mercredi, février 24, 2010

Quatre questions aux Trois accords




Plus de quatre mois après le lancement de leur troisième album, Dans mon corps, Les Trois Accords filent encore le parfait bonheur. Deux pièces, dont l'hyper accrocheuse Caméra vidéo, se sont récemment hissées au sommet des palmarès, alors que le ruban du vidéoclip de la pièce éponyme est usé à la corde. Quelque part sur la route, le batteur du groupe Charles Dubreuil répond à nos questions sur leurs concerts donnés aux Olympiques et sur leur rentrée montréalaise, ce jeudi, sur la scène du Métropolis.

Est-ce qu'un spectacle pendant les Jeux, c'est un spectacle comme les autres?
Charles Dubreuil: C'est différent parce qu'on y a fait quatre courts concerts de 30 minutes en deux jours. Mais moi et Alexandre [Parr, le guitariste, NDLR], on est deux très, très grands fans des Olympiques. Si on me demandait à quel moment je prendrais mes vacances idéales, je dirais tous les deux ans pendant les Jeux, pendant 14 jours! Alors, t'imagines pour nous comment c'est spécial d'aller là.

La faible présence du français à la cérémonie d'ouverture des Olympiques fait beaucoup jaser. C'est un sujet qui vous tient à coeur?
C. D.: On ne s'est jamais mêlés à des débats du genre. On veut juste jouer de la musique, et on laisse les guerres linguistiques et les guerres politiques à ceux que ça intéresse. Ça peut nous toucher d'un point de vue personnel, mais pas d'un point de vue artistique.

Au Métropolis, jeudi, il faudra apporter ses lunettes de soleil, il paraît?
C. D.: On a eu une rencontre avec le gars de Solotech et on a arrêté de louer des lumières quand on s'est rendu compte qu'on était en train de faire sauter les fusibles du Métropolis! On s'est dit que, comme ça se passait pendant Montréal en lumière, aussi bien mettre le paquet. Ils vont ouvrir les valves à LG2!

Vous allez inviter la section de cuivres et l'harmonie d'école de Dans mon corps?
C. D.: La réalité de la tournée fait qu'on n'a pas tout le temps les moyens de traîner des cuivres avec nous — j'en ai un à côté de moi et il coûte cher en maudit pour lire son livre! —, mais au Métropolis, on va s'arranger pour qu'ils soient là. Par contre, on ne sait pas encore si ça va marcher avec l'harmonie, c'est quand même compliqué, des jeunes de seize ans; tous des drogués, tsé, on ne sait pas si on va être capables de les gérer. Au fond, on va juste essayer de faire ce qu'on fait depuis toujours: faire rire le monde et le faire chanter à tue-tête.

***
À Montréal, au Métropolis, le 25 février. Entrée: 25 $. À Québec, au Petit Champlain, les 19 et 20 mars. Entrée: 25 $

mardi, février 23, 2010

Francouvertes, soir 3

Soirée en deux temps hier soir au Lion d'or, où avait lieu la troisième soirée de préliminaire des Francouvertes devant une foule étonnamment timide. D'abord, la soirée a débuté en hip-hop, avant de prendre un virage rock.



Très à l'aise sur scène, Karma Atchykah a mené tant bien que mal sa barque hier, livrant son hip-hop aux teintes reggae et soul d'une traite, sans pause, tout enchaîné. Il était accompagné de huit acolytes hier, mais plusieurs étaient sous-utilisés, notamment les trois choristes. Dommage, parce que le gars qui faisait parti du trio avait une solide voix. On sentait un groupe pas encore bien rodé, qui cherchait ses repères, mais ça promet. On imagine très bien sa pièce FLQ (2k9) chantée à la Saint-Jean, avec Normand Brathwaite à la batterie. (FLQ = Frais. Libre. Québécois.)

À la base, on aime la formule de Mono/Stereo: un guitariste et un batteur/chanteur. Le groupe a livré un rock typé, aux nombreuses influences bluesé. Sur trente minutes, ça tourne par contre un peu en rond, on peine à faire la différence entre les morceaux, peut-être à cause d'une lacune au niveau des mélodies et d'un son de guitare unique. C'est quand ils se lançaient dans des passes plus lourdes qu'ils étaient les meilleurs.


La soirée s'est terminée avec Shampouing, petite déception puisqu'on s'attendait à du bon rock, à la hauteur de sa pièce Bazou Love. Hier, les solos tombaient à plat, l'énergie était très timide. En plus, les bidouillages électroniques étaient inaudibles. À savoir si c'est la sono de la place qui ne lui rendait pas justice, c'est dur à départager. Et que dire de son texte Richesse de la flore, qui parle davantage d'intestin que de nature, entendons-nous.


Nous avons donc atteint un point où le top-9 est rempli. Dès la semaine prochaine, des groupes pourraient être éliminés de la demi-finale, mais personne n'y est encore assuré d'une place.


1 -Monogrenade
2 - L'Ours
3 - Jesuslesfilles
4 - Meta Gruau
5 - Mono/stereo
6 - Shampouing
7 - Karma Atchykah
8 - Tire le Coyote
9 - Turbo Distortion

lundi, février 22, 2010

Radio Radio disponible en prévente














Si vous ne pouvez plus attendre pour écouter le nouvel album de Radio Radio, Belmundo Regal, sachez qu'il est en prévente dès maintenant sur leur site Internet.

Il y a moyen d'écouter en streaming, d'acheter en téléchargement, de combiner le téléchargement avec une copie physique, de commander un vinyle, et le groupe offre des forfaits de luxe, "all inclusive, non intrusive" comme ils le chantent.

Par ici pour un peu de chiac rapé!

Francouvertes, soir 3: les forces en présence

Ce soir, trois nouveaux aspirants aux Francouvertes monteront sur la scène du Lion d'Or ce soir, dès 20h. La soirée sera un peu moins thématique que les deux précédentes, mais restera up-tempo, avec du hip-hop et du rock.

C'est Karma Atchykah et son groupe The Consequences (pas très franco comme nom) qui seront les premiers à livrer leur performance. Le rappeur a un disque en main, Karmapolitain, et un autre album est prévu pour le 2 mars. Il mélange un style hip-hop plus classique avec des ambiances reggae et soul. Visitez son site Web, plutôt bien fait.

Il sera suivi par le rock de Mono/Stereo, un duo guitare-batterie composé de Rémi R. et de Joverdrive. Si la composition du groupe Band de garage, le son est plutôt différent, pigeant davantage dans un rock à la Lenny Kravitz que dans le stoner. Selon leur présentation sur le site des Francouvertes, leurs textes teintés de solitude et de rendez-vous manqués viennent peaufiner leur climat électrisant. À voir ce soir, donc.

Les influences de Shampouing ne sont pas si loin de celles de Mono/Stereo, mais le résultat est plus tripeux, un peu plus Hendrix dans le rock, un peu plus Daniel Boucher dans les textes. Le guitariste et chanteur de Québec voit sa pièce Bazou Love être en bonne rotation dans les différentes radios du champ gauche.

Avant la soirée, le palmarès temporaire est le suivant.
1. Monogrenade
2. L'Ours
3. Jesuslesfilles
4. Meta Gruau
5. Tire le coyote
6. Turbo Distortion

dimanche, février 21, 2010

Franco Phil: la baladodiffusion du 19 février

Cette semaine à Franco Phil, on s'amuse avec des hologrammes, on fait une autre découverte instantanée, on écoute les prochains groupes à participer aux Francouvertes et on teste le son de Pierre Crube et celui de Mille Monarques. Au menu:

Première heure:
- Les Tireux d'roches (Quart de clou)
- Misère en ville (Misère en ville)
- Philippe B (Chelsea mon amour)
- Jacques Higelin (Coup de foudre)
- Francis d'Octobre (Âme soeur)
- Karkwa (La Façade)
- Pierre-Emmanuel Lyonnaz (Lavigueur)
- Carl-Éric Hudon (Marcher au parc, ensemble)
- Avec pas d'Casque (Un nez qui saigne)
- Moussette (Feuilles vertes)
- Lac Estion (fais-moi fuir)
- Les Trois accords (Le Bureau du médecin)

Deuxième heure
- Karma Atchyka et The Consequences (Célébrez!)
- Mono Stereo (Derrière ses yeux)
- Shampouing (Bazou love)
- Numéro# (Méduses)
- Mille Monarques (L'Immense larme)
- Keith Kouna (Le Tape)
- Les Marmottes aplaties (Caroline)
- Malajube (Les Collemboles)
- Les Prostiputes (Dormir)
- Jesuslesfilles (Fous le camp)
- Polipe (Fais rire tes larmes sans nourrir tes vers)

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

jeudi, février 18, 2010

Nouveau clip de Numéro#

Décidément, Numéro# est dans l'air du temps. Le duo fait paraître un vidéoclip pour la pièce Méduses, tirée de leur plus récent disque Sport de combat. Hier, on apprenait que sa moitié musicale, Pierre Crube, accompagnerait également Mille Monarques sur scène.

Le clip a été réalisé par Gabriel Allard-Gagnon, avec Simon Villeneuve à la direction photo. On voit Crube et Jérôme Rocipon en combinaison rétro-futuriste dans un paysage maritime déserté, avec comme arrière plan des installations pétrolières.

Dans l'esthétique et l'univers, Méduses ressemble aux clips que Chocolat avait faits à partir de leur voyage désastreux aux Îles-de-la-Madeleine, immortalisé en film par Yan Giroux.


Numéro# - Méduses from jaimenumero on Vimeo.

mercredi, février 17, 2010

Pierre Crube avec Mille Monarques

On apprenait il y a quelques jours sur le blogue d'Olivier Lalande que le groupe Mille Monarques avait perdu sa claviériste et chanteuse Annie Rousseau, et que la séparation s'était faite en douceur. Selon ce que Franco Phil a appris, c'est Pierre Crube, le compositeur du groupe Numéro#, qui remplacera la musicienne au sein de la formation.

La décision peut paraître surprenante, mais le groupe avait déjà prévenu que leur choix pourrait causer une surprise. Pierre Crube est plus de la veine hip-hop/électro, alors que Mille Monarques surfe davantage sur le rock.

À Olivier Lalande, le chanteur Mathieu Denoncourt affirmait chercher "quelqu'un qui sait tweaker, à l'affût des technologies et, bien sûr, qui connaît autre chose que Garou et Avril Lavigne. Un claviériste, pas un pianiste. Les nouvelles compos vont être plus upbeat et épurées, mais les claviers sont importants, car c'est souvent ce que je compose en premier, pour la couleur de la toune.» On peut dire que Crube entre dans le casting.

mardi, février 16, 2010

Impressions des Francouvertes, soir 2

L'équipe technique du Lion d'Or aura bien mérité sa petite Boréale rousse, hier soir aux Francouvertes, parce que Tire le coyote, L'Ours et Monogrenade auront occupé bien de l'espace et utilisé pas mal de filage pour arriver à leur fin.

Issu d'une peine d'amour, le projet Tire le coyote aurait pu nous enrober davantage dans la tristesse et la déprime qui guérit. Leur première et dernière pièce de la soirée était pile dans le ton, vibrantes, portées par la voix pleine de vibrato de Benoit Pinette et par une cohésion entre la forme et le fond. C'est entre les deux où on a eu l'impression d'avoir un ersatz de Dany Placard ou de Paul Piché/Kaïn, trop racoleur et moins crédible. Mais à voir ces musiciens jouer avec autant de cohésion, il ne leur manque que quelques tours de vis, entre autres dans les textes.

Puis est arrivé le trio L'Ours avec son quatuor à corde, ses lampes à abat-jours rétro, un piano et un orgue, un kit de percussion d'orchestre symphonique et tout le tralala. Ça clignotait "danger" et "trop de sirop", mais L'Ours s'en est plutôt bien sorti. Sur des textes poétiques de haut calibre, ils ont concocté une chanson française très classique et pompeuse (Brel, Aznavour) plongée dans les cordes. Si on avait peine à entendre les mots (pour cause de prononciation, d'alignement au micro et de charge sonore), on se laissait volontiers porter par ses vagues orchestrales qui se fracassaient devant nous avec force. Après, tout est une question de dosage pour éviter de donner le mal de coeur.

La soirée s'est terminée avec Monogrenade, la formation qui a offert les meilleures mélodies, hier. Si d'une part on ne peut s'empêcher de tiquer sur les fortes ressemblances avec les motifs de Radiohead et de leur émule Karkwa, on a aussi eu droit hier à ce qu'est peut-être la vraie essence de Monogrenade. Dans les moments d'improvisation, hors des séquences électroniques préenregistrées, ça prenait son envol, ça explosait, ça s'amusait et c'était franchement meilleur.

Voici le palmarès actuel tel que déterminé par le public et le jury.
1- Monogrenade
2- L'Ours
3-Jesuslesfilles
4- Meta Gruau
5- Tire le coyote
6- Turbo Distortion

lundi, février 15, 2010

Deuxième soir des Francouvertes

Gros contraste à prévoir ce soir aux Francouvertes. Si la première semaine des préliminaires était puissamment rock, cette deuxième soirée sera fort probablement plus dans l'ambiance et la texture, avec Tire le coyote, L'Ours et Monogrenade.

Tire le coyote, c'est la voix de Benoit Pinette -- qui a déjà participé aux Francouvertes avec Fonojône il y a deux ans -- enrobée d'une ambiance indie-folk fragile. La voix chevrotante rejoint le banjo, la douce batterie, les guitares pas très distordues et remplies d'écho. À noter, il est en autres accompagné de Shampouing, qui lui sera en compétition la semaine prochaine et qui jouera avec... Pinette lui-même. Comme quoi Les Francouvertes ce n’est pas la guerre.

L'Ours est le rejeton de L'Étranger, qui avait aussi fait partie de la 12e édition du concours. Au début de l'hiver, le trio a enregistré tout d'un coup leur premier EP à l'Hotel2Tango. Avec le quatuor à cordes qui accompagne le groupe et les nombreux tambours du percussionniste, le tout est très orchestral. Il y a un petit quelque chose de Saez, ici.

Monogrenade profite depuis quelques semaines d'une bonne diffusion sur les différentes radios du champ gauche, à commencer par CIBL et plus précisément Franco Phil. Ils ont en main un album de 8 titres, rempli de belles choses, mais qui manque un peu de cohérence. À chaque pièce son inspiration, dirait-on. Folk à la Waits, rock à la Arcade Fire, certaines touches électro à la Thom Yorke... Ils sont forts sur les mélodies et les ambiances, par contre.

La soirée débute à 20h00, au Lion d'Or. Amenez 6 $ pour entrer.

dimanche, février 14, 2010

Franco Phil - la baladodiffusion du 12 février

Avant la déferlante de nouveautés qui arrive à nos portes, Franco Phil offre cette semaine quelques bons vieux classiques, de Leloup à Urbain Desbois en passant par Faulkner. Oh! il y a certainement du matériel frais, dont les Vulgaires Machins et Lac Estion. Sans oublier le trio des Francouvertes de la semaine et un trio de chansons inspiré d'Hochelaga. Au menu:

Première heure
- Jérôme Minière (Trains)
- Jean Leloup (Balade à Toronto)
- Damien Robitaille (Un jour ton jours viendra)
- Urbain Desbois (Le Vécu large)
- Charlotte Gainsbourg (Le chat du café des artistes)
- Benjamin Biolay (15 août)
- Guylaine Coderre et Charles Guilbert (Un aphorisme de Lichtenberg)
- Philémon Chante (Je te mange)
- Tricot Machine (Super ordinaire)
- Stephen Faulkner (Porte-poussière)
- Paul Cargnello (300 sirènes)
- Hello Postier (Chigago Bye Bye)
- Lac Estion (À l'abandon)

Deuxième heure
- Tire le coyote (Soirs de blues)
- L'OURS (Aux lumières)
- Monogrenade (Ce soir)
- La Descente du coude (Triste mais vrai)
- Max Ricard (Hochelaga)
- Les Fidel Castrol (La 125)
- Mara Tremblay (Le Printemps des amants)
- Moussette (Feuilles vertes)
- Vulgaires Machins (Presque complet)
- Bernard Adamus (Rue Ontario)
- Malajube (Contrôle)
- Panache (Le Genou de Claire)
- Fred Fortin (Mumu)

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

mardi, février 09, 2010

Francouvertes, soir 1: le mur de son

Si quelqu'un avait pas loin une paire de tympans pas trop chère, je suis preneur. Parce qu’hier soir le Lion d'Or en entier est sorti les cheveux ben raides par en arrière, une coulisse de sang sortant de l'oreille. Ça a rocké aux Francouvertes.

Trois groupes rock, trois sons différents. Jesuslesfilles a lancé le bal avec somme toute une bonne performance, la plus équilibrée de la soirée. Quelques bons crochets mélodiques, des textes inégaux mais avec quelques bonnes images, une bonne présence scénique (même le batteur se faisait remarquer). Jesuslesfilles mériterait de mieux jouer les harmonies vocales entre le chanteur et la chanteuse/tambouriniste.

Mauvais casting pour les Francouvertes, Turbo Distortion a quand même fait montre d'un parfait contrôle de leur style, un rock d'aréna accrocheur et racoleur, idéal pour une première partie d'Éric Lapointe. Malgré des textes anémiques remplis de "whou" et de "toé pis moé" qui riment avec hockey, Turbo Distortion jouait à fond le jeu, à la limite de la caricature, des vedettes punk. Signes de "devil", simagrées, voix criées mais contrôlées... Un spectacle dans un spectacle.

Quant à Meta Gruau, le trio a aussi joué bruyamment sa musique exploratoire, mais avait peine à venir nous chercher. Bulle fermée. Personne n'a levé la tête de tout le spectacle, la claviériste semblait vouloir disparaître derrière son instrument, et le batteur était occupé à "chanter" des paroles sibyllines. C'était touffu, et ça a pris plusieurs pièces avant que je cerne leur univers et que je l'apprécie. Trop peu trop tard, leur titre Tibia sauvignon a clôt la soirée avec brio.
Les photos sont de Louis-Étienne Doré.

-- La semaine prochaine, on tombe dans l'indie-rock avec Tire le coyote L'Ours Monogrenade

lundi, février 08, 2010

Début des Francouvertes ce soir

Pour reprendre la célèbre formule, la 14e édition des Francouvertes prend son envol ce soir au Lion d'Or, alors que monteront sur scène trois formations au son rock.

Jesuslesfilles, Turbo Distortion et Meta Gruau joueront tour à tour pendant une trentaine de minutes, pendant que la foule et le jury voteront chacun pour 50 % de la note. La foule, c'est vous, et pour les préliminaires, le jury est composé d'Andrea Lindsay (auteure-compositrice-interprète), Antonine Salina (CIBL), Richard Pelletier (Disques Pixelia), Éric Tremblay (Audiogram), Marc-André Pilon (Bande à part), Oliver Lalande (Nightlife – VOIR Montréal), Marc-André Sarault (FrancoFolies de Montréal), et de moi-même.

Le groupe Jesuslesfilles est composé de cinq membres (une fille et quatre gars) et qualifie sa musique de Rock -Folk- Grunge. Sur le EP de cinq titres déjà paru sur l'étiquette Méga Fiable (Les Prostiputes, Les Crapules, Le Monde dans le feu...), leur musique est bruyante, dispersée, garrochée, mais avec, greffées quelque part, des mélodies. Comme si on avait trempé Dumas dans le goudron de la distortion. Leur pièce Mercredi est téléchargeable ici.

Avec ses harmonies vocales, Turbo Distortion a un côté moins brouillon quoique plus punk. Le groupe, qui porte le nom d'une pédale d'effet pour la guitare électrique, joue vite, et crie ses mélodies sur la grippe AH1N1, les Ovnis ou sur le monde du hockey.

Meta Gruau s'amuse davantage avec les claviers, souvent saturés à la sauce électro. La guitare n'est pas absente, mais prend moins de place que chez les deux autres groupes de la soirée. Meta Gruau compte entre autres dans ses rangs Julien Michalak et Julien Bakvis, qui étaient jadis dans Jacquemort avec Thomas Augustin, le claviériste de Malajube. Ils partagent une influence un peu prog, mais Meta Gruau a aussi un côté Georges Leningrad qui brouille les références.

La soirée débute à 20h00, et ça ne coûte que 6 $.

Le reste de l'horaire des Francouvertes
- 15 février: Tire le Coyote, L’OURS, Monogrenade
- 22 février:, Karma Atchykah et The Consequences, Mono/Stereo, Shampouing
- 1er mars: Philémon Chante, Dominic avec un c, Louis-Philippe Robillard
- 8 mars: Domaine Alary, Caloon Saloon, Michèle O.
- 15 mars: Max Ricard, Violett Pi, Bernard Adamus
- 22 mars: Bujo, Alex Nevsky et Micros Armés

dimanche, février 07, 2010

Franco Phil, la baladodiffusion du 5 février

Pendant cette édition de Franco Phil, on vous offre un aperçu de la première soirée des Francouvertes, on écoute encore du nouveau Radio Radio, on fait un bloc de reprises de Gainsbourg et on parle du livre de Sunny Duval. Au menu:

Première heure:
- Le Roi poisson (Chien galeux)
- Francis d'Octobre (Notre légèreté)
- Dany Placard (Voudrais-tu?)
- Michèle 0. (Assise dans ma tête)
- Isabeau et les chercheurs d'or (Bazou)
- Les Appendices (Beau d'hommage)
- Emily Loizeau et Jeanne Cheral (Qui est IN qui est OUT)
- Stereo Total (Relax Baby Be Cool)
- Frank Martel (Pachyderme guenille)
- Panache (Le Genou de Claire)
- Brun citron (Rester couché)
- Hôtel Morphée (La Rose)
- Lac Estion (À l'abandon)
- La Patère rose (J'ai rêvé)

Deuxième heure
- Moussette (Feuilles vertes)
- Bravofunken (Ton coeur est un beatbox)
- Jesuslesfilles (Mercredi)
- Turbodistortion (Gérant d'estrades)
- Meta Gruau (Tibia sauvignon)
- Le Husky (Dis-moi - Mix 1)
- Sunny Duval (Télégramme au président)
- WD-40 (Tout pour le rock)
- Polipe (Tempête)
- Les Fidel Castrols (Le Bas de la ville)
- Radio Radio (Kenny-G non stop)
- J-Robin (La Prière)
- Navet Confit (Opéra)

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

vendredi, février 05, 2010

Livre - En d'sous, par Sunny Duval

Le guitariste des Breastfeeders Sunny Duval vient de faire paraître un recueil de textes intitulé En-d'sous, où il a compilé pour nous ses chroniques écrites pour le défunt cahier LP2 de La Presse.

Duval y est plus clair et moins dispersé que dans ses plus récentes chroniques dans le Bang Bang, où les lecteurs sporadiques perdaient le fil trop facilement. En-d'sous, paru aux Éditions Coups de tête, trace à force de petites aventures plus ou moins liées un portrait de la vie de musicien rock, ses soirées magiques et ses lendemains qui déchantent parfois. "On vit En-d'sous, parce que c'est là que le rock'n'roll souterrain vit. Pas trop près de la surface, pour rester à l'abri des mouettes du showbiz et autres prédateurs, pour pas se faire diluer à grande eau."

Aussi et peut-être surtout, on sent la ville, Montréal en l'occurence. Duval en est presque aussi amoureux que de la barmaid. Il lui parle, la tutoie, la parcourt. C'est la trame de fond de plusieurs de ses chroniques. Ses bars, ses ruelles, ses "toits-et-demi" mal chauffés... "Je pensais à la semaine dernière quand je t'ai marché pendant une heure. T'avais le ciel couvert au complet, un gris orangé parce que tu portais des nuages qui renvoient la lumière de tes lampadaires."

Le guitariste-scribouillard nous parle aussi de son entourage, déguisé sous des alias. Les membres des Breastfeeders de l'époque (Le Loup-Marin, Bruce Binaire, Suzible...), les autres musiciens qui l'engagent (Joséphat aka Fred Fortin, L'Olive aka Olivier Langevin). La multitude de surnoms mélange à la longue, surtout les moins fréquents, et on peine à cerner quelques personnages.

Aussi, En-d'sous demande une lecture à petite dose. Les textes d'à peine deux pages ne permettent pas de plonger comme on voudrait dans cet univers. À peine entré, il faut sortir. C'est le propre de ce genre de recueil, qui se lit ici et là, au détour d'un trajet de métro, ou d'un arrêt sur le trône.
Le livre est en vente un peu partout, pour une quinzaine de tomates.

jeudi, février 04, 2010

Donner sa musique pour mieux se vendre

Je publie ce matin dans Le Devoir un long papier sur les artistes émergents qui donnent leur musique, que vous pouvez consulter en cliquant juste ici.

Disons en moins de lignes que le nombre de formations offrant leur musique gratuitement ou sous forme de dons volontaires a progressé dans les dernières semaines. Parfois, les groupes font cadeau de vieux disques dont le cycle de vie est achevé, parfois ils offrent leur nouveau disque. Chose certaine, la méthode reste le créneau des indépendants sans maison de disques, elles qui ont des infrastructures à soutenir.

Est-ce en désespoir de cause? Pas vraiment. Certes, les copies physiques se vendent moins bien. Mais plusieurs de ceux qui donnent le font de manière intéressée. En laissant les internautes télécharger leur disque, ils se mettent sur la carte, et attirent davantage de regards, surtout que pour l'instant, la démarche est nouvelle et digne d'intérêt. À la longue, le potentiel de buzz peut certes diminuer. Mais pour l'heure, donner amène encore une ébullition. Jumelée avec une offensive sur les médias sociaux, la démarche peut porter ses fruits.

Comme davantage d'internautes peuvent écouter la musique gratuite, les groupes parient sur le fait qu'ils seront plus nombreux en concert, plus nombreux à revenir au prochain disque, plus nombreux à donner un petit 5 $ pour un démo ou un 15 $ pour un t-shirt.

Côté argent, justement, donner fait sauver de gros sous en impression de CD. Au lieu de presser 1000 CD et les vendre pour rembourser de justesse le coût d'impression des copies, les généreux musiciens ne payent rien à la base, se disant que toute entrée d'argent éventuelle ira dans leurs poches.

Quelque part, le danger c'est peut-être la perte de valeur de la musique. Ce que l'on reçoit sans désir perd de sa valeur par rapport à ce qu'on a convoité, choisi, magasiné, acheté.

Donner, c'est une bonne idée selon vous?

mercredi, février 03, 2010

Concours - Le Roi poisson et Francis d'Octobre

Vous avez raté le lancement de Francis d'Octobre? Pire, vous n’avez pas été invité? Qu'à cela ne tienne, comme dirait Éric Lapointe. Celui qui vient de faire paraître son premier disque Ma Bête fragile (Francis, pas Éric) sera en concert ce vendredi 5 février à la Maison de la culture Maisonneuve, et en très bonne compagnie. Il sera précédé de l'excellente formation Le Roi poisson, qui aura sûrement du nouveau matériel à vous mettre sur le tympan.

Déjà, c'est un bon deal, mais Franco Phil bat toute la compétition et offre une paire de billets aux deux premiers lecteurs à m'écrire au francophil@hotmail.com. Si vous trouvez moins cher ailleurs, je vous rembourse.

Bonne chance! (Mise à jour 16h15: plus qu'une seule paire à gagner!)

lundi, février 01, 2010

Du nouveau Lac Estion

Le groupe Lac Estion s'est taillé en 2009 une place dans mes 10 disques alternatifs de l'année, malgré le fait qu'ils aient débuté avec un compte défavorable de deux prises contre eux (nom et pochette). J'ai été patient au bâton, et ça a payé. Pas un coup de circuit, mais un bon double qui fait rentrer un homme au marbre. (Terminons ici les métaphores de baseball)

Les voilà qui reviennent avec du nouveau matériel, entre autres disponible sur leur Myspace. Leur prochain disque, intitulé XXIe siècle, paraîtra au début du mois de mars, et a été enregistré avec Pierre-Philippe Côté, la voix actuelle de Champion et musicien d'expérience dans la scène plus ou moins locale. Suivez aussi leurs péripéties sur leur blogue.

Je vous propose en téléchargement via DivShare la pièce Vers l'abîme.