt
Pop
Jimmy Hunt
Jimmy Hunt
Grosse Boîte / Sélect
Après l'éclatement de son groupe Chocolat, le chanteur Jimmy Hunt revient à ses premières façons de faire, en solo. Jadis homme-orchestre, il est plutôt aujourd'hui un homme avec un orchestre, composé de Martin Chouinard, Guillaume Éthier, Emmanuel Éthier et Patrick Gosselin. Ce disque éponyme montre le côté plus romantique de Hunt, laissant la moitié loup de Chocolat au vestiaire. Avec des textes touchants, d'une poésie sans prétention, il frappe en plein dans le mille. Et la musique, bleue et enrobante, est un baume au coeur. Si on sent beaucoup de citations (le Gainsbourg "doux" et/ou "Percussions", Claude Dubois (??) sur Annabelle), l'ensemble d'une quarantaine de minutes -- symphonique par moments et assez folk les autres -- s'écoute d'une seule traite avec un grand plaisir. Voici la trame sonore par excellence de votre automne. En magasin dès ce matin, 19 octobre.
Jimmy Hunt - Motocross
Publié par
Philippe Papineau
à
10:19 a.m.
Libellés : album, Chocolat, critique, grosse boîte, jimmy hunt
vendredi, octobre 15, 2010
Critique: Jérôme Dupuis-Cloutier - Gentleman refroidi

Chanson
Gentleman refroidi
Jérôme Dupuis-Cloutier
Indica
Connu d'abord grâce à son groupe Le Roi poisson, et dans une moindre mesure par son projet Le Citoyen, le chanteur et trompettiste Jérôme Dupuis-Cloutier lance sans paravent ou pseudonyme un disque surprenant, à la fois accessible et audacieux. Intitulé Gentleman refroidi, le court album de neuf pièces totalisant une trentaine de minutes est pop, mais avec une touche plutôt unique, hors des contraintes cool du moment. Dupuis-Cloutier, dont la voix peut se rapprocher de celle de Yann Perreau, enrobe ses bonnes mélodies d'un mélange hétéroclite mais harmonieux de guitare, de cuivres, de banjo, de clavier et même de cordes. Ici, on entend un peu le jazz de Gainsbourg ou de Vian; ailleurs, Ferland ou le plus éclectique Frank Martel. Les «rapaillés» y prendront aussi leur pied, d'autant que Dupuis-Cloutier chante Denis Vanier (Les Grands Labours) et Yann Godbout (L'Ontologie de mon être clôt la pièce Nationaliste déchu). Du grand bonheur en noir et blanc. En magasin mardi le 19 octobre.
Les Rochers, par Jérôme Dupuis-Cloutier
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Philippe Papineau
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1:37 p.m.
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mardi, octobre 12, 2010
Paroles: Dany Placard - Henriette

Dany Placard -- Henriette (2010)
Aussi triste qu'un arbre mort
Toute seule au fond d'une cour
Madame Henriette trouve le temps long
Depuis cinq ans jour pour jour
Ces idées sont de plus en plus noires
Madame Henriette
Voudrait partir elle aussi
Tous les soirs lorsqu'elle s'endort
Les rêves passent tour à tour
Soixante-cinq ans d'amour
Elle a jamais douté un seul jour
Madame Henriette
Voudrait partir elle aussi
Un matin l'bon Dieu est passé
Chercher son mari
Madame Henriette est restée couchée
Elle a dit merci à l'amour de sa vie
Madame Henriette
Voudrait partir elle aussi
Madame Henriette
Voudrait aller rejoindre son mari
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Philippe Papineau
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9:58 a.m.
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lundi, octobre 11, 2010
Deux nouvelles pièces gratuites de Carl-Éric Hudon
Cadeau impromptu, Carl-Éric Hudon offre gratuitement sur son site Bandcamp deux nouvelles pièces, réunies sous le nom de Douce canaille, tu me manques.
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Philippe Papineau
à
1:56 p.m.
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vendredi, octobre 08, 2010
Jérôme Minière: Valse entre réalité et fiction
À 38 ans et après une quinzaine d'années de métier, Jérôme Minière vient probablement de livrer son meilleur travail musical avec Le Vrai le faux, un disque accrocheur et rythmé qui nous fait penser au Minière des jeunes années. Avec ce nouvel album et avec la drôle de promotion qui l'a précédé, le discret mais bouillonnant créateur jongle avec la réalité et la fiction.
Depuis plusieurs semaines, le natif d'Orléans a offert sur son site Web des capsules animées racontant avec beaucoup d'humour les processus plus ou moins farfelus de la création et de la mise en marché de son disque. Du choix des vedettes invitées (Lady Gaga? Sting? Stevie Wonder?) jusqu'à sa garde-robe, tout y est passé, avec beaucoup de dérision.
«C'est une mise en abîme, c'est de la promotion à propos de la promotion, et dont le contenu est de l'antipromotion, analyse en rigolant Jérôme Minière, au bout de la longue table de réunion de La Tribu, sa maison de disque. En même temps, c'est une tribune d'expression poétique, je ne me suis jamais senti aussi libre d'exprimer des choses personnelles.»
Avant la création de Le Vrai le faux, l'auteur-compositeur-interprète s'est plongé dans une réflexion sur l'industrie de la musique actuelle, et les pirouettes que doivent faire les musiciens pour attirer l'attention des consommateurs. «Le métier est en train de souffrir, et la réflexion, c'est: est-ce que moi aussi je dois arriver à faire un grand cirque pour arriver à continuer? Je ne demande pas d'être Lady Gaga, je veux juste continuer à faire mon métier et à élever mes deux enfants!»
Reconstruire les souvenirs
Le concept des capsules ne se retrouve presque pas sur Le Vrai le faux, exception faite de la pièce titre et de l'excellente Rien à vous dire: «J'avais tout prévu pour réussir / Mais je n'avais rien à vous dire». «Le vrai et le faux, c'est aussi nos souvenirs, qui sont souvent des fabrications. Ils se reconstruisent. Les souvenirs de mes 5 ans ne sont pas les mêmes aujourd'hui que les souvenirs que j'en avais à 25 ans. C'est sans cesse réinterprété et reconstruit. Y'a des beaux films là-dessus, comme Valse avec Bachir.»
Si Minière a régulièrement replongé dans ses souvenirs d'enfance sur ses précédents disques, c'est maintenant son adolescence qui refait surface, sur le plan des textes, mais aussi beaucoup sur le plan de la musique. Jadis amateur de musique électronique et de danse, Minière avait viré folk sur Coeurs et Petit cosmonaute. Pour Le Vrai le faux, il a ressorti des musiques de la fin des années 1980, début 1990.
Bombes pop
«C'était comme revenir dans un endroit où je n'étais pas allé depuis 20 ans, mais avec mes bagages d'aujourd'hui.» Et le résultat est hyperefficace. Avec les guitares électriques, les claviers et la boîte à rythmes comme instruments de bases, Jérôme Minière a construit des bombes pop sans toutefois perdre son regard unique, cynique et tendre à la fois. On peut y entendre le clavier du Français Albin de la Simone et la voix de Bïa et de Ngâbo.
«Étonnamment, les premiers morceaux sous le titre de travail La Traversée étaient très folk, confie Minière. Mais peut-être que j'étais au bout de ce cycle-là. Sur 15 ans, tu ne peux pas aligner des disques et tous les aborder de la même manière. C'est comme la vie de couple, si tu fais de la même façon, ça ne marche pas!» Le musicien a alors recommencé à mettre des rythmes, donnant plus de muscle à ses pièces, tout en les gardant simples, voire épurées. «Je voulais raccourcir les structures, être plus direct, enlever des intros, enlever des complications, enlever quoi! Souvent, je me disais que pour être crédible, pour être intéressant, il fallait en rajouter. Il fallait que ce soit plus compliqué, plus mystérieux, labyrinthique.»
Sur scène
Il faudra attendre le 17 décembre, à La Tulipe, pour voir Jérôme Minière défendre Le Vrai le faux sur scène. Il jouera pour l'occasion avec ses fidèles alliés Denis Ferland et José Major, et a également engagé le claviériste Alex McMahon (Le Golden, Plaster, Ariane Moffatt, Yan Perreau). «Je voulais une bête de clavier, dit Minière. Et c'est un peu un défi, car José et Denis n'ont amais joué avec lui. Ça nous brasse un peu!»
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Philippe Papineau
à
5:32 p.m.
Libellés : entrevue, Jérôme Minière, le vrai le faux
mercredi, octobre 06, 2010
Retailles d'entrevue: Paul Cargnello
Quelques heures avant le lancement du dernier disque de Paul Cargnello, le téléphone sonne. "Allo, c'est Paul, il est quelle heure?" L'heure de la psychanalyse! Parce qu'on dirait que mes jasettes avec l'Anglo-Montréalais virent toujours à l'analyse, presque à la confidence. L'essence de notre rencontre à propos de La Course des loups se retrouve ici. Voici les retailles de l'entrevue, en vrac.
Sur ses déboires avec l'industrie
Anubis, ma dernière étiquette de disque, a fermé 6 mois après la sortie de mon album Bras coupé. J’ai perdu une équipe, il n'y avait aucune subvention. C’était vraiment à moi de continuer la promotion, et la tournée. Financièrement c’était pas mal difficile. Mais bon, on a commencé pas mal tout de suite à travailler sur La Course des loups. Avec Tacca, c’est la première fois que je signe pour plus qu’un album avec une étiquette.
Sur La Reine contre Paul Cargnello
Avec chaque album commercial que je sors, je fais toujours un petit album b-sides. Le dernier était Bragging, et cette fois-ci il s’appelle La Reine contre Paul Cargnello. Je parle de mes arrestations, de mon implication sociale. C’est un album blues électro, que je donne avec chaque achat de La course des loups en spectacle. Ça me donne la chance de sortir 25 chansons par années, et c’est quelque chose de spécial pour les fans. Je fais ça chez moi, il n'y a aucune distribution, aucun contrat d’édition, il n’y a rien. Ça coute rien, et c’est l’fun!
Sur l'implication et le vieillissement
J’ai rencontré plein de gens dans l’activisme qui, avec l’âge, deviennent moins engagés, moins impliqués. Pour moi c’est le contraire. Mes valeurs deviennent de plus en plus fortes. Je pense qu’avec un enfant, tu vois l’importance de l’avenir, d’avoir une société qui est juste. Et ça vaut la peine de lutter pour ça. (...) La prochaine fois que le dossier de l’avortement revient sur la fucking table encore, je descends dans la rue. Je suis tellement tanné des conservateurs, chaque fois qu’on coupe les arts, chaque fois qu’on coupe à Radio-Canada.
Le plus dur pour moi ce n’est pas l'écriture, mais le chant. Je fais plein d’erreurs quand je parle, je pense trop vite pour mes capacités verbales! Au chant, je répète beaucoup plus en français qu’en anglais. À l'écriture, je peux prendre mon temps, j’ai mon Bescherelle, mon dictionnaire. J’ai des amis à qui je peux poser des questions.
Sur le prix Polaris remis à Karkwa
Bon, les gens ne vont peut-être pas aimer ça, mais le Québec est encore dans le Canada, et Karkwa a le droit de gagner le prix Polaris parce que c’est des fucking canadiens! Mais je pense que tout ça, c’est quelque chose qui va être disparu à la génération de mon fils. Ça va être dur pour les Québécois de dire quelle est leur langue maternelle, surtout à Montréal. Mon fils va grandir en français et en anglais...
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Philippe Papineau
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11:25 a.m.
Libellés : la course des loups, Paul cargnello, retailles d'entrevue
lundi, octobre 04, 2010
Cadeaux: des billets pour Boogat et Mad'moizèle Giraf
Vous le savez, depuis les années, Franco Phil donne est une source inépuisable d'Oméga 3, de vitamine B3, de fer, et de billets de spectacles.
La preuve: les deux premiers internautes qui m'écrivent gagneront chacun une paire de billets pour aller voir Boogat et Mad'moizèle Giraf en concert le vendredi 8 octobre. (Mise à jour: Bravo à Philippe et Louis-David!)
Les deux groupes seront de passage à la Maison de la culture Maisonneuve dans le cadre de la série de concerts Révèle la relève, un genre de pont entre vos oreilles curieuses et des artistes pas piqués des vers.
La soirée débutera avec Boogat, accompagné de nul autre que Poirier (Ghislain de son prénom) aux divers rebondissements sonores. Le groupe reggae/raggamuffin/pop Mad'moizèle Giraf, qui avait terminé bon deuxième en 2008 aux Francouvertes, foulera ensuite la scène. Sur le seul disque de la formation, on retrouve une pièce produite par Poirier, alors peut-être qu'une réunion aura lieu sur scène, qui sait!

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Philippe Papineau
à
2:01 p.m.
Libellés : boogat, concours, Mad'moizèle giraf, Révèle la relève
Critique: Caloon Saloon - Buckshot
Country-folk
Buckshot
Caloon Saloon
Indépendant
Il y a quelque chose de franchement fortifiant avec la musique du quatuor country-folk Caloon Saloon. Que ce soit les ballades poussiéreuses ou les pièces doo-wop des Montréalais à bretelles, leur douzaine de morceaux (dont des reprises de WD-40 et d'Urbain Desbois) fait hausser notre niveau de bonheur brut. Mené par le chanteur et contrebassiste Michel-Olivier Gasse (Vincent Vallières), Caloon Saloon oscille sur leur premier disque entre le comique et le touchant, le rapide et le lent, le propre et le broche à foin. Parce que, oui, il y a du bric-à-brac sur Buckshot, réalisé par Dany Placard. Ça fausse à quelques endroits, certains textes ne sont pas au point, ça sonne un peu creux. Si on oublie moins les faiblesses de l'écriture, on pardonne les autres imperfections, qui au fond donnent du charme à ses airs enrobés de dobro, de lapsteel, de banjo et de mandoline. Les amateurs de Lake of Stew trouveront certainement leur compte avec Buckshot. On peut acheter le disque sur bluetracks.ca et bientôt chez les disquaires indépendants du Québec.
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Philippe Papineau
à
10:01 a.m.
Libellés : buckshot, caloon saloon, critique, Dany Placard, Michel-Olivier Gasse
Critique: Les Frères Goyette - Rencontre du troisième âge
Chanson
Rencontre du troisième âge
Les Frères Goyette
Grosse Boîte / Sélect
Les Frères Goyette — qui ne s'appellent pas Goyette et ne sont pas frères — lançaient récemment leur troisième disque, intitulé Rencontre du troisième âge. Et on ne sait plus trop quoi en penser. Le groupe joue toujours la carte comique du beau-frère un peu simple mais au grand coeur, interprété d'une voix caricaturale par le chanteur Mario Goyette (Simon Laganière) à travers des chansons folk et quelques courts sketchs. Et ce qui confond, c'est que ce côté «ado» fait contraste avec les qualités musicales impressionnantes de ce troisième disque, tout comme avec ses propos touchants et matures sur le vieillissement (immenses En résidence, entre nous et Les Derniers Milles). Coincés dans leurs personnages, Les Frères Goyette? On sent en tout cas plus que jamais les coeurs battants derrière leurs fausses moustaches quand on entend des phrases comme: «Et on vieillit sur les quatre flashers / Le bon Dieu a les deux mains sur les breakers.»
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Philippe Papineau
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1:21 a.m.
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jeudi, septembre 30, 2010
Les Francouvertes en mode recrutement avec de nouvelles règles
Le concours de l'alternative musicale Les Francouvertes entame le recrutement pour sa 15e édition, qui se déroulera du 7 février au 3 mai. Ce sont Marie-Pierre Arthur et La Patère rose (les gagnants de 2008) qui seront les porte-parole cette année.
Pour la gang de musiciens franco-canadiens pas connus qui se trouvent pas pires et qui lisent Franco Phil (non, pas toi Marie-Mai, ni toi Justin Bieber), sachez que vous avez jusqu'au 29 octobre pour soumettre votre candidature. Après ça, ça fait un grand schlak sonore et vous n'aurez plus qu'à attendre à l'an prochain.
Les inscriptions se font en ligne en se rendant au http://www.francouvertes.com/ ou au http://www.bandeapart.fm/. Selon les Francouvertes, "l’artiste accède à une fiche dans laquelle il peut insérer tous les éléments pertinents et nécessaires à son inscription : chansons, photos, vidéo, textes, dossier de presse, etc., et même y faire son paiement. " Les coûts d’inscription sont de 75 $.
De nouvelles règles
De nouvelles règles d'éligibilité s'appliquent cette année. Il y a plusieurs éditions que le concours songe à modifier certains règlements, et le cas particulier de Bernard Adamus l'an passé à poussé l'organisation à restreindre davantage l'accès à la compétition. Voici les nouveautés, qu'il a fallu un peu décrypter pour vous:
1- Le premier tri se fait ainsi. Les artistes ne doivent pas avoir signé de contrat de disque, pas même en licence, avec un producteur reconnu, avant la fin de la période d'inscription (29 octobre, vous vous souvenez du "schlak"). Dans l'éventualité où un groupe est sélectionné, il ne doit pas y avoir d'entente avant le premier passage de l'artiste sur scène aux Francouvertes. Ce qui peut être, au plus tard, le 21 mars, si le groupe passe dans la dernière vague de préliminaires.
2- Ensuite, si vous passez le premier tamis en tant que pépite d'or assez petite, les Francouvertes ajoutent un autre filtre: celui de la quantité. Les productions indépendantes -- les seules qui restent après la règle 1 --, seront acceptées si elles ont vendu moins de 1000 albums, physiques et numériques additionnées, selon les décomptes officiels et reconnus.
Pour les ventes numériques, le concours se fie sur les chiffres de Radio Star, qui comptabilise les statistiques chez iTunes, Zik.ca, Bluetracks et autres vendeurs officiels de matos numérique. Bandcamp, par exemple, n'est pas comptabilisé. Une vente d'album numérique compte ici pour l'équivalent de trois albums physique. Donc, en théorie, si un artiste indé vent 333,33 disques en numérique, il est exclu des Francouvertes. Tout comme s'il vend 400 CD physiques et 200 CD numériques.
***
Ce coup-ci, vous pourrez pas dire que Franco Phil ne vous a pas prémâché l'info pour vous éclairer tel un phare dans la nuit. Mais consultez quand même la liste complète des règlements sur le site des Francouvertes, il y a d'autres critères.
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Philippe Papineau
à
1:40 p.m.
Libellés : 15e edition, francouvertes, la patère rose, marie-pierre arthur, réglement, règles
Paul Cargnello lance La Course des loups
Jamais deux sans trois! L'Anglo-Montréalais Paul Cargnello vient de faire paraître un troisième disque consécutif chanté majoritairement en français. Après avoir fait un hommage à La Nouvelle-Orléans avec son précédent effort Bras coupé, le sympathique auteur-compositeur-interprète s'attarde sur La Course des loups à la vie personnelle et politique au temps du capitalisme.
Depuis le début de sa carrière, l'auteur d'Une rose noire a toujours été profondément engagé. Pour La Course des loups, il a d'ailleurs puisé son inspiration dans une phrase classique de Che Guevara, qui disait que le capitalisme «est la course des loups: celui qui y arrive ne le fait qu'au détriment de l'échec des autres».
«J'ai trouvé que c'était une phrase incroyable, raconte le guitariste. Avec le capitalisme vient une pauvreté financière, mais aussi émotionnelle. La vie amoureuse est plus difficile, tout est plus difficile.» Cargnello ne se fait pas moralisateur pour faire passer son message, mais prend plutôt le détour de saynètes (Bixi Bop) ou de textes aux propos plus poétiques. «Il y a quand même des traces de l'actualité. La pièce La Vérité n'existe plus, par exemple, vient d'un passage aux États-Unis où j'écoutais les nouvelles à CNN et à Fox. Je devenais tellement cynique, il y avait des mensonges partout. J'ai donc écrit la chanson en me basant sur ça, mais d'une façon poétique, pour que le message dure. Il faut que les prochaines générations écoutent et comprennent malgré le temps.»
Du doux et du rock
Le premier extrait de La Course des loups, le titre Plus rien, montre un Cargnello plutôt pop et doux, à l'instar de certaines autres pièces du disque (Corbeau et Cygne, Ton vrai combat, Les Mains de Ramon). Mais le nouveau père de famille et son groupe proposent aussi quelques moments très énergiques, comme sur la pièce-titre. «Avec ce disque, j'essaie de trouver le pont entre le personnel et le politique, mais musicalement, j'essaie de trouver le pont entre The Clash et Al Green. J'aime l'agressivité, la révolte des Clash, mais j'aime aussi le côté smooth et dansant d'Al Green. Je voulais vraiment que les gens pensent et dansent en même temps.»
Bilingue?
Le disque compte trois titres en anglais et dix en français. «J'avais des chansons qui flottaient dans un même univers, et la plupart étaient déjà écrites en français, explique Cargnello. Mais mon objectif dans le futur, c'est de faire des disques absolument bilingues. Moitié-moitié. Mais pour les subventions, chez les labels, les distributeurs, les magasins et les radios, ça ne marche pas comme ça. Dès que l'industrie est prête, moi je me lance.»
***
À l'achat de son disque en spectacle, Paul Cargnello donne gratuitement La Reine contre Paul Cargnello, un album blues-électro fait maison et imprimé en quantité limitée.
Publié par
Philippe Papineau
à
11:27 a.m.
Libellés : album, entrevue, la course des loups, Paul cargnello
mardi, septembre 28, 2010
Le Quai des Brumes fête ses 25 ans avec 25 concerts
Publié par
Philippe Papineau
à
10:03 a.m.
Libellés : 25e, anniversaire, quai des brumes
samedi, septembre 25, 2010
GAMIQ 2010: à vous de voter
La liste des nominations du GAMIQ a été dévoilée cette semaine. Avec sept mentions, Bernard Adamus domine la compétition, une autre preuve, s'il vous en faut encore, que le grand folkeux vit une année de rêve. Fred Fortin suit avec 4 nominations, tout comme Misteur Valaire.
mardi, septembre 21, 2010
Karkwa gagne le prix Polaris 2010
Pour la première fois depuis la fondation du prix Polaris, récompensant le meilleur album canadien depuis 2006, c'est un groupe francophone qui a gagné les grands honneurs. C'est Karkwa, pour son disque Les Chemins de verre, qui est reparti avec le chèque en carton d'une valeur de 20 000 $.
Visiblement aussi surpris que nous, le groupe a tant bien que mal tenté d'expliquer en anglais sa joie de gagner un prix où l'on récompense une seule chose: la musique. Le gagnant du prix Polaris est choisi par un jury de l'industrie, sans considération pour les ventes.
Karkwa était en compétition contre des albums de fort calibre, soit ceux de The Besnard Lakes, de Tegan and Sara, de Broken Social Scene, de Caribou, d'Owen Pallett, de Dan Mangan, de Radio Radio, des Sadies et de Shad.
Pour la finale, quelques francophones étaient du grand jury, dont voici les membres: Rob Bowman (York University), Jenny Charlesworth (The Georgia Straight), Leah Collins (Dose.ca), Del Cowie (Exclaim!), Jonathan Dekel (Spinner), Amanda Farrell (Monday Magazine), Jian Ghomeshi (CBC - Q), Marc Xavier Leblanc (freelance journalist and DJ), Francois Marchand (Vancouver Sun), André Peloquin (Bang Bang) and Phillippe Rezzonico (Rue Frontenac).
Publié par
Philippe Papineau
à
12:03 a.m.
Libellés : karkwa, prix polaris
dimanche, septembre 05, 2010
FME, jour 3: Musique sous un ciel fâché
L'éclaircie ne pouvait durer éternellement. Les nuages sombres ont couvert samedi le ciel de Rouyn-Noranda, qui accueille cette fin de semaine la 8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME). Petit crachin qui remplit les lunettes le temps de traverser la rue Murdoch, un vent hypocrite qui fait retourner les parapluies...
Conséquence? Pendant les «cinq à sept», les habitués des terrasses se sont réfugiés à l'intérieur, engorgeant ainsi les cafés et les bars qui accueillaient La Patère rose, Damien Robitaille et Bernard Adamus. En marge de ses gros noms de la scène montréalaise qu'on a vu déjà souvent, nous avons fait la découverte du groupe abitibien Le Carabine, qui offre une musique instrumentale faisant parfois penser aux airs poussiéreux de Psychocaravane, parfois aux airs profonds de Pawa Up First. À défaut d'être clairement original, c'était fort bien livré. En plus, il faisait des projections sur acétate, comme dans le bon vieux temps du secondaire.
Le FME offrait deux choix de concerts à 20h: un carte plus douce à l'Agora des arts avec Voilà!, Leif Vollebekk et Karkwa, et une soirée lourde avec The Melvins au Petit Théâtre. Les quatre vétérans du stoner rock des Melvins ont taillé leurs puissantes et bruyantes mélodies avec une précision chirurgicale. Le groupe a deux batteurs sur scène, et l'impact de leurs pièces n'en est que plus musclé, si une telle chose se peut. Côté cheveux, les Melvins ont soulevé un débat profond chez les festivaliers: perruques ou capilaire naturel? Le chanteur et guitariste a une touffe blanche frisottée tandis que le bassiste a un giga afro. Le mystère demeure.
Le contraste sonore était frappant à l'Agora des arts. Si le groupe post-rock Voilà! manquait de personnalité, leur dernier morceau joué, Bosnie-Herzegovine, a rattrapé un peu le tout. On a compris par la suite pourquoi le patron du FME, Sandy Boutin, avait souligné en gras le nom de Leif Vollebekk sur notre programmation. Sur scène, le bilingue chanteur a impressionné avec ses douces pièces folk et sa voix aux accents de Patrick Watson. On a hâte d'en revoir plus. Karkwa a ensuite pris la scène, s'excusant presque d'avoir fait attendre les festivaliers 8 ans depuis leur dernier passage au FME, lors de la première édition. «Notre gérant (le directeur du festival) ne voulait pas. Conflit d'intérêts, a lancé le chanteur Louis-Jean Cormier. Mais cette année on a poussé fort, ç'a marché.» Karkwa n'a pas eu une soirée très facile, devant s'interrompre à quelques reprises en raison de problèmes de son sur scène. L'ambiance en a payé le prix, d'autant que le groupe n'a pas donné son meilleur concert. Mention spéciale aux éclairages, qui enfin ce soir-là étaient à la hauteur.
La fin de soirée s'est révélée plus intéressante encore. The Sadies étaient de retour sur scène pour un deuxième soir de suite. Sous des airs détachés, les Canadiens font preuve d'une énergie country rock impressionnante et d'une maîtrise de leurs instruments digne de mention. Un voisin musicien croisé à Rouyn en avait les yeux encore tout écarquillé en fin de concert. Au Cabaret de la dernière chance, au même moment, le trio Parlovr a ravi une foule compact et suante. Le groupe fait penser à Clues pour la force des mélodies et des voix, mais avec beaucoup plus de joie de vivre. Et surtout, le groupe était visiblement ravi de jouer: ça ne pouvait que déteindre sur nous.
Le Devoir
Publié par
Philippe Papineau
à
10:19 a.m.
samedi, septembre 04, 2010
FME, jour 2: Du bon, du croche et une surprise
Revirement de situation météorologique, vendredi à Rouyn-Noranda. Si la ville s'est réveillée tel que prévu sous l'averse, que dire l'orage, les mélomanes inquiets pour les conditions pendant le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) ont eu le bonheur de voir le ciel se dégager dès les premières heures de l'après-midi.
Au commencement des spectacles, à 17h, les conditions étaient donc parfaites pour se promener de salle en salle, question de ne rien manquer. S'il est vrai qu'il faut des billets pour les concerts de la soirée, les 5 à 7 sont ouverts au public gratuitement.
C'est un Alex Nevsky un peu nerveux qui a fait découvrir ses pièces aux festivaliers. Un stress bien compréhensible : c'était son lancement de disque, sa guitare lui a donné du fil à retordre, et la salle, L'Abstracto, ne laisse aucune place aux artistes pour se cacher: la foule entoure la scène et les spectateurs les plus proches sont à moins d'un mètre des artistes. Faut assumer. Chose réussie pour Nevsky, qui a franchement pris corps avec son groupe depuis la finale des Francouvertes. Si tout va bien pour le jeune chanteur de pomme, on lui prédit bien des bonnes choses.
Nos pas nous ont ensuite mené vers Chez Bob, où Salomé Leclerc livrait ses pièces en duo avec Philippe B. Leclerc a du potentiel et une voix solide, mais pas plus ici qu'aux dernières FrancoFolies de Montréal elle ne nous a asséné le coup de grâce avec son folk-rock. Peut-être ne lui manque-t-il au fond que de meilleures mélodies auxquelles s'accrocher. Plus loin, à la toute nouvelle salle Évolu-Son -- la peinture est à peine sèche! -- nous avons capté la toute fin du concert d'Emilie Clepper. Elle qui chante habituellement en anglais a fait une pièce en français au rappel, et sa voix a pris une toute autre dimension -- pour le mieux, dirait-on.
Le début de la soirée s'est déroulé comme jeudi, en alternance entre le Petit Théâtre et l'Agora des arts, à un jet de pierre de là. On avait entendu beaucoup de bien des Peelies dans les derniers mois sur la Toile, mais le test de la scène a été cruel. Le rock garage des quatre filles était simpliste, joué de manière hyper carré, sans grande présence sur scène. À côté de Jesuslesfilles qui suivait, c'était le jour et la nuit en matière d'énergie, d'attitude, d'aisance.
À l'Agora des arts, on avait hâte de voir Gigi French, ex des Hot Springs, qui avait déclaré forfait aux FrancoFolies et au spectacle de l'Autre Saint-Jean cet été pour des raisons personnelles. Mal à l'aise dans sa robe de soirée de velour noir, Giselle Weber a passé plus de temps à retenir ses seins dans sa robes qu'à nous convaincre du sérieux de son projet de chanson jazzée. Faut croire qu'une rockeuse, même dans une robe chic, ça reste une rockeuse. Après elle, le vétéran Howe Gelb, de Giant Sand, a réécrit la définition de «liberté» sur scène. Un peu chaotique par moment, le pianiste et guitariste aux airs de Dylan a réussi à nous faire entrer dans son univers particulier. Une pièce qui s'arrête en plein milieu, des pièces de métal déposées sur les cordes du piano, des histoires décousues, des ponctuations rock à travers des balades folk... Mais comme Gelb était en parfait contrôle, on a suivi et on a aimé.
Question d'arrêter de courir un peu, la suite des choses s'est uniquement déroulée au Cabaret de la dernière chance -- le «cab» pour les habitués -- pour entendre Fred Fortin. Accompagné d'Olivier Langevin et de Justin Allard, Fortin a secoué le bar rempli à pleine capacité avec des arrangement plutôt rock des pièces de ses deux derniers disques - Conconne, Le Cinéma des vieux garçons, Massacre à l'harmonica, T'es grosse pis t'es belle. Le guitariste Langevin ne nous a pas souvent déçu dans le passé (voire jamais), mais cette fois il était particulièrement inspiré. Chapeau au trio.
À la sortie du «cab», le mot a commencé à circuler: un concert-surprise aurait lieu quelques minutes plus tard au Bar des Chums, une taverne où les locaux ont leurs habitudes depuis des années. Le groupe-maison a cédé la scène aux Frères Rivaux, le duo comico-country composé de Sunny Duval et de Damien Robitaille. La salle s'est remplie en un clin d'oeil et s'est solidement bidonnée de l'absurdité des chansons, doublée de l'étrangeté de la situation. Ça, c'est une fin de soirée qu'on oubliera pas.
Publié par
Philippe Papineau
à
12:23 p.m.
vendredi, septembre 03, 2010
Premiers pas au FME
La 8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue s'est mis en branle hier après-midi à Rouyn-Noranda sous un ciel clément, même si tous les festivaliers appréhendaient en secret la suite des choses: les jours suivant seront froids et pluvieux.
Pas grave, on a apporté manteau, foulard et jeans, des shorts au cas. Et on est pas fait en chocolat, hein! Hein?
Je suis arrivé un peu trop tard après la longue route pour entendre un bout de Chantal Archambault. Dommage, les quelques pièces folk déjà entendues de son nouveau disque m'ont bien plues. D'abord fait à compte d'auteur, on apprenait dans les dernières heures qu'Indica a adopté l'abitibienne. Une bonne nouvelle pour elle, c'est certain.
Après une bouchée du traditionnel méchoui de lancement du FME, je regarde l'horaire avec les collègues/amis pour se faire un plan de match. Dans les marches de l'Agora des Arts, une nouvelle salle installée dans une église, une reporter Web lance à la caméra: "Finalement, le plus dur au FME, c'est de faire des choix". Euh... non! Au FME, c'est l'inverse: pas besoin de faire de choix. c'est pas Pop Montréal tout de même. Ici, on peut se promener de salle en salle, du Petit Théâtre au Cabaret de la dernière chance, de la 7e Rue à l'Abstracto sans peine.
Mon festival a débuté avec le spectacle extérieur de la rentrée, sur la 7e rue. Le site est mieux installé que l'an passé, avec la scène face aux visiteurs qui entrent et un vaste bar où on attend peu. La progression des groupes est super (Ariel, La Descente du coude et Vulgaires Machins), sauf la finale avec Pascale Picard Band, qui ne pouvait qu'être plus soft que les Vulgaires Machins, qui nous ont démoli les tympans avec leurs bombes hyper-efficaces. J'imagine que Picard voulait passer dernière, quoi.
J'ai fait la navette vers l'Agora des arts tout au long. J'ai malheureusement presque tout raté des Français Gablé et leur genre d'électro-acoustique dur à prévoir. Tous les collègues étaient emballés. On note et on se reprendra. Avant eux, Bateau noir nous ont livré leurs lourdes pièces instrumentales progressives. On en retient beaucoup le jeu de batterie fascinant de Jean-François Mineau, le mur de 3 guitares et le colosse à la basse, qui doit être le fils illégitime de Requin dans James Bond. Plus tard, The Besnard Lakes jouait davantage dans le crescendo. Les morceaux démarraient tout doucement, souvent avec la voix haut-perchée du bizarre Jace Lasek, avant de prendre du coffre et de finir en force. Paraît que vers la fin, le guitariste qui semblait avoir des problèmes de son en a eu son quota et a dit "ciao-bye".
Pour conclure la première soirée avec un surplus de basse lourde et de décibels, High Tone et Le Catcheur et la Pute était dans le bon ton. Belle découverte que ce duo Français étrange qui mix côte à côté, déguisés en lutteur masqué et en fille de joie... Ça buche dans l'électro, ça mélange à ça du rock (Smashing Pumpkins, Nirvana), et ça détruit un peu plus notre capacité auditive. Encore ce matin, ça buzz un peu!
La suite demain!
Publié par
Philippe Papineau
à
10:38 a.m.
Libellés : FME, fmeat, Rouyn-Noranda
mercredi, septembre 01, 2010
Les cinq candidats au pirx ECHO de la SOCAN
La SOCAN, la société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, dévoilait hier les cinq candidats à son prix ECHO, d'une valeur de 5000 beaux dollars, soit grosso modo l'équivalent pour les artistes de 143 soirs de cachets dans des bars bruns.
Voici les cinq nominés, choisis par un jury composé de membres de l'industrie (dont bibi) en fonction de la qualité du texte et de la composition. L'interprétation n'était pas à tenir en compte, autant qu'une telle chose est possible.
- L’Ermite dans la ville, Damien Robitaille
- La Maison hantée, Le Husky
- Le Cinéma des vieux garçons, Fred Fortin
- Parasites, Vulgaires Machins
- Quelque part, Geneviève Toupin
Le bout agréable pour vous, c'est que vous allez choisir le gagnant en visitant le www.prixecho.ca/. Vous pouvez écouter les titres, et voter, du 1er au 30 septembre.
Publié par
Philippe Papineau
à
12:28 p.m.
Les Marmottes aplaties s'offrent à vous gratuitement
(Batterie hypnotique, guitare déchaînée) M-A-R-M-O-T-T-E-S A-P-L-A-T-I-E-S!
Publié par
Philippe Papineau
à
12:08 p.m.
Libellés : gratuit, marmottes aplaties, téléchargement


