mercredi, septembre 30, 2009

Fermeture du Zoobizare

C'est arrivé sans grands signes avant-coureurs : le Zoobizarre doit fermer ses portes, pour un temps indéterminé du mois, car la salle s'est fait retirer son permis d'exploitation.

La petite salle de la rue Saint-Hubert, près de la rue Beaubien, allait accueillir des spectacles du festival Pop Montréal dès demain. Pop a déplacé ses concerts. Les concerts de demain, jeudi, auront lieu au Playhouse -- 5656 avenue du Parc --, tandis que les concerts de vendredi et de samedi auront lieu au Saphir -- 3699, Boulevard Saint-Laurent. Notez que les concerts qui auront lieu au Saphir débuteront plus tôt, question de couvre-feu. Tous les détails et mises à jour sur le site de Pop.

Le Zoobizarre était un lieu important pour la scène musicale d'ici. L'espèce de caverne de pierre au toit en voûte rassemblait le plus audacieux, le plus hétéroclite, tous genres confondus.

J'ai peu de détails sur les raisons exactes de la fermeture et sur les possibilités de réouverture, mais sur le site Internet du Zoobizarre, on peut voir en ce moment une vidéo de "Don't Worry Be Happy". Laissez-nous vos infos en commentaire.

Mise à jour: Voici un extrait du message envoyé par le Zoobizarre à sa liste d'envoi: "Le harcèlement constant par le service de police de Montréal, un voisinage de moins en moins tolérant et une économie précaire ont finalement eu raison de notre chère caverne. Le Zoobizarre n'est pas mort mais n'est pas fort. Nous sommes donc contraint d'annuler les activités du mois d'octobre."

Des nouvelles des Francouvertes

On ne chôme pas longtemps aux Francouvertes entre les éditions. Voilà déjà qu'on lance officiellement la machine du concours de l'alternative musicale francophone: voici déjà ouverte la période des candidatures pour la 14e édition, qui aura lieu du 8 février au 3 mai.

Alors aux musiciens qui lisent Franco Phil, prennez des notes: vous êtes franco-canadiens? Vous êtes auteurs-compositeurs-interprètes accompagnés de musiciens ou vous avez un groupe francophone, peu importe le genre musical? Vous avez jusqu’au 23 novembre 2009 pour vous inscrire en ligne au http://www.francouvertes.com/ou au http://www.bandeapart.fm/.

Comme pour les plus récentes éditions, 21 groupes ou artistes seront sélectionnés pour la ronde préliminaire.
Le groupe Karkwa et David Marin ont été nommé porte-parole des Francouvertes, une bicéphale première!

Autre nouveauté, le jury de quatre membres qui avait la tâche d'écouter l'ensemble des candidatures et de faire un "premier tri" sera élargi à une trentaine de membres, chaque artiste étant maintenant évalué par sept juges. Méchante inflation, qui permettra au concours d'être plus ouvert et plus représentatif des différentes musiques, et qui permettra aux jurys de passer plus de temps à écouter chaque candidat.

La programmation sera dévoilée le 18 janvier.

mardi, septembre 29, 2009

Fred Fortin - Retour aux premières amours


Il aura bien fallu attendre cinq ans, mais voici qu'arrive enfin le quatrième et plus récent disque de Fred Fortin. Après avoir pris quelques mois pour enregistrer et tourner pour le Français Thomas Fersen, le chanteur originaire du Lac-Saint-Jean lance Plastrer la lune, qui marque pour l'auteur-compositeur-interprète un retour aux sources: des récits de personnages et un esprit musical davantage bricolé.

À lire en totalité en cliquant ici

vendredi, septembre 25, 2009

Franco Phil: la baladodiffusion du 25 septembre

Encore beaucoup de sang neuf dans la baladodiffusion de Franco Phil de cette semaine. La première heure griche parfois un peu, mes plus plates excuses, mais la deuxième rentre au poste comme si vous étiex dans le studio de CIBL. Au menu:

Première heure: Damien Robitaille (Le touriste du temps), 3 gars su'l sofa (Ourse et ciel), Mickey 3D (Paris t'es belle), Guillaume Arsenault (Bonheur intermittent), Vincent Vallières (Entre partout et nulle part), Fred Fortin (Madame Rose), Pascal Lejeune (En décembre), Edgar Bori (J'l'ai pas dit), Placard-Macbeth (Désert), Benoit Paradis (Toute ma vie), Brigite Saint-Aubin (Je ne fais que passer).

Deuxième heure: Zaza Fournier (La vie à deux), Orange orange (Je suis le héros), Polipe (Presse-citron), Navet Confit (Les chansons), Mille Monarques (Coeur-Volant), Psychocaravane (Pull-Twist), Pépé (Manu Chao), Les Trois accords (Caméra vidéo), Balmoral (Les gens ne sont qu'une comédie), Chinatown (Secousses), Xavier Caféïne (Vive la mort), Yann Perreau (Le président danse autrement), Paul Cargnello (Frédéric).

Cliquez ici pour télécharger la baladodiffusion. Bonne écoute!

Navet Confit: LP3, une folie ressérrée




Ça bouillonne sans cesse dans le cerveau du prolifique Navet Confit. Tout en étant le directeur artistique de La Confiserie -- filiale alternative de l'étiquette GSI --, le multi-instrumentiste a récemment réalisé le dernier album de Carl-Éric Hudon, joué sur scène avec Jérémi Mourand et Alexandre Champigny, en plus de mettre sur pied un spectacle original pour les dernières FrancoFolies. À travers tout ça, Jean-Philippe Fréchette -- c'est son nom -- a trouvé un peu de temps pour faire son troisième disque, où il navigue encore dans l'exploration mais en resserrant davantage ses chansons.

C'est justement son horaire chargé qui a forcé Navet Confit à concevoir ses pièces différemment pour ce LP3 - Papier-vampire. Au lieu de pondre une pièce encore verte et de prendre son temps pour la modifier, la triturer, la faire voyager, le flegmatique chanteur a davantage fait mûrir ses chansons dans sa tête, avant d'enregistrer plus rapidement des versions déjà matures.

«Ce sont des chansons de feu de camp à la base, des chansons guitare-voix. Après, je les ai habillées comme je voulais, raconte Navet Confit, assis devant sa table de cuisine verte. Oui, y'a encore plein de styles qui sont exploités là-dedans, mais ça fait moins montagnes russes.»

Montagnes russes. Fréchette répétera ces deux mots plusieurs fois pendant l'entrevue. Même s'il n'a pas la prétention ni la volonté de faire de la musique qui plaît au plus grand nombre, le chanteur avait pour ce LP3 un désir évident de ne pas trop s'éparpiller. Il y a d'ailleurs joué de presque tous les instruments -- 21 musiciens étaient venus mettre leur touche sur son précédent disque double, LP2. Avec son preneur de son et ami Vincent Blain, Navet Confit s'est enfermé deux semaines en studio. «On a enregistré 12 heures par jour, c'était très intense, mais ç'a vraiment bien marché. On en est sorti avec 20 pièces.»

N'en reste que 13 sur l'album, les sept autres se trouvant tout de même sur un minialbum téléchargeable gratuitement lors de l'achat du disque. «Pour faire la courbe musicale de l'album, je ne pouvais pas... je ne voulais pas me permettre trop d'extrêmes, autant en douceur qu'en intensité. Mais tant qu'à les avoir enregistrées, on les offre à part.»

Fil conducteur
Comme à son habitude, Navet Confit livre ses mots avec une voix bien calme et monocorde. «Dans un album qui part avec une toune funky, qui s'en va après dans du grunge sale et qui passe par le folk, ça prend un fil conducteur. Le lien à travers tout ça, c'est la voix, le ton, l'interprétation.»

Parfois rendus sous forme d'histoires, parfois plus impressionnistes, ses textes ne sont pas à prendre au premier degré. Il faut tenter de déchiffrer un peu, et parfois s'abandonner aux images, mais il nous avoue y parler de certaines paranoïas, et de réflexions sur l'industrie de la musique.

Même cette histoire de vampire -- le sous-titre de l'album et quelques images de la pochette pliable sous forme d'origami -- ramène quelque part à son métier. «Y'a des situations qui te forcent à être un vampire quand tu es musicien. Tu es en studio et tu fais des heures de fou en pleine nuit. En tournée, ça arrive souvent qu'à 6h du matin j'aille rapporter le camion chez Légaré avant d'aller me coucher, quand le monde se lève. Bon, honnêtement, l'histoire de vampire est partie d'une niaiserie, mais quand t'es rendu à aller louer une cape... c'est du sérieux!»

***
Navet Confit est en spectacle ce soir à la Sala Rossa. Ouverture des portes à 20h, spectacle à 21h.

Critique: Pépé goes Français

Rock-ska
Pépé goes Français
Pépé
Indica / Outside
Pépé a toujours fait ce qui lui plaisait. Chanter fort et un peu n'importe quoi, avec sa guitare, seul avec son ukulélé, en groupe. Et c'est parfait ainsi. Le voilà qui revient avec un album complet de reprises, tirées d'un spectacle qu'il tourne depuis quelque temps. Le thème: que des pièces du répertoire de l'Hexagone, et pas des plus récentes, exception faite de Manu Chao des Wampas. Ce sont pour la plupart des chansons légèrement ringardes, voire kitsch, qui font chanter les filles un peu éméchées dans les débits de boisson. Du genre Femme libérée, de Cookie Dingler, Pour un flirt, de Michel Delpech, ou La Ballade des gens heureux et Voici les clés, toutes deux de Gérard Lenorman. Si Pépé les remanie à la sauce rock et ska, il imite un peu trop les intonations (Canary Bay, d'Indochine), les trémolos (Coeur de rocker, de Julien Clerc) et l'accent (Du rhum des femmes, de Soldat Louis). En gros, on croirait écouter les compilations «Le Lait» en version exaltée. Va pour un flirt, mais on repassera pour l'histoire d'amour.

jeudi, septembre 24, 2009

Le Québec maritime débarque à Montréal

Bon, après avoir été harcelé de courriel à propos de l'événement De l'île à la mer, je me suis dit que je pourrais bien vous en glisser un mot, parce qu'au fond c'est une pas pire idée!

Pendant l'automne, une série de musiciens et d'artistes en arts visuels provenant de Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent feront quelques passages dans différentes maisons de la culture de Montréal.

Par exemple, l'auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud, de Cap-Chat, sera cinq soirs dans la métropole, dans autant de salles différentes. Alan Côté, bien connu pour son implication dans le Festival de Petite-Vallée, sera également sur scène avec sa douce moitié et ses deux filles le 13, 14 et 15 octobre, dans Outremont, Rosemont et Pointe-aux-Trembles.

Guillaume Arsenault, qui a fait paraître récemment son album Géophonik, viendra quant à lui 4 soirs en ville, en compagnie des Hâmeçons Salés, qui présenteront en première partie le conte théâtral musical Icitte Asteure, "l'histoire de Christian, un citadin d'adoption qui vend son âme au diable pour revenir dans sa Gaspésie natale."

Consultez l'ensemble de la programmation en cliquant ici.

mercredi, septembre 23, 2009

Fucked Up gagne le Prix Polaris

C'est pas trop francophone, mais bon, on vous en jase parce qu'il y avait des groupes d'ici en nomination. La formation torontoise Fucked Up a remporté tard lundi soir le Prix Polaris récompensant le meilleur album canadien, empochant ainsi une somme de 20 000 $. L’audacieux groupe de rock hardcore au nom qui ne plairait sûrement pas aux conservateurs de Stephen Harper a été honoré pour son deuxième véritable disque, The Chemistry of Common Life. Les onze membres du jury – des journalistes, animateurs et programmateurs canadiens – ont fait un choix intrépide, car Fucked Up était en compétition avec des groupes que l’on pourrait qualifier de plus rassembleurs. Outre les deux formations québécoises Malajube et Patrick Watson, les autres artistes en nominations étaient Elliott Brood, Great Lake Swimmers, Hey Rosetta!, K'naan, Metric, Joel Plaskett et Chad VanGaalen, que plusieurs disait favori.

Fin du vote pour le GAMIQ

Petite mise à jour entourant le GAMIQ, le Gala de l’alternative musicale indépendante du Québec. Le vote est maintenant terminé depuis le 19 septembre, et l'organisation a recensé 10 518 votes en provenance du public et 95 bulletins de vote du jury de l’industrie.
Le Gala aura lieu le 4 octobre au Club Soda, et il est possible pour vous d'acheter des billets pour assister à l'événement, au coût de 12 $ à la billetterie de la salle et sur le réseau Ticketpro.

Le GAMIQ a aussi annoncé qu'il remettra son prix Hommage à M. Jean-Robert Bisaillon, un personnage qui a marqué et qui marque encore la scène musicale alternative. Bisaillon est un ancien musicien -- vous vous souvenez peut-être de French B --, mais il s'est surtout grandement impliqué auprès des artistes, entre autres en fondant Local distribution et la SOPREF.

3 gars su'l sofa - tournée et vidéoclip

J'allais écrire que les 3 gars su'l sofa se sont fait plutôt discrets cet été, mais en consultant leur site, je me rends compte qu'ils sont quand même montés quelques fois sur scène cet été, entre autres aux FrancoFolies. Visiblement des émules de notre ministre Jim Flaherty et de la Banque du Canada, ils célèbreront d'ailleurs notre dollar canadien dans les prochains jours, alors qu'ils effectueront "la tournée de la reprise économique" un peu partout au Québec.

- 5 oct. Verre Bouteille - Montréal
- 9 oct. La suite - Québec
- 10 oct. Téléphone Rouge - Sherbrooke
- 29 oct. Lasarre - Bistro La Maitresse
- 30-31 oct. Festival du film de Rouyn-Noranda
- 1er déc. Le Gambrinus - Trois-Rivières
- 5 déc. La Voie Maltée - Jonquière
- 26 déc. Le Petit Chicago - Gatineau

Ils ont par ailleurs mis en ligne aujourd'hui un nouveau clip pour la pièce Ourse et ciel. Parlant d'économie, les 3 musiciens ont gardé ça simple, sur fond noir, avec beaucoup de bricolage de carton. Même en reprise économique, c'est pas trop payant d'être musicien, n'est-ce pas?

lundi, septembre 21, 2009

Un avant-goût sans pépin de Polipe

Un bon trois semaines avant la parution de leur premier album, le vitaminé trio semi-prog Polipe vous offre une pièce gratuite. Un petit hors-d'oeuvre pour vous ouvrir l'appétit, quoi. Le morceau s'intitule Presse citron, le sixième morceau de Tropiques du cancer, à paraître le 13 octobre. L'album sera lancé au Lion d'Or lors d'un spectacle. Dans le refrain, Presse citron a des allures de Jacquemort, vous ne trouvez pas?


Achetez Placard-Macbeth avant le temps

Si vous piaffez d'impatience d'acquérir le nouveau disque de Dany Placard, vous pouvez le faire dès demain, 22 septembre, et ce, en ligne, sur ce site. L'album Placard-Macbeth sera en magasin le 29 septembre seulement.

Le disque est en fait un CD/DVD, où Dany Placard et son pote musicien Tooth Macbeth revisitent des pièces solos de Placard et des pièces tirées de Hudon-Placard à la sauce 1920-1930. Tout a été fait "selon la tradition : costumes d'époques, éclairages minimalistes et ce, capté uniquement par des microphones, comme ça se faisait dans l’temps", raconte le communiqué envoyé par Indica, la maison de disque du natif de Laterrière.

Voici la pièce Assis, qui est pourtant tirée du premier disque de Plywood 3/4, il me semble bien (avant nommée Ben assis). Notez par ailleurs la tendance sur les photos promos de mettre ses clés bien en évidence hors de ses poches.

Dany Placard - Assis by indicarecords

samedi, septembre 19, 2009

Trois soirs crottés à Montréal pour Mononc' Serge et Anonymus

Mononc' Serge et Anonymus feront une mini-tournée de trois dates à Montréal dans des endroits où on n'amènerait pas sa mère: Le Saphir, L'Hémisphère gauche et le Café Chaos (quoique ma mère est déjà allée au Chaos, mais dans un 5 à 7 pas très métallique).

La séquence de spectacle a été baptisée la Tournée des bas fonds. En voulant organiser soi-même des shows bruns, on imagine que les métalleux veulent effectuer un retour aux sources! "Ça va sentir la sueur, ça va trasher, y'aura de la bière, des guétares, des métalleux s’a brosse, des groupies, des boules et bien d’autres choses pas catholiques - en un mot, pas mal plus de fun que de moralité.", racontent le communiqué de l'"événement".

- Jeudi le 8 octobre, 22h, L'Hémisphère Gauche, 221 Beaubien Est
- Vendredi le 9 octobre, 20h30, Le Saphir, 3699 boulevard Saint-Laurent
- Samedi le 10 octobre, 22h, Café Chaos, 2031 Saint-Denis

Fred Fortin - La Merveille masquée

Voici le premier extrait du prochain disque de Fred Fortin, La Merveille masquée. Retour ici à une chanson légère et comique, comme on en a toujours trouvé dans les différents albums du chanteur de Saint-Prime (Réginald, Pop Citron, M. Net). En magasin le 29 septembre.


Fred Fortin - La merveille masquée (toune pour Léonie) by c4productions

vendredi, septembre 18, 2009

Franco Phil: la baladodiffusion du 18 septembre

Il suffit que je parte quelques jours pour que tout le monde envoie son disque à CIBL. Résultat: un sacré lot de nouveautés et de découvertes pour cette édition du 18 septembre. Du bon, du très bon et de l'excellent. Du Fred Fortin, du Navet Confit, du Brigitte Saint-Aubin, du foutu bon Damien Robitaille, du Coeur de pirate qui chante Passe-partout (?!?!?) et encore pleins de bonnes musiques francophones. Au menu:

Première heure: Brigitte Saint-Aubin (Je plonge), Vincent Vallières (On va s'aimer encore), Fred Fortin (Le cinéma des vieux garçons), Bernard Adamus (Acapulco), Damien Robitaille (Avant que vienne l'avalanche), Micley 3D (Playmobil), Geneviève Toupin (Sur la route), Coeur de pirate (Des maisons), Tire le coyote (Soir de blues), Pascal Lejeune (Le vieux de la vieille), Pépé (Canary Bay), Orange orange (Montréal à moi),

Deuxième heure: Xavier Caféïne (Le Métro), Le Nombre (Le son des hauts-parleurs), Polipe (Presse citron), Mille Monarques (Réflexion respiratoire sous apesanteur), Balmoral (Encore et encore), Tracteur Jack (Filles de pub), Navet Confit (Les systèmes d'alarme), Stereo Total (Illégal), Jésus les filles (La toune des Beatles), Paul Cargnello (La chanson remix de Dodecahedron), Donzelle (La bière sur les gamines), Semi Bruce (La promenade Ontario), Le Couleur (Bonaventure).

Téléchargez la baladodiffusion en cliquant ici. Bonne écoute!

Cargnello is going dans les Europes

Les activités publiques ont été relativement rares pour Paul Cargnello depuis le lancement de son dernier album Bras coupé, sauf peut-être ses deux concerts extérieurs aux FrancoFolies. Il faut dire que la maison de disque de Cargnello a fermé, et qu'il a depuis été signé sur Tacca. Nouvelle équipe, nouvelles façons de faire, tout le monde a dû s'ajuster, on imagine.

Voici que ça semble débloquer. En plus d'être en nomination au GAMIQ et sélectionné pour le Prix de la chanson Écho présenté par la Socan, Cargnello fera une tournée... européenne. Du 5 au 12 octobre, l'anglo-montréalais ira à Paris, Mâcon, Genève, Strasbourg, Fumel, Toulouse et Lyon.

Le comble, Cargnello offre ces jours-ci un remix de sa pièce La chanson par Dodecahedron, à télécharger en cliquant ici. Gâtez-vous.

Marie-Pierre Arthur - Droit devant

Voici le deuxième clip de Marie-Pierre Arthur, née Fournier, pour la pièce Droit Devant, tirée de son premier album. Arthur semble aimer la nuit, puisque ses deux vidéos se déroulent sous la voûte étoilée. Elle part ici en road trip dans un gros bazou avant de déboucher sur un vieux carrousel de fête foraine.

La pièce a été écrite par Marie-Pierre Arthur et Gaëlle Tavernier, et la musique est de François Lafontaine (Karkwa), dont on reconnaît sans problème ici le jeu au clavier. Le clip est une réalisation d'Olivier Picard et de David Pierrat.


Marie-Pierre Arthur: Droit devant from Bonsound on Vimeo.

jeudi, septembre 17, 2009

Tous en même temps

Je prends mes courriels après quelques jours d'absence pour constater que tout le monde sort ses albums en même temps cet automne. Non? Juste dans les prochains jours, y'aura Fred Fortin, Placard-Macbeth, Navet Confit, We Are Wolves, Pépé, Xavier Caféine et j'en passe.

En même temps que moi et mon équipe d’une autre personne tentons de vous concocter un enrobage francophilien plus agréable, je tâcherai de vous en donner le plus possible à voir, entendre, lire.

Et on commence avec un petit bout d'une session Bande à part avec Xavier Caféïne. La pièce s'intitule La lune. Notez la présence de Vincent Peake à la basse et de Sandy Belfort au clavier.

samedi, septembre 12, 2009

En attendant Fred Fortin

Voici la pochette du prochain disque de Fred Fortin, Plastrer la lune, à paraître le 29 septembre. C'est dans mes oreilles depuis quelques jours, et Fred revient dans un mood hybride entre ses deux premiers disques, entre la chanson homme-orchestre et le rock un peu plus brut. La splendide peinture est une fois de plus de Martin Bureau.


On s'en reparle évidemment dans quelques temps.

jeudi, septembre 10, 2009

Critique: Le Bonheur en 3D - Éléphantine

Pop rock
Le Bonheur en 3D
Éléphantine
Sphère / Dep

Le quatuor montréalais Éléphantine avait attiré notre attention l'an dernier avec un minialbum de rock aérien imparfait mais prometteur. Voici que le chanteur Maxime Desbiens-Tremblay -- Manolo dans l'émission de télé Ramdam -- et ses potes musiciens André Pelletier, Julien Simard et Marc-André Pételle lancent leur premier disque complet, Le Bonheur en 3D, qui ne va guère plus loin que leur premier effort. Pendant une quarantaine de minutes, Éléphantine construit un univers pop-rock planant qui, 12 ans plus tard, repique à peu près tous les trucs d'OK Computer de Radiohead, ainsi que quelques bruitages des Islandais de Mùm. L'album est réalisé de façon impeccable, la voix juste, quoique monocorde, ressort bien à travers le large panorama d'instruments, mais le tout est assez répétitif et ne nous happe pas, faute peut-être de refrains forts et de textes vraiment prenants. À côté de Karkwa ou d'Alexandre Désilets, Éléphantine ne fait pas le poids.

mercredi, septembre 09, 2009

Critique: Orange orange

Pop-électro
Orange orange
Orange orange
Star.ca / Sélect

Porté par une vague locale depuis quelques mois, le duo montréalais Orange orange, composé de l'ex-Gatineau Dom Hamel et de Sabrina Sabotage, lançait mardi un premier album recueillant ses chansons pop trempées dans une sauce électronique bien gommante. Usant abondamment des harmonies vocales, du beat box et des percussions corporelles à la Camille, Orange orange offre des mélodies des années 1990, avec des instruments des années 1980. La formule est attrayante, voire très efficace sur les premiers morceaux, Sors moi et Et je pleure, mais l'effet sur tout un album s'évapore très rapidement. Exception faite de deux autres titres -- Je suis le héros et son côté Ratatat ainsi que Montréal à moi --, Orange orange ne parvient pas à garder notre attention, et les pièces s'étirent souvent inutilement. Même l'humour derrière sa reprise de Je danse dans ma tête, de Céline, n'y fait rien. À consommer un quartier à la fois, donc. Levons toutefois notre chapeau à sa surprenante édition vinyle plus CD, véritable fronde anticrise du disque.

mardi, septembre 08, 2009

Bye Bye Brumaire

Le groupe Bonjour Brumaire n'est plus, c'est le guitariste Nathan Howard qui l'a annoncé récemment sur le forum Indie Québec. La nouvelle est tout de même étonnante, si l'on considère que le groupe était pourtant ensemble lors des dernières FrancoFolies et que les musiciens se seraient entendus avec Audiogram pour leur prochain disque.

Howard explique la séparation par des conflits de personnalités et pas tant des conflits artistiques. François Lessard et Karine Novelle auraient quitté pour ces raisons, et le chanteur Youri Zaragoza aurait fait savoir à Nathan qu'il ne désirait pas continuer l'aventure avec lui. Le chanteur précise toutefois à Franco Phil qu'il entend bien aller de l'avant avec le projet, dans une forme encore indéfinie.

Les fidèles de Franco Phil auront suivi au cours des dernièrs mois les hauts et les bas de la formation, dont la rotation partante a bougé depuis leur début -- départ de Béatrice Martin et de Jordan Larocque et arrivée de Karine Novelle et de Mathieu Dumontier. Le groupe avait profité d'une rumeur très favorable avant de lancer son premier disque, De la nature des foules, en mars 2008.

lundi, septembre 07, 2009

Dimanche au FME

Rendu au dimanche, le festivalier qui navigue à travers le FME commence sérieusement à sentir les effets des longues journées et des longues nuits qui sont déjà derrière lui. Je ne suis arrivé que vendredi et déjà le corps est fatigué. L'esprit aussi, les blagues n'ont même plus besoin d'être si drôles pour être rigolé. Comme cette histoire d'homme-couverture, par exemple. Ou alors ce running gag de Dan Bigras. Pas grave, on en gardera d'excellents souvenirs de toute façon.


Je commence ma soirée de concert à l'Abstracto, où la Manitobaine de naissance Geneviève Toupin monte sur scène en compagnie de Benoit Morier (Ben et Mimi) et Olaf Gundel qu'on a vu faire un tabac avec Thomas Hellman sur cette même scène il y a 3 ans. Toupin a une belle voix, et ses balades folk sont douces et agréables, même s'il me manque un chouia d'originalité ou une teinte plus écarlate pour vraiment embarquer. À suivre tout de même, son album sera lancé cette année.

Je retourne aussi voir Orange orange, pour en voir un peu plus que la veille. Le duo commence son spectacle terriblement en retard, même que le prédisent du festival, Sandy Boutin, lâche un "bon ben là il faudrait que ça commence!" Le duo prend un temps fou à faire décoller l'énergie -- peut-être un mauvais pacing -- mais finit par sauter, se déhancher et monter sur le mobilier. D'ailleurs si quelqu'un a un truc pour m'enlever Sors moi de la tête, j'apprécierais.


Le Paramount accueille en soirée nul autre qu'Oliver Jones, monstre du jazz. Je réussis à me faufiler vers l'avant pour le voir et l'entendre comme il faut. À 75 ans, Jones rate bien ici et là quelques trilles, mais sa maîtrise est impressionnante, menant ses pièces avec brio. Chapeau à son contrebassiste et à son batteur, tous deux de grand talent. Je file vers le Petit Théâtre, devant lequel se termine la soirée hip-hop en plein air. J'arrive alors que Movèzerbe termine son set. Ah non ils disent que c'est fini, mais ils rejouent. Ah voilà ils nous saluent... pour mieux revenir avec une p'tite dernière. Y'a plein de bons trucs dans ce collectif qui oscille entre le hip-hop et le reggae, mais comme spectateur, je trouvais ça assez broche à foin sur le stage. Les MC et les musiciens semblent se promener un peu partout, nous tournent le dos, oublient peut-être qu'on est là. Ça se corrige aisément.

Je fais un saut de puce au concert métal avant de terminer ma soirée au Cabaret avec Radio Radio. Maintenant en format trio, les rappeurs ont vraiment offert un bon concert, devant peut-être la foule la plus nombreuse de la salle pendant le festival. Ça saute, ça jette ses mains en l'air, il faut chaud, et le beat est bon. Pas moyen de mieux finir ce FME.

dimanche, septembre 06, 2009

FME: samedi en Abitibi

Le FME offre plus que jamais des concerts extérieurs cette année. Vendredi soir, Malajube et Le Nombre qui jouaient sur la 7e Rue. Samedi, le festival offrait pour une deuxième année un concert familial pour les gens du coin, cette fois-ci avec Madame Moustache. Une réussite, puisque pleins d'enfants dansaient et jouaient devant la scène pendant que les parents écoutaient le country du groupe. Madame Moustache était peut-être un peu lendemain de veille, mais sous le splendide soleil de Rouyn, leurs chansons et leurs reprises (Johnny Cash, Zébulon) était ce qu'il fallait pour lancer la journée.

Dès 2 heures, la randonnée extérieure s'est poursuivie avec les Piknik électronik, qui s'arrêtaient à Rouyn dans le cadre de leur tournée québécoise. Une petite scène et des haut-parleurs avaient été installés sur la presqu'île du Lac Ossisko, et la jeunesse locale est venu se faire griller la bedaine en écoutant des gros beats. Avec la vue plendide sur la ville, c'était de bons moments, qui se sont poursuivis pendant quelques heures avec entre autres Le Matos, Poirier et Omnikrom.

Suivaient les 5 à 7, qui comme quelques concerts lors du FME ont pris une petite tendance sala-rossienne, commencant une quarantaine 40 minutes après l'heure d'appel. J'ai oscillé entre Orange orange et Le Roi poisson. Je n'ai entendu que deux pièces des orangés, mais c'était mieux que le dernier concert que j'avais vu d'eux l'an dernier. Ils seront à nouveau sur scène dimanche, j'essaierai d'y faire un tour. Quant au Roi poisson, les membres étaient entassés sur la petite scène du café Chez Bob. Belle énergie, bonnes compositions, mais il leur manque un petit quelque chose pour me harponner vraiment.

Retour rapide au camp pour se sustenter et boire une petite bouteille de rouge en groupe, en renverser un peu, éponger les dégâts comme on peut, et ne prendre qu'une seule portion de dessert. Plus tôt, j'ai mis la main sur le prochain Fred Fortin, disque qui a déjà joué à quelques reprises dans nos oreilles pendant les radonnées d'automobile. Piste 4, à 1m35, ca torche. On s'en reparlera.

Le soleil tombe et la musique prend son envol au Paramount. Je préfère Berithan Berio, Feathership et Thus:Owls au trio plus dépeignant du Petit Théâtre (Les Guenilles, Bison BC et Priestess). Mené par Brad Barr, Berithan Berio nous a vraiment surpris. En format chanteur/guitariste, harpe et batterie, le trio était franchement bon. D'abord très folk -- quoiqu'un peu sombre --, Barr et sa bande ont ensuite viré presque world -- pensez aux bouts "africains" de Plants and Animals. Oh il vous faudra écouter pour bien comprendre, mais Berithan Berio est une de mes plus belle découverte du FME.

Feathership ne m'aura pas fait le même effet. Techniquement sans faille, c'est toutefois un peu anonyme et sans grande personnalité. Ça passe mais ça ne reste pas accroché à nos tympans. L'inverse de Thus:Owls, groupe suédo-suisso-montréalais, qui jouait ensuite. Robbie Kuster et Simon Angell de Patrick Watson sont dans le groupe, avec une pianiste et un chanteuse. Quelque part entre Lykke Li et Patrick Watson, avec une voix à la Lhasa, Thus:Owls séduit avec un univers musical apaisant et magique.

Il est minuit et quelques et je capte un bout de Lake of Stew, qui dans le vieux El Paso renomé et rénové, fait lever la foule. Une chansons à répondre au sujet d'un ours viendra sceller le pacte entre la foule et le groupe folk-roots. Lac de ragoût est suivi par Left Lane Cruiser, duo guitare batterie décapant de rock/rockabilly/métal. Ils font quelques reprises, dont Black Betty, et c'est totalement accrocheur, un bon dosage entre énergie et bruit.

La soirée se termine avec un concert improvisé de Random Recipe chez Morasse, le greasy spoon 24h du coin, où toute la faune festivalière se retrouve presque tous les soirs (c'est ce qu'on m'a dit, évidemment, moi qui ne mange que de la salade et des quiches). Le groupe attire pas mal de curieux, plus d'une centaine. Belle idée applaudie chaudement par la foule pendant que les employés de la place, âgés en moyenne de 16 ans, ne pouvait pas vraiment arrêter la chaîne de production de gras trans pour contrôler la situation.

samedi, septembre 05, 2009

Un vendredi au FME

Arrivé à Rouyn-Noranda vendredi sur l'heure du midi, je me rends au camp du Lac Flavrian, situé à une vingtaine de minutes de la ville, là où les journalistes et plusieurs groupes sont logés dans le cadre du FME. La petite terrasse à côté de la cafétéria est en plein soleil, et les âmes s'y éveillent doucement, amochées par les agréables abus de la veille. Y'a encore quelques miettes de déjeûner, mais c'est déjà le repas suivant pour d'autres.

Le temps est magnifique, et je me rends en ville un peu avant le début des concerts de 17h, on bricole notre horaire avec les collègues. Le FME a mis à notre disposition des vélos pour se déplacer d'une salle à l'autre. Philippe Renault, de Rue Frontenac, et moi on agrippe un de ces véhicules, prêtés par la police locale (des vélos volés quoi.) La gang des BMX terrorise Rouyn, jusqu'à ce que le bolide de Renault rende l'âme abruptement. Courte gloire, gros fou-rire.

À L'Abstracto, à 17h, Stereo Total prend son temps pour se lancer sur la petite scène. Les deux berlinois, qui lancent un album pour le Québec ce mardi, ont des attitudes différentes, Brezel étant en feu et lancant son gilet en l'air, Françoise étant beaucoup plus statique, sans enthousiasme évident. Pas convaincu. Je file ensuite à L'Écart, la galerie d'art de la ville tranformée en salle de concert. C'est Géraldine et Les Cagoules Duguay qui y jouent un rock étrange mais amusant. Quelque part entre la performance et la musique, Géraldine, cagoulée comme tout son groupe --Navet Confit, Vincent Blain --, chante dans un ventilateur pendant qu'un autre cagoulé filme le tout. Voyez le genre.

Plus tard au Paramount, je rate malheureusement Camaromance, dont on me dit de bons mots. Pleins de nouvelles chansons, qui paraîtront dans les prochains mois, nous assure la principale intéressée. Après, c'est Marie-Pierre Arthur qui monte sur scène, avec une nouvelle bande de musiciens -- Sandy Belfort n'y est plus, et on y trouve Olivier Langevin et Joseph Marchand. Arthur assure de mieux en mieux, nouvelle formation ou pas. Elle est revenue plus tard pour une chanson lors du concert de Patrick Watson, qui lui était venu avec un quatuor de cordes. Encore une belle performance, très proche de celle de son lancement au La Tulipe, à Montréal. Il est ici aussi descendu dans la foule avec son espèce de sac-à-dis/haut-parleurs.

Vers les minuit, dans un Petit Théâtre à moitié-vide, j'ai aussi vu Rotor Jambreks, homme-orchestre à la Bloodshot Bill mais en moins trash. Belle énergie, mais manque d'unicité. Au Cabaret de la dernière chance, j'ai découvert Clues. Je les avais entendu sur disque, mais il ne m'était resté peu de traces de leur musique. Hier soir, surprise, je reconnaissais les titres, et c'était franchement bien. Le groupe joue avec la tension entre le doux et le bruyant, et les 5 musiciens -- dont deux batteurs/percusionnistes - s'échangent les instruments entre presque chaque chanson.

La soirée s'est terminée avec un bout de concert d'Afrodizz, dans une église équipée de gros sofas et d'éclairages bien cool. Les morceaux s'étirent, font des boucles, du bonbon. Retour au camp, sommeil léger, portes qui ouvrent et ferment, rêve weird et voix de Patrick Watson qui dort à 2 portes. C'est un peu ça aussi, le FME. Mais qui s'en plaindrait. Pas moi en tout cas.

vendredi, septembre 04, 2009

Franco Phil au FME

Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue a pris son envol mercredi, puis pris sa vitesse de croisière, avec le début de la déferlante de concerts.

J'y suis cette année encore et je tâcherai de vous tenir informer des activités du FME. L'horaire sera chargé durant les soirées, mais je tâcherai de vous rendre compte de mes coups de coeurs et coups de gueules jusqu'à lundi.

Salutations de Rouyn-Noranda!

mercredi, septembre 02, 2009

Adamus s'est fait volé ses instruments

Une tuile s'est abattue sur Bernard Adamus. L'auteur-compositeur-interprète s'est fait voler ses instruments de musique chez lui, laissant ainsi l'auteur de Brun, la couleur de l'amour sans six-cordes pour monter sur scène et jouer de la musique. L'histoire ne dit pas si Adamus s'est aussi fait voler la guitare Boucher qu'il a gagné lors de la dernière édition de Petite-Vallée, et qui avait une valeur de 3000 $. Argl.


Un concert a donc été organisé pour lui venir en aide et financer l'achat d'une gratte. La soirée aura lieu au Quai des brumes, le 25 septembre, à 21h. Urbain Desbois, Séba de Gatineau et Jérémi Mourand y seront également, et d'autres invités pourraient s'ajouter.

Il vous suffira de mettre ce que vous voulez dans le chapeau, peu importe la couleur du billet. Mais parions qu'il aimerait bien voir du brun, la couleur des 100 $!

Après la Kermess, c'est la pleine lune sur Ontario

La chic-mais-pas-vraiment-chic-au-fond Promenade Ontario est une rue que je parcours hebdomadairement à vélo, filant au risque de ma vie entre les portes de char fermées mais en mouvement et les portent de char qui peuvent potentiellement s'ouvrir. Bonne nouvelle, la rue est fermée à partir de demain pour sa vente-trottoir.

Après avoir dépoussiéré sa braderie annuelle au début de l'été avec la Grande Kermesse, la Promenade Ontario récidive donc demain -- et jusqu'à dimanche -- avec un nouveau thème, celui des contes et légendes.

Encore une fois, il y aura des musiciens et des performances à la place Valois. Chouette. Le Carnaval Abraxas y sera jeudi à 19h avec sa touche circassienne, alors que le lendemain, à la même heure, ce sera Les Hommes à scie qui monteront sur scène, équipés de contes et de tôles de métal. Hé ben.

Samedi sera aussi sous le signe de la force des mots. À 13h, Ti-Caribou, Les Contes de Normanville va déguidiner la compagnie, avant que le très talentueux Urbain Desbois ne vienne faire tanguer le dictionnaire en musique dès 15h30.

Le jour du Seigneur, le pas si catholique domlebo sera de la vente-trottoir pour livrer les chansons de son premier disque solo, Grand naïf. C'est à 15h30, tout de suite après Gamelan Giri Kedaton. Bonne promenade sur la Promenade!